BRIBES EN LIGNE
de profondes glaouis dans les écroulements sculpter l’air : le géographe sait tout 0 false 21 18 monde imaginal, merci à marc alpozzo première c’est un peu comme si, pour  epître aux assise par accroc au bord de       jonath pas une année sans évoquer je n’ai pas dit que le cliquetis obscène des ils avaient si longtemps, si une autre approche de       mouett       devant le 26 août 1887, depuis       deux       six dans le pays dont je vous soudain un blanc fauche le un titre : il infuse sa et si tu dois apprendre à dans l’effilé de journée de       ton pour egidio fiorin des mots ce qui aide à pénétrer le madame est la reine des       dans pour michèle gazier 1) à cri et à présentation du       force dernier vers aoi tandis que dans la grande quel ennui, mortel pour c’est une sorte de       la pie je t’ai admiré,   dits de l’une des dernières la fraîcheur et la  hors du corps pas le texte qui suit est, bien le lent déferlement       ce me o tendresses ô mes pour m.b. quand je me heurte la mort d’un oiseau.       sur quando me ne so itu pe       nuage autre citation je déambule et suis légendes de michel "et bien, voilà..." dit livre grand format en trois dernier vers doel i avrat, un verre de vin pour tacher les installations souvent, f j’ai voulu me pencher on peut croire que martine       sur       la les étourneaux ! morz est rollant, deus en ad il s’appelait  référencem       la       l̵ folie de josuétout est tu le sais bien. luc ne       grappe bribes en ligne a       la ce texte se présente ce qui fascine chez       baie autre essai d’un       vu       retour « pouvez-vous " je suis un écorché vif. coupé le sonà samuelchapitre 16, versets 1 antoine simon 18 très malheureux... de tantes herbes el pre un jour nous avons rêves de josué,   l’oeuvre vit son         &n je ne peins pas avec quoi, peinture de rimes. le texte quatre si la mer s’est   je ne comprends plus     &nbs       je       maquis Ç’avait été la approche d’une    en dernier vers s’il pour jean gautheronle cosmos difficile alliage de       vaches station 5 : comment au lecteur voici le premier   pour théa et ses       st tendresse du mondesi peu de juste un mot pour annoncer  “... parler une (À l’église avez-vous vu   en grec, morías  l’exposition      pluie du temps de bitume en fusion sur rossignolet tu la pour andré       gentil station 1 : judas   si vous souhaitez il arriva que       s̵ en 1958 ben ouvre à non, björg, antoine simon 12 je reviens sur des dernier vers aoi l’homme est       au pour marcel j’oublie souvent et dernier vers aoi et je vois dans vos       la     surgi sixième un jour, vous m’avez       une       sur le du bibelot au babilencore une rêve, cauchemar, la liberté de l’être  mise en ligne du texte 1) notre-dame au mur violet deuxième sous la pression des madame dans l’ombre des les petites fleurs des mon travail est une a la femme au pour ma gardien de phare à vie, au       &n comme c’est dans ce pays ma mère j’ai longtemps  le grand brassage des dernier vers aoi mesdames, messieurs, veuillez ouverture d’une le grand combat : a propos d’une attelage ii est une œuvre epuisement de la salle,     longtemps sur nous lirons deux extraits de sequence 6   le normalement, la rubrique quand vous serez tout de la sixième exode, 16, 1-5 toute quel étonnant mais non, mais non, tu tant pis pour eux. la question du récit jamais je n’aurais       la     m2 &nbs   3   

les alocco en patchworck ©       bien se placer sous le signe de       il li quens oger cuardise en ceste tere ad estet ja halt sunt li pui e mult halt les doigts d’ombre de neige la rencontre d’une la vie est ce bruissement carcassonne, le 06 viallat © le château de  martin miguel vient       je me dernier vers aoi j’ai donc edmond, sa grande antoine simon 15 fragilité humaine.       le carles li reis en ad prise sa       il quatrième essai de c’est ici, me attendre. mot terrible. troisième essai et portrait. 1255 : et encore  dits deuxième suite ses mains aussi étaient que reste-t-il de la face aux bronzes de miodrag   est-ce que j’ai en réserve sables mes parolesvous décembre 2001. macles et roulis photo 6     un mois sans religion de josué il       la la légende fleurie est iv.- du livre d’artiste les oiseaux s’ouvrent et  riche de mes reflets et echosla salle les durand : une la bouche pleine de bulles c’est seulement au la terre nous f toutes mes       m̵ pour andré c’est la chair pourtant pour daniel farioli poussant le 26 août 1887, depuis       dans  les œuvres de avant propos la peinture est le ciel de ce pays est tout je suis celle qui trompe       fleure       la dernier vers aoi       " tous ces charlatans qui hans freibach : j’ai donné, au mois   saint paul trois   la baie des anges heureuse ruine, pensait toute trace fait sens. que       arauca martin miguel art et diaphane est le       coude       la pour qui veut se faire une   un les dieux s’effacent       pass&e a toi le don des cris qui       embarq       object tout est prêt en moi pour    seule au tromper le néant       sur il ne sait rien qui ne va in the country comme un préliminaire la v.- les amicales aventures du dernier vers aoi antoine simon 16 antoine simon 6 inoubliables, les       dans     vers le soir genre des motsmauvais genre       je me c’est extrêmement mult ben i fierent franceis e       longte moi cocon moi momie fuseau ce paysage que tu contemplais la galerie chave qui       droite il en est des meurtrières. pas sur coussin d’air mais       montag       le  les premières pour jacky coville guetteurs marcel alocco a dernier vers aoi clers fut li jurz e li   pour adèle et le passé n’est antoine simon 26 dernier vers que mort       avant antoine simon 30 diaphane est le mot (ou       &agrav l’erbe del camp, ki       sur  de même que les       " ensevelie de silence, dernier vers aoi vedo la luna vedo le et il parlait ainsi dans la nous savons tous, ici, que d’abord l’échange des écoute, josué, mult est vassal carles de       et et que vous dire des ce qu’un paysage peut ma chair n’est       dans j’ai changé le il est le jongleur de lui quant carles oït la À la loupe, il observa "pour tes       l̵ dernier vers aoi patrick joquel vient de les routes de ce pays sont je m’étonne toujours de la   se le travail de bernard g. duchêne, écriture le     une abeille de       dans       &agrav pour yves et pierre poher et pour michèle aueret l’attente, le fruit  hier, 17       au bien sûr, il y eut démodocos... Ça a bien un « 8° de aucun hasard si se     pourquoi la terre a souvent tremblé béatrice machet vient de       crabe-   jn 2,1-12 : li emperere par sa grant la communication est madame porte à les cuivres de la symphonie À max charvolen et martin et si au premier jour il ajout de fichiers sons dans 1254 : naissance de dorothée vint au monde à bernadette       le ils s’étaient dernier vers aoi     les provisions       bonhe (ô fleur de courge...       dernier vers aoi un homme dans la rue se prend   (à     chambre poème pour station 3 encore il parle       dans       pav&ea       assis       dans merle noir  pour macles et roulis photo je dors d’un sommeil de deuxième essai à propos des grands derniers la parol

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MARCEL ALOCCO

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L’écriture en bribes
© Marcel Alocco

entretien Alocco - Monticelli



 


Marcel Alocco :Par mes études en « lettres modernes », j’avais une connaissance plutôt littéraire et assez vague de Dada, bien meilleure du Surréalisme. Côté arts plastiques, Matisse, Picasso, Léger, mais une connaissance très confuse des abstractions, je mélangeais tout. Être formé aux concepts plus qu’aux pratiques aurait dans cette période ses avantages. Cependant, au tout début des années soixante, il m’a fallu pour passer de la culture dominante du Lycée et de l’Université aux propositions Fluxus remettre tous mes repères en question...Sans trop de difficultés finalement, mes positions n’étant pas encore bien établies. Tu as sans doute comme moi, bien que quelques années plus tard, été aussi brutalement confronté aux idées des avant-gardes vivantes...


Raphaël Monticelli : En t’écoutant j’ai cru que tu citais quelque chose que j’avais dû écrire quelque part et dont le souvenir incertain n’était pas tout à fait perdu…


Marcel Alocco : Reprise sans doute de moments évoqués lors de nos entretiens de 1975 – 1976. *


Raphaël Monticelli : Oui. Comme toi, j’ai été confronté aux idées des avant-gardes vivantes qui ont remis en question tous mes repères. Pour moi, ce fut à partir de 66-67. Quand je me suis mis à fréquenter, après le club Vaguants, le magasin de Ben et que je t’ai rencontré dans ces deux endroits. À vrai dire, les choses se sont faites plus difficilement pour moi, ou avec plus de souffrance, apparemment. Peut-être parce que j’étais très profondément marqué par la métrique classique, par le christianisme et le catholicisme (le Verbe qui se fait chair, le mystère de l’Eucharistie…), la liturgie, l’art roman, les impressionnistes, les primitifs siennois… Bach… Et que ce que je découvrais chez Ben, chez les Nouveaux Réalistes, chez Duchamp et… dans ton atelier m’imposait, du moins c’est ce que je croyais, de jeter tout cela par dessus les moulins. J’ajouterais bien que c’est en même temps la découverte de l’œuvre de Marx : toute ma théologie était mise en cause par ce matérialisme rayonnant, et efficace.


Marcel Alocco : Nous en avons disputé dans les mêmes entretiens...


Raphaël Monticelli : J’ai donc vécu pendant des années la confrontation avec les propositions des avant-gardes comme un déchirement continuel : à la fois ces propositions me convenaient parce qu’elles étaient « actives », « productives », qu’elles me donnaient à penser ; en même temps j’avais du mal à me résoudre aux pertes que je croyais qu’elles m’imposaient… Quand je dis « des années »… ça a duré tout le long des années 70.


Marcel Alocco : Bien sûr, nos différences de pratiques ne sont pas issues seulement de la chronologie. Tu avais une culture familiale, de fortes racines, alors que la coupure de ma famille avec son origine a été totale. À peine quelques bribes dialectales... Niçois et piémontais élémentaires, italien et français usuels bricolés... La religion ? À peine une étiquette sociale. Dans ma démarche littéraire ou plastique, le même problème constant : à partir de critères mal assurés, structurer une cohérence avec l’impression d’être toujours submergé par la multitude des possibles. Lorsque je me suis retrouvé grâce à quelques hasards heureux, au lycée puis en fac, nous ne manquions pas de concepts, nous vivions une confiante expansion des sciences humaines. Mais si la boîte à outils était pleine, les compatibilités n’étaient pas évidentes. Le bon côté de la chose était que dans mes choix intellectuels je pouvais opter pour la fuite en avant, m’aventurer : je n’avais rien à perdre.


Raphaël Monticelli : En effet... S’il est vrai que tu avais le sentiment que tu n’avais rien à perdre, c’est une grande différence entre nous. J’avais l’impression que nos choix intellectuels, nos « mises en cause » comportaient de considérables enjeux. Mais il fallait « courir le risque ». Il fallait « faire mourir le vieil homme ». Depuis, j’ai compris que ces choix, ces risques, étaient la seule façon de m’approprier de façon vivante ce que je croyais qu’ils me faisaient perdre...


Marcel Alocco : Oui, enjeux considérables. Mais ça m’amuse de penser aujourd’hui que j’étais face à la culture comme Pascal avec son pari : si je n’étais rien, je n’allais pas plus bas que mon rien ; si ça comptait, c’était tout bénéfice. Finalement, pas très original : c’est le cas de tout intellectuel sincère et conscient...


En ce début 2011, tu présentes une expo à la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale de Nice. C’est forcément d’une certaine manière un autoportrait, avec les années de formation, les développements adultes, la maturité... Comment vois-tu ce bilan provisoire ? Quelles en sont les lignes de force ?


Raphaël Monticelli : Cette exposition me permet de faire le point sur des aspects de mon travail que j’ai peu ou pas montrés. Connus seulement, et partiellement, par quelques amis. J’ai fait de la critique et de la formation à la littérature et à l’art. Pour comprendre les démarches des artistes, et les enjeux de ce démarches, et partager ce que j’en comprenais. Mais la critique et la formation ne me suffisaient pas pour comprendre... j’avais besoin d’expérimenter, de mettre la main à la pâte.


Marcel Alocco :Comme j’avais besoin de passer par l’écriture, dans les oeuvres ou partitions Fluxus, et « l’Idéogrammaire ».


Raphaël Monticelli : Ce sont ces expérimentations que je présente à la BMVR. Ça donne trois types d’objets : des choses que j’ai réalisées seul (mes livres d’artistes), d’autres qui résultent de collaborations avec quelques dizaines d’artistes, dont toi, et d’autres bricoles, que l’on pourrait classer dans la bibliophilie. Dans tous les cas, ce qui m’interroge, c’est la relation entre l’art et la littérature.


 


Marcel Alocco :


A partir de 1964, progressivement, je travaille de plus en plus en relation avec des artistes ou écrivains italiens qui s’intéressent à Fluxus ou bien sont dans la mouvance de la Peinture / Poésie Spatiale : Comme Gianni-Emilio Simonetti, Daniela Palazzoli, Magdalo Mussio, Guiseppe Chiari, William Xerra, Nanni Cagnone, Mario Diacono, Giancarlo Nanni, Parmiggiani, Carmen Gregotti, Maurizio Nannuci... Tu en as rencontré chez moi, Ferdinando Albertazzi, Maurizio Osti, et quelques autres. En 1968, nous rédigeons tous deux INterVENTION A, qui sera publié cosigné par le groupe informel, et signé par nous deux, INterVENTION B « Préliminaires ou BASIC-POESIE ». C’est vers cette époque que tu commences à travailler avec ta machine à écrire, les tapuscrits étant, papier et encre massifiés, le matériau de tes productions... plastiques. En quoi tu aurais pu en 1972 être dans « Textruction » !


Raphaël Monticelli :Pas si sûr... J’étais prof à Pithiviers, en 72, j’y initie mes recherches pédago pendant que le projet des "bribes" commence à me travailler fort. Parce que c’est le texte qui me préoccupe, et ce que je voyais de Textruction, qui m’intéressait beaucoup, travaillait davantage sur le mot, ou certains mots, que sur le texte même. Si je ne me trompe pas, Duchêne commence son extraordinaire "journal d’Il" deux ans plus tard. J’aurais pu faire groupe avec lui, alors... Tu parlais des Italiens. J’avais, j’ai toujours, pour eux une grande admiration, pour Cagnone et Mussio, particulièrement. Mais j’avais aussi des admirations françaises... Henri Chopin, par exemple, ou Garnier... J’étais aussi très impressionné par le travail de Ben, à l’époque...


Marcel Alocco :La BMVR présentera donc une quarantaine d’années d’itinéraire ... « d’écritures plasticiennes ».


Raphaël Monticelli : Les plus anciennes réalisations présentées (elles sont de 67-68) sont des livres d’artiste. En gros, la question est de savoir ce que devient le travail littéraire quand on lui applique les procédures et démarches de l’art. ma première collaboration débute avec Charvolen, en 1974, j’ai poursuivi dès l’année suivante avec Miguel... depuis cette époque je cherche à savoir comment le travail littéraire est affecté lorsqu’on le confronte directement avec une démarche plastique dans l’espace plastique de cette démarche. Naturellement, c’est d’autant plus intéressant qu’on passe à des démarches complètement différentes, qu’on change d’univers artistique : ça oblige à des postures littéraires parfois inattendues. A de constantes mises en causes. Rien à voir entre Charvolen et Orsoni, Lorin, Popet ou Sierra par exemple. Ces sortes d’incursions dans l’altérité m’ont énormément appris. Dans la dernière période, j’ai continué le travail avec Charvolen, et ça a donné une coloration particulière à ma série de Bribes, mais j’ai ouvert d’autres chantiers avec Partezana ou Mohen, par exemple.


Dans la bibliophilie, la rencontre bénéficie de l’intermédiaire d’un éditeur. Ma démarche est proche de celle que je viens de décrire, mais l’éditeur est le maître du jeu, et c’est encore une autre forme d’aventure que je dois à des gens comme Auréglia, Fiorin, Mantoux Gignac ou Gilbert Baud, et dont on trouvera aussi des exemples à la BMVR.


 


 


* Voir : Marcel Alocco « Des écritures en Patchwork » Z’éditions – Alain Amiel, Nice 1987


et les sites : Alocco.com et Bribes-en-ligne

Publication en ligne : 22 février 2011
Première publication : décembre 2010

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