BRIBES EN LIGNE
pour pierre theunissen la les doigts d’ombre de neige a l’aube des apaches, bruno mendonça l’illusion d’une pour jacky coville guetteurs i mes doigts se sont ouverts réponse de michel       que inoubliables, les     les fleurs du       la seul dans la rue je ris la livre grand format en trois au matin du antoine simon 12 accoucher baragouiner       magnol f le feu s’est ils s’étaient   (à “dans le dessin dernier vers aoi         &ccedi dernier vers aoi constellations et approche d’une       l̵ dieu faisait silence, mais bien sûrla dernier vers aoi j’écoute vos li quens oger cuardise antoine simon 7 j’ai changé le station 3 encore il parle mon cher pétrarque, À max charvolen et martin a ma mère, femme parmi beaucoup de merveilles antoine simon 23 cet article est paru certains soirs, quand je si j’avais de son titrer "claude viallat,       quand bernard dejonghe... depuis s’ouvre la pour raphaël un nouvel espace est ouvert r.m.a toi le don des cris qui clere est la noit e la aux barrières des octrois bientôt, aucune amarre f qu’il vienne, le feu  de même que les il s’appelait     m2 &nbs a la fin il ne resta que pour ma madame est une torche. elle napolì napolì   le 10 décembre antoine simon 19 et voici maintenant quelques diaphane est le mot (ou encore la couleur, mais cette la bouche pleine de bulles       jardin   temps de cendre de deuil de       le 1257 cleimet sa culpe, si pour jean marie (ma gorge est une la réserve des bribes       voyage a christiane je serai toujours attentif à il faut laisser venir madame tout est possible pour qui l’impossible j’oublie souvent et cet article est paru dans le       au     au couchant une autre approche de un jour, vous m’avez dernier vers aoi les petites fleurs des       " dont les secrets… à quoi exacerbé d’air station 7 : as-tu vu judas se la deuxième édition du vedo la luna vedo le lorsqu’on connaît une la pureté de la survie. nul sors de mon territoire. fais premier vers aoi dernier toutefois je m’estimais       six il avait accepté       dans       devant autre citation"voui f toutes mes   l’oeuvre vit son à propos “la       sous se placer sous le signe de       fleur sur l’erbe verte si est       assis deux nouveauté, tromper le néant josué avait un rythme antoine simon 11 charogne sur le seuilce qui …presque vingt ans plus vous dites : "un     pourquoi "le renard connaît branches lianes ronces       dans est-ce parce que, petit, on station 1 : judas carissimo ulisse,torna a décembre 2001. si j’étais un       et tu ( ce texte a ne pas négocier ne les amants se antoine simon 33 jamais si entêtanteeurydice  dans le livre, le nous serons toujours ces       droite les premières ce paysage que tu contemplais le pendu le tissu d’acier   3   

les nous dirons donc ma voix n’est plus que pour mon épouse nicole  jésus  pour de       la  la toile couvre les pour jean-marie simon et sa et combien face aux bronzes de miodrag       au se reprendre. creuser son dernier vers s’il carcassonne, le 06  les éditions de  “comment etait-ce le souvenir elle réalise des   la baie des anges le recueil de textes a propos d’une dernier vers aoi antoine simon 20 bel équilibre et sa   le texte suivant a dernier vers aoi    seule au antoine simon 2 l’une des dernières  ce qui importe pour       juin la poésie, à la ensevelie de silence, (vois-tu, sancho, je suis l’éclair me dure, tes chaussures au bas de et ces       &agrav         &n pour michèle gazier 1) deuxième apparition "moi, esclave" a pour jean gautheronle cosmos madame est la reine des       sur ….omme virginia par la   tout est toujours en journée de il existe deux saints portant eurydice toujours nue à     tout autour       &agrav       au 5) triptyque marocain folie de josuétout est    regardant du fond des cours et des les routes de ce pays sont       &n le coquillage contre ouverture de l’espace depuis le 20 juillet, bribes et la peur, présente 7) porte-fenêtre à bernadette le passé n’est     chant de sculpter l’air :       sur le granz fut li colps, li dux en rm : d’accord sur       &agrav f dans le sourd chatoiement   entrons       baie vertige. une distance d’un bout à       fleure bien sûr, il y eut     un mois sans       il ma chair n’est de pa(i)smeisuns en est venuz       neige     hélas, fragilité humaine. on cheval       je   nous sommes ses mains aussi étaient   ciel !!!! antoine simon 22 pour gilbert frères et   se       les le "patriote", cyclades, iii° pour julius baltazar 1 le immense est le théâtre et       au pour alain borer le 26 rm : nous sommes en sixième écrirecomme on se       ce     vers le soir Être tout entier la flamme       nuage       force peinture de rimes. le texte la prédication faite c’est la distance entre       dans       aux À perte de vue, la houle des     l’é les grands antoine simon 25 une errance de jouer sur tous les tableaux li emperere par sa grant deux mille ans nous     du faucon normal 0 21 false fal dernier vers aoi la mort d’un oiseau.       va dans le monde de cette       soleil l’attente, le fruit l’ami michel     double   encore une       le       la j’entends sonner les (la numérotation des dernier vers aoi dix l’espace ouvert au présentation du l’évidence prenez vos casseroles et le soleil n’est pas antoine simon 6 au seuil de l’atelier il y a tant de saints sur dans la caverne primordiale mouans sartoux. traverse de       ce station 4 : judas  où l’on revient       deux dernier vers aoi dernier vers doel i avrat, et il fallait aller debout guetter cette chose   voici donc la le franchissement des toi, mésange à ce jour-là il lui je suis bien dans       vaches les textes mis en ligne       maquis raphaël rien n’est       reine c’est la chair pourtant un besoin de couper comme de "je me tais. pour taire.    de femme liseuse madame est toute dans les carnets  tu vois im font chier f tous les feux se sont tout en vérifiant   six formes de la dernier vers aoi on dit qu’agathe dernier vers aoi rien n’est plus ardu       l̵       apparu nouvelles mises en il aurait voulu être vos estes proz e vostre là, c’est le sable et       la douce est la terre aux yeux   est-ce que antoine simon 31   je n’ai jamais 0 false 21 18       &n voile de nuità la dorothée vint au monde souvent je ne sais rien de       sur vous avez martin miguel art et qu’est-ce qui est en pour maxime godard 1 haute la légende fleurie est nice, le 8 octobre ce qui aide à pénétrer le dernier vers aoi normalement, la rubrique le 26 août 1887, depuis     ton pas sur coussin d’air mais la lecture de sainte ils sortent f le feu s’est il ne s’agit pas de  tu ne renonceras pas. on a cru à 1.- les rêves de six de l’espace urbain, grande lune pourpre dont les         or antoine simon 17       l̵       le (josué avait la terre a souvent tremblé 0 false 21 18 madame, vous débusquez antoine simon 28   je ne comprends plus la mort, l’ultime port, la galerie chave qui   anatomie du m et fontelucco, 6 juillet 2000 s’égarer on rimbaud a donc de tantes herbes el pre ce jour là, je pouvais le grand combat : samuelchapitre 16, versets 1 f j’ai voulu me pencher genre des motsmauvais genre il n’y a pas de plus troisième essai et a propos de quatre oeuvres de tout en travaillant sur les vous deux, c’est joie et dernier vers aoi la parol

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RAPHAEL MONTICELLI

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quatrième essai


Quatrième essai


Rares sont les artistes de ce temps qui me paraissent, autant que Klein, s’inscrire dans les problématiques contemporaines (et pas seulement de l’art) avec une telle attention -ou une telle sensibilité- aux faits contemporains. Apparemment hors du temps, comme à la recherche de quelque Absolu au point qu’on a pu faire de sa quête d’éternité et d’immatériel, de ses utopies, le coeur d’interprétations de son oeuvre, Klein est en fait, d’abord et avant tout, homme de temps, de société, d’histoire : que ce soit au moment où, l’illusion d’éternité apparemment acquise, s’orchestrent les ballets des anthropométries, œuvres du temps réel qui ne demandent d’autre temps d’exécution que celui où elles sont sous le regard d’un public ; que ce soit au moment où, présentant ses monochromes dans une conférence, il en fait une ponctuation dans l’histoire d’un processus, d’une évolution personnelle.
Temps personnel et temps historique dans lesquels très lucidement s’inscrit une démarche du même coup ancrée dans des préoccupations très banalement sociales ; Klein est le peintre contemporain qui a poussé le plus loin et fait le plus clairement œuvre d’art de notre expérience du divorce. A ceux qui ne veulent pas voir sa (la) peinture, il laisse croire qu’elle n’est pas à voir et fait œuvre de/sur leur aveuglement. Le monochrome dans toute sa lourdeur, sa réalité, dans son épaisseur et son importance, est aussi l’objet des rapports quotidiens entre l’artiste et les autres ; à la dramaturgie de la transaction dont il est l’enjeu, aux illusions qui sous-tendent le refus spectaculaire d’un équivalent monétaire, s’ajoute la question d’un statut de l’artiste toujours à définir, d’un rôle qui soit autre chose que celui de producteur d’un morceau de valeur -essentiellement marchande- à accrocher au mur. Pas plus que n’importe quel autre objet, la peinture ne peut faire oublier qu’elle ne se constitue comme telle qu’à l’issue de processus où elle se réalise des relations sociales qu’elle permet d’objectiver et de distancier : si l’expérience de Klein me paraît nécessaire à la compréhension du monde dans lequel nous vivons c’est que s’y réalisent et s’y objectivent l’écartèlement de l’art et du siècle.
L’exposition du vide est chargée de très actuelles significations : Klein présente sa mise à nu de la galerie comme -entre autres- la transformation de la galerie en atelier, ce qui permet, dès lors, de la percevoir, pratiquement, comme lieu d’une peinture à venir. J’aime cette idée dans tous ses développements possibles et ses ambigüités, où l’espace de la circulation marchande devient espace de travail, lieu de création. Comme j’ai été sensible à cette volonté constante chez Klein de présenter Iris Clert comme autre chose qu’un marchand ; il fait d’elle soit un chef de file, soit, dans son projet d’école, un professeur de relations extérieures. On a souvent insisté sur la mise en scène qui entourait l’exposition du vide ; je dois dire que quand j’ai appris que le vide du lieu d’exposition se complétait de la présence, à l’extérieur, de deux gardes républicains en uniforme... bleu, je n’en ai pas été autrement surpris, tant je ressentais comme intimidant le chemin qui ouvre aux lieux de l’art, et n’y ai vu, à l’époque, ni goût du décorum ou des honneurs, ill provocation ; je me suis réjoui, au contraire, que quelqu’un ait su si clairement mettre aux regards un vécu bien réel, qu’il ait si justement posé que nous sommes, entrant dans le lieu d’art, sous le regard des gardiens de la chose publique, qu’enfin il ait fait que se sentent intrus, observés, sur ce chemin, les familiers de la Galerie d’Art. Le monochrome, une fois de plus, engage à regarder aussi à côté.
Magnifique cohérence de Klein, ancré à notre réalité, par quelque aspect qu’on le prenne, la figurant, la travaillant, en quoi c’est à juste titre qu’il revendique d’être un réaliste, et je ne saurais conclure sur son immersion dans la réalité sans au moins faire allusion à sa proposition de remplacer la valeur monétaire dans la banque centrale d’un système économique, par le chef-d’oeuvre de chaque corps de métier. Utopie ? Facile à dire. Suppression une fois de plus d’un intermédiaire, on sait depuis bien longtemps que la monnaie n’est pas la valeur mais sa figure, et qu’elle ne peut figurer très précisément ni plus ni moins que l’ensemble des richesses que le travail produit. Chaque oeuvre, chaque moment des oeuvres, chaque prise de position ou affirmation d’Yves Klein ne peut s’admettre et se comprendre que dans un rapport étroit à la façon dont nous comprenons et construisons l’histoire, celle de l’art comme celle de notre formation sociale dans son ensemble, celle du développement social, technique et industriel, où il a puisé ses références, ses outils, ses utopies, ses rêves, ses propositions.
Reste que Klein, par ses discours, a pu brouiller les cartes, si distantes semblent parfois ses références et ses problèmes de notre réel quotidien. Quelqu’un note d’ailleurs cette constante du discours mystique chez les peintres contemporains. Mais pratiquement, quel autre discours, socialement organisé que le discours mystique ou utopiste, le peintre pouvait-il, dans ces années cinquante, rencontrer et reprendre pour rendre compte de son expérience ? Lorsque le cas s’est présenté, il a su puiser ailleurs que dans ces références : est-ce paradoxalement que Klein découvre, par exemple, l’oeuvre de Bachelard l’année de la parution de La poétique de l’Espace ? N’était-il pas prêt à reprendre tout discours, toute analyse, susceptible de donner à son expérience, aux limites du possible, hors de notre dicible commun, nécessairement au-delà de notre pensable, ou de notre pensé, un équivalent de parole ?
L’ oeuvre de Klein met ainsi en lumière les relations ambigües que l’art entretient avec les discours qui cherchent à le justifier, voire à le fonder. Il est évident qu’aucune oeuvre plastique ne saurait être limitée au discours qui l’accompagne ou la suit, et qu’elle le saurait d’autant moins que le discours vise moins spécifiquement la pratique de l’art. Il en va ainsi des références religieuses ou politiques. En revanche il est tout aussi impossible de penser l’art sans prendre en compte les discours qui cherchent à le valider : dire les problèmes de l’art, de quelque façon que ce soit, c’est encore les dire malgré tout ; c’est désigner en outre l’absence d’un autre discours. Il ne vient presque plus à l’idée de qui que ce soit de rejeter l’ouvre de Klein en raison de son discours. Il est encore trop facile d’oublier son discours en raison de son oeuvre.


 

Publication en ligne : 12 février 2017

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