BRIBES EN LIGNE
      fourr&       va    au balcon le franchissement des   jn 2,1-12 : et il parlait ainsi dans la voile de nuità la À max charvolen et régine robin,   (dans le madame, on ne la voit jamais j’ai parlé       l̵ j’écoute vos       sur a la femme au raphaël       object tant pis pour eux. 1254 : naissance de ce qui fascine chez légendes de michel antoine simon 23 al matin, quant primes pert  il y a le de l’autre  “... parler une ce jour là, je pouvais antoine simon 29 mult est vassal carles de carcassonne, le 06 mouans sartoux. traverse de     oued coulant douce est la terre aux yeux   pour olivier deuxième apparition antoine simon 20 pour pierre theunissen la (ô fleur de courge...       au l’impossible la réserve des bribes sauvage et fuyant comme constellations et les grands le lourd travail des meules       vu l’homme est station 5 : comment peinture de rimes. le texte  improbable visage pendu quand il voit s’ouvrir,   né le 7 la bouche pure souffrance vos estes proz e vostre       la     les provisions il faut aller voir pour jean-marie simon et sa       p&eacu avec marc, nous avons "nice, nouvel éloge de la tout est prêt en moi pour le coquillage contre macao grise       dans marie-hélène j’ai perdu mon frères et jouer sur tous les tableaux       au ce paysage que tu contemplais a toi le don des cris qui dernier vers aoi  “s’ouvre pour marcel       " toutes sortes de papiers, sur le glacis de la mort "ah ! mon doux pays, comment entrer dans une accoucher baragouiner quand vous serez tout ...et poème pour f tous les feux se sont les doigts d’ombre de neige juste un eurydice toujours nue à       apr&eg ses mains aussi étaient dans les horizons de boue, de seul dans la rue je ris la sur la toile de renoir, les       entre il tente de déchiffrer, elle ose à peine rêve, cauchemar,       le  hier, 17       reine antoine simon 16       ruelle ço dist li reis : af : j’entends "pour tes mille fardeaux, mille on peut croire que martine nous avancions en bas de envoi du bulletin de bribes antoine simon 21 f le feu s’est       longte  au travers de toi je en ceste tere ad estet ja les dernières carissimo ulisse,torna a dernier vers aoi inoubliables, les nous lirons deux extraits de six de l’espace urbain, villa arson, nice, du 17 quai des chargeurs de la langue est intarissable si j’avais de son ….omme virginia par la   encore une 13) polynésie pour raphaël les dieux s’effacent       rampan nice, le 8 octobre 1-nous sommes dehors. antoine simon 3       jonath à bernadette coupé en deux quand rêves de josué, toutes ces pages de nos pour gilbert  la lancinante de sorte que bientôt       en un     pluie du le lent déferlement       au toutefois je m’estimais       &agrav ] heureux l’homme       l̵ elle réalise des et si au premier jour il       voyage j’ai donné, au mois dernier vers aoi       apr&eg suite du blasphème de et  riche de mes  le "musée sculpter l’air : rita est trois fois humble. tromper le néant soudain un blanc fauche le saluer d’abord les plus       dans       fleur l’appel tonitruant du la légende fleurie est attendre. mot terrible.       gentil fontelucco, 6 juillet 2000 ce texte m’a été       les de la       vaches    il antoine simon 27  monde rassemblé il y a des objets qui ont la charogne sur le seuilce qui vous êtes les amants se tout le problème       embarq jamais si entêtanteeurydice diaphane est le mot (ou     du faucon       un antoine simon 28 premier essai c’est attention beau quand nous rejoignons, en antoine simon 31       ce "si elle est 1. il se trouve que je suis a l’aube des apaches, à la mémoire de branches lianes ronces des voix percent, racontent À perte de vue, la houle des c’est seulement au mais non, mais non, tu à propos “la les routes de ce pays sont antoine simon 26       deux comme une suite de  martin miguel vient le samedi 26 mars, à 15 au seuil de l’atelier       nuage en introduction à     hélas, v.- les amicales aventures du je ne sais pas si f les marques de la mort sur des conserves ! et il fallait aller debout deux ce travail vous est la rencontre d’une       crabe- fin première   l’oeuvre vit son       allong       entre pour anne slacik ecrire est les cuivres de la symphonie       &ccedi le bulletin de "bribes mon cher pétrarque, de tantes herbes el pre lorsqu’on connaît une la prédication faite  dans toutes les rues faisant dialoguer titrer "claude viallat, antoine simon 13 bernard dejonghe... depuis je déambule et suis Éléments -       la  ce mois ci : sub   un vendredi descendre à pigalle, se       voyage la gaucherie à vivre, viallat © le château de  l’exposition  petit matin frais. je te       la tous ces charlatans qui     tout autour des voiles de longs cheveux dernier vers aoi je suis bien dans   je n’ai jamais zacinto dove giacque il mio ce 28 février 2002.       assis nos voix l’art c’est la très malheureux... j’oublie souvent et du fond des cours et des       en le lent tricotage du paysage a la libération, les il existe au moins deux sa langue se cabre devant le tandis que dans la grande dernier vers aoi station 4 : judas  « 8° de samuelchapitre 16, versets 1   un     sur la pente antoine simon 12 " je suis un écorché vif.       et tu  pour de pour mes enfants laure et       " une autre approche de décembre 2001. il y a tant de saints sur pas de pluie pour venir       &n (josué avait lentement les petites fleurs des abu zayd me déplait. pas je t’enlace gargouille i en voyant la masse aux granz fut li colps, li dux en réponse de michel recleimet deu mult       enfant passet li jurz, la noit est  “ne pas       le pour andré dans le respect du cahier des folie de josuétout est pour yves et pierre poher et macles et roulis photo 1 le scribe ne retient trois (mon souffle au matin   se il y a dans ce pays des voies morz est rollant, deus en ad la vie est ce bruissement       sur       coude "l’art est-il temps où les coeurs       dans       et     longtemps sur       m̵ violette cachéeton quel ennui, mortel pour thème principal : l’erbe del camp, ki  il est des objets sur       "  tous ces chardonnerets dans ce périlleux ajout de fichiers sons dans sixième l’éclair me dure, il aurait voulu être coupé le sonà a propos d’une chaque automne les huit c’est encore à tes chaussures au bas de     au couchant       je hans freibach : dans le pain brisé son un jour, vous m’avez nous avons affaire à de l’illusion d’une deux ajouts ces derniers temps de pierres       au       sous       le et combien     vers le soir j’ai longtemps lancinant ô lancinant c’est une sorte de  jésus il ne reste plus que le passet li jurz, si turnet a un nouvel espace est ouvert dans le pays dont je vous       il  l’écriture pour maguy giraud et la chaude caresse de pour andré villers 1) 0 false 21 18       six le tissu d’acier neuf j’implore en vain     que signifie       aujour archipel shopping, la et voici maintenant quelques percey priest lakesur les dernier vers aoi       &agrav j’ai en réserve m1        si, du nouveau     une abeille de       deux ce poème est tiré du       maquis pour michèle gazier 1)       longte attelage ii est une œuvre 1) notre-dame au mur violet       pav&ea marché ou souk ou    si tout au long des quatre archanges que beaucoup de merveilles si elle est belle ? je la parol

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RAPHAEL MONTICELLI

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quatrième essai


Quatrième essai


Rares sont les artistes de ce temps qui me paraissent, autant que Klein, s’inscrire dans les problématiques contemporaines (et pas seulement de l’art) avec une telle attention -ou une telle sensibilité- aux faits contemporains. Apparemment hors du temps, comme à la recherche de quelque Absolu au point qu’on a pu faire de sa quête d’éternité et d’immatériel, de ses utopies, le coeur d’interprétations de son oeuvre, Klein est en fait, d’abord et avant tout, homme de temps, de société, d’histoire : que ce soit au moment où, l’illusion d’éternité apparemment acquise, s’orchestrent les ballets des anthropométries, œuvres du temps réel qui ne demandent d’autre temps d’exécution que celui où elles sont sous le regard d’un public ; que ce soit au moment où, présentant ses monochromes dans une conférence, il en fait une ponctuation dans l’histoire d’un processus, d’une évolution personnelle.
Temps personnel et temps historique dans lesquels très lucidement s’inscrit une démarche du même coup ancrée dans des préoccupations très banalement sociales ; Klein est le peintre contemporain qui a poussé le plus loin et fait le plus clairement œuvre d’art de notre expérience du divorce. A ceux qui ne veulent pas voir sa (la) peinture, il laisse croire qu’elle n’est pas à voir et fait œuvre de/sur leur aveuglement. Le monochrome dans toute sa lourdeur, sa réalité, dans son épaisseur et son importance, est aussi l’objet des rapports quotidiens entre l’artiste et les autres ; à la dramaturgie de la transaction dont il est l’enjeu, aux illusions qui sous-tendent le refus spectaculaire d’un équivalent monétaire, s’ajoute la question d’un statut de l’artiste toujours à définir, d’un rôle qui soit autre chose que celui de producteur d’un morceau de valeur -essentiellement marchande- à accrocher au mur. Pas plus que n’importe quel autre objet, la peinture ne peut faire oublier qu’elle ne se constitue comme telle qu’à l’issue de processus où elle se réalise des relations sociales qu’elle permet d’objectiver et de distancier : si l’expérience de Klein me paraît nécessaire à la compréhension du monde dans lequel nous vivons c’est que s’y réalisent et s’y objectivent l’écartèlement de l’art et du siècle.
L’exposition du vide est chargée de très actuelles significations : Klein présente sa mise à nu de la galerie comme -entre autres- la transformation de la galerie en atelier, ce qui permet, dès lors, de la percevoir, pratiquement, comme lieu d’une peinture à venir. J’aime cette idée dans tous ses développements possibles et ses ambigüités, où l’espace de la circulation marchande devient espace de travail, lieu de création. Comme j’ai été sensible à cette volonté constante chez Klein de présenter Iris Clert comme autre chose qu’un marchand ; il fait d’elle soit un chef de file, soit, dans son projet d’école, un professeur de relations extérieures. On a souvent insisté sur la mise en scène qui entourait l’exposition du vide ; je dois dire que quand j’ai appris que le vide du lieu d’exposition se complétait de la présence, à l’extérieur, de deux gardes républicains en uniforme... bleu, je n’en ai pas été autrement surpris, tant je ressentais comme intimidant le chemin qui ouvre aux lieux de l’art, et n’y ai vu, à l’époque, ni goût du décorum ou des honneurs, ill provocation ; je me suis réjoui, au contraire, que quelqu’un ait su si clairement mettre aux regards un vécu bien réel, qu’il ait si justement posé que nous sommes, entrant dans le lieu d’art, sous le regard des gardiens de la chose publique, qu’enfin il ait fait que se sentent intrus, observés, sur ce chemin, les familiers de la Galerie d’Art. Le monochrome, une fois de plus, engage à regarder aussi à côté.
Magnifique cohérence de Klein, ancré à notre réalité, par quelque aspect qu’on le prenne, la figurant, la travaillant, en quoi c’est à juste titre qu’il revendique d’être un réaliste, et je ne saurais conclure sur son immersion dans la réalité sans au moins faire allusion à sa proposition de remplacer la valeur monétaire dans la banque centrale d’un système économique, par le chef-d’oeuvre de chaque corps de métier. Utopie ? Facile à dire. Suppression une fois de plus d’un intermédiaire, on sait depuis bien longtemps que la monnaie n’est pas la valeur mais sa figure, et qu’elle ne peut figurer très précisément ni plus ni moins que l’ensemble des richesses que le travail produit. Chaque oeuvre, chaque moment des oeuvres, chaque prise de position ou affirmation d’Yves Klein ne peut s’admettre et se comprendre que dans un rapport étroit à la façon dont nous comprenons et construisons l’histoire, celle de l’art comme celle de notre formation sociale dans son ensemble, celle du développement social, technique et industriel, où il a puisé ses références, ses outils, ses utopies, ses rêves, ses propositions.
Reste que Klein, par ses discours, a pu brouiller les cartes, si distantes semblent parfois ses références et ses problèmes de notre réel quotidien. Quelqu’un note d’ailleurs cette constante du discours mystique chez les peintres contemporains. Mais pratiquement, quel autre discours, socialement organisé que le discours mystique ou utopiste, le peintre pouvait-il, dans ces années cinquante, rencontrer et reprendre pour rendre compte de son expérience ? Lorsque le cas s’est présenté, il a su puiser ailleurs que dans ces références : est-ce paradoxalement que Klein découvre, par exemple, l’oeuvre de Bachelard l’année de la parution de La poétique de l’Espace ? N’était-il pas prêt à reprendre tout discours, toute analyse, susceptible de donner à son expérience, aux limites du possible, hors de notre dicible commun, nécessairement au-delà de notre pensable, ou de notre pensé, un équivalent de parole ?
L’ oeuvre de Klein met ainsi en lumière les relations ambigües que l’art entretient avec les discours qui cherchent à le justifier, voire à le fonder. Il est évident qu’aucune oeuvre plastique ne saurait être limitée au discours qui l’accompagne ou la suit, et qu’elle le saurait d’autant moins que le discours vise moins spécifiquement la pratique de l’art. Il en va ainsi des références religieuses ou politiques. En revanche il est tout aussi impossible de penser l’art sans prendre en compte les discours qui cherchent à le valider : dire les problèmes de l’art, de quelque façon que ce soit, c’est encore les dire malgré tout ; c’est désigner en outre l’absence d’un autre discours. Il ne vient presque plus à l’idée de qui que ce soit de rejeter l’ouvre de Klein en raison de son discours. Il est encore trop facile d’oublier son discours en raison de son oeuvre.


 

Publication en ligne : 12 février 2017

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