BRIBES EN LIGNE
 ce mois ci : sub     sur la pente clere est la noit e la pour michèle gazier 1)  on peut passer une vie l’art n’existe toute une faune timide veille quand les eaux et les terres     l’é       aujour dernier vers aoi li emperere s’est « voici le temps passe dans la       aux ouverture d’une rare moment de bonheur, et encore  dits ki mult est las, il se dort ils sortent     nous j’aime chez pierre       le À la loupe, il observa dernier vers aoi quelque chose je désire un une autre approche de       &agrav carcassonne, le 06       fleure la fonction, c’est la peur qui fait       la josué avait un rythme carles respunt : tes chaussures au bas de li quens oger cuardise   six formes de la  au travers de toi je       juin         le abu zayd me déplait. pas mon cher pétrarque, bribes en ligne a       1-nous sommes dehors. il ne s’agit pas de       nous serons toujours ces nice, le 18 novembre 2004 10 vers la laisse ccxxxii attelage ii est une œuvre percey priest lakesur les un verre de vin pour tacher prenez vos casseroles et antoine simon 19 antoine simon 28 mult est vassal carles de l’évidence       la "tu sais ce que c’est coupé le sonà il existe deux saints portant a propos de quatre oeuvres de nous viendrons nous masser sables mes parolesvous et que vous dire des dernier vers aoi     ces notes dernier vers aoi antoine simon 2 se placer sous le signe de nouvelles mises en mouans sartoux. traverse de (ma gorge est une « h&eacu moi cocon moi momie fuseau monde imaginal, a propos d’une       sur     un mois sans à la bonne vi.- les amicales aventures pas même si j’étais un       tourne il n’est pire enfer que macles et roulis photo 1 bernard dejonghe... depuis l’erbe del camp, ki       voyage granz est li calz, si se issent de mer, venent as l’art c’est la   la baie des anges napolì napolì   encore une toutefois je m’estimais dernier vers aoi tandis que dans la grande lorsqu’on connaît une 1.- les rêves de du fond des cours et des autres litanies du saint nom  c’était passet li jurz, si turnet a chercher une sorte de l’ami michel carissimo ulisse,torna a 1 au retour au moment poussées par les vagues sors de mon territoire. fais    de femme liseuse le passé n’est elle réalise des folie de josuétout est macles et roulis photo 4 hans freibach : l’appel tonitruant du       le il arriva que et combien comme un préliminaire la dernier vers aoi le recueil de textes bribes en ligne a       &agrav je t’ai admiré,       enfant au lecteur voici le premier j’ai en réserve références : xavier j’oublie souvent et dernier vers aoi frères et accoucher baragouiner j’ai perdu mon cinquième citationne pour ma reprise du site avec la       &n       apparu  dernières mises le 23 février 1988, il sculpter l’air : un temps hors du       que le corps encaisse comme il macles et roulis photo 7 madame porte à       pass&e traquer elle ose à peine  le livre, avec bruno mendonça inoubliables, les ecrire sur je crie la rue mue douleur outre la poursuite de la mise Éléments - pour m.b. quand je me heurte       je me 0 false 21 18 pour angelo merci à la toile de madame des forêts de       mouett les amants se       allong rm : nous sommes en la langue est intarissable merci à marc alpozzo pour martine, coline et laure je suis occupé ces tout en travaillant sur les l’instant criblé   se pour philippe deuxième apparition de le 2 juillet la prédication faite l’heure de la la mort d’un oiseau. je sais, un monde se  référencem il s’appelait trois (mon souffle au matin  pour de "mais qui lit encore le pour martine travail de tissage, dans       pav&ea premier essai c’est dorothée vint au monde zacinto dove giacque il mio "et bien, voilà..." dit de pareïs li seit la aux barrières des octrois l’une des dernières depuis le 20 juillet, bribes       fourr& glaciation entre antoine simon 16 la brume. nuages apaches :       allong vous dites : "un  “ce travail qui       dans       le pour nicolas lavarenne ma violette cachéeton       voyage (josué avait tendresses ô mes envols dernier vers aoi ce qui fait tableau : ce rien n’est plus ardu aux george(s) (s est la la deuxième édition du " je suis un écorché vif.     le       la       banlie       va  un livre écrit normal 0 21 false fal libre de lever la tête       &n dans le monde de cette       maquis grande lune pourpre dont les le numéro exceptionnel de (josué avait lentement       la   le texte suivant a si, il y a longtemps, les edmond, sa grande régine robin, deux mille ans nous       sur     faisant la laure et pétrarque comme       en ce 28 février 2002. bientôt, aucune amarre ce va et vient entre dans le respect du cahier des écoute, josué,       montag (elle entretenait intendo... intendo ! poème pour entr’els nen at ne pui  pour le dernier jour pour raphaël       baie       sur je découvre avant toi le 26 août 1887, depuis je me souviens de derniers vers sun destre cyclades, iii°       entre pour lee "l’art est-il j’arrivais dans les       il antoine simon 10       d&eacu bernadette griot vient de essai de nécrologie, recleimet deu mult    en toulon, samedi 9 pour mes enfants laure et pour frédéric       l̵ À max charvolen et martin f j’ai voulu me pencher pierre ciel quand sur vos visages les       au    courant Ç’avait été la ecrire les couleurs du monde un trait gris sur la pluies et bruines, les dieux s’effacent     pourquoi deuxième essai le ma voix n’est plus que  les trois ensembles ce les enseignants : attendre. mot terrible.       ce marché ou souk ou et  riche de mes       une       fourr&       ( pour alain borer le 26 les parents, l’ultime       quinze leonardo rosa   au milieu de c’est le grand pour jean-louis cantin 1.- avant propos la peinture est f les rêves de 0 false 21 18 onze sous les cercles peinture de rimes. le texte       la trois tentatives desesperees dans les carnets juste un dans les horizons de boue, de cette machine entre mes dernier vers aoi le franchissement des "ces deux là se       jardin de proche en proche tous je n’hésiterai macao grise     pluie du pour andrée       sur la communication est bal kanique c’est antoine simon 21 (de)lecta lucta   les avenues de ce pays et si tu dois apprendre à ce qui importe pour       deux       glouss 5) triptyque marocain   pour le prochain le nécessaire non       deux voudrais je vous jusqu’à il y a   si vous souhaitez    si tout au long       vaches       l̵       un a dix sept ans, je ne savais les oiseaux s’ouvrent     dans la ruela tant pis pour eux. temps où le sang se madame, vous débusquez madame a des odeurs sauvages f le feu est venu,ardeur des autre citation"voui et il parlait ainsi dans la    seule au       rampan station 3 encore il parle dernier vers que mort       &agrav madame est une torche. elle soudain un blanc fauche le ce qui aide à pénétrer le  je signerai mon       au il en est des meurtrières.       fourmi  tu ne renonceras pas. antoine simon 31 « amis rollant, de il faut aller voir  martin miguel vient ….omme virginia par la       le douce est la terre aux yeux       en le 26 août 1887, depuis quand vous serez tout       dans       la pour andré troisième essai il avait accepté  tous ces chardonnerets  de la trajectoire de ce 1257 cleimet sa culpe, si la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Moi, Esclave
Artiste(s) : Charvolen (site) , (site) Ecrivain(s) : Monticelli R.

"Moi, Esclave" a été écrit à l’occasion du travail de Max Charvolen sur le Trésor des Marseillais, à Delphes, en 2003. Lorsqu’il souhaitait affranchir un esclave, son propriétaire passait un contrat avec Apollon. Ce contrat était gravé sur une des pierres du soubassement du temple de ce dieu, à Delphes. Ce même temple au centre duquel se tenait la Pythie. Ce sont ainsi quelque 800 contrats qui apparaissent à Delphes... "Moi, esclave" en est une libre interprétation. Des parties de ce texte ont été gravées sur une sculpture de Charvolen, reprenant la forme de la mise à plat du trésor des Marseillais et installée à l’extérieur du Musée d’art contemporain de Gyeongnam, en Corée. La série fait par ailleurs l’objet de 11 oeuvres croisées, texte manuscrit sur des mises à plat numériques.
 
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libre de lever la tête et scruter le ciel quand bon lui semble attentif s’il le veut aux transformations des nuages aux parades des oiseaux liant la nuit les signes dispersés dans les bruissements des insectes de donner au grand théâtre sous ses yeux la mobilité des oiseaux et des nuages et à son intelligence les combinaisons de la nuit sans fin qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de fraterniser avec la sagesse des pierres leur lente sagesse et leur patience dans le sable du temps la poussière soufflée du fond du ciel la mémoire des ardeurs profondes et partager leur science du nombre et l’équilibre secret de leurs architectures qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre d’aller à la rencontre de l’eau s’unir à elle dans le sel de la mer dans les courants des fleuves et des torrents se savoir enfin frère par l’eau des peuples poissons et de tous les animaux qui partagent avec eux ces espaces n’avoir avec les peuples de l’eau que la mince frontière de la peau et sentir le mariage des fluides dans la fraîcheur des naissances qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre comme doivent l’être les frères de l’olivier et du chêne par eux enraciné dans le ventre de la terre et suçant sa force son miel se ramifiant aux abords du ciel avalant tous les vents et les formes amenuisées de l’eau accompagnant leurs déferlements de mer végétale jusqu’aux isthmes et faisant remonter les isthmes en soi jusqu’au trop plein jusqu’à devenir terre infinie de l’accueil des eaux qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de sillonner la terre sous le ciel de jour comme de nuit de se mêler aux courses des fauves aux reptations aux envols courts des animaux timides jusqu’au bout du souffle jusqu’à n’être plus que ce tambour battu du dedans cœur explosant dans la sueur et le souffle raccourci peinant à passer par le goulot de la gorge rétréci qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de partager les rêves des rapaces courant dans l’air du ciel de s’imaginer regard fixe loupe saisissant dans les cercles lents de l’œil et du vol le monde la terre le sol et sur le sol le moindre mouvement de vie et de se voir fondre pierre lancée depuis le bord du ciel qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre parmi les hommes libre de marcher parmi eux de les regarder de leur adresser la parole et d’entendre leurs propos libre de regarder dans les yeux hommes et femmes et de mêler ses mots à leurs mots ses chants à leurs chants dans un surgissement perpétuel des aubes parmi des froissements d’ailes neuves et la levée des soupirs d’océan qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de jouir de son intimité sans qu’aucun regard n’ose se poser sur lui sinon celui lointain creusé d’absence d’un dieu n’avoir d’autre pensée d’autre soupir que de soi pour soi infiniment retiré dans ce carré sacré de soi même temple où s’abrite toute sainteté dans le défaut des dieux qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de se fondre au corps aimé des femmes d’enfouir ses lèvres dans leurs plis et leurs creux humant les parfums de brise neuve corps plongé dans le fleuve du corps parmi les ondoiements les herbes les danses les affolements les apaisements ne cherchant seulement que l’entêtement de l’autre son nom son souffle ses battements sa sueur qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 
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libre de fouler les pavés les bitumes d’aller par les cités sans se soucier de but ni de raison épousant la forme des immeubles la respiration des multitudes l’envol des avenues jouant des ombres naviguant dans le grand flot des foules et le bruit des pas portant sous le ciel de tous le beau titre de citoyen qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de regarder sa mort en face de se savoir soumis à elle seule par elle seule apprivoisé tendrement venue du plus profond de lui portée par son inéluctable retour aux éléments premiers qui un temps se sont assemblés pour être lui et qu’ il rend à l’accomplissement du cycle librement qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 
Publication en ligne : 24 avril 2010
Première publication : septembre 2003

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