BRIBES EN LIGNE
quand vous serez tout antoine simon 26 1-nous sommes dehors.     oued coulant quand les eaux et les terres la bouche pure souffrance       sur je sais, un monde se       un       journ& pour andré  il est des objets sur quand nous rejoignons, en dernier vers s’il       bruyan       va démodocos... Ça a bien un dans le pain brisé son abstraction voir figuration dans le patriote du 16 mars       rampan 0 false 21 18       baie dernier vers aoi     sur la       b&acir la question du récit vous avez rêves de josué, tous feux éteints. des elle réalise des   né le 7 le proche et le lointain    il       dans   est-ce que       la pas de pluie pour venir       les   ces sec erv vre ile 1257 cleimet sa culpe, si Éléments - comment entrer dans une quand sur vos visages les les doigts d’ombre de neige trois tentatives desesperees ne pas négocier ne antoine simon 33 saluer d’abord les plus quel ennui, mortel pour « e ! malvais karles se dort cum hume montagnesde passet li jurz, si turnet a a ma mère, femme parmi je ne saurais dire avec assez macles et roulis photo 6 madame porte à pour alain borer le 26 introibo ad altare et te voici humanité sur la toile de renoir, les       "       &ccedi a propos d’une très malheureux...       chaque prenez vos casseroles et  l’exposition  elle ose à peine quelques autres au lecteur voici le premier       aujour À perte de vue, la houle des       pass&e nous avancions en bas de sixième "ah ! mon doux pays, envoi du bulletin de bribes l’instant criblé deuxième suite la langue est intarissable pour daniel farioli poussant 10 vers la laisse ccxxxii able comme capable de donner       sur de pareïs li seit la       assis raphaËl ce pays que je dis est pour raphaël 1. il se trouve que je suis à propos “la seins isabelle boizard 2005 livre grand format en trois deux nouveauté, faisant dialoguer       au dorothée vint au monde reflets et echosla salle       apr&eg       fleur pour frédéric tant pis pour eux. iv.- du livre d’artiste     chambre       je me là, c’est le sable et six de l’espace urbain,       six 0 false 21 18 décembre 2001. vous avez       deux  hier, 17 pour egidio fiorin des mots  l’écriture la pureté de la survie. nul arbre épanoui au ciel l’art n’existe antoine simon 23       au dernier vers aoi toute trace fait sens. que dernier vers aoi bientôt, aucune amarre il faut aller voir       le abu zayd me déplait. pas       dans       le     depuis si j’étais un       le ne faut-il pas vivre comme pour jean-marie simon et sa       enfant       pav&ea vous dites : "un  de la trajectoire de ce antoine simon 21       reine     une abeille de les dernières la force du corps, madame est toute   au milieu de écrirecomme on se   un  ce mois ci : sub patrick joquel vient de autres litanies du saint nom       sur « pouvez-vous coupé en deux quand  monde rassemblé       &agrav reprise du site avec la j’ai longtemps la mastication des mult ben i fierent franceis e       au  marcel migozzi vient de dernier vers aoi 5) triptyque marocain attelage ii est une œuvre seul dans la rue je ris la et la peur, présente       dans printemps breton, printemps chaque jour est un appel, une spectacle de josué dit macles et roulis photo 3 (en regardant un dessin de si tu es étudiant en dernier vers aoi       jardin m1       a grant dulur tendrai puis       voyage juste un de la marcel alocco a libre de lever la tête deux ajouts ces derniers  la lancinante un homme dans la rue se prend madame des forêts de des conserves !     &nbs peinture de rimes. le texte l’homme est       au pour michèle gazier 1) i en voyant la masse aux ce paysage que tu contemplais genre des motsmauvais genre quelque chose sixième l’erbe del camp, ki pour nicolas lavarenne ma la liberté s’imprime à       une f le feu m’a pour pour jean gautheronle cosmos dernier vers aoi v.- les amicales aventures du d’un côté la réserve des bribes       allong cinquième citationne à sylvie cette machine entre mes réponse de michel encore la couleur, mais cette station 1 : judas ecrire les couleurs du monde on cheval f les feux m’ont je serai toujours attentif à       fourmi glaciation entre toi, mésange à 1254 : naissance de je n’hésiterai je crie la rue mue douleur madame aux rumeurs       je me les étourneaux ! jouer sur tous les tableaux chaises, tables, verres, toulon, samedi 9 cinquième essai tout station 7 : as-tu vu judas se  “... parler une       vaches il s’appelait       pass&e la route de la soie, à pied,       pour le scribe ne retient j’entends sonner les       crabe- a dix sept ans, je ne savais dernier vers aoi       tu le sais bien. luc ne antoine simon 16 1 au retour au moment       &n dire que le livre est une le passé n’est zacinto dove giacque il mio   j’ai souvent et il parlait ainsi dans la couleur qui ne masque pas       fourr& issent de mer, venent as j’aime chez pierre clere est la noit e la mais jamais on ne       sur   ciel !!!!       allong je n’ai pas dit que le tous ces charlatans qui il arriva que la brume. nuages a l’aube des apaches, les avenues de ce pays « amis rollant, de       coude       la ce qui importe pour   (dans le   ces notes dans l’innocence des ce va et vient entre       il rossignolet tu la f dans le sourd chatoiement antoine simon 20 pour helmut les amants se à la bonne lentement, josué sur l’erbe verte si est  un livre écrit en ceste tere ad estet ja thème principal : c’est pour moi le premier merci au printemps des      & il en est des noms comme du toutes sortes de papiers, sur dans les rêves de la dernier vers aoi à propos des grands pour martine si elle est belle ? je 1.- les rêves de   entrons lorsque martine orsoni dernier vers aoi       ton antoine simon 31 préparation des macles et roulis photo 1  ce qui importe pour antoine simon 13 dans les carnets  le livre, avec et voici maintenant quelques "ces deux là se le 2 juillet voudrais je vous  c’était  improbable visage pendu de soie les draps, de soie moisissures mousses lichens frères et rien n’est plus ardu ma mémoire ne peut me ils sortent quand les mots l’éclair me dure, je me souviens de ils avaient si longtemps, si morz est rollant, deus en ad la bouche pleine de bulles       &agrav mieux valait découper autre citation"voui on peut croire que martine les lettres ou les chiffres bel équilibre et sa       une grande lune pourpre dont les madame, c’est notre     de rigoles en       mouett       é       " jamais je n’aurais et tout avait       la le "patriote", normalement, la rubrique il était question non ce qu’un paysage peut       marche i mes doigts se sont ouverts charogne sur le seuilce qui première bruno mendonça chaque automne les pour michèle aueret Être tout entier la flamme pour jean-louis cantin 1.- recleimet deu mult macao grise les premières   voici donc la traquer       la nos voix est-ce parce que, petit, on tendresses ô mes envols normal 0 21 false fal       la huit c’est encore à       j̵  dans le livre, le c’est le grand  née à que reste-t-il de la pour michèle de toutes les les petites fleurs des rm : nous sommes en il y a dans ce pays des voies noble folie de josué, c’était une la fonction, (de)lecta lucta   sables mes parolesvous  les œuvres de       et il existe au moins deux       la passet li jurz, la noit est des voiles de longs cheveux " je suis un écorché vif. la parol

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ALAIN FREIXE

<- Michel Butor, une logique de la maille |
Coups d’aile pour déplier le ciel de la poésie de Pierre Reverdy
© Alain Freixe
Clefs : poésie

J’aime chez Pierre Reverdy sentir la présence de ce qui manque, a manqué, manquera. Ce trou d’air dans la gaine du ciel que lace l’horizon. Cette limpidité du vent quand il passe. Et mes mains à tourner les pages qui ne sauront que peu retenir de ces ombres dérisoires perdues sur la toile sans chassis qui claque..




1-
Pour les lignes rouges de ses poèmes où il y a toujours à mesurer la hauteur des voix.

2-
Pour son sens de l’image, bout de miroir tendu contre l’effacement.

3-
Pour cette terre lourde. Ces temps froids le plus souvent. Froid sourd qui n’éteint pas les arêtes. Silencieux amour de la poésie de Pierre Reverdy qui l’allège et l’avive de tout l’hiver de ses coups de vent.

4-
Pour son sens de la posture, cette façon de se tenir devant ce qui fuit – Avec quelques amis nous l’appelons Madame - ces lignes, ces couleurs, ces sons que le cirque des montagnes renvoie ici comme en écho alentour.

5-
Pour son sens de la mesure : ni bas, ni haut. Qui invite à se tenir du côté des ombres. Ce pays d’à côté.

6-
Pour son image du « voyageur accoudé au repli d’une vague de vent » .

7-
Pour ce qui pousse au milieu, entre les lignes, dalles non mal jointes mais disjointes du poème qui menace toujours de déséquilibrer la pierre d’à côté qu’à déjà fendu le gel – c’était de l’autre hiver, il est vrai…

8-
Pour ses poèmes qui, compacts comme gants de cuir, attendent nos poings fermés pour boxer. Nos mains coupées pour disposer du vent.


9-
Pour son sens des sources, de leur émergence puis de leur retour en terre jusqu’à ces résurgences dans la voix des lecteurs.

10-
Pour les ardoises de son toit qui font le ciel noir plus petit.

11-
Pour son sens de ce qui se tient derrière. Ce noir derrière les étoiles, ce vide où le vent tient réserve.

12-
Pour ses yeux ouverts sur le monde tel qu’il va mal.

13-
Pour son sens des verrous. Des murs. Ceux du dehors comme ceux du dedans.

14-
Pour son sens de la guerre que chacun doit mener contre lui-même. Son sens de l’inquiétude, du jamais sûr.

15-
Pour son sens de la hauteur, signe ascendant du désir qui toujours se dégage, se désentrave, se désembourbe, émerge tout ruisselant encore des terres « où on aligne les cadavres ». Importe seule sa vaillance !

16-
Pour son sens de cette insomnie spirituelle qu’on retrouvera plus tard chez René Char.

17-
 Pour son sens de « l’une fois », équivalent ici de l’éternité.

18-
Pour son sens de la musique, non celle qui depuis les oreilles vous remue tout le corps mais ce rythme qui secoue l’intérieur de votre tête : saccades, bercements, âpres tournants, courbes douces, lignes de front, lignes de risque.

19-
Pour son sens du diamant quand il ne vaut que par ses poussières.




J’aime chez Pierre Reverdy, l’homme qui baisse le feu, préfère aux flammes les braises et ces cendres qui tiennent les rougeoiements des mots jusqu’à ce cœur en fusion du poème que l’on n’entend battre qu’entre les caresses du vent sur les sarments éteints.

 

P.-S.

Texte publié dans la revue Triages, Vingt-trois poètes et Reverdy vivants, textes réunis et présentés par Antoine Emaz en 2007, éditions Tarabuste

Publication en ligne : 9 novembre 2009

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