BRIBES EN LIGNE
   nous in the country première un jour, vous m’avez i.- avaler l’art par sauvage et fuyant comme     depuis       gentil de toutes les face aux bronzes de miodrag en ceste tere ad estet ja "je me tais. pour taire.  dernières mises quelque chose station 3 encore il parle si j’étais un       vaches "pour tes les oiseaux s’ouvrent granz fut li colps, li dux en torna a sorrento ulisse torna  la toile couvre les  marcel migozzi vient de    en autre citation"voui   3   

les 1 la confusion des     quand frères et de l’autre a l’aube des apaches,  de la trajectoire de ce présentation du       le patrick joquel vient de antoine simon 24 la fraîcheur et la le passé n’est ce poème est tiré du macles et roulis photo 3 macles et roulis photo dernier vers aoi   1) notre-dame au mur violet       sur f le feu s’est     pluie du       &n non, björg, les lettres ou les chiffres pour       longte quand c’est le vent qui   entrons aucun hasard si se leonardo rosa exacerbé d’air bribes en ligne a j’ai travaillé cet univers sans       dans qu’est-ce qui est en  il y a le a propos d’une deuxième "moi, esclave" a juste un mot pour annoncer pour egidio fiorin des mots deuxième suite prenez vos casseroles et       pav&ea mais jamais on ne la poésie, à la dernier vers aoi "et bien, voilà..." dit       assis     m2 &nbs nous dirons donc toutes ces pages de nos ajout de fichiers sons dans       la nice, le 8 octobre mesdames, messieurs, veuillez       le   1) cette v.- les amicales aventures du       je me madame est une torche. elle  dans toutes les rues 0 false 21 18 a grant dulur tendrai puis dernier vers que mort dire que le livre est une       je me ( ce texte a le proche et le lointain pour alain borer le 26 vous dites : "un certains prétendent derniers le texte qui suit est, bien reflets et echosla salle il s’appelait un trait gris sur la un titre : il infuse sa s’ouvre la sixième dernier vers aoi max charvolen, martin miguel tendresses ô mes envols ...et poème pour       fourr& ils avaient si longtemps, si pour helmut comme c’est       le mise en ligne d’un station 1 : judas nous avancions en bas de       dans nous avons affaire à de a la libération, les   (dans le   nous sommes tromper le néant raphaël même si   se  “ne pas issent de mer, venent as un tunnel sans fin et, à quelque temps plus tard, de vous êtes temps où le sang se la liberté de l’être le coeur du de la préparation des pour m.b. quand je me heurte sors de mon territoire. fais il avait accepté dans le pays dont je vous  epître aux c’est parfois un pays la terre a souvent tremblé bernadette griot vient de dernier vers aoi   portrait. 1255 :       &agrav antoine simon 16 suite de c’est seulement au       st je déambule et suis station 7 : as-tu vu judas se pierre ciel    au balcon nous viendrons nous masser antoine simon 11       reine il semble possible   je ne comprends plus       crabe- branches lianes ronces pourquoi yves klein a-t-il recleimet deu mult heureuse ruine, pensait       voyage temps de bitume en fusion sur dernier vers aoi la vie est dans la vie. se il ne s’agit pas de et…  dits de sequence 6   le lorsque martine orsoni diaphane est le mot (ou vous avez  les trois ensembles mouans sartoux. traverse de le lourd travail des meules cet article est paru de tantes herbes el pre dernier vers aoi troisième essai une autre approche de toute une faune timide veille       une spectacle de josué dit       dans tout en travaillant sur les madame dans l’ombre des nu(e), comme son nom n’ayant pas les grands ce texte se présente dans le patriote du 16 mars pas même la langue est intarissable   un vendredi le coquillage contre paroles de chamantu "mais qui lit encore le sous l’occupation       m&eacu dernier vers aoi et ma foi, nice, le 18 novembre 2004 agnus dei qui tollis peccata       six       la cher bernard viallat © le château de je reviens sur des     l’é       alla l’erbe del camp, ki ce 28 février 2002. de mes deux mains     du faucon "ces deux là se       au aux george(s) (s est la je suis occupé ces    7 artistes et 1 pour raphaël beaucoup de merveilles toute trace fait sens. que ce la musique est le parfum de antoine simon 30 dernier vers doel i avrat, ses mains aussi étaient       l̵ quel étonnant rm : d’accord sur ils s’étaient       le preambule – ut pictura dans le monde de cette du fond des cours et des  pour jean le ici. les oiseaux y ont fait       &n     les provisions des conserves !     sur la pente "ah ! mon doux pays,       ...mai carissimo ulisse,torna a mougins. décembre À l’occasion de 10 vers la laisse ccxxxii  l’écriture (de)lecta lucta   un besoin de couper comme de couleur qui ne masque pas je me souviens de       l̵ tous ces charlatans qui la lecture de sainte jamais je n’aurais il en est des noms comme du Éléments - petit matin frais. je te madame, vous débusquez temps de pierres antoine simon 26 tout à fleur d’eaula danse       le dernier vers aoi   j’ai souvent bien sûrla elle ose à peine   la production       en quel ennui, mortel pour morz est rollant, deus en ad dernier vers aoi       et tu ma chair n’est « pouvez-vous la cité de la musique sur l’erbe verte si est j’ai relu daniel biga, effleurer le ciel du bout des le geste de l’ancienne, l’ami michel dernier vers aoi des quatre archanges que a ma mère, femme parmi deuxième essai le la réserve des bribes    de femme liseuse langues de plomba la quando me ne so itu pe carles respunt : trois tentatives desesperees       "       dans d’abord l’échange des quand les eaux et les terres ma mémoire ne peut me       le macles et roulis photo 4       banlie je ne sais pas si il ne sait rien qui ne va avez-vous vu     chant de       o deuxième essai       fourr& i mes doigts se sont ouverts dernier vers s’il pour mireille et philippe un verre de vin pour tacher je sais, un monde se       sur le géographe sait tout c’est pour moi le premier bribes en ligne a       glouss madame est la reine des       au       ( rimbaud a donc ouverture de l’espace      &       les que reste-t-il de la       les       grappe tendresse du mondesi peu de démodocos... Ça a bien un je désire un mi viene in mentemi  tu ne renonceras pas. pour mes enfants laure et ma voix n’est plus que à       juin mise en ligne mes pensées restent 13) polynésie antoine simon 2 avant dernier vers aoi       la  tu vois im font chier (josué avait lentement le soleil n’est pas       le à propos des grands ne faut-il pas vivre comme antoine simon 14  le livre, avec archipel shopping, la l’art n’existe troisième essai et clers est li jurz et li a dix sept ans, je ne savais cyclades, iii°       au le "patriote", imagine que, dans la       il quand nous rejoignons, en Être tout entier la flamme merci au printemps des exode, 16, 1-5 toute quand sur vos visages les a supposer quece monde tienne dessiner les choses banales tout mon petit univers en dernier vers aoi poussées par les vagues allons fouiller ce triangle moi cocon moi momie fuseau     &nbs chaque automne les À max charvolen et rêve, cauchemar, derniers vers sun destre a la femme au       la madame des forêts de le tissu d’acier maintenant il connaît le li emperere par sa grant       la madame, c’est notre       " il existe au moins deux "le renard connaît dernier vers aoi la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

| de BN à RM, le 2 juillet 2000 ->
De RM à BN le 30 juin 2000
Artiste(s) : Griot Ecrivain(s) : Monticelli R.

Nice, le 30 juin 2000

 

 
Cher Bernard Noël,
 
Je n’ai eu connaissance du travail de BGC, et plus particulièrement de sa démarche « Dans les bruits du monde » que l’année dernière. Bernadette avait pris contact avec moi pour que je lui fasse part d’une émotion pour le 18 février (la sainte Bernadette, justement !). Je n’ai pu lui répondre qu’au début juillet. Mais à partir de cette date, nous n’avons jamais cessé de correspondre, et j’ai mesuré peu à peu la dimension et de l’intérêt de son projet.
 
La proposition est simple et elle m’a paru forte : durant mille jours, d’avril 1997 à décembre 1999, chaque jour, Bernadette s’est adressée à une personne différente qui, pour une raison ou une autre, artistique ou non, avait provoqué en elle une émotion ; en échange, elle a demandé chaque fois, que son correspondant lui fasse part de son émotion du même jour.
 
Il s’agit bien d’une "performance", dans le sens qu’a pris ce mot dans l’art contemporain. C’est aussi une démarche qui s’inscrit dans la classique correspondance et dans le plus contemporain "mail art". C’est encore une exploration de l’écriture engagée par une artiste peintre et qui reçoit aussi un traitement plastique.
 
Il y a là autant de pistes à parcourir... Mais ce qui m’a intéressé le plus, dans le travail de Bernadette, c’est qu’elle déborde entièrement ces données habituelles de l’art en mettant en jeu de façon tout à fait inédite le temps, la masse, l’individu et l’altérité.
 
La poursuite des jours m’a d’abord fasciné : cette humilité d’abord qui consiste à inscrire son travail dans le quotidien, mais aussi cet entêtement, cette sensibilité particulière que donne la décision de se tenir chaque jour en éveil. Les mille jours sont achevés, mais la performance continue : Bernadette réunit, tape, réécrit, recompose, traite, toujours "affannata" après le temps qui va.
 
Cette poursuite des jours se fait dans le décompte, sous le signe du nombre, et le nombre sous le signe de l’Autre. 1000 c’est 1000 et c’est moins mille jours que mille "Autres". Et les 1000 jours cessent le 31 décembre 1999, pas un jour avant ni un jour après. Et si les réponses sont au nombre de 520, elles sont 520 et non 1000. Et si elle sont 666 ou 692, c’est ce nombre là que l’on dit et non un autre. Cette humilité dans la travail, je la retrouve ainsi sous la forme de la "véracité" (la "véridicité"). Bernadette ne truque rien, ni le temps ni les gens. Je ne sais si je serai capable de dire combien je trouve cela important : cette véracité me permet d’inscrire ma rêverie sur le temps, les autres et l’Autre dans des références crédibles - comme physiquement crédibles. Dans un sens, cette démarche, installée sur le temps et les nombres, m’a fait penser à celle d’Opalka.
 
Sous le signe de l’humilité, du nombre et de l’Autre. J’ai mis du temps, là encore, pour saisir combien la figure de l’Autre était importante dans ce travail. Combien et comment elle était importante. l’Autre, c’est le fond, sans doute, de tout le travail de l’art. Aussi devons nous être particulièrement attentif à ce que devient cette figure. Il aurait été facile à Bernadette de ne traiter les 1000 que comme masse. Voilà qui aurait bien tenu de la performance. Mais non ! Elle n’a pas visé mille cibles et accumulé mille noms, visages perdus dans la masse (me reviennent en mémoire ici les grandes compositions de visages -des centaines de visages- de Michel Houssin). Non. Chaque jour quelqu’un, dans son irréductible identité, et dans l’effet -unique- que lui, l’Autre, produit sur moi, est non pas "choisi" mais perçu, imposé dans la déroute des jours. A ce quelqu’un, différent chaque jour, chaque jour j’écris.Chaque jour je l’ai attendu et entendu, voix chaque jour différente. Et j’ai voulu avec lui engager parole, tisser voix et émotions. Tout le long des mille jours, j’ai recueilli les paroles, j’ai attendu les voix absentes, j’ai compté les manques, j’ai inventé une forme nouvelle de la "multitude". Et dans la multitude j’ai entretenu avec chacun un rapport différent.
 
Cet Autre que Bernadette sollicite et auquel elle donne place et voix, j’ai cru d’abord qu’il venait forcément des milieux de l’art et de la littérature. Jusqu’au jour où j’ai lu pour la première fois une de ses listes. Un poète fait le premier jour. Un poète aurait dû faire l’avant dernier. L’un a donné sa voix, l’autre son silence. Tous deux sont là, d’une certaine façon. Le dernier sollicité est l’enfant qui va naître. Il n’a pas encore de voix, ni de nom. En quoi il est, plus que quiconque, porteur de futur. Et entre le premier et les derniers jours, la multitude des rencontres, médecins et éducateurs, cordonniers et écrivains, gens des médias ou ménagères... Toutes les voix du monde dans les bruits du monde. Cette attention à tous !
 
J’ai le bonheur de suivre la démarche de Bernadette depuis près d’un an. Peu de travaux me paraissent ainsi développer une aussi "fraternelle" démarche. Bernadette me disait ne pas bien se reconnaître dans ce terme. C’est ma façon banale de parler de l’altérité et de la charger de millénaires. J’aime aussi sa façon de prendre en charge, d’assumer, l’absence de réponse, surdité, silence, incapacité, impossibilté... J’aime cette démarche qui parvient à éviter à tout moment l’indifférence et le mépris faciles. A propos des gens qui ne répondaient pas, Bernadette m’a écrit : "La suite leur appartient" : pour éviter le mépris, ne pas imposer le don, laisser toujours à l’Autre le repli de lui-même.
 
Voilà, cher Bernard Noël, dans quelles directions me pousse le travail de Bernadette. Quelques unes d’entre elles vous intéressent-elles ?
 

 

 

 

 

 

 

Publication en ligne : 25 avril 2010
Première publication : septembre 2000 / Notes et correspondance

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