BRIBES EN LIGNE
ainsi fut pétrarque dans recleimet deu mult temps de bitume en fusion sur pour helmut antoine simon 3 je déambule et suis percey priest lakesur les le 28 novembre, mise en ligne antoine simon 9 dernier vers aoi         marche madame porte à les dernières cet article est paru ce texte m’a été il n’y a pas de plus il n’était qu’un un trait gris sur la depuis le 20 juillet, bribes très saintes litanies sauvage et fuyant comme       fourmi saluer d’abord les plus     oued coulant       je le recueil de textes       dans   on n’est  il y a le dire que le livre est une       enfant dorothée vint au monde  “ne pas       ce   ciel !!!! quelques textes "nice, nouvel éloge de la le 15 mai, à de la halt sunt li pui e mult halt merci à la toile de le lourd travail des meules passet li jurz, si turnet a au rayon des surgelés réponse de michel il tente de déchiffrer, moisissures mousses lichens 0 false 21 18 je ne sais pas si f le feu m’a     chambre madame, c’est notre la terre nous un temps hors du décembre 2001. ma voix n’est plus que l’art c’est la  les trois ensembles tendresses ô mes envols  tu ne renonceras pas. alocco en patchworck © mes pensées restent lorsqu’on connaît une tout à fleur d’eaula danse la lecture de sainte       six       la       alla granz fut li colps, li dux en encore une citation“tu       gentil    si tout au long la fraîcheur et la antoine simon 26       sous     depuis pour pierre theunissen la pour michèle gazier 1) station 4 : judas  cet univers sans       &agrav a la libération, les certains soirs, quand je pierre ciel janvier 2002 .traverse iv.- du livre d’artiste     du faucon grant est la plaigne e large carissimo ulisse,torna a exode, 16, 1-5 toute pour anne slacik ecrire est dernier vers aoi la liberté s’imprime à onze sous les cercles la galerie chave qui j’ai relu daniel biga, pour nicolas lavarenne ma très malheureux... pour mireille et philippe pour mon épouse nicole g. duchêne, écriture le       dans       banlie siglent a fort e nagent e intendo... intendo ! et tout avait       fleur la force du corps,   nous sommes faisant dialoguer       &agrav     &nbs al matin, quant primes pert       sur ço dist li reis : se reprendre. creuser son nos voix       les diaphane est le mot (ou       apparu       juin f les marques de la mort sur j’ai travaillé folie de josuétout est pour philippe glaciation entre troisième essai et il ne reste plus que le j’écoute vos       qui     chant de pour m.b. quand je me heurte genre des motsmauvais genre le ciel de ce pays est tout jamais si entêtanteeurydice ils sortent de toutes les (en regardant un dessin de merle noir  pour non... non... je vous assure,       vaches 1. il se trouve que je suis difficile alliage de les étourneaux ! le corps encaisse comme il eurydice toujours nue à       un quel ennui, mortel pour s’égarer on       pourqu   que signifie       grappe approche d’une art jonction semble enfin tendresse du mondesi peu de dernier vers s’il pour martin le ciel est clair au travers dans les horizons de boue, de   j’ai souvent       p&eacu       o       &n de l’autre langues de plomba la la liberté de l’être    seule au madame aux rumeurs nouvelles mises en grande lune pourpre dont les       assis tous ces charlatans qui dieu faisait silence, mais aux george(s) (s est la cet article est paru dans le poussées par les vagues       les écrirecomme on se je meurs de soif f les rêves de À perte de vue, la houle des c’est la chair pourtant au commencement était     cet arbre que pour le prochain basilic, (la      & une autre approche de  pour le dernier jour zacinto dove giacque il mio  “comment       je me ce qui aide à pénétrer le l’erbe del camp, ki max charvolen, martin miguel tous feux éteints. des le plus insupportable chez jamais je n’aurais pour daniel farioli poussant   si vous souhaitez cinq madame aux yeux dont les secrets… à quoi pour robert       au   suite de bien sûr, il y eut       le trois (mon souffle au matin antoine simon 29 spectacle de josué dit toutes ces pages de nos   ces notes       baie granz est li calz, si se voudrais je vous pour jacky coville guetteurs tout le problème dernier vers aoi le grand combat :  marcel migozzi vient de madame est une torche. elle et encore  dits ce pays que je dis est les premières bernadette griot vient de i en voyant la masse aux comme un préliminaire la villa arson, nice, du 17 la mastication des mon cher pétrarque,     au couchant  les premières ki mult est las, il se dort       le au lecteur voici le premier deuxième suite pour andré villers 1) tout en travaillant sur les napolì napolì buttati ! guarda&nbs       nuage coupé le sonà a supposer quece monde tienne  jésus je crie la rue mue douleur 0 false 21 18       le  dans le livre, le si j’étais un pour egidio fiorin des mots et nous n’avons rien dans la caverne primordiale dernier vers aoi franchement, pensait le chef, le texte qui suit est, bien  référencem on dit qu’agathe       dans ils avaient si longtemps, si       " chaque jour est un appel, une et que dire de la grâce  je signerai mon       au attention beau c’est une sorte de       sur       dans   iv    vers sixième etudiant à si grant dol ai que ne les textes mis en ligne pour angelo dernier vers aoi "tu sais ce que c’est premier vers aoi dernier pas même       j̵ ainsi alfred… en 1958 ben ouvre à la bouche pleine de bulles       tourne       droite et ces bal kanique c’est elle réalise des  si, du nouveau je n’ai pas dit que le l’instant criblé d’abord l’échange des fragilité humaine.       assise par accroc au bord de       pour sainte marie, derniers vers sun destre       é   né le 7 antoine simon 20 dimanche 18 avril 2010 nous et voici maintenant quelques       bonheu juste un mot pour annoncer il en est des meurtrières. autre citation"voui pour raphaël rare moment de bonheur, ainsi va le travail de qui       et macles et roulis photo 1 trois tentatives desesperees   1) cette       sabots l’une des dernières attendre. mot terrible.     vers le soir même si       sur  le livre, avec       le si, il y a longtemps, les dernier vers aoi pas de pluie pour venir la communication est seul dans la rue je ris la etait-ce le souvenir ce qui fait tableau : ce quand nous rejoignons, en  monde rassemblé aux barrières des octrois première toutes sortes de papiers, sur f qu’il vienne, le feu       (  tu vois im font chier beaucoup de merveilles comment entrer dans une     une abeille de pour yves et pierre poher et       dans a dix sept ans, je ne savais pour qui veut se faire une dans les carnets j’ai ajouté       b&acir  mise en ligne du texte "si elle est dans ce périlleux   marcel archipel shopping, la vedo la luna vedo le leonardo rosa in the country les durand : une j’ai en réserve et si au premier jour il 1- c’est dans sculpter l’air : pour maxime godard 1 haute attelage ii est une œuvre antoine simon 27 la fonction, merci à marc alpozzo pour    regardant madame dans l’ombre des   la production un verre de vin pour tacher       l̵ encore la couleur, mais cette a ma mère, femme parmi frères et juste un au seuil de l’atelier       avant paysage de ta tombe  et ce qui importe pour un tunnel sans fin et, à quand vous serez tout la danse de il ne sait rien qui ne va la rencontre d’une karles se dort cum hume de prime abord, il ne pas négocier ne quel étonnant     faisant la le 23 février 1988, il j’ai parlé je sais, un monde se tout est prêt en moi pour vous deux, c’est joie et la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

| de BN à RM, le 2 juillet 2000 ->
De RM à BN le 30 juin 2000
Artiste(s) : Griot Ecrivain(s) : Monticelli R.

Nice, le 30 juin 2000

 

 
Cher Bernard Noël,
 
Je n’ai eu connaissance du travail de BGC, et plus particulièrement de sa démarche « Dans les bruits du monde » que l’année dernière. Bernadette avait pris contact avec moi pour que je lui fasse part d’une émotion pour le 18 février (la sainte Bernadette, justement !). Je n’ai pu lui répondre qu’au début juillet. Mais à partir de cette date, nous n’avons jamais cessé de correspondre, et j’ai mesuré peu à peu la dimension et de l’intérêt de son projet.
 
La proposition est simple et elle m’a paru forte : durant mille jours, d’avril 1997 à décembre 1999, chaque jour, Bernadette s’est adressée à une personne différente qui, pour une raison ou une autre, artistique ou non, avait provoqué en elle une émotion ; en échange, elle a demandé chaque fois, que son correspondant lui fasse part de son émotion du même jour.
 
Il s’agit bien d’une "performance", dans le sens qu’a pris ce mot dans l’art contemporain. C’est aussi une démarche qui s’inscrit dans la classique correspondance et dans le plus contemporain "mail art". C’est encore une exploration de l’écriture engagée par une artiste peintre et qui reçoit aussi un traitement plastique.
 
Il y a là autant de pistes à parcourir... Mais ce qui m’a intéressé le plus, dans le travail de Bernadette, c’est qu’elle déborde entièrement ces données habituelles de l’art en mettant en jeu de façon tout à fait inédite le temps, la masse, l’individu et l’altérité.
 
La poursuite des jours m’a d’abord fasciné : cette humilité d’abord qui consiste à inscrire son travail dans le quotidien, mais aussi cet entêtement, cette sensibilité particulière que donne la décision de se tenir chaque jour en éveil. Les mille jours sont achevés, mais la performance continue : Bernadette réunit, tape, réécrit, recompose, traite, toujours "affannata" après le temps qui va.
 
Cette poursuite des jours se fait dans le décompte, sous le signe du nombre, et le nombre sous le signe de l’Autre. 1000 c’est 1000 et c’est moins mille jours que mille "Autres". Et les 1000 jours cessent le 31 décembre 1999, pas un jour avant ni un jour après. Et si les réponses sont au nombre de 520, elles sont 520 et non 1000. Et si elle sont 666 ou 692, c’est ce nombre là que l’on dit et non un autre. Cette humilité dans la travail, je la retrouve ainsi sous la forme de la "véracité" (la "véridicité"). Bernadette ne truque rien, ni le temps ni les gens. Je ne sais si je serai capable de dire combien je trouve cela important : cette véracité me permet d’inscrire ma rêverie sur le temps, les autres et l’Autre dans des références crédibles - comme physiquement crédibles. Dans un sens, cette démarche, installée sur le temps et les nombres, m’a fait penser à celle d’Opalka.
 
Sous le signe de l’humilité, du nombre et de l’Autre. J’ai mis du temps, là encore, pour saisir combien la figure de l’Autre était importante dans ce travail. Combien et comment elle était importante. l’Autre, c’est le fond, sans doute, de tout le travail de l’art. Aussi devons nous être particulièrement attentif à ce que devient cette figure. Il aurait été facile à Bernadette de ne traiter les 1000 que comme masse. Voilà qui aurait bien tenu de la performance. Mais non ! Elle n’a pas visé mille cibles et accumulé mille noms, visages perdus dans la masse (me reviennent en mémoire ici les grandes compositions de visages -des centaines de visages- de Michel Houssin). Non. Chaque jour quelqu’un, dans son irréductible identité, et dans l’effet -unique- que lui, l’Autre, produit sur moi, est non pas "choisi" mais perçu, imposé dans la déroute des jours. A ce quelqu’un, différent chaque jour, chaque jour j’écris.Chaque jour je l’ai attendu et entendu, voix chaque jour différente. Et j’ai voulu avec lui engager parole, tisser voix et émotions. Tout le long des mille jours, j’ai recueilli les paroles, j’ai attendu les voix absentes, j’ai compté les manques, j’ai inventé une forme nouvelle de la "multitude". Et dans la multitude j’ai entretenu avec chacun un rapport différent.
 
Cet Autre que Bernadette sollicite et auquel elle donne place et voix, j’ai cru d’abord qu’il venait forcément des milieux de l’art et de la littérature. Jusqu’au jour où j’ai lu pour la première fois une de ses listes. Un poète fait le premier jour. Un poète aurait dû faire l’avant dernier. L’un a donné sa voix, l’autre son silence. Tous deux sont là, d’une certaine façon. Le dernier sollicité est l’enfant qui va naître. Il n’a pas encore de voix, ni de nom. En quoi il est, plus que quiconque, porteur de futur. Et entre le premier et les derniers jours, la multitude des rencontres, médecins et éducateurs, cordonniers et écrivains, gens des médias ou ménagères... Toutes les voix du monde dans les bruits du monde. Cette attention à tous !
 
J’ai le bonheur de suivre la démarche de Bernadette depuis près d’un an. Peu de travaux me paraissent ainsi développer une aussi "fraternelle" démarche. Bernadette me disait ne pas bien se reconnaître dans ce terme. C’est ma façon banale de parler de l’altérité et de la charger de millénaires. J’aime aussi sa façon de prendre en charge, d’assumer, l’absence de réponse, surdité, silence, incapacité, impossibilté... J’aime cette démarche qui parvient à éviter à tout moment l’indifférence et le mépris faciles. A propos des gens qui ne répondaient pas, Bernadette m’a écrit : "La suite leur appartient" : pour éviter le mépris, ne pas imposer le don, laisser toujours à l’Autre le repli de lui-même.
 
Voilà, cher Bernard Noël, dans quelles directions me pousse le travail de Bernadette. Quelques unes d’entre elles vous intéressent-elles ?
 

 

 

 

 

 

 

Publication en ligne : 25 avril 2010
Première publication : septembre 2000 / Notes et correspondance

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