BRIBES EN LIGNE
bernard dejonghe... depuis spectacle de josué dit le soleil n’est pas “le pinceau glisse sur écrirecomme on se décembre 2001. j’ai longtemps de toutes les nous avancions en bas de       dans en 1958 ben ouvre à  un livre écrit très saintes litanies  référencem qu’est-ce qui est en    en noble folie de josué, et il parlait ainsi dans la inoubliables, les li emperere s’est voici des œuvres qui, le ce n’est pas aux choses c’est une sorte de       deux le 2 juillet ils s’étaient la lecture de sainte       sur "moi, esclave" a l’illusion d’une et la peur, présente préparation des sculpter l’air : 7) porte-fenêtre f les marques de la mort sur       o (la numérotation des pour philippe dans la caverne primordiale       &n dernier vers aoi "pour tes   que signifie ma voix n’est plus que sa langue se cabre devant le suite de pour julius baltazar 1 le moisissures mousses lichens encore une citation“tu je serai toujours attentif à buttati ! guarda&nbs c’est la peur qui fait fontelucco, 6 juillet 2000  “comment (josué avait lentement       la quelques autres l’erbe del camp, ki josué avait un rythme montagnesde régine robin, un verre de vin pour tacher       six toujours les lettres :  il y a le  née à références : xavier marie-hélène       entre pour maxime godard 1 haute quand sur vos visages les de mes deux mains     cet arbre que pour anne slacik ecrire est     " quand les mots autre citation antoine simon 28     longtemps sur pour michèle temps de cendre de deuil de traquer un besoin de couper comme de equitable un besoin sonnerait       journ& antoine simon 19 antoine simon 7 après la lecture de franchement, pensait le chef, travail de tissage, dans reprise du site avec la g. duchêne, écriture le    courant  le livre, avec       nuage       un il est le jongleur de lui apaches :       alla ils avaient si longtemps, si la fraîcheur et la pour m.b. quand je me heurte 0 false 21 18 douce est la terre aux yeux hans freibach : un homme dans la rue se prend antoine simon 27 lentement, josué       " les premières       &n il y a des objets qui ont la la mastication des pluies et bruines, et tout avait journée de la communication est tout en travaillant sur les à propos “la je dors d’un sommeil de introibo ad altare le 15 mai, à libre de lever la tête paysage de ta tombe  et       je (dans mon ventre pousse une l’homme est bernadette griot vient de huit c’est encore à printemps breton, printemps       allong       p&eacu    si tout au long 1254 : naissance de d’un côté       dans le passé n’est  les œuvres de       je       le imagine que, dans la  mise en ligne du texte dernier vers aoi       sur à sylvie sables mes parolesvous merci au printemps des on trouvera la video j’ai perdu mon diaphane est le mot (ou au commencement était et encore  dits passet li jurz, si turnet a " je suis un écorché vif.       l̵ le 23 février 1988, il merci à marc alpozzo les dieux s’effacent elle ose à peine       dans d’abord l’échange des       au     un mois sans les oiseaux s’ouvrent « voici tous ces charlatans qui c’était une et combien sors de mon territoire. fais le "patriote",   je n’ai jamais le proche et le lointain un titre : il infuse sa tendresse du mondesi peu de dans l’innocence des       sur le  dans le livre, le ce poème est tiré du  le grand brassage des d’ eurydice ou bien de dans ce périlleux au rayon des surgelés sixième dans ce pays ma mère dernier vers aoi     le cygne sur (vois-tu, sancho, je suis je me souviens de napolì napolì     oued coulant de pareïs li seit la       banlie       les temps de pierres ...et poème pour antoine simon 6 a ma mère, femme parmi "ah ! mon doux pays, je reviens sur des je suis clere est la noit e la f toutes mes       reine ce qui importe pour bien sûr, il y eut ainsi va le travail de qui rare moment de bonheur, dernier vers aoi …presque vingt ans plus       dans dernier vers aoi prenez vos casseroles et madame, c’est notre l’appel tonitruant du       jardin c’est parfois un pays villa arson, nice, du 17       l̵ je ne peins pas avec quoi, j’arrivais dans les pas une année sans évoquer les petites fleurs des le 26 août 1887, depuis à la mémoire de       et vi.- les amicales aventures dimanche 18 avril 2010 nous quatrième essai rares si j’avais de son     les fleurs du dernier vers aoi dernier vers aoi torna a sorrento ulisse torna "la musique, c’est le premier essai c’est accorde ton désir à ta nous avons affaire à de       ruelle j’ai changé le dieu faisait silence, mais  improbable visage pendu j’écoute vos ils sortent pour jacky coville guetteurs tout est prêt en moi pour  la toile couvre les       grappe pour jean-louis cantin 1.-       dans dernier vers aoi pour       grimpa macles et roulis photo 7       magnol c’est ici, me deuxième essai       la mi viene in mentemi chaque automne les iloec endreit remeint li os antoine simon 16 si j’étais un ce va et vient entre       fourmi dernier vers aoi dans l’innocence des pour ma  la lancinante c’est un peu comme si, le glacis de la mort pour pierre theunissen la   3   

les les grands avant dernier vers aoi face aux bronzes de miodrag la vie est ce bruissement des quatre archanges que       dans f le feu s’est       "       la et si au premier jour il   dits de intendo... intendo ! la fonction,  tous ces chardonnerets la deuxième édition du antoine simon 5 "mais qui lit encore le toutes sortes de papiers, sur mes pensées restent 1-nous sommes dehors. tous feux éteints. des gardien de phare à vie, au a claude b.   comme       soleil quand les eaux et les terres bribes en ligne a nu(e), comme son nom       au il y a dans ce pays des voies c’est vrai dans le pays dont je vous et te voici humanité       une neuf j’implore en vain    tu sais station 3 encore il parle       d&eacu carles respunt : antoine simon 12 mon travail est une in the country dernier vers aoi       pav&ea       vu  “s’ouvre antoine simon 17 tout le problème pour andré villers 1)       chaque la littérature de les amants se démodocos... Ça a bien un abstraction voir figuration dernier vers aoi         parfoi jusqu’à il y a       vous avez 13) polynésie béatrice machet vient de     tout autour pour michèle aueret 0 false 21 18       fleur écoute, josué, certains soirs, quand je f les rêves de vertige. une distance attendre. mot terrible.  tu ne renonceras pas.   pour adèle et       sur       droite       je me À perte de vue, la houle des merle noir  pour aucun hasard si se       sur       il deuxième apparition   l’oeuvre vit son ….omme virginia par la nous dirons donc alocco en patchworck © j’ai relu daniel biga, grant est la plaigne e large ensevelie de silence, assise par accroc au bord de madame est une antoine simon 11 ce qui aide à pénétrer le       & heureuse ruine, pensait antoine simon 14 rm : nous sommes en       sur douze (se fait terre se     faisant la  jésus deux ajouts ces derniers la terre nous       reine    nous À peine jetés dans le macao grise rm : d’accord sur dernier vers aoi ouverture de l’espace       (       baie f le feu s’est une errance de paien sunt morz, alquant je suis bien dans       le nouvelles mises en 5) triptyque marocain     pourquoi tout est possible pour qui À l’occasion de la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Moi, Esclave
Artiste(s) : Charvolen (site) , (site) Ecrivain(s) : Monticelli R.

"Moi, Esclave" a été écrit à l’occasion du travail de Max Charvolen sur le Trésor des Marseillais, à Delphes, en 2003. Lorsqu’il souhaitait affranchir un esclave, son propriétaire passait un contrat avec Apollon. Ce contrat était gravé sur une des pierres du soubassement du temple de ce dieu, à Delphes. Ce même temple au centre duquel se tenait la Pythie. Ce sont ainsi quelque 800 contrats qui apparaissent à Delphes... "Moi, esclave" en est une libre interprétation. Des parties de ce texte ont été gravées sur une sculpture de Charvolen, reprenant la forme de la mise à plat du trésor des Marseillais et installée à l’extérieur du Musée d’art contemporain de Gyeongnam, en Corée. La série fait par ailleurs l’objet de 11 oeuvres croisées, texte manuscrit sur des mises à plat numériques.
 
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libre de lever la tête et scruter le ciel quand bon lui semble attentif s’il le veut aux transformations des nuages aux parades des oiseaux liant la nuit les signes dispersés dans les bruissements des insectes de donner au grand théâtre sous ses yeux la mobilité des oiseaux et des nuages et à son intelligence les combinaisons de la nuit sans fin qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de fraterniser avec la sagesse des pierres leur lente sagesse et leur patience dans le sable du temps la poussière soufflée du fond du ciel la mémoire des ardeurs profondes et partager leur science du nombre et l’équilibre secret de leurs architectures qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre d’aller à la rencontre de l’eau s’unir à elle dans le sel de la mer dans les courants des fleuves et des torrents se savoir enfin frère par l’eau des peuples poissons et de tous les animaux qui partagent avec eux ces espaces n’avoir avec les peuples de l’eau que la mince frontière de la peau et sentir le mariage des fluides dans la fraîcheur des naissances qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre comme doivent l’être les frères de l’olivier et du chêne par eux enraciné dans le ventre de la terre et suçant sa force son miel se ramifiant aux abords du ciel avalant tous les vents et les formes amenuisées de l’eau accompagnant leurs déferlements de mer végétale jusqu’aux isthmes et faisant remonter les isthmes en soi jusqu’au trop plein jusqu’à devenir terre infinie de l’accueil des eaux qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de sillonner la terre sous le ciel de jour comme de nuit de se mêler aux courses des fauves aux reptations aux envols courts des animaux timides jusqu’au bout du souffle jusqu’à n’être plus que ce tambour battu du dedans cœur explosant dans la sueur et le souffle raccourci peinant à passer par le goulot de la gorge rétréci qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de partager les rêves des rapaces courant dans l’air du ciel de s’imaginer regard fixe loupe saisissant dans les cercles lents de l’œil et du vol le monde la terre le sol et sur le sol le moindre mouvement de vie et de se voir fondre pierre lancée depuis le bord du ciel qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre parmi les hommes libre de marcher parmi eux de les regarder de leur adresser la parole et d’entendre leurs propos libre de regarder dans les yeux hommes et femmes et de mêler ses mots à leurs mots ses chants à leurs chants dans un surgissement perpétuel des aubes parmi des froissements d’ailes neuves et la levée des soupirs d’océan qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de jouir de son intimité sans qu’aucun regard n’ose se poser sur lui sinon celui lointain creusé d’absence d’un dieu n’avoir d’autre pensée d’autre soupir que de soi pour soi infiniment retiré dans ce carré sacré de soi même temple où s’abrite toute sainteté dans le défaut des dieux qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de se fondre au corps aimé des femmes d’enfouir ses lèvres dans leurs plis et leurs creux humant les parfums de brise neuve corps plongé dans le fleuve du corps parmi les ondoiements les herbes les danses les affolements les apaisements ne cherchant seulement que l’entêtement de l’autre son nom son souffle ses battements sa sueur qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 
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libre de fouler les pavés les bitumes d’aller par les cités sans se soucier de but ni de raison épousant la forme des immeubles la respiration des multitudes l’envol des avenues jouant des ombres naviguant dans le grand flot des foules et le bruit des pas portant sous le ciel de tous le beau titre de citoyen qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de regarder sa mort en face de se savoir soumis à elle seule par elle seule apprivoisé tendrement venue du plus profond de lui portée par son inéluctable retour aux éléments premiers qui un temps se sont assemblés pour être lui et qu’ il rend à l’accomplissement du cycle librement qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 
Publication en ligne : 24 avril 2010
Première publication : septembre 2003

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