BRIBES EN LIGNE
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aucun hasard si se aux barrières des octrois       au       au deuxième essai le       la le 15 mai, à dans le pays dont je vous 1. il se trouve que je suis je sais, un monde se cinquième essai tout À max charvolen et martin avec marc, nous avons j’arrivais dans les       d&eacu 0 false 21 18 non, björg,       et tu 1254 : naissance de a l’aube des apaches, dans les rêves de la en 1958 ben ouvre à s’égarer on comment entrer dans une la bouche pure souffrance antoine simon 16 au rayon des surgelés     [1]     seule au       quinze j’ai travaillé même si deux ajouts ces derniers 1 au retour au moment   je ne comprends plus     son       pour rm : nous sommes en le plus insupportable chez dans l’innocence des pour pierre theunissen la cyclades, iii° errer est notre lot, madame, n’ayant pas dans le patriote du 16 mars  pour de tout est prêt en moi pour       ...mai tout le problème       apr&eg pour anne slacik ecrire est tandis que dans la grande pour mes enfants laure et       retour moisissures mousses lichens il s’appelait     l’é halt sunt li pui e mult halt antoine simon 23 bruno mendonça ce va et vient entre     nous toujours les lettres : hans freibach :       p&eacu  “... parler une a la libération, les   marcel martin miguel il va falloir les éditions de la passe du pour mireille et philippe le texte qui suit est, bien antoine simon 26 branches lianes ronces envoi du bulletin de bribes    courant j’oublie souvent et quand vous serez tout rafale n° 10 ici comme un préliminaire la dessiner les choses banales  martin miguel vient pourquoi yves klein a-t-il les lettres ou les chiffres j’écoute vos il faut laisser venir madame   en grec, morías descendre à pigalle, se  je signerai mon       " à propos des grands quand les mots pour philippe la vie humble chez les premier essai c’est troisième essai       les     vers le soir (dans mon ventre pousse une f dans le sourd chatoiement des quatre archanges que station 1 : judas  il est des objets sur       aux <img852|left> forest madame est la reine des       le ( ce texte a       devant ce qui fait tableau : ce antoine simon 7   je n’ai jamais peinture de rimes. le texte folie de josuétout est af : j’entends deuxième apparition de       dans temps de pierres dans la  le grand brassage des antoine simon 13 pour andré du bibelot au babilencore une à la mémoire de diaphane est le   tout est toujours en "ah ! mon doux pays, rafale     rien       &agrav  improbable visage pendu  les éditions de quelque chose 7) porte-fenêtre dans le train premier sur la toile de renoir, les avez-vous vu     tout autour petit matin frais. je te s’ouvre la   maille 1 :que    en rare moment de bonheur, dorothée vint au monde merci au printemps des       embarq suite de   ces notes dernier vers aoi station 4 : judas  et nous n’avons rien       &agrav  dans toutes les rues quand les couleurs genre des motsmauvais genre petites proses sur terre raphaël en cet anniversaire, ce qui quand les eaux et les terres "l’art est-il le tissu d’acier grant est la plaigne e large clere est la noit e la   que signifie ce texte m’a été       aujour dans les carnets       sur       sur       quand c’est parfois un pays un besoin de couper comme de dernier vers aoi vous êtes al matin, quant primes pert pour jean gautheronle cosmos       s̵ les textes mis en ligne rien n’est plus ardu juste un je suis bien dans charogne sur le seuilce qui madame dans l’ombre des arbre épanoui au ciel bientôt, aucune amarre souvent je ne sais rien de       une l’une des dernières la réserve des bribes       voyage       les       o exacerbé d’air a la fin il ne resta que cinq madame aux yeux un soir à paris au marché ou souk ou c’est la peur qui fait a propos d’une lentement, josué attention beau tu le saiset je le vois à propos “la le temps passe si vite,       ce equitable un besoin sonnerait ils sortent Ç’avait été la karles se dort cum hume allons fouiller ce triangle on trouvera la captation  pour le dernier jour pure forme, belle muette, le travail de miguel, de 1968       le       le il n’est pire enfer que dernier vers aoi le geste de l’ancienne, pour frédéric "la musique, c’est le d’ eurydice ou bien de et si au premier jour il rm : d’accord sur prenez vos casseroles et       bien la terre a souvent tremblé a ma mère, femme parmi normalement, la rubrique pour qui veut se faire une leonardo rosa travail de tissage, dans le pendu tous ces charlatans qui la brume. nuages etait-ce le souvenir c’est seulement au si grant dol ai que ne ce monde est semé approche d’une on dit qu’agathe première rupture : le nouvelles mises en guetter cette chose les petites fleurs des comme c’est f le feu s’est la nuit pour lee la mort d’un oiseau.       fourmi  les œuvres de       chaque violette cachéeton "nice, nouvel éloge de la madame, c’est notre j’ai ajouté       je me       fourr& antoine simon 33 0 false 21 18       fleur  née à dernier vers aoi je t’enlace gargouille on croit souvent que le but j’ai en réserve des conserves !       ruelle mult est vassal carles de a propos de quatre oeuvres de       la antoine simon 28 se reprendre. creuser son dans l’effilé de       allong l’éclair me dure,   un l’ami michel issent de mer, venent as sixième pour jean marie       &agrav 0 false 21 18 dernier vers aoi pour helmut       neige pluies et bruines, le lourd travail des meules les routes de ce pays sont       le difficile alliage de       alla mult ben i fierent franceis e présentation du       en un madame est toute tous feux éteints. des       bonheu du fond des cours et des       la chercher une sorte de religion de josué il je déambule et suis       grappe les parents, l’ultime       reine nous lirons deux extraits de martin miguel art et (josué avait       &n autres litanies du saint nom       très saintes litanies voile de nuità la le passé n’est vi.- les amicales aventures antoine simon 21 pas sur coussin d’air mais dernier vers aoi dernier vers aoi laure et pétrarque comme et ces la chaude caresse de sauvage et fuyant comme gardien de phare à vie, au     m2 &nbs m1       deuxième essai mon travail est une 1) la plupart de ces     le cygne sur on trouvera la video       force vue à la villa tamaris le bulletin de "bribes       marche la parol

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YVES UGHES

<- Culte du 16 mai 2015 | Prédication du 28 janvier 2018 ->
Prédication du 22 novembre 2015
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)


Exode, 16, 1-5


Toute l’assemblée des enfants d’Israël partit d’Elim, et ils arrivèrent au désert de Sin, qui est entre Elim et Sinaï, le quinzième jour du second mois après leur sortie du pays d’Egypte. Et toute l’assemblée des enfants d’Israël murmura dans le désert contre Moïse et Aaron. Les enfants d’Israël leur dirent : Que ne sommes-nous morts par la main de l’Eternel dans le pays d’Egypte, quand nous étions assis près de des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété ? car vous nous avez menés dans ce désert pour faire mourir de faim toute ces multitude.
L’Eternel dit à Moïse : Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par
jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l’épreuve, et que je voie s’il marchera, ou non, selon ma loi. Le sixième jour, lorsqu’il préparera ce qu’ils auront apporté, il s’en trouvera le double de ce qu’ils ramasseront jour par jour.


Matthieu, 8-22 : Comment suivre Jésus
Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l’ordre de passer sur l’autre bord. Un scribe s’approcha, et lui dit : Maître, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’abord d’ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi et laisse les morts ensevelir les morts.


Matthieu, 30, 36-45.
Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier. Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort, restez ici, et veillez avec moi. Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! Il revint et les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis.


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La scène qui se déroule à Gethsémané peut être perçue et comprise par un athée comme par un chrétien. Son intensité dramatique parle à tout un chacun. Jésus sent la mort qui approche, et le supplice qui s’annonce. Avec cette humanité qui fait de lui notre frère humain, il ressent de terribles angoisses, et il cherche la chaleur des autres, de ses disciples, de ses proches. Restez ici, et veillez avec moi. Il ne s’agit pas d’un ordre, d’une injonction, mais d’une prière, d’une demande. De telles suppliques nous traversent quand nous sentons le poids de la mort et des angoisses qu’elle engendre. Contre le froid qui s’annonce d’ores et déjà dans le corps, dans la chair est réclamée la chaleur des autres, de leur regard ; la chaleur de leur présence.
Jésus se situe ainsi au cœur du drame qui nous habite tous et toutes, au cœur de ce mystère d’être en vie qui nous conduit fatalement à la mort. Comment notre vie va-t-elle prendre fin ? Dans la dépendance et par quelles souffrances ? Le fils de l’homme éprouve, comme tous les hommes, la tristesse installée dans son corps.


Si chaque être humain peut comprendre ce passage des Evangiles il nous revient en tant que chrétiens d’en faire une lecture personnelle, d’en dégager un sens qui nous soit propre. Car lire c’est relier, mettre en connexion les textes entre eux afin de faire émerger une signification personnelle.
Et si lire la Bible c’est en relier des fragments pour en dégager du sens, il nous faut ne pas glisser sur le sens des mots et ne pas oublier que le mot religion vient de religare qui signifie aussi relier les hommes entre eux. Tel est le sens de notre lecture.


Face à la mort se dessinent dans les textes que nous avons lus différentes voies de fuite. Elles s’expriment en ces lignes, mais elles sont également en nous, n’en doutons pas un seul instant.


La première de ces tentations réside dans le sommeil. Pierre et les deux fils de Zébédée s’endorment en un instant particulièrement intense et tragique. Ils se révèlent ainsi à la fois profondément humains et terriblement humains. La mort rôde, Jésus connaît les douleurs de l’angoisse, il fait appel à eux…et leurs yeux s’appesantissent, ils dorment. On pourrait y voir une faiblesse condamnable, mais ce sommeil révèle en fait notre propre endormissement. Toutes les « informations » que nous recevons sont si terribles que nous fermons nos yeux, mentalement, et que nous nous endormons afin de ne pas être troublés dans notre confort de vie. Disant ceci nous ne formulons pas une condamnation morale, nous actons simplement une tentation humaine…celle de l’endormissement moelleux comme antidote à la violence de la vie et de la mort.


Vient ensuite la nostalgie, y compris la nostalgie du pire. Que ne sommes-nous morts par la main de l’Eternel dans le pays d’Egypte, quand nous étions assis près de des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété. Ah, c’était tellement mieux avant ! Voici un peuple qui a connu les pires souffrances de l’esclavage, la mort et le mépris, le saccage des êtres. A peine est-il sorti, dès les premières épreuves, le voici mettant en scène un « âge d’or » qui vient se superposer sur les décennies de servitude et qui les magnifie en temps d’abondance. Notre mémoire est courte, et nous tentons de survivre ainsi, en nous créant des paradis passés et fictifs dès que les difficultés nous frappent dans le présent.


Enfin, le point extrême du sommeil pourrait être la mort, et l’attrait qu’elle exerce. La fascination de la mort peut prendre plusieurs formes, toutes conduisant vers le pire.
Il n’est pas question bien sûr de vouloir critiquer les rites que nous accordons à nos défunts. Ils sont signes de souvenir et disent que leurs vies continuent en nous.
Mais la tentation morbide est d’une autre nature, et le culte de la mort est une culture dangereuse. Cette fascination peut engendrer une tension telle qu’elle ne peut déboucher que sur le cataclysme.
Ne voyons pas que la paille qui est dans l’œil du voisin. Nous avons aussi nos poutres. Nombre d’écrivains ont été tentés par l’apocalypse, par la culture mortifère du néant, par la négation de tout, de tout espoir notamment. Ce nihilisme a toujours conduit au naufrage ses pratiquants et ses adeptes. On commence par glorifier « le voyage au bout de la nuit » et on finit par accompagner les convois qui avancent vers la noirceur des camps.
Le point extrême de cette fascination mortifère nous a été donné à Paris, vendredi dernier.
Les djihadistes, en se plaçant dans un système fermé, qui donne la mort, qui détruit avant l’heure ne sont rien d’autres que des êtres fascinés par le néant, et souhaitant en hâter la venue du pire. Il n’est rien de religieux dans leur action, il n’est rien qui relie, rien qui lie. Ils ne sont qu’un appel à la fraction des sociétés, des êtres.
Ils appellent la mort pour donner un sens à leur angoisse de vivre. Ils suppriment la peur qui est en eux en supprimant les autres avant de se faire exploser. Ils ne sont que des morts fascinés par l’ensevelissement des morts, dans un rituel sanglant dominé par le goût de la destruction.


Tous ces comportements –sommeil, nostalgie, goût du vide- sont marqués par une seule et même logique : celle de l’enfermement. Il est urgent de nos jours de redéfinir, de revivifier une culture de l’espoir, une culture de la « dilatation » comme l’affirme le philosophe Jean-Louis Chrétien, et nous tous, chrétiens, avons notre part dans ce combat pour l’ouverture et l’expansion.


Les textes que nous avons lus balisent un chemin d’espoir. En s’approchant d’eux nous découvrons autant de cailloux blancs qui nous proposent une marche vers la une nouvelle maison.


Chaque pas est marqué par la confiance. : les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Quelle audace de vie traverse cette phrase et la porte vers nous ! Nous pouvons y lire l’éloge de l’inconfort, du nomadisme. De l’ouverture donc, à l’espace, ouverture de la vie à l’aventure, dans un mouvement vers les autres. Là où nous accumulons les certitudes matérielles et donc mentales pour assurer notre confort, Jésus affirme aller sans tanière. Il avance dans la confiance vers la vie, ose ne pas se fixer, ni même se reposer. Tout se trouve ici dans le mouvement accepté de l’imprévu du lendemain. Et si, sans pour autant abandonner nos repaires, nous osions nous aussi aller au gré des jours et des pas, c’est-à-dire au gré des rencontres, en nous disant que, de toutes façons, Dieu est là, et que Jésus guide nos pas ? Nous aurions déjà fait beaucoup pour sortir de nos enfermements.


Dans ce mouvement qui nous porte en avant, Jésus nous donne en viatique l’audace de la libération. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’abord d’ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi et laisse les morts ensevelir les morts. Les rites sont certes nécessaires, mais ils se pratiquent souvent pour nous rassurer et donc nous enfermer : le rite réduit à notre intelligence ce qui nous échappe. Sortons donc du rituel, ayons l’audace de dépasser ce qui nous retient dans la contingence de la sécurité mentale et affective. Laissons les morts et pensons à la vie, allons vers la vie, mettons au cœur de nos cœurs le vivant, les vivants. Ils ont besoin de nous et nous d’eux, même si la démarche est difficile, plongeons avec joie et espoir dans la rencontre avec l’autre, surmontons les obstacles du « vivre ensemble », et créons de nouveaux espaces.


Dès lors, nous ne serons jamais seuls, car dans cette démarche audacieuse qui s’apparente à l’aventure humaine, qui nous définit en tant qu’humains si nous sommes capables d’avancer, le pain de la vie nous sera donné, distribué. Point de nostalgie, le bonheur n’est pas dans un paradis perdu, mais dans ce qui se crée, ici et maintenant, avec et par les autres. : Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire. Une mise à l’épreuve ? Certes, mais dans la joie de l’ouverture et dans la dilatation de soi et du monde. N’ayons crainte d’accueillir en nous la parole de Jésus, même si elle nous impressionne. L’hôte qui vient taille la demeure qui est en nous et qui l’accueille à sa dimension.


Le philosophe Jean-Louis Chrétien a très bien su définir cette dynamique, en s’appuyant sur Saint Augustin : Serait-ce que tu aies peur de recevoir une si grande puissance, et qu’elle te trouble, tout comme les hommes de petite et d’étroite condition ont coutume d’avoir peur d’être obligés de recevoir dans leur maison de grands personnages de passage ? Rien n’est certes plus grand que Dieu : n’aies pas peur de tes étroitesses, reçois-le, et il t’élargit (suscipe illum et dilatat te)
Tu n’as rien à lui servir à manger ? Reçois-le et il te nourrit ; et ce qui est encore plus doux à entendre, il te nourrit de lui-même. Lui-même sera ta nourriture, car lui-même a dit : Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. La seule issue à cette hospitalité terrifiante et impossible, du fait de la radicale disproportion entre l’exiguïté de notre demeure, de notre intérieur, et la grandeur de celui qui vient est précisément que Dieu ménage lui-même les conditions de sa réception, en nous élargissant, en nous dilatant. L’inespéré n’est pas seulement dans l’identité du visiteur, mais aussi dans le mode de sa venue et de son irruption.


Prenons ce pain, et allons. Loin de tout ensevelissement, et dans la joie de la marche qui s’accomplit.


Amen.

Publication en ligne : 4 décembre 2015

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