BRIBES EN LIGNE
quand c’est le vent qui ce       pass&e jamais si entêtanteeurydice epuisement de la salle, deux ce travail vous est  dans toutes les rues     pluie du buttati ! guarda&nbs i mes doigts se sont ouverts dans la caverne primordiale fin première pour michèle c’est le grand   encore une la lecture de sainte suite du blasphème de quant carles oït la eurydice toujours nue à ecrire les couleurs du monde       je me depuis ce jour, le site tes chaussures au bas de je n’ai pas dit que le antoine simon 25 pour robert le 28 novembre, mise en ligne   se pour andré raphaël ….omme virginia par la mise en ligne thème principal :   jn 2,1-12 : pas une année sans évoquer le lent tricotage du paysage  “s’ouvre la prédication faite       sur pour maguy giraud et macles et roulis photo madame chrysalide fileuse la force du corps, la musique est le parfum de       mouett à propos des grands une autre approche de ainsi va le travail de qui en 1958 ben ouvre à ce qui fait tableau : ce le temps passe si vite,       allong bien sûr, il y eut    seule au lorsque martine orsoni       la   ces notes antoine simon 17       pav&ea   1) cette       il pour jean-louis cantin 1.- g. duchêne, écriture le que reste-t-il de la c’était une la réserve des bribes pour jean gautheronle cosmos       sur patrick joquel vient de       &agrav i.- avaler l’art par (dans mon ventre pousse une toute une faune timide veille  l’écriture j’entends sonner les vedo la luna vedo le accoucher baragouiner il n’était qu’un hans freibach : À max charvolen et certains prétendent des voix percent, racontent sous l’occupation     cet arbre que "je me tais. pour taire. douze (se fait terre se    courant dernier vers s’il « h&eacu       midi madame, c’est notre       neige       un (elle entretenait  on peut passer une vie de proche en proche tous madame, on ne la voit jamais o tendresses ô mes ] heureux l’homme  les œuvres de mesdames, messieurs, veuillez " je suis un écorché vif.       une   entrons préparation des j’ai donc       fleure  dernières mises martin miguel art et merci au printemps des très malheureux... clquez sur       &eacut dans le train premier       deux les petites fleurs des     double       apparu napolì napolì pur ceste espee ai dulor e poème pour le grand combat : Ç’avait été la on cheval macles et roulis photo 4 antoine simon 6 des quatre archanges que cher bernard face aux bronzes de miodrag archipel shopping, la       object dernier vers aoi         alla dernier vers aoi "mais qui lit encore le pas facile d’ajuster le  les premières pour yves et pierre poher et temps de cendre de deuil de avant propos la peinture est    regardant       aujour la route de la soie, à pied, antoine simon 24       ( rien n’est pour raphaël essai de nécrologie, reprise du site avec la     hélas, ...et poème pour sous la pression des on trouvera la video même si rare moment de bonheur,       m̵ juste un viallat © le château de  si, du nouveau dans le patriote du 16 mars l’appel tonitruant du       ton     le cygne sur antoine simon 9 et voici maintenant quelques un trait gris sur la jusqu’à il y a   en grec, morías sur l’erbe verte si est tromper le néant dimanche 18 avril 2010 nous ajout de fichiers sons dans pour andrée comme une suite de dans un coin de nice, antoine simon 30 villa arson, nice, du 17 vous deux, c’est joie et franchement, pensait le chef, dernier vers aoi les plus vieilles il tente de déchiffrer,       un  la toile couvre les    si tout au long il avait accepté passet li jurz, si turnet a       sur rimbaud a donc 5) triptyque marocain in the country     nous       le dentelle : il avait       su       deux       pav&ea les avenues de ce pays cet article est paru       maquis le vieux qui       m&eacu nécrologie       sur le tout le problème paien sunt morz, alquant les plus terribles la poésie, à la c’est ici, me       d’un côté       la tu le saiset je le vois     du faucon toujours les lettres : l’impossible toutes ces pages de nos noble folie de josué, l’éclair me dure, mieux valait découper autre petite voix arbre épanoui au ciel       sur le   la baie des anges art jonction semble enfin le 26 août 1887, depuis l’art c’est la       ma af : j’entends rien n’est plus ardu polenta pour le prochain basilic, (la bernadette griot vient de de pa(i)smeisuns en est venuz       le autres litanies du saint nom le numéro exceptionnel de exode, 16, 1-5 toute monde imaginal,       &ccedi À max charvolen et martin dernier vers aoi "si elle est       au       pour michèle aueret approche d’une       " bientôt, aucune amarre envoi du bulletin de bribes dernier vers aoi       é dernier vers doel i avrat,  née à dernier vers aoi elle ose à peine       le les doigts d’ombre de neige sept (forces cachées qui "pour tes       soleil antoine simon 18 quai des chargeurs de deuxième apparition de   six formes de la pour philippe samuelchapitre 16, versets 1 autre citation halt sunt li pui e mult halt a la libération, les le coquillage contre et nous n’avons rien   un vendredi l’évidence exacerbé d’air de profondes glaouis c’est parfois un pays À peine jetés dans le frères et   3   

les  “ce travail qui à bernadette dans le pain brisé son toute trace fait sens. que de sorte que bientôt et…  dits de je m’étonne toujours de la ce va et vient entre bruno mendonça la bouche pleine de bulles deuxième essai le bel équilibre et sa  epître aux       & c’est la distance entre li emperere s’est       chaque fragilité humaine. la deuxième édition du  ce qui importe pour effleurer le ciel du bout des tout à fleur d’eaula danse elle réalise des pour mireille et philippe able comme capable de donner premier vers aoi dernier six de l’espace urbain, toi, mésange à       object       les la brume. nuages c’est la peur qui fait madame des forêts de je t’enlace gargouille ce jour-là il lui après la lecture de la mort d’un oiseau.   la production pour andré la liberté s’imprime à se placer sous le signe de  jésus  monde rassemblé quand sur vos visages les sa langue se cabre devant le pour egidio fiorin des mots l’impression la plus quatrième essai de rita est trois fois humble. autre citation"voui immense est le théâtre et le samedi 26 mars, à 15 pure forme, belle muette, pas sur coussin d’air mais s’égarer on       cette       p&eacu sur la toile de renoir, les accorde ton désir à ta max charvolen, martin miguel ce poème est tiré du le géographe sait tout     longtemps sur lu le choeur des femmes de traquer  les trois ensembles       tourne une errance de macao grise huit c’est encore à       entre       reine  les éditions de je dors d’un sommeil de       je me nice, le 18 novembre 2004 pour andré villers 1) le bulletin de "bribes pour alain borer le 26 1 la confusion des constellations et       sur  pour le dernier jour       sur attelage ii est une œuvre       le       ruelle   je ne comprends plus diaphane est le là, c’est le sable et madame dans l’ombre des pour anne slacik ecrire est ce texte se présente le 26 août 1887, depuis ce qui importe pour       il temps de bitume en fusion sur       l̵ dernier vers aoi     depuis       une clere est la noit e la   pour le prochain a dix sept ans, je ne savais       avant ils sortent       le       pass&e     à pour jean marie glaciation entre     tout autour etudiant à       les la parol

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YVES UGHES

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Prédication du 22 novembre 2015
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)


Exode, 16, 1-5


Toute l’assemblée des enfants d’Israël partit d’Elim, et ils arrivèrent au désert de Sin, qui est entre Elim et Sinaï, le quinzième jour du second mois après leur sortie du pays d’Egypte. Et toute l’assemblée des enfants d’Israël murmura dans le désert contre Moïse et Aaron. Les enfants d’Israël leur dirent : Que ne sommes-nous morts par la main de l’Eternel dans le pays d’Egypte, quand nous étions assis près de des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété ? car vous nous avez menés dans ce désert pour faire mourir de faim toute ces multitude.
L’Eternel dit à Moïse : Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par
jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l’épreuve, et que je voie s’il marchera, ou non, selon ma loi. Le sixième jour, lorsqu’il préparera ce qu’ils auront apporté, il s’en trouvera le double de ce qu’ils ramasseront jour par jour.


Matthieu, 8-22 : Comment suivre Jésus
Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l’ordre de passer sur l’autre bord. Un scribe s’approcha, et lui dit : Maître, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’abord d’ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi et laisse les morts ensevelir les morts.


Matthieu, 30, 36-45.
Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier. Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort, restez ici, et veillez avec moi. Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! Il revint et les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis.


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La scène qui se déroule à Gethsémané peut être perçue et comprise par un athée comme par un chrétien. Son intensité dramatique parle à tout un chacun. Jésus sent la mort qui approche, et le supplice qui s’annonce. Avec cette humanité qui fait de lui notre frère humain, il ressent de terribles angoisses, et il cherche la chaleur des autres, de ses disciples, de ses proches. Restez ici, et veillez avec moi. Il ne s’agit pas d’un ordre, d’une injonction, mais d’une prière, d’une demande. De telles suppliques nous traversent quand nous sentons le poids de la mort et des angoisses qu’elle engendre. Contre le froid qui s’annonce d’ores et déjà dans le corps, dans la chair est réclamée la chaleur des autres, de leur regard ; la chaleur de leur présence.
Jésus se situe ainsi au cœur du drame qui nous habite tous et toutes, au cœur de ce mystère d’être en vie qui nous conduit fatalement à la mort. Comment notre vie va-t-elle prendre fin ? Dans la dépendance et par quelles souffrances ? Le fils de l’homme éprouve, comme tous les hommes, la tristesse installée dans son corps.


Si chaque être humain peut comprendre ce passage des Evangiles il nous revient en tant que chrétiens d’en faire une lecture personnelle, d’en dégager un sens qui nous soit propre. Car lire c’est relier, mettre en connexion les textes entre eux afin de faire émerger une signification personnelle.
Et si lire la Bible c’est en relier des fragments pour en dégager du sens, il nous faut ne pas glisser sur le sens des mots et ne pas oublier que le mot religion vient de religare qui signifie aussi relier les hommes entre eux. Tel est le sens de notre lecture.


Face à la mort se dessinent dans les textes que nous avons lus différentes voies de fuite. Elles s’expriment en ces lignes, mais elles sont également en nous, n’en doutons pas un seul instant.


La première de ces tentations réside dans le sommeil. Pierre et les deux fils de Zébédée s’endorment en un instant particulièrement intense et tragique. Ils se révèlent ainsi à la fois profondément humains et terriblement humains. La mort rôde, Jésus connaît les douleurs de l’angoisse, il fait appel à eux…et leurs yeux s’appesantissent, ils dorment. On pourrait y voir une faiblesse condamnable, mais ce sommeil révèle en fait notre propre endormissement. Toutes les « informations » que nous recevons sont si terribles que nous fermons nos yeux, mentalement, et que nous nous endormons afin de ne pas être troublés dans notre confort de vie. Disant ceci nous ne formulons pas une condamnation morale, nous actons simplement une tentation humaine…celle de l’endormissement moelleux comme antidote à la violence de la vie et de la mort.


Vient ensuite la nostalgie, y compris la nostalgie du pire. Que ne sommes-nous morts par la main de l’Eternel dans le pays d’Egypte, quand nous étions assis près de des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété. Ah, c’était tellement mieux avant ! Voici un peuple qui a connu les pires souffrances de l’esclavage, la mort et le mépris, le saccage des êtres. A peine est-il sorti, dès les premières épreuves, le voici mettant en scène un « âge d’or » qui vient se superposer sur les décennies de servitude et qui les magnifie en temps d’abondance. Notre mémoire est courte, et nous tentons de survivre ainsi, en nous créant des paradis passés et fictifs dès que les difficultés nous frappent dans le présent.


Enfin, le point extrême du sommeil pourrait être la mort, et l’attrait qu’elle exerce. La fascination de la mort peut prendre plusieurs formes, toutes conduisant vers le pire.
Il n’est pas question bien sûr de vouloir critiquer les rites que nous accordons à nos défunts. Ils sont signes de souvenir et disent que leurs vies continuent en nous.
Mais la tentation morbide est d’une autre nature, et le culte de la mort est une culture dangereuse. Cette fascination peut engendrer une tension telle qu’elle ne peut déboucher que sur le cataclysme.
Ne voyons pas que la paille qui est dans l’œil du voisin. Nous avons aussi nos poutres. Nombre d’écrivains ont été tentés par l’apocalypse, par la culture mortifère du néant, par la négation de tout, de tout espoir notamment. Ce nihilisme a toujours conduit au naufrage ses pratiquants et ses adeptes. On commence par glorifier « le voyage au bout de la nuit » et on finit par accompagner les convois qui avancent vers la noirceur des camps.
Le point extrême de cette fascination mortifère nous a été donné à Paris, vendredi dernier.
Les djihadistes, en se plaçant dans un système fermé, qui donne la mort, qui détruit avant l’heure ne sont rien d’autres que des êtres fascinés par le néant, et souhaitant en hâter la venue du pire. Il n’est rien de religieux dans leur action, il n’est rien qui relie, rien qui lie. Ils ne sont qu’un appel à la fraction des sociétés, des êtres.
Ils appellent la mort pour donner un sens à leur angoisse de vivre. Ils suppriment la peur qui est en eux en supprimant les autres avant de se faire exploser. Ils ne sont que des morts fascinés par l’ensevelissement des morts, dans un rituel sanglant dominé par le goût de la destruction.


Tous ces comportements –sommeil, nostalgie, goût du vide- sont marqués par une seule et même logique : celle de l’enfermement. Il est urgent de nos jours de redéfinir, de revivifier une culture de l’espoir, une culture de la « dilatation » comme l’affirme le philosophe Jean-Louis Chrétien, et nous tous, chrétiens, avons notre part dans ce combat pour l’ouverture et l’expansion.


Les textes que nous avons lus balisent un chemin d’espoir. En s’approchant d’eux nous découvrons autant de cailloux blancs qui nous proposent une marche vers la une nouvelle maison.


Chaque pas est marqué par la confiance. : les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Quelle audace de vie traverse cette phrase et la porte vers nous ! Nous pouvons y lire l’éloge de l’inconfort, du nomadisme. De l’ouverture donc, à l’espace, ouverture de la vie à l’aventure, dans un mouvement vers les autres. Là où nous accumulons les certitudes matérielles et donc mentales pour assurer notre confort, Jésus affirme aller sans tanière. Il avance dans la confiance vers la vie, ose ne pas se fixer, ni même se reposer. Tout se trouve ici dans le mouvement accepté de l’imprévu du lendemain. Et si, sans pour autant abandonner nos repaires, nous osions nous aussi aller au gré des jours et des pas, c’est-à-dire au gré des rencontres, en nous disant que, de toutes façons, Dieu est là, et que Jésus guide nos pas ? Nous aurions déjà fait beaucoup pour sortir de nos enfermements.


Dans ce mouvement qui nous porte en avant, Jésus nous donne en viatique l’audace de la libération. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’abord d’ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi et laisse les morts ensevelir les morts. Les rites sont certes nécessaires, mais ils se pratiquent souvent pour nous rassurer et donc nous enfermer : le rite réduit à notre intelligence ce qui nous échappe. Sortons donc du rituel, ayons l’audace de dépasser ce qui nous retient dans la contingence de la sécurité mentale et affective. Laissons les morts et pensons à la vie, allons vers la vie, mettons au cœur de nos cœurs le vivant, les vivants. Ils ont besoin de nous et nous d’eux, même si la démarche est difficile, plongeons avec joie et espoir dans la rencontre avec l’autre, surmontons les obstacles du « vivre ensemble », et créons de nouveaux espaces.


Dès lors, nous ne serons jamais seuls, car dans cette démarche audacieuse qui s’apparente à l’aventure humaine, qui nous définit en tant qu’humains si nous sommes capables d’avancer, le pain de la vie nous sera donné, distribué. Point de nostalgie, le bonheur n’est pas dans un paradis perdu, mais dans ce qui se crée, ici et maintenant, avec et par les autres. : Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire. Une mise à l’épreuve ? Certes, mais dans la joie de l’ouverture et dans la dilatation de soi et du monde. N’ayons crainte d’accueillir en nous la parole de Jésus, même si elle nous impressionne. L’hôte qui vient taille la demeure qui est en nous et qui l’accueille à sa dimension.


Le philosophe Jean-Louis Chrétien a très bien su définir cette dynamique, en s’appuyant sur Saint Augustin : Serait-ce que tu aies peur de recevoir une si grande puissance, et qu’elle te trouble, tout comme les hommes de petite et d’étroite condition ont coutume d’avoir peur d’être obligés de recevoir dans leur maison de grands personnages de passage ? Rien n’est certes plus grand que Dieu : n’aies pas peur de tes étroitesses, reçois-le, et il t’élargit (suscipe illum et dilatat te)
Tu n’as rien à lui servir à manger ? Reçois-le et il te nourrit ; et ce qui est encore plus doux à entendre, il te nourrit de lui-même. Lui-même sera ta nourriture, car lui-même a dit : Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. La seule issue à cette hospitalité terrifiante et impossible, du fait de la radicale disproportion entre l’exiguïté de notre demeure, de notre intérieur, et la grandeur de celui qui vient est précisément que Dieu ménage lui-même les conditions de sa réception, en nous élargissant, en nous dilatant. L’inespéré n’est pas seulement dans l’identité du visiteur, mais aussi dans le mode de sa venue et de son irruption.


Prenons ce pain, et allons. Loin de tout ensevelissement, et dans la joie de la marche qui s’accomplit.


Amen.

Publication en ligne : 4 décembre 2015

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