BRIBES EN LIGNE
beaucoup de merveilles onze sous les cercles     de rigoles en toutes sortes de papiers, sur la vie est ce bruissement   j’ai souvent le 10 décembre 2013, dentelle : il avait napolì napolì mouans sartoux. traverse de pas une année sans évoquer l’attente, le fruit  ce qui importe pour paroles de chamantu dernier vers aoi       apparu ce qui importe pour il faut aller voir À perte de vue, la houle des suite du blasphème de 1-nous sommes dehors. tout en vérifiant qu’est-ce qui est en thème principal :       journ& il semble possible       pass&e À peine jetés dans le       soleil le coeur du et que dire de la grâce inoubliables, les       dans bribes dans le nid de je désire un      & ne faut-il pas vivre comme ...et poème pour « h&eacu ma voix n’est plus que       je me viallat © le château de pour michèle gazier 1 carissimo ulisse,torna a (ô fleur de courge...     quand je n’ai pas dit que le carles li reis en ad prise sa deuxième la danse de poème pour tout est possible pour qui  si, du nouveau       bruyan madame, vous débusquez coupé le sonà i.- avaler l’art par   ciel !!!! aucun hasard si se aux barrières des octrois       au       au deuxième essai le       la le 15 mai, à dans le pays dont je vous 1. il se trouve que je suis je sais, un monde se cinquième essai tout À max charvolen et martin avec marc, nous avons j’arrivais dans les       d&eacu 0 false 21 18 non, björg,       et tu 1254 : naissance de a l’aube des apaches, dans les rêves de la en 1958 ben ouvre à s’égarer on comment entrer dans une la bouche pure souffrance antoine simon 16 au rayon des surgelés     [1]     seule au       quinze j’ai travaillé même si deux ajouts ces derniers 1 au retour au moment   je ne comprends plus     son       pour rm : nous sommes en le plus insupportable chez dans l’innocence des pour pierre theunissen la cyclades, iii° errer est notre lot, madame, n’ayant pas dans le patriote du 16 mars  pour de tout est prêt en moi pour       ...mai tout le problème       apr&eg pour anne slacik ecrire est tandis que dans la grande pour mes enfants laure et       retour moisissures mousses lichens il s’appelait     l’é halt sunt li pui e mult halt antoine simon 23 bruno mendonça ce va et vient entre     nous toujours les lettres : hans freibach :       p&eacu  “... parler une a la libération, les   marcel martin miguel il va falloir les éditions de la passe du pour mireille et philippe le texte qui suit est, bien antoine simon 26 branches lianes ronces envoi du bulletin de bribes    courant j’oublie souvent et quand vous serez tout rafale n° 10 ici comme un préliminaire la dessiner les choses banales  martin miguel vient pourquoi yves klein a-t-il les lettres ou les chiffres j’écoute vos il faut laisser venir madame   en grec, morías descendre à pigalle, se  je signerai mon       " à propos des grands quand les mots pour philippe la vie humble chez les premier essai c’est troisième essai       les     vers le soir (dans mon ventre pousse une f dans le sourd chatoiement des quatre archanges que station 1 : judas  il est des objets sur       aux <img852|left> forest madame est la reine des       le ( ce texte a       devant ce qui fait tableau : ce antoine simon 7   je n’ai jamais peinture de rimes. le texte folie de josuétout est af : j’entends deuxième apparition de       dans temps de pierres dans la  le grand brassage des antoine simon 13 pour andré du bibelot au babilencore une à la mémoire de diaphane est le   tout est toujours en "ah ! mon doux pays, rafale     rien       &agrav  improbable visage pendu  les éditions de quelque chose 7) porte-fenêtre dans le train premier sur la toile de renoir, les avez-vous vu     tout autour petit matin frais. je te s’ouvre la   maille 1 :que    en rare moment de bonheur, dorothée vint au monde merci au printemps des       embarq suite de   ces notes dernier vers aoi station 4 : judas  et nous n’avons rien       &agrav  dans toutes les rues quand les couleurs genre des motsmauvais genre petites proses sur terre raphaël en cet anniversaire, ce qui quand les eaux et les terres "l’art est-il le tissu d’acier grant est la plaigne e large clere est la noit e la   que signifie ce texte m’a été       aujour dans les carnets       sur       sur       quand c’est parfois un pays un besoin de couper comme de dernier vers aoi vous êtes al matin, quant primes pert pour jean gautheronle cosmos       s̵ les textes mis en ligne rien n’est plus ardu juste un je suis bien dans charogne sur le seuilce qui madame dans l’ombre des arbre épanoui au ciel bientôt, aucune amarre souvent je ne sais rien de       une l’une des dernières la réserve des bribes       voyage       les       o exacerbé d’air a la fin il ne resta que cinq madame aux yeux un soir à paris au marché ou souk ou c’est la peur qui fait a propos d’une lentement, josué attention beau tu le saiset je le vois à propos “la le temps passe si vite,       ce equitable un besoin sonnerait ils sortent Ç’avait été la karles se dort cum hume allons fouiller ce triangle on trouvera la captation  pour le dernier jour pure forme, belle muette, le travail de miguel, de 1968       le       le il n’est pire enfer que dernier vers aoi le geste de l’ancienne, pour frédéric "la musique, c’est le d’ eurydice ou bien de et si au premier jour il rm : d’accord sur prenez vos casseroles et       bien la terre a souvent tremblé a ma mère, femme parmi normalement, la rubrique pour qui veut se faire une leonardo rosa travail de tissage, dans le pendu tous ces charlatans qui la brume. nuages etait-ce le souvenir c’est seulement au si grant dol ai que ne ce monde est semé approche d’une on dit qu’agathe première rupture : le nouvelles mises en guetter cette chose les petites fleurs des comme c’est f le feu s’est la nuit pour lee la mort d’un oiseau.       fourmi  les œuvres de       chaque violette cachéeton "nice, nouvel éloge de la madame, c’est notre j’ai ajouté       je me       fourr& antoine simon 33 0 false 21 18       fleur  née à dernier vers aoi je t’enlace gargouille on croit souvent que le but j’ai en réserve des conserves !       ruelle mult est vassal carles de a propos de quatre oeuvres de       la antoine simon 28 se reprendre. creuser son dans l’effilé de       allong l’éclair me dure,   un l’ami michel issent de mer, venent as sixième pour jean marie       &agrav 0 false 21 18 dernier vers aoi pour helmut       neige pluies et bruines, le lourd travail des meules les routes de ce pays sont       le difficile alliage de       alla mult ben i fierent franceis e présentation du       en un madame est toute tous feux éteints. des       bonheu du fond des cours et des       la chercher une sorte de religion de josué il je déambule et suis       grappe les parents, l’ultime       reine nous lirons deux extraits de martin miguel art et (josué avait       &n autres litanies du saint nom       très saintes litanies voile de nuità la le passé n’est vi.- les amicales aventures antoine simon 21 pas sur coussin d’air mais dernier vers aoi dernier vers aoi laure et pétrarque comme et ces la chaude caresse de sauvage et fuyant comme gardien de phare à vie, au     m2 &nbs m1       deuxième essai mon travail est une 1) la plupart de ces     le cygne sur on trouvera la video       force vue à la villa tamaris le bulletin de "bribes       marche la parol

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En 1958 Ben ouvre à Nice sa boutique Laboratoire 32 – devenue plus tard Galerie Ben Doute de Tout. Ce sera le lieu central de Fluxus en France avec, entre 1965 et 1968, La Cédille qui sourit à Villefranche-sur-Mer. C’est à cet endroit que presque tous ceux qui sont alors « en recherche » se rencontreront ou se croiseront, s’intéressant à Fluxus de près ou de loin : Gens de théâtre, plasticiens, et aussi ceux dont les premiers textes s’écrivent ou se publient en ces années, comme Daniel Biga, Jean-Marie Le Clézio ou Michel Vachey. (1) Dès 1962, Daniel Spoerri, frappé par certaines concordances, met Ben en contact avec George Maciunas. Au Festival des Misfits, à Londres, il rencontre aussi Robin Page, Arthur Koepke, Emmet Williams et Robert Filliou. Avec son Théâtre Total Ben va désormais défendre, souvent dans des versions très personnelles, les positions de Fluxus. D’autres niçois trouveront dans cet apport extérieur matière à leurs propres expressions. Dès juillet 1963, George Maciunas et Ben organisent à Nice le premier des Concerts Fluxus niçois. Puis d’autres (Dick Higgins, Alison Knowles…) enrichiront aux passages les perspectives Fluxus, tandis que Georges Brecht, Donna Brewer, Robert Filliou et Marianne Staffeldt, rejoint un temps par Joe Jones, animeront à Villefranche La Cédille qui sourit. La démarche Fluxus apparaîtra alors dans toute sa complexité et dans la variété de ses options. Quelques exécutants, autour du Théâtre Total, apporteront aux concerts Fluxus la marque de leurs personnalités, souvent très fortes (Piétro Paoli, Pontani, D. Gobert…) Mais les artistes qui, à Nice, se reconnaîtront au moins un temps dans l’esprit Fluxus et proposeront des œuvres (Events, objets, etc…) resteront un tout petit nombre. Leur position est difficile, totalement marginalisée : en France aucun critique ne prend sérieusement en compte ces activités, et Fluxus y reste typiquement niçois. Rien de bien notable à Paris où un concert initié par Maciunas tombe dans le vide total et une proposition (visite en bus de Paris) par Robert Filliou et Benjamin Patterson reste confidentielle. Le recensement auquel se livre Maciunas, coordinateur et éditeur du mouvement, (dans Fluxfest en 1966) en établissant le diagramme des artistes Fluxus dans l’art contemporain (32 artistes seulement y sont alors reconnus Fluxus) confirme leur isolement. Neuf groupes sont en activité : à New York, San Francisco, Los Angeles, Boulder (Colorado) Copenhague, Prague, Okayama, Tokyo et Nice. Ce qui autorise Ben à déclarer que pour Fluxus « Nice a joué un rôle beaucoup plus important que Paris où, il faut le reconnaître, par rapport à Nice il ne s’est rien passé. » Le programme du concert donné à l’Artistique (Nice) le 29 octobre 1966 mentionnait tous les « Fluxus » niçois si n’y manquait Serge Oldenbourg (Serge III) qui, parti à Prague pour donner avec Ben et Milan Knizak une série de concerts fut « retenu » en Tchécoslovaquie pour d’autres « interprétations »(2)… On y retrouve Ben, Annie, Alocco, Bozzi, Erebo. Mais ils sont évidemment bien plus nombreux ceux qui, à Nice, ont été influencés ou ont tenté un jour une expérience dans le contexte des manifestations Fluxus.
 On a souvent tendance à réduire Fluxus aux concerts, qui en sont, il est vrai, pour la mise en scène des events (ou événements) l’aspect le plus fortement apparent et caractéristique. Cependant Fluxus, qui cultivait le mélange des genres, se manifestait sous des formes diverses. Il est très présent dans les textes et des « propositions » dans des publications – sous l’aspect le plus souvent de revues collectives ou de recueils de travaux, comme dans les Tout et Fourre-Tout édité par Ben, avec de nombreuses participations locales et internationales qui débordent souvent largement le cadre Fluxus (3). La conception d’affiches et d’invitations sera marquée par son style. On peut noter aussi une forte participation Fluxus dans l’organisation d’expositions-manifestations collectives comme Le litre de Var rouge supérieur coûte 1F60, Le Verre et l’Assiette, Le Hall des remises en questions dont les documents portent trace, ainsi que certaines expositions personnelles (Ben à La Cédille, Erébo, Bozzi, Alocco à Ben Doute de Tout).
 Fluxus, c’est aussi le Mail Art (Envoi par poste). Ray Johnson en fut l’initiateur ; il en fit systématiquement un moyen de production (4). L’Envoi par Poste était bien adapté à Fluxus dans la mesure où la tournure d’esprit et l’attitude prévalaient sur l’apparence et l’objectivation, le concept sur la technique d’exécution. (Les Mal-fait, Non-fait, de R. Filliou sont significatifs de ces « valeurs » Fluxus). La dispersion à travers le monde des individus et des petits groupe Fluxus, ainsi que son fonctionnement en un réseau informel et ouvert, privilégiaient également cette forme de communication dans laquelle le moyen conditionne la réalisation, tout en laissant une liberté extrême de l’expression quant aux modalités et au sens. Contrairement à ce qui s’est pratiqué à partir des années soixante-dix, il s’agissait surtout d’échanges d’artiste à artiste(s), l’envoi étant le plus souvent personnalisé, ou bien limité à un nombre de correspondants très choisis qui étaient susceptibles de répondre par la même voie. Aujourd’hui encore nous sommes sollicités pour participer à des expositions sur un thème par envoi postal, mais cette formule, si elle informe une exposition, n’établit pas une communication induisant des échanges, les transmissions, les retours modifiés et surprenants qu’elle suscitait dans sa forme première.

Nice, avril 1989

1- Pour plus d’informations sur Fluxus et autres, à Nice, on peut consulter : Fluxus International and C° (Musée de Nice, 1979) - A propos de Nice (Centre Georges Pompidou, 1977) qui donne la version de Ben - Nice à Berlin (DAAD Berlin et Musées de Nice 1980)
Pour l’ensemble de Fluxus :
Fluxus – the most radical and experimental art movement of the sixties, par Harry Ruhé (éditions « A », Amsterdam). Les divers articles de Charles Dreyfus et ceux de Michel Giroud, dans la revue Kanal. Le catalogue de l’exposition « Fluxus » à Paris, en juin 1989 , sous la responsabilité de Charles Dreyfus (Galerie 1900/2000 et Galerie du Génie). Le Fluxus Codex de la collection Fluxus de Gilbert et Lila Silberman (Jon Hendricks, Détroit, Michigan and H.N. Abrams Inc. Publishers, New York) Introduction Pincus-Witten.
2- Journal de Prison, Serge III Oldenbourg, Ed. Sop’ag, Le Muy.
3- A noter aussi le n° 11/12 (été 1965) de la revue Identités avec un long entretien de George Brecht avec Ben et Alocco, repris des années plus tard part Flash art et Art Press. Egalement le n° 13/14 (printemps 1966) de Identités au sommaire duquel on trouve : J. Cage, Ben, Chiari, Al Hansen, D. Higgins, M.Knizak, Wolf Vostell, etc… Voir aussi n° 1 à 4 de Open (1967-1968)
4- Voir Mail Art, communication à distance, concept de Jean-Marc Poinsot, Editions CEDIC, Paris 1971 et Art et communication marginale par Hervé Fisher, Balland 1974.

« Fluxus à Nice », Z’éditions, Nice 1989
Publication en ligne : 7 octobre 2009
Première publication : avril 1989 / Monographies

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