BRIBES EN LIGNE
 les premières     vers le soir le coquillage contre juste un un nouvel espace est ouvert et voici maintenant quelques je t’ai admiré, polenta       &agrav il existe deux saints portant le pendu on trouvera la video (de)lecta lucta   a l’aube des apaches, granz fut li colps, li dux en mon travail est une       devant f le feu est venu,ardeur des       allong un jour, vous m’avez religion de josué il       d&eacu       voyage c’est parfois un pays       quinze spectacle de josué dit ses mains aussi étaient       sur       m̵ quand c’est le vent qui  au mois de mars, 1166 je rêve aux gorges iv.- du livre d’artiste il y a tant de saints sur grant est la plaigne e large dans les horizons de boue, de "moi, esclave" a     sur la pente eurydice toujours nue à 0 false 21 18         &n charogne sur le seuilce qui je n’ai pas dit que le antoine simon 22 quatrième essai de a dix sept ans, je ne savais glaciation entre décembre 2001. un tunnel sans fin et, à premier essai c’est       pass&e il pleut. j’ai vu la     du faucon avant dernier vers aoi       longte c’est ici, me       assis       &agrav l’instant criblé     &nbs dernier vers aoi       le démodocos... Ça a bien un difficile alliage de dans l’effilé de deuxième suite antoine simon 28 la réserve des bribes je suis celle qui trompe certains soirs, quand je maintenant il connaît le (dans mon ventre pousse une dire que le livre est une mise en ligne d’un cinquième essai tout le texte qui suit est, bien j’ai donné, au mois       entre  le "musée les doigts d’ombre de neige le grand combat : antoine simon 2 un trait gris sur la  dernier salut au       une dans le respect du cahier des juste un mot pour annoncer       un elle ose à peine  mise en ligne du texte il s’appelait       allong il ne sait rien qui ne va       un  “ce travail qui derniers rm : d’accord sur       que je découvre avant toi seins isabelle boizard 2005 pour jean gautheronle cosmos hans freibach : a toi le don des cris qui le 26 août 1887, depuis la musique est le parfum de les lettres ou les chiffres on croit souvent que le but antoine simon 12 dernier vers aoi   la baie des anges       ton bel équilibre et sa       soleil générations       &agrav napolì napolì de mes deux mains       pourqu pour maxime godard 1 haute       les antoine simon 14 pour     le l’existence n’est ce monde est semé le temps passe dans la cette machine entre mes les petites fleurs des ouverture d’une c’est vrai dernier vers aoi   ils s’étaient   ces sec erv vre ile c’est la distance entre fontelucco, 6 juillet 2000 une il faut dire les me dieu faisait silence, mais le samedi 26 mars, à 15 il ne s’agit pas de quatrième essai de pour andré quai des chargeurs de imagine que, dans la      & madame dans l’ombre des bruno mendonça af : j’entends       sabots encore une citation“tu coupé le sonà …presque vingt ans plus   quelque chose       é     longtemps sur légendes de michel       coude bribes en ligne a       la  avec « a la  pour le dernier jour voile de nuità la temps de pierres dans la les routes de ce pays sont “dans le dessin vous dites : "un immense est le théâtre et ce texte m’a été  de la trajectoire de ce  née à madame porte à dont les secrets… à quoi       glouss "et bien, voilà..." dit pour mon épouse nicole voici des œuvres qui, le       je me archipel shopping, la     à le ciel est clair au travers antoine simon 25 les étourneaux !       baie  monde rassemblé diaphane est le quand vous serez tout monde imaginal,       fleure je serai toujours attentif à marcel alocco a       je un jour nous avons a propos de quatre oeuvres de À peine jetés dans le     chambre (la numérotation des cyclades, iii° au labyrinthe des pleursils ici. les oiseaux y ont fait       su ce qu’un paysage peut     un mois sans il semble possible pure forme, belle muette,   si vous souhaitez ce qui aide à pénétrer le elle réalise des i.- avaler l’art par   ces notes l’évidence  de même que les i en voyant la masse aux pour mes enfants laure et le vieux qui raphaël ] heureux l’homme f tous les feux se sont le lourd travail des meules rm : nous sommes en À max charvolen et martin la vie est ce bruissement s’ouvre la merle noir  pour quand nous rejoignons, en       " d’un côté que reste-t-il de la f toutes mes neuf j’implore en vain ma mémoire ne peut me quel étonnant clquez sur a propos d’une des quatre archanges que que d’heures quelque temps plus tard, de pour marcel reflets et echosla salle     sur la marché ou souk ou       &n le glacis de la mort  tu vois im font chier           au couchant       à max charvolen, martin miguel       bruyan       pour dernier vers aoi en 1958 ben ouvre à       (       " carmelo arden quin est une     extraire onzième cet univers sans le coeur du le "patriote", béatrice machet vient de         3   

les       magnol les dessins de martine orsoni bernard dejonghe... depuis clers fut li jurz e li j’ai relu daniel biga, (ô fleur de courge... saluer d’abord les plus   (à       grappe comme un préliminaire la mougins. décembre le 19 novembre 2013, à la la mort d’un oiseau. "si elle est en introduction à       dans les cuivres de la symphonie a christiane les durand : une faisant dialoguer   encore une rêves de josué, attendre. mot terrible.       dans n’ayant pas de profondes glaouis nouvelles mises en       ...mai et…  dits de       dans libre de lever la tête je suis pour frédéric temps de pierres le galop du poème me quelques autres       alla       &n madame, vous débusquez       en un j’ai longtemps dans ce périlleux tu le sais bien. luc ne  la toile couvre les rimbaud a donc la vie est dans la vie. se chaque automne les je meurs de soif à propos des grands poème pour   la production f le feu s’est sur la toile de renoir, les toulon, samedi 9 dernier vers aoi dernier vers aoi pas facile d’ajuster le dernier vers aoi le recueil de textes se reprendre. creuser son  “comment sa langue se cabre devant le       dans       m̵       sur la force du corps, 1. il se trouve que je suis un titre : il infuse sa 0 false 21 18 À la loupe, il observa dernier vers aoi  les éditions de poussées par les vagues  les trois ensembles giovanni rubino dit       rampan a supposer quece monde tienne dernier vers aoi       reine à propos “la franchement, pensait le chef, antoine simon 30 ce va et vient entre tous ces charlatans qui pour daniel farioli poussant       j̵ l’homme est Éléments -       pav&ea l’appel tonitruant du marie-hélène onze sous les cercles temps où le sang se écoute, josué,       &n       dans tant pis pour eux. j’arrivais dans les tout en travaillant sur les dernier vers aoi il y a dans ce pays des voies dessiner les choses banales    7 artistes et 1 il avait accepté a grant dulur tendrai puis       pass&e (josué avait   pour adèle et dernier vers aoi il arriva que     l’é trois (mon souffle au matin je ne sais pas si les dernières et si au premier jour il il n’est pire enfer que l’une des dernières à la bonne se placer sous le signe de f dans le sourd chatoiement envoi du bulletin de bribes       sur       la encore la couleur, mais cette les installations souvent, la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Moi, Esclave
Artiste(s) : Charvolen (site) , (site) Ecrivain(s) : Monticelli R.

"Moi, Esclave" a été écrit à l’occasion du travail de Max Charvolen sur le Trésor des Marseillais, à Delphes, en 2003. Lorsqu’il souhaitait affranchir un esclave, son propriétaire passait un contrat avec Apollon. Ce contrat était gravé sur une des pierres du soubassement du temple de ce dieu, à Delphes. Ce même temple au centre duquel se tenait la Pythie. Ce sont ainsi quelque 800 contrats qui apparaissent à Delphes... "Moi, esclave" en est une libre interprétation. Des parties de ce texte ont été gravées sur une sculpture de Charvolen, reprenant la forme de la mise à plat du trésor des Marseillais et installée à l’extérieur du Musée d’art contemporain de Gyeongnam, en Corée. La série fait par ailleurs l’objet de 11 oeuvres croisées, texte manuscrit sur des mises à plat numériques.
 
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libre de lever la tête et scruter le ciel quand bon lui semble attentif s’il le veut aux transformations des nuages aux parades des oiseaux liant la nuit les signes dispersés dans les bruissements des insectes de donner au grand théâtre sous ses yeux la mobilité des oiseaux et des nuages et à son intelligence les combinaisons de la nuit sans fin qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de fraterniser avec la sagesse des pierres leur lente sagesse et leur patience dans le sable du temps la poussière soufflée du fond du ciel la mémoire des ardeurs profondes et partager leur science du nombre et l’équilibre secret de leurs architectures qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre d’aller à la rencontre de l’eau s’unir à elle dans le sel de la mer dans les courants des fleuves et des torrents se savoir enfin frère par l’eau des peuples poissons et de tous les animaux qui partagent avec eux ces espaces n’avoir avec les peuples de l’eau que la mince frontière de la peau et sentir le mariage des fluides dans la fraîcheur des naissances qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre comme doivent l’être les frères de l’olivier et du chêne par eux enraciné dans le ventre de la terre et suçant sa force son miel se ramifiant aux abords du ciel avalant tous les vents et les formes amenuisées de l’eau accompagnant leurs déferlements de mer végétale jusqu’aux isthmes et faisant remonter les isthmes en soi jusqu’au trop plein jusqu’à devenir terre infinie de l’accueil des eaux qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de sillonner la terre sous le ciel de jour comme de nuit de se mêler aux courses des fauves aux reptations aux envols courts des animaux timides jusqu’au bout du souffle jusqu’à n’être plus que ce tambour battu du dedans cœur explosant dans la sueur et le souffle raccourci peinant à passer par le goulot de la gorge rétréci qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de partager les rêves des rapaces courant dans l’air du ciel de s’imaginer regard fixe loupe saisissant dans les cercles lents de l’œil et du vol le monde la terre le sol et sur le sol le moindre mouvement de vie et de se voir fondre pierre lancée depuis le bord du ciel qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre parmi les hommes libre de marcher parmi eux de les regarder de leur adresser la parole et d’entendre leurs propos libre de regarder dans les yeux hommes et femmes et de mêler ses mots à leurs mots ses chants à leurs chants dans un surgissement perpétuel des aubes parmi des froissements d’ailes neuves et la levée des soupirs d’océan qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de jouir de son intimité sans qu’aucun regard n’ose se poser sur lui sinon celui lointain creusé d’absence d’un dieu n’avoir d’autre pensée d’autre soupir que de soi pour soi infiniment retiré dans ce carré sacré de soi même temple où s’abrite toute sainteté dans le défaut des dieux qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de se fondre au corps aimé des femmes d’enfouir ses lèvres dans leurs plis et leurs creux humant les parfums de brise neuve corps plongé dans le fleuve du corps parmi les ondoiements les herbes les danses les affolements les apaisements ne cherchant seulement que l’entêtement de l’autre son nom son souffle ses battements sa sueur qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 
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libre de fouler les pavés les bitumes d’aller par les cités sans se soucier de but ni de raison épousant la forme des immeubles la respiration des multitudes l’envol des avenues jouant des ombres naviguant dans le grand flot des foules et le bruit des pas portant sous le ciel de tous le beau titre de citoyen qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 *
 
libre de regarder sa mort en face de se savoir soumis à elle seule par elle seule apprivoisé tendrement venue du plus profond de lui portée par son inéluctable retour aux éléments premiers qui un temps se sont assemblés pour être lui et qu’ il rend à l’accomplissement du cycle librement qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 
Publication en ligne : 24 avril 2010
Première publication : septembre 2003

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