BRIBES EN LIGNE
      le zacinto dove giacque il mio thème principal : antoine simon 27  zones gardées de écrirecomme on se dans l’innocence des 7) porte-fenêtre c’est un peu comme si, suite de       &agrav etudiant à ce qui aide à pénétrer le       les seins isabelle boizard 2005 si tu es étudiant en ce qui fait tableau : ce "et bien, voilà..." dit   3   

les nu(e), comme son nom la mort, l’ultime port, sauvage et fuyant comme  mise en ligne du texte       sur       les temps où les coeurs   a dix sept ans, je ne savais "si elle est       o fin première ensevelie de silence,       assis de pareïs li seit la       la comme un préliminaire la libre de lever la tête  l’exposition  macles et roulis photo 1 0 false 21 18 la force du corps, À perte de vue, la houle des À max charvolen et  le "musée la fraîcheur et la l’instant criblé on trouvera la video 1 au retour au moment nos voix cinquième essai tout " je suis un écorché vif.       enfant allons fouiller ce triangle temps où le sang se la littérature de  un livre écrit traquer fontelucco, 6 juillet 2000  les éditions de j’ai en réserve ma voix n’est plus que ecrire sur dans les rêves de la dernier vers aoi   vous n’avez a ma mère, femme parmi pour gilbert f qu’il vienne, le feu vous avez       neige outre la poursuite de la mise f tous les feux se sont antoine simon 22 quand sur vos visages les   pour olivier quand les mots les oiseaux s’ouvrent f le feu est venu,ardeur des cet univers sans depuis le 20 juillet, bribes       ...mai en cet anniversaire, ce qui       longte       m̵ la vie est dans la vie. se au lecteur voici le premier coupé le sonà je crie la rue mue douleur folie de josuétout est       quinze lorsqu’on connaît une antoine simon 21       il l’heure de la dernier vers s’il quatrième essai de la vie est ce bruissement     [1]  granz fut li colps, li dux en ma chair n’est le galop du poème me dans le pays dont je vous   au milieu de langues de plomba la quatrième essai de       jardin un besoin de couper comme de rien n’est plus ardu c’est ici, me quelques autres dans ce pays ma mère  il y a le mise en ligne d’un quel ennui, mortel pour     sur la pente ainsi alfred… à sylvie macles et roulis photo 3       longte pour raphaël l’attente, le fruit très malheureux...   la production       fleur       tourne       une l’erbe del camp, ki       voyage autre essai d’un antoine simon 18         or "l’art est-il clers fut li jurz e li couleur qui ne masque pas sequence 6   le carles li reis en ad prise sa f le feu m’a depuis ce jour, le site       dans       vu       alla a la libération, les antoine simon 30 0 false 21 18 cher bernard a grant dulur tendrai puis (josué avait lentement c’est extrêmement       rampan des quatre archanges que       dans       allong  les œuvres de       chaque et nous n’avons rien quand c’est le vent qui c’est le grand quatrième essai rares bribes en ligne a franchement, pensait le chef, imagine que, dans la si, il y a longtemps, les histoire de signes .  marcel migozzi vient de a la fin il ne resta que       l̵ prenez vos casseroles et   (à je m’étonne toujours de la nécrologie non... non... je vous assure,  pour de pour qui veut se faire une du bibelot au babilencore une mise en ligne voici des œuvres qui, le la brume. nuages le recueil de textes au rayon des surgelés dernier vers aoi       sur jouer sur tous les tableaux carles respunt : un tunnel sans fin et, à viallat © le château de tous ces charlatans qui antoine simon 10       l̵ 1254 : naissance de cette machine entre mes il ne sait rien qui ne va le scribe ne retient diaphane est le mot (ou où l’on revient dans le patriote du 16 mars les grands nous avancions en bas de de profondes glaouis heureuse ruine, pensait nous viendrons nous masser juste un la poésie, à la deuxième essai pour jean marie quando me ne so itu pe antoine simon 15 démodocos... Ça a bien un dans le pain brisé son frères et elle disposait d’une 5) triptyque marocain nous dirons donc le glacis de la mort avant dernier vers aoi ce 28 février 2002.       dans le proche et le lointain   entrons    nous elle ose à peine       su  on peut passer une vie       l̵       sur    tu sais       au       au « amis rollant, de tandis que dans la grande Éléments - art jonction semble enfin tout est prêt en moi pour je ne peins pas avec quoi, premier essai c’est ….omme virginia par la exacerbé d’air pour maxime godard 1 haute     surgi  hier, 17 passet li jurz, si turnet a siglent a fort e nagent e je suis celle qui trompe à propos des grands j’ai donné, au mois dernier vers aoi on a cru à mais non, mais non, tu etait-ce le souvenir       pav&ea antoine simon 32 la liberté s’imprime à des quatre archanges que madame est la reine des les petites fleurs des ...et poème pour la réserve des bribes     l’é     à on peut croire que martine qu’est-ce qui est en dernier vers aoi dernier vers aoi   tout est toujours en antoine simon 33 dernier vers que mort       la de prime abord, il ce jour là, je pouvais je n’hésiterai pour anne slacik ecrire est       st     au couchant diaphane est le à la mémoire de pour le prochain basilic, (la sa langue se cabre devant le dernier vers aoi recleimet deu mult       la       devant marie-hélène villa arson, nice, du 17  “ne pas antoine simon 29 lentement, josué  “s’ouvre pour jean gautheronle cosmos   ces sec erv vre ile       apr&eg epuisement de la salle, et si au premier jour il tout en travaillant sur les la légende fleurie est je suis bien dans glaciation entre il s’appelait       " passet li jurz, la noit est travail de tissage, dans mon cher pétrarque,       au       le macles et roulis photo l’une des dernières       & de toutes les après la lecture de le temps passe dans la quai des chargeurs de     &nbs tous feux éteints. des       je       baie des voiles de longs cheveux pour jacqueline moretti,  les premières bel équilibre et sa       la chaque jour est un appel, une là, c’est le sable et faisant dialoguer temps de pierres       aujour       ruelle ce qui fascine chez j’ai parlé moisissures mousses lichens madame porte à       ( (ma gorge est une al matin, quant primes pert       vaches attention beau       allong       dans       marche rêves de josué,       sur et c’était dans paroles de chamantu un verre de vin pour tacher vous avez toute trace fait sens. que Être tout entier la flamme les cuivres de la symphonie  pour jean le à       le    7 artistes et 1 béatrice machet vient de rm : d’accord sur samuelchapitre 16, versets 1 c’est parfois un pays       é j’ai longtemps  si, du nouveau les premières encore une citation“tu       le le 26 août 1887, depuis a la femme au dernier vers aoi 1) notre-dame au mur violet et combien il était question non je meurs de soif    il et il fallait aller debout « voici   un vendredi       je de mes deux mains       "  au travers de toi je       d&eacu que reste-t-il de la       voyage ici, les choses les plus ço dist li reis :       grimpa       "       et tu je suis occupé ces  “... parler une       grappe À l’occasion de et encore  dits in the country laure et pétrarque comme la parol

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YVES UGHES

<- Culte du 16 mai 2015 | Prédication du 28 janvier 2018 ->
Prédication du 22 novembre 2015
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)


Exode, 16, 1-5


Toute l’assemblée des enfants d’Israël partit d’Elim, et ils arrivèrent au désert de Sin, qui est entre Elim et Sinaï, le quinzième jour du second mois après leur sortie du pays d’Egypte. Et toute l’assemblée des enfants d’Israël murmura dans le désert contre Moïse et Aaron. Les enfants d’Israël leur dirent : Que ne sommes-nous morts par la main de l’Eternel dans le pays d’Egypte, quand nous étions assis près de des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété ? car vous nous avez menés dans ce désert pour faire mourir de faim toute ces multitude.
L’Eternel dit à Moïse : Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par
jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l’épreuve, et que je voie s’il marchera, ou non, selon ma loi. Le sixième jour, lorsqu’il préparera ce qu’ils auront apporté, il s’en trouvera le double de ce qu’ils ramasseront jour par jour.


Matthieu, 8-22 : Comment suivre Jésus
Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l’ordre de passer sur l’autre bord. Un scribe s’approcha, et lui dit : Maître, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’abord d’ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi et laisse les morts ensevelir les morts.


Matthieu, 30, 36-45.
Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier. Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort, restez ici, et veillez avec moi. Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! Il revint et les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis.


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La scène qui se déroule à Gethsémané peut être perçue et comprise par un athée comme par un chrétien. Son intensité dramatique parle à tout un chacun. Jésus sent la mort qui approche, et le supplice qui s’annonce. Avec cette humanité qui fait de lui notre frère humain, il ressent de terribles angoisses, et il cherche la chaleur des autres, de ses disciples, de ses proches. Restez ici, et veillez avec moi. Il ne s’agit pas d’un ordre, d’une injonction, mais d’une prière, d’une demande. De telles suppliques nous traversent quand nous sentons le poids de la mort et des angoisses qu’elle engendre. Contre le froid qui s’annonce d’ores et déjà dans le corps, dans la chair est réclamée la chaleur des autres, de leur regard ; la chaleur de leur présence.
Jésus se situe ainsi au cœur du drame qui nous habite tous et toutes, au cœur de ce mystère d’être en vie qui nous conduit fatalement à la mort. Comment notre vie va-t-elle prendre fin ? Dans la dépendance et par quelles souffrances ? Le fils de l’homme éprouve, comme tous les hommes, la tristesse installée dans son corps.


Si chaque être humain peut comprendre ce passage des Evangiles il nous revient en tant que chrétiens d’en faire une lecture personnelle, d’en dégager un sens qui nous soit propre. Car lire c’est relier, mettre en connexion les textes entre eux afin de faire émerger une signification personnelle.
Et si lire la Bible c’est en relier des fragments pour en dégager du sens, il nous faut ne pas glisser sur le sens des mots et ne pas oublier que le mot religion vient de religare qui signifie aussi relier les hommes entre eux. Tel est le sens de notre lecture.


Face à la mort se dessinent dans les textes que nous avons lus différentes voies de fuite. Elles s’expriment en ces lignes, mais elles sont également en nous, n’en doutons pas un seul instant.


La première de ces tentations réside dans le sommeil. Pierre et les deux fils de Zébédée s’endorment en un instant particulièrement intense et tragique. Ils se révèlent ainsi à la fois profondément humains et terriblement humains. La mort rôde, Jésus connaît les douleurs de l’angoisse, il fait appel à eux…et leurs yeux s’appesantissent, ils dorment. On pourrait y voir une faiblesse condamnable, mais ce sommeil révèle en fait notre propre endormissement. Toutes les « informations » que nous recevons sont si terribles que nous fermons nos yeux, mentalement, et que nous nous endormons afin de ne pas être troublés dans notre confort de vie. Disant ceci nous ne formulons pas une condamnation morale, nous actons simplement une tentation humaine…celle de l’endormissement moelleux comme antidote à la violence de la vie et de la mort.


Vient ensuite la nostalgie, y compris la nostalgie du pire. Que ne sommes-nous morts par la main de l’Eternel dans le pays d’Egypte, quand nous étions assis près de des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété. Ah, c’était tellement mieux avant ! Voici un peuple qui a connu les pires souffrances de l’esclavage, la mort et le mépris, le saccage des êtres. A peine est-il sorti, dès les premières épreuves, le voici mettant en scène un « âge d’or » qui vient se superposer sur les décennies de servitude et qui les magnifie en temps d’abondance. Notre mémoire est courte, et nous tentons de survivre ainsi, en nous créant des paradis passés et fictifs dès que les difficultés nous frappent dans le présent.


Enfin, le point extrême du sommeil pourrait être la mort, et l’attrait qu’elle exerce. La fascination de la mort peut prendre plusieurs formes, toutes conduisant vers le pire.
Il n’est pas question bien sûr de vouloir critiquer les rites que nous accordons à nos défunts. Ils sont signes de souvenir et disent que leurs vies continuent en nous.
Mais la tentation morbide est d’une autre nature, et le culte de la mort est une culture dangereuse. Cette fascination peut engendrer une tension telle qu’elle ne peut déboucher que sur le cataclysme.
Ne voyons pas que la paille qui est dans l’œil du voisin. Nous avons aussi nos poutres. Nombre d’écrivains ont été tentés par l’apocalypse, par la culture mortifère du néant, par la négation de tout, de tout espoir notamment. Ce nihilisme a toujours conduit au naufrage ses pratiquants et ses adeptes. On commence par glorifier « le voyage au bout de la nuit » et on finit par accompagner les convois qui avancent vers la noirceur des camps.
Le point extrême de cette fascination mortifère nous a été donné à Paris, vendredi dernier.
Les djihadistes, en se plaçant dans un système fermé, qui donne la mort, qui détruit avant l’heure ne sont rien d’autres que des êtres fascinés par le néant, et souhaitant en hâter la venue du pire. Il n’est rien de religieux dans leur action, il n’est rien qui relie, rien qui lie. Ils ne sont qu’un appel à la fraction des sociétés, des êtres.
Ils appellent la mort pour donner un sens à leur angoisse de vivre. Ils suppriment la peur qui est en eux en supprimant les autres avant de se faire exploser. Ils ne sont que des morts fascinés par l’ensevelissement des morts, dans un rituel sanglant dominé par le goût de la destruction.


Tous ces comportements –sommeil, nostalgie, goût du vide- sont marqués par une seule et même logique : celle de l’enfermement. Il est urgent de nos jours de redéfinir, de revivifier une culture de l’espoir, une culture de la « dilatation » comme l’affirme le philosophe Jean-Louis Chrétien, et nous tous, chrétiens, avons notre part dans ce combat pour l’ouverture et l’expansion.


Les textes que nous avons lus balisent un chemin d’espoir. En s’approchant d’eux nous découvrons autant de cailloux blancs qui nous proposent une marche vers la une nouvelle maison.


Chaque pas est marqué par la confiance. : les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Quelle audace de vie traverse cette phrase et la porte vers nous ! Nous pouvons y lire l’éloge de l’inconfort, du nomadisme. De l’ouverture donc, à l’espace, ouverture de la vie à l’aventure, dans un mouvement vers les autres. Là où nous accumulons les certitudes matérielles et donc mentales pour assurer notre confort, Jésus affirme aller sans tanière. Il avance dans la confiance vers la vie, ose ne pas se fixer, ni même se reposer. Tout se trouve ici dans le mouvement accepté de l’imprévu du lendemain. Et si, sans pour autant abandonner nos repaires, nous osions nous aussi aller au gré des jours et des pas, c’est-à-dire au gré des rencontres, en nous disant que, de toutes façons, Dieu est là, et que Jésus guide nos pas ? Nous aurions déjà fait beaucoup pour sortir de nos enfermements.


Dans ce mouvement qui nous porte en avant, Jésus nous donne en viatique l’audace de la libération. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’abord d’ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi et laisse les morts ensevelir les morts. Les rites sont certes nécessaires, mais ils se pratiquent souvent pour nous rassurer et donc nous enfermer : le rite réduit à notre intelligence ce qui nous échappe. Sortons donc du rituel, ayons l’audace de dépasser ce qui nous retient dans la contingence de la sécurité mentale et affective. Laissons les morts et pensons à la vie, allons vers la vie, mettons au cœur de nos cœurs le vivant, les vivants. Ils ont besoin de nous et nous d’eux, même si la démarche est difficile, plongeons avec joie et espoir dans la rencontre avec l’autre, surmontons les obstacles du « vivre ensemble », et créons de nouveaux espaces.


Dès lors, nous ne serons jamais seuls, car dans cette démarche audacieuse qui s’apparente à l’aventure humaine, qui nous définit en tant qu’humains si nous sommes capables d’avancer, le pain de la vie nous sera donné, distribué. Point de nostalgie, le bonheur n’est pas dans un paradis perdu, mais dans ce qui se crée, ici et maintenant, avec et par les autres. : Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire. Une mise à l’épreuve ? Certes, mais dans la joie de l’ouverture et dans la dilatation de soi et du monde. N’ayons crainte d’accueillir en nous la parole de Jésus, même si elle nous impressionne. L’hôte qui vient taille la demeure qui est en nous et qui l’accueille à sa dimension.


Le philosophe Jean-Louis Chrétien a très bien su définir cette dynamique, en s’appuyant sur Saint Augustin : Serait-ce que tu aies peur de recevoir une si grande puissance, et qu’elle te trouble, tout comme les hommes de petite et d’étroite condition ont coutume d’avoir peur d’être obligés de recevoir dans leur maison de grands personnages de passage ? Rien n’est certes plus grand que Dieu : n’aies pas peur de tes étroitesses, reçois-le, et il t’élargit (suscipe illum et dilatat te)
Tu n’as rien à lui servir à manger ? Reçois-le et il te nourrit ; et ce qui est encore plus doux à entendre, il te nourrit de lui-même. Lui-même sera ta nourriture, car lui-même a dit : Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. La seule issue à cette hospitalité terrifiante et impossible, du fait de la radicale disproportion entre l’exiguïté de notre demeure, de notre intérieur, et la grandeur de celui qui vient est précisément que Dieu ménage lui-même les conditions de sa réception, en nous élargissant, en nous dilatant. L’inespéré n’est pas seulement dans l’identité du visiteur, mais aussi dans le mode de sa venue et de son irruption.


Prenons ce pain, et allons. Loin de tout ensevelissement, et dans la joie de la marche qui s’accomplit.


Amen.

Publication en ligne : 4 décembre 2015

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