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f les feux m’ont la brume. nuages sa langue se cabre devant le fontelucco, 6 juillet 2000 travail de tissage, dans       les       dans printemps breton, printemps le temps passe si vite, et encore  dits       l̵ dans ce pays ma mère la gaucherie à vivre, peinture de rimes. le texte       "       bonheu lancinant ô lancinant  dans le livre, le pour jean marie  l’exposition  antoine simon 13       au quand c’est le vent qui entr’els nen at ne pui je m’étonne toujours de la  les trois ensembles       grimpa dernier vers aoi       sur le la poésie, à la etait-ce le souvenir       dans f le feu s’est passent .x. portes, pour raphaël ma voix n’est plus que  zones gardées de    nous le plus insupportable chez equitable un besoin sonnerait on préparait en cet anniversaire, ce qui lorsque martine orsoni effleurer le ciel du bout des 1-nous sommes dehors.  le "musée c’est un peu comme si,   est-ce que autre citation"voui le vieux qui dernier vers aoi 1 la confusion des tout en travaillant sur les vous avez       au    si tout au long       retour f le feu s’est merci au printemps des ço dist li reis : bernadette griot vient de       st marie-hélène un trait gris sur la derniers   on n’est montagnesde       pour helmut je rêve aux gorges       quinze tous feux éteints. des est-ce parce que, petit, on normal 0 21 false fal ma mémoire ne peut me pas de pluie pour venir       la       six   marcel f les rêves de dix l’espace ouvert au     du faucon macles et roulis photo apaches :       ce       glouss lorsqu’on connaît une mille fardeaux, mille branches lianes ronces je n’ai pas dit que le villa arson, nice, du 17 il aurait voulu être la vie est ce bruissement     de rigoles en       vu régine robin, la vie humble chez les deux mille ans nous l’attente, le fruit issent de mer, venent as du bibelot au babilencore une générations  ce qui importe pour la deuxième édition du       une dernier vers que mort je déambule et suis la galerie chave qui dernier vers aoi  pour jean le allons fouiller ce triangle ils s’étaient a la libération, les     à au commencement était trois tentatives desesperees je ne sais pas si errer est notre lot, madame, edmond, sa grande     au couchant       m̵       fourmi juste un mot pour annoncer nous lirons deux extraits de dans la caverne primordiale petites proses sur terre il y a tant de saints sur « h&eacu écrirecomme on se (vois-tu, sancho, je suis la chaude caresse de clers est li jurz et li  l’écriture paien sunt morz, alquant       jardin de la       &agrav       je       ruelle 1. il se trouve que je suis       "  le livre, avec on trouvera la video       le deuxième grant est la plaigne e large troisième essai antoine simon 23 vous avez monde imaginal,       montag       le     dans la ruela lentement, josué ce qu’un paysage peut ainsi fut pétrarque dans nous avons affaire à de ne pas négocier ne       bruyan dans les carnets 1 au retour au moment neuf j’implore en vain de sorte que bientôt quant carles oït la     pourquoi il tente de déchiffrer, folie de josuétout est le 23 février 1988, il   la baie des anges c’est la chair pourtant   se démodocos... Ça a bien un tous ces charlatans qui i.- avaler l’art par lu le choeur des femmes de       mouett le corps encaisse comme il violette cachéeton a grant dulur tendrai puis   adagio   je le texte qui suit est, bien dans les rêves de la a christiane onzième     double couleur qui ne masque pas écoute, josué, aux george(s) (s est la bel équilibre et sa les dernières  “s’ouvre le samedi 26 mars, à 15 l’impossible la fonction, sixième l’une des dernières de profondes glaouis clere est la noit e la   l’oeuvre vit son tant pis pour eux.       la elle réalise des même si   né le 7       une dernier vers aoi dernier vers aoi madame est une torche. elle outre la poursuite de la mise       aujour on a cru à là, c’est le sable et vos estes proz e vostre polenta madame, on ne la voit jamais antoine simon 24 comme un préliminaire la   encore une       dans     vers le soir       les pas sur coussin d’air mais j’ai parlé “le pinceau glisse sur ce texte m’a été       qui   ces notes  “... parler une       vaches à la bonne la littérature de       avant je t’enlace gargouille  il est des objets sur rêves de josué, les lettres ou les chiffres cinquième essai tout   voici donc la macles et roulis photo 3 les étourneaux ! ce jour-là il lui  née à temps de pierres dans la pour le prochain basilic, (la maintenant il connaît le       quand qu’est-ce qui est en petit matin frais. je te iloec endreit remeint li os "moi, esclave" a       l̵       la   dits de  “ne pas encore la couleur, mais cette     m2 &nbs …presque vingt ans plus thème principal :  improbable visage pendu quand il voit s’ouvrir, aucun hasard si se madame chrysalide fileuse dire que le livre est une le proche et le lointain     les fleurs du       sur trois (mon souffle au matin station 3 encore il parle je suis celle qui trompe la question du récit deux ce travail vous est station 1 : judas madame a des odeurs sauvages le 26 août 1887, depuis merci à la toile de   (dans le se reprendre. creuser son       &ccedi       apr&eg       baie derniers vers sun destre bien sûrla l’impression la plus les durand : une abu zayd me déplait. pas je reviens sur des         &n       la une fois entré dans la  tous ces chardonnerets   entrons ce paysage que tu contemplais cet univers sans tout en vérifiant au seuil de l’atelier       l̵ les dessins de martine orsoni dernier vers aoi         sabots si elle est belle ? je mais jamais on ne c’est la peur qui fait nous avancions en bas de je t’enfourche ma ce qui fait tableau : ce toute trace fait sens. que elle ose à peine dernier vers aoi       sur quand les eaux et les terres       sur dernier vers aoi À max charvolen et on croit souvent que le but       grappe     sur la pente un homme dans la rue se prend 1.- les rêves de dernier vers aoi ici, les choses les plus il y a dans ce pays des voies f le feu est venu,ardeur des agnus dei qui tollis peccata       ...mai etudiant à martin miguel art et seul dans la rue je ris la voudrais je vous j’ai perdu mon       fleur       assis dans les horizons de boue, de       au pour maxime godard 1 haute       aux       alla       &agrav jamais je n’aurais       ( f tous les feux se sont voile de nuità la le 15 mai, à références : xavier   anatomie du m et       neige (josué avait langues de plomba la le glacis de la mort samuelchapitre 16, versets 1 j’ai donné, au mois l’heure de la nécrologie "ces deux là se carles respunt : bientôt, aucune amarre antoine simon 17 dans le monde de cette rêve, cauchemar,       soleil une il faut dire les il était question non pour martine libre de lever la tête       s̵ reprise du site avec la et nous n’avons rien carmelo arden quin est une rimbaud a donc       sur à cri et à       b&acir ils avaient si longtemps, si les plus terribles si, il y a longtemps, les raphaËl carissimo ulisse,torna a     "       pass&e il ne s’agit pas de je serai toujours attentif à af : j’entends les oiseaux s’ouvrent   la production ici. les oiseaux y ont fait la prédication faite 0 false 21 18  au travers de toi je       devant attendre. mot terrible. raphaël la parol

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MARCEL ALOCCO

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Yves Klein, une pensée dix-neuvième
© Marcel Alocco
Artiste(s) : Klein Ecrivain(s) : Alocco

Pourquoi Yves Klein a-t-il exercé une telle fascination sur toute une génération et finalement, semble-t-il, si peu influencé les arts plastiques, si ce n’est comme l’un des plus percutants transmetteurs vulgarisateurs (et en partie transformateur il est vrai) des créations du groupe japonais Gutaï, des gestuels, et de l’Action painting ?

En effet, on voit en ces mêmes années au japon Shiraga se servir de ses pieds nus pour appliquer la peinture, ou prendre place dans le vide, au bout d’une corde, et jeter sur la toile au sol de la peinture. Yoshida Toshio peint avec le feu. Murakami propose des écrans de papier explosés par la traversée du corps. Motogana expose des liquides colorés dans des sacs en plastique. Artistes qui à l’initiative de Jiro Yoshihara, avec quelques autres, vont créer en 1954 le groupe Gutaï, lequel posera dans ses manifestations l’essentiel des fondements de ce qui s’exprimera dans le happening, le land art, l’art conceptuel...
Rassembler dans l’éponge, maîtriser le feu, dominer la couleur, la « gravitation » : contrairement à ce qu’affirme le discours de Klein, le spirituel est nié aux dépens de l’énergie, de l’affirmation d’une supériorité, de la volonté de gagner.
Examinons la réalité de l’œuvre : vagues de surface, tranches peintes, on est sûrement dans les jeux de lumières et d’ombres d’un objet. Devant ce qu’il dit être un monochrome, seul le croyant voit une couleur unie : « Un climat au-delà du pensable » écrit-il aux Nouvelles Littéraires (août 1954). Notons que la couleur bleue, ce bleu-là, ce même bleu unique dont il prétend contradictoirement tantôt que c’est le ciel, tantôt la mer, ce qui à comparer fait douter de sa vision des couleurs, est déposée sous brevet en 1960 (I.K.B.). Vous voyez Véronèse, et quelques autres, aller déposer leurs couleurs ? Non. Ce ne peut être que l’acte d’un patron d’industrie attaché au résultat de l’entreprise... Rien de Zen là dedans. Ni dans le fait qu’il se mit à « éprouver de la haine pour les oiseaux qui volaient deci-delà dans mon beau ciel bleu sans nuages (...) Il faut détruire tous les oiseaux jusqu’au dernier » écrit-il en 1961. L’avenir Klein n’est pas écologiste !
Anthropométrie -c’est un terme policier ! Relevons simplement la contradiction qu’il y a de peindre au rouleau les monochromes pour ne pas laisser sa trace (coupable mais pas responsable !) et demander à l’ « Autre », la femme, et seulement la femme, d’être d’abord et surtout trace... Les faits : La femme est prostituée aux regards des mâles costume-cravate -comme dans « Le déjeuner sur l’herbe » et ses très dix-neuvième variantes. Que l’artiste dictateur exerce sur le pinceau son absolu pouvoir, c’est légitime quand ce n’est que prolonger sa main. Mais « sous les ordres d’Yves Klein », collées au mur, au sol, rampant nues comme vers, ou me dit-on tirées par les pieds (ce qui serait moins méprisant ?), les femmes sont d’abord et surtout le spectacle de corps dans l’espace pour le voyeurisme collectif avant d’être le résultat d’un impact coloré sur la toile porteur des fantasmes que suscite le procédé de fabrication. Elles passent du statut de femmes modèles à celui de femme-objets. Car, s’il n’était question que du principe du rapport plastique du corps à la surface (comme chez Pollock), que ne s’est-il magnifiquement objectivé lui-même en peintre-pinceau ?... (...Je vêtirais plutôt mon smoking et j’enfilerais des gants blancs. Il ne me viendrait même pas à l’idée de me salir les mains avec de la peinture »Y.K. 1961)
Y. Klein serait-il la réplique « business » de Gutaï, celui qui a compris qu’on ne travaille pas pour ce qu’est la chose produite, mais pour l’image médiatique qu’on pourra en donner ? (voir ce qu’en dit Michel Sajn). Le bleu est « une parure superflue de la réalité cosmique, qui est infinie : cette énergie immatérielle se suffit à elle-même. Il s’agit d’en prendre et d’en assumer la conscience » (Y.K.) « Ce sera la fameuse exposition du Vide en 1958. 2000 personnes viennent vernir les murs nus de la galerie Iris Clert » écrit P.Restany. Par quel mystère, si le chiffre est exact, 2000 personnes sont-elles venues un soir en cette (à l’époque) fort modeste galerie... « Le vide » de la galerie que Y. Klein dit exposer n’intéresse personne. Ce qui est vu et fait scandale, c’est l’invitation, ce sont les Gardes Républicains, le faste de la réception à rien, pas même pour le vide puisque... la galerie fait le plein ! Processus mondain qui tournait à vide, avide d’être filmé surtout, machine dérisoirement célibataire, Monsieur Duchamp. (Ressort médiatique : Christo ne remue pas les foules quand il emballe en petits paquets manipulables des objets usuels ; qu’un quart de siècle plus tard il emballe le Pont-neuf (1985), et les télévisants se précipitent ! Nous sommes au temps de la critique-publicitaire) Business ? On répondra que les idées seront vendues contre de l’or jeté au cours de l’eau... Oui, mais sous l’œil du photographe, de la caméra encore ! Au prix de la pub, c’est pas cher payé. Donne-moi de l’or, je te donne un chèque (valeur d’un papier qui ne vaut que d’être signé de mon nom !) Il ira même jusqu’à proposer des monochromes semblables à des prix différents, selon « l’intensité » ressentie par les collectionneurs. Le plus cher est le meilleur. La valeur vénale, le fric, comme critère esthétique. Chapeau !
Propos d’artiste ou de banquier ? N’oublions pas que nous sommes dans les « trente glorieuses »... Travesti dans le plus simple appareil, nudité, tel un Bouguereau ou un Girodet de Roucy-Trioson répliquant « les classiques », il coïncide avec les poncifs les plus fondamentaux de son époque sous couvert de valeurs « éternelles ». Haro sur qui disait, dirait, dira : « Le roi est nu ».
Oh ! je sais, je n’ai rien compris. Le rapport au bleu, à la femme, au vide, c’est de l’amour cosmogonique et transcendantal. Et Pierre Restany d’évoquer « le sens de la prédestination à la maîtrise du monde, la volonté d’appropriation universelle » et d’ajouter, et là je suis bien d’accord avec P.R. « Sa culture religieuse, philosophique ou alchimiste demeurait superficielle ». La mienne aussi, je n’en discuterai donc pas, si ce n’est pour remarquer que l’emploi de ce type d’argument (Je suis la révélation et la lumière, vous êtes la nuit et la négation de l’évidence) enlève toutes possibilités de dialogue critique fécond : on est dans le domaine de l’affirmation sectaire, absolue, définitive.
Quelle influence aura-t-il finalement exercée : fondamentalement moins que Pollock (Dripping, 1947) -au bout du compte, ce dernier, moins phraseur et certainement plus metteur en œuvres. Pour Y.K. pas de rapport spatial au corps du peintre dans le déplacement et l’occupation de l’espace. On a à faire à un corps objectivé, un corps-pinceau, qui ne traduit pas son déplacement, mais la volonté de qui le manipule. C’est dire que si le travail de Yves Klein n’est pas non-advenu, il n’est pas à prendre aux mots, à la lettre, mais à l’acte. Sa logique ( si j’ose employer ce mot) est celle d’une lignée qui, des romantiques légers aux plus superficiels surréalistes, entend « poétique » non comme action intellectuelle, jusqu’au rêve inclus, certes, mais plutôt comme rêvasseries et pâmoisons... la référence schématique au très « mode » dans les années cinquante Gaston Bachelard ne certifie pas la rigueur de l’analyse. Nous sommes déjà dans la vague, qui va s’intensifier, où être reconnu comme écrivain ou philosophe donne compétence aux discours sur tous sujets, et donc sur l’art ! Ici commence le discours sur lui-même de l’écrivant qui s’exprime avec d’autant plus de force et de conviction, et de talent et caractère parfois, que l’œuvre alibi est ductile et n’offre à la limite aucune résistance quel que soit le propos. En quoi le Vide est idéal, qui ne réfute aucune interprétation. On peut tout y déposer, dans le Vide, c’est une décharge, une décharge à fantasme. Y.K parle de Vide-plein. Pourquoi pas ? Mais à partir de cette contraction contradictoire absolue toute dissertation devient valide : c’est le sage-fou, le sado-maso, et le très utile aveugle-voyant de la mythologie...
On pourra tirer argument de la multiplicité des tentatives. Il indique et passe à autre chose. Parfait. « Il n’est d’œuvre que faite » disait le malin Henri Bergson. Celle de Klein se flatte souvent d’être l’ébauche de quelque chose non venu. Pourtant même le virtuel doit être pensé et mis en œuvre, assez « matériel » pour craindre le « bogue ».
Ce qui est en jeu n’est pas la présence des fondements objectifs d’un travail plastique qui a comme le platine (métal précieux encore !) dans la catalyse favorisé d’autres ruptures et réflexions, mais une ré-évaluation, une remise en perspective ; dans son contexte, avec un peu de recul déjà. Avant de tomber dans les bonbons anglais couleur de violette des anthropométries-cosmogonies agrémentées de feuillages qui terminent le parcours, restent d’une dizaine d’années de travail quelques propositions dont la plasticité impose la présence et questionne : toiles qui posent les problèmes qui toujours travaillent fondamentalement la peinture (Cf. R. Monticelli), ceux indissociables (pratique, physique, ou mental) du rapport aux limites, à l’espace, et aux modèles comme hors-texte ou prétextes. Il me reste encore assez de lucidité dans ma passion pour concéder que pour cela Y.K. sera l’un des quatre ou cinq cents artistes que l’histoire de l’art retiendra pour raconter le XX° siècle, pour aussi avoir su remettre à la mode avec son rectangle bleu sur fond (de mur) blanc les problématiques des années vingt du Suprématisme et de Malevitch alors un peu oubliées par la pensée institutionnelle.
La Strada n°13, mars-avril 2000
(Version première d’un texte qui comportait à l’impression
quelques erreurs de composition et quelques lignes sautées).

 

Publication en ligne : 10 mai 2010
Première publication : avril 2000

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