BRIBES EN LIGNE
soudain un blanc fauche le bernard dejonghe... depuis       le et te voici humanité giovanni rubino dit pour michèle aueret tout mon petit univers en       midi sous la pression des autre essai d’un madame, vous débusquez « amis rollant, de madame est toute quand les eaux et les terres sors de mon territoire. fais       " antoine simon 30       la intendo... intendo !     de rigoles en   le texte suivant a nous viendrons nous masser les amants se       soleil   pour le prochain   pour olivier les grands       &n       ton dernier vers aoi la pureté de la survie. nul dans un coin de nice, préparation des mais jamais on ne preambule – ut pictura       deux 0 false 21 18 sept (forces cachées qui antoine simon 6 dernier vers aoi les enseignants : agnus dei qui tollis peccata onzième     chant de le géographe sait tout pour temps de pierres dans la       en   saint paul trois       la pie si elle est belle ? je mais non, mais non, tu rm : nous sommes en le 28 novembre, mise en ligne s’égarer on non... non... je vous assure,       vu   se  le livre, avec nécrologie se placer sous le signe de  au travers de toi je le proche et le lointain avant dernier vers aoi antoine simon 18       le rêves de josué, siglent a fort e nagent e       apr&eg       au etait-ce le souvenir       grappe essai de nécrologie,     les provisions si grant dol ai que ne o tendresses ô mes janvier 2002 .traverse   que signifie les premières       sur le la terre nous   un vendredi il en est des meurtrières.       la li quens oger cuardise juste un mot pour annoncer quando me ne so itu pe alocco en patchworck ©       &agrav    de femme liseuse Être tout entier la flamme   (à       reine       &ccedi       object   jn 2,1-12 :       la et ma foi,  les œuvres de macles et roulis photo       allong antoine simon 12 ici. les oiseaux y ont fait dorothée vint au monde       le depuis le 20 juillet, bribes nous dirons donc il pleut. j’ai vu la et que vous dire des       dans  un livre écrit démodocos... Ça a bien un deux ajouts ces derniers marché ou souk ou pour daniel farioli poussant si j’avais de son pas même la bouche pleine de bulles martin miguel art et madame, on ne la voit jamais equitable un besoin sonnerait on peut croire que martine et tout avait la rencontre d’une madame déchirée genre des motsmauvais genre abstraction voir figuration c’est vrai a ma mère, femme parmi dernier vers aoi macles et roulis photo 6 l’existence n’est ainsi alfred… heureuse ruine, pensait       le antoine simon 27  au mois de mars, 1166 7) porte-fenêtre clere est la noit e la       un       constellations et la cité de la musique clers fut li jurz e li je t’enlace gargouille dernier vers aoi deux ce travail vous est       sur le lent déferlement il aurait voulu être au lecteur voici le premier pour anne slacik ecrire est dans les écroulements tous ces charlatans qui petites proses sur terre tromper le néant dans les carnets       voyage iloec endreit remeint li os décembre 2001.     pluie du mult ben i fierent franceis e dans les carnets ….omme virginia par la de proche en proche tous que reste-t-il de la       enfant c’est ici, me l’attente, le fruit "et bien, voilà..." dit     extraire allons fouiller ce triangle       neige la légende fleurie est ce jour là, je pouvais       fourr& i.- avaler l’art par je meurs de soif carles respunt :       &agrav ce qui fait tableau : ce ce monde est semé       " la question du récit (de)lecta lucta   nice, le 18 novembre 2004 n’ayant pas autres litanies du saint nom       st les lettres ou les chiffres     &nbs c’est pour moi le premier dernier vers aoi on croit souvent que le but       fleur ma mémoire ne peut me   on n’est j’ai changé le       le pour andrée « h&eacu dernier vers aoi macles et roulis photo 3 un jour nous avons la bouche pure souffrance toujours les lettres :       quand il ne sait rien qui ne va     chambre   ces sec erv vre ile dernier vers aoi dernier vers aoi de pa(i)smeisuns en est venuz toute une faune timide veille huit c’est encore à       force les routes de ce pays sont dernier vers aoi bientôt, aucune amarre et il fallait aller debout zacinto dove giacque il mio       bien il n’est pire enfer que       au les avenues de ce pays c’est une sorte de lentement, josué lorsque martine orsoni   au milieu de art jonction semble enfin l’une des dernières aux barrières des octrois dernier vers aoi poème pour       juin dans le monde de cette       en un         baie chercher une sorte de un titre : il infuse sa de soie les draps, de soie vous êtes ma voix n’est plus que ce n’est pas aux choses à la bonne cet univers sans mult est vassal carles de a grant dulur tendrai puis nice, le 30 juin 2000 pour jean gautheronle cosmos       dans       sur le maintenant il connaît le chairs à vif paumes iv.- du livre d’artiste fragilité humaine. quant carles oït la       pav&ea j’ai travaillé mise en ligne d’un charogne sur le seuilce qui  tu vois im font chier nous savons tous, ici, que       crabe- pour mon épouse nicole karles se dort cum hume dernier vers aoi voile de nuità la très saintes litanies ce qu’un paysage peut villa arson, nice, du 17       et la littérature de       coude deuxième suite       d&eacu tout est possible pour qui a propos d’une cinquième citationne ma voix n’est plus que     un mois sans       magnol       à       la et  riche de mes macles et roulis photo 4 madame chrysalide fileuse lu le choeur des femmes de   3   

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RAPHAEL MONTICELLI

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quatrième essai


Quatrième essai


Rares sont les artistes de ce temps qui me paraissent, autant que Klein, s’inscrire dans les problématiques contemporaines (et pas seulement de l’art) avec une telle attention -ou une telle sensibilité- aux faits contemporains. Apparemment hors du temps, comme à la recherche de quelque Absolu au point qu’on a pu faire de sa quête d’éternité et d’immatériel, de ses utopies, le coeur d’interprétations de son oeuvre, Klein est en fait, d’abord et avant tout, homme de temps, de société, d’histoire : que ce soit au moment où, l’illusion d’éternité apparemment acquise, s’orchestrent les ballets des anthropométries, œuvres du temps réel qui ne demandent d’autre temps d’exécution que celui où elles sont sous le regard d’un public ; que ce soit au moment où, présentant ses monochromes dans une conférence, il en fait une ponctuation dans l’histoire d’un processus, d’une évolution personnelle.
Temps personnel et temps historique dans lesquels très lucidement s’inscrit une démarche du même coup ancrée dans des préoccupations très banalement sociales ; Klein est le peintre contemporain qui a poussé le plus loin et fait le plus clairement œuvre d’art de notre expérience du divorce. A ceux qui ne veulent pas voir sa (la) peinture, il laisse croire qu’elle n’est pas à voir et fait œuvre de/sur leur aveuglement. Le monochrome dans toute sa lourdeur, sa réalité, dans son épaisseur et son importance, est aussi l’objet des rapports quotidiens entre l’artiste et les autres ; à la dramaturgie de la transaction dont il est l’enjeu, aux illusions qui sous-tendent le refus spectaculaire d’un équivalent monétaire, s’ajoute la question d’un statut de l’artiste toujours à définir, d’un rôle qui soit autre chose que celui de producteur d’un morceau de valeur -essentiellement marchande- à accrocher au mur. Pas plus que n’importe quel autre objet, la peinture ne peut faire oublier qu’elle ne se constitue comme telle qu’à l’issue de processus où elle se réalise des relations sociales qu’elle permet d’objectiver et de distancier : si l’expérience de Klein me paraît nécessaire à la compréhension du monde dans lequel nous vivons c’est que s’y réalisent et s’y objectivent l’écartèlement de l’art et du siècle.
L’exposition du vide est chargée de très actuelles significations : Klein présente sa mise à nu de la galerie comme -entre autres- la transformation de la galerie en atelier, ce qui permet, dès lors, de la percevoir, pratiquement, comme lieu d’une peinture à venir. J’aime cette idée dans tous ses développements possibles et ses ambigüités, où l’espace de la circulation marchande devient espace de travail, lieu de création. Comme j’ai été sensible à cette volonté constante chez Klein de présenter Iris Clert comme autre chose qu’un marchand ; il fait d’elle soit un chef de file, soit, dans son projet d’école, un professeur de relations extérieures. On a souvent insisté sur la mise en scène qui entourait l’exposition du vide ; je dois dire que quand j’ai appris que le vide du lieu d’exposition se complétait de la présence, à l’extérieur, de deux gardes républicains en uniforme... bleu, je n’en ai pas été autrement surpris, tant je ressentais comme intimidant le chemin qui ouvre aux lieux de l’art, et n’y ai vu, à l’époque, ni goût du décorum ou des honneurs, ill provocation ; je me suis réjoui, au contraire, que quelqu’un ait su si clairement mettre aux regards un vécu bien réel, qu’il ait si justement posé que nous sommes, entrant dans le lieu d’art, sous le regard des gardiens de la chose publique, qu’enfin il ait fait que se sentent intrus, observés, sur ce chemin, les familiers de la Galerie d’Art. Le monochrome, une fois de plus, engage à regarder aussi à côté.
Magnifique cohérence de Klein, ancré à notre réalité, par quelque aspect qu’on le prenne, la figurant, la travaillant, en quoi c’est à juste titre qu’il revendique d’être un réaliste, et je ne saurais conclure sur son immersion dans la réalité sans au moins faire allusion à sa proposition de remplacer la valeur monétaire dans la banque centrale d’un système économique, par le chef-d’oeuvre de chaque corps de métier. Utopie ? Facile à dire. Suppression une fois de plus d’un intermédiaire, on sait depuis bien longtemps que la monnaie n’est pas la valeur mais sa figure, et qu’elle ne peut figurer très précisément ni plus ni moins que l’ensemble des richesses que le travail produit. Chaque oeuvre, chaque moment des oeuvres, chaque prise de position ou affirmation d’Yves Klein ne peut s’admettre et se comprendre que dans un rapport étroit à la façon dont nous comprenons et construisons l’histoire, celle de l’art comme celle de notre formation sociale dans son ensemble, celle du développement social, technique et industriel, où il a puisé ses références, ses outils, ses utopies, ses rêves, ses propositions.
Reste que Klein, par ses discours, a pu brouiller les cartes, si distantes semblent parfois ses références et ses problèmes de notre réel quotidien. Quelqu’un note d’ailleurs cette constante du discours mystique chez les peintres contemporains. Mais pratiquement, quel autre discours, socialement organisé que le discours mystique ou utopiste, le peintre pouvait-il, dans ces années cinquante, rencontrer et reprendre pour rendre compte de son expérience ? Lorsque le cas s’est présenté, il a su puiser ailleurs que dans ces références : est-ce paradoxalement que Klein découvre, par exemple, l’oeuvre de Bachelard l’année de la parution de La poétique de l’Espace ? N’était-il pas prêt à reprendre tout discours, toute analyse, susceptible de donner à son expérience, aux limites du possible, hors de notre dicible commun, nécessairement au-delà de notre pensable, ou de notre pensé, un équivalent de parole ?
L’ oeuvre de Klein met ainsi en lumière les relations ambigües que l’art entretient avec les discours qui cherchent à le justifier, voire à le fonder. Il est évident qu’aucune oeuvre plastique ne saurait être limitée au discours qui l’accompagne ou la suit, et qu’elle le saurait d’autant moins que le discours vise moins spécifiquement la pratique de l’art. Il en va ainsi des références religieuses ou politiques. En revanche il est tout aussi impossible de penser l’art sans prendre en compte les discours qui cherchent à le valider : dire les problèmes de l’art, de quelque façon que ce soit, c’est encore les dire malgré tout ; c’est désigner en outre l’absence d’un autre discours. Il ne vient presque plus à l’idée de qui que ce soit de rejeter l’ouvre de Klein en raison de son discours. Il est encore trop facile d’oublier son discours en raison de son oeuvre.


 

Publication en ligne : 12 février 2017

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