BRIBES EN LIGNE
la fonction, "mais qui lit encore le dernier vers aoi       sous "l’art est-il   adagio   je       la       sur le       apparu   jn 2,1-12 : une fois entré dans la toutefois je m’estimais pour martine deuxième suite ce jour-là il lui glaciation entre       sur sur l’erbe verte si est madame a des odeurs sauvages   pour robert la communication est à sylvie je suis l’ami michel ] heureux l’homme et…  dits de 0 false 21 18 quand les mots  dernier salut au  au mois de mars, 1166  de même que les       il attention beau la bouche pure souffrance   si vous souhaitez les étourneaux ! ce texte se présente janvier 2002 .traverse       six quatrième essai de tromper le néant       ce je ne saurais dire avec assez encore une citation“tu la tentation du survol, à nous dirons donc toutes ces pages de nos je t’enlace gargouille face aux bronzes de miodrag pour martine, coline et laure dans l’innocence des je déambule et suis   1) cette       m̵ nice, le 8 octobre     cet arbre que printemps breton, printemps       longte “le pinceau glisse sur fragilité humaine.       fourr& madame déchirée mougins. décembre antoine simon 13 (ô fleur de courge... dans le pain brisé son la terre nous buttati ! guarda&nbs       entre    il passet li jurz, la noit est madame, on ne la voit jamais si grant dol ai que ne       au       deux et que vous dire des pure forme, belle muette, quant carles oït la ils avaient si longtemps, si  “ne pas    si tout au long cet article est paru madame, vous débusquez dernier vers aoi (dans mon ventre pousse une temps où le sang se dans le pays dont je vous préparation des f j’ai voulu me pencher i.- avaler l’art par des quatre archanges que     &nbs       ruelle dans le respect du cahier des quando me ne so itu pe 1- c’est dans et  riche de mes la fraîcheur et la l’illusion d’une     vers le soir       journ&  on peut passer une vie       droite "je me tais. pour taire. ouverture de l’espace       les rimbaud a donc quand sur vos visages les ce qui aide à pénétrer le À la loupe, il observa pour lee quelque temps plus tard, de li emperere s’est 5) triptyque marocain       &eacut       bonhe       object il est le jongleur de lui       arauca en cet anniversaire, ce qui pas sur coussin d’air mais pour gilbert pas une année sans évoquer  “ce travail qui     tout autour les parents, l’ultime   anatomie du m et « e ! malvais bien sûr, il y eut       la  pour de tout mon petit univers en les doigts d’ombre de neige nous avons affaire à de chercher une sorte de pour mireille et philippe premier vers aoi dernier ce qui fait tableau : ce l’évidence ici. les oiseaux y ont fait       apr&eg       fleure allons fouiller ce triangle sa langue se cabre devant le       fourr&       dans     quand onze sous les cercles petites proses sur terre le plus insupportable chez antoine simon 25 j’arrivais dans les a christiane station 5 : comment       quinze sous l’occupation ( ce texte a antoine simon 5 non... non... je vous assure, le tissu d’acier le numéro exceptionnel de       ...mai marcel alocco a et nous n’avons rien  les éditions de la route de la soie, à pied, a dix sept ans, je ne savais seul dans la rue je ris la diaphane est le mot (ou       l̵ merci à marc alpozzo sixième nous lirons deux extraits de le 23 février 1988, il un tunnel sans fin et, à al matin, quant primes pert nice, le 30 juin 2000       ( dans les hautes herbes le 26 août 1887, depuis dimanche 18 avril 2010 nous nous avancions en bas de ainsi va le travail de qui   entrons toutes sortes de papiers, sur tes chaussures au bas de    seule au cet univers sans v.- les amicales aventures du le grand combat : il tente de déchiffrer, ce 28 février 2002. poussées par les vagues dans ce pays ma mère sur la toile de renoir, les guetter cette chose       d&eacu clquez sur  pour le dernier jour d’un côté exode, 16, 1-5 toute     un mois sans la cité de la musique       vu une errance de deuxième apparition de je suis occupé ces  tu vois im font chier       sur     &nbs cher bernard       b&acir  dans toutes les rues un besoin de couper comme de     son je crie la rue mue douleur le nécessaire non       soleil accorde ton désir à ta des voix percent, racontent madame chrysalide fileuse   est-ce que       une pas même tendresses ô mes envols  les œuvres de  martin miguel vient pour jean-louis cantin 1.- une autre approche de       je me rita est trois fois humble. antoine simon 3       marche  de la trajectoire de ce en 1958 ben ouvre à dernier vers aoi s’ouvre la       dans       chaque « voici nous viendrons nous masser tendresse du mondesi peu de dernier vers aoi mes pensées restent madame est une torche. elle       au antoine simon 30 et encore  dits que d’heures cliquetis obscène des À perte de vue, la houle des       le       ton     pluie du    au balcon sculpter l’air :    regardant sables mes parolesvous  l’exposition  la danse de       un  hors du corps pas ce qui fascine chez c’était une de pa(i)smeisuns en est venuz   nous sommes a l’aube des apaches, l’existence n’est eurydice toujours nue à 1 au retour au moment     depuis si, il y a longtemps, les       la  mise en ligne du texte       "       voyage normal 0 21 false fal jamais si entêtanteeurydice dieu faisait silence, mais   j’ai souvent antoine simon 29 au matin du       longte dernier vers aoi d’abord l’échange des       la autre citation"voui i en voyant la masse aux ce n’est pas aux choses dernier vers aoi   f tous les feux se sont cinquième essai tout       " dernier vers aoi       rampan af : j’entends       neige de proche en proche tous elle réalise des c’est extrêmement alocco en patchworck © 1257 cleimet sa culpe, si i mes doigts se sont ouverts clere est la noit e la laure et pétrarque comme rm : nous sommes en toute une faune timide veille       &n       descen       le  marcel migozzi vient de deux ce travail vous est       reine pour raphaël pour jacky coville guetteurs madame dans l’ombre des chaises, tables, verres, napolì napolì  ce qui importe pour mise en ligne de mes deux mains dessiner les choses banales se placer sous le signe de dernier vers aoi  je signerai mon pour le 15 mai, à a la femme au quelques autres " je suis un écorché vif. je suis celle qui trompe autre citation dans le monde de cette       s̵ pour angelo rien n’est plus ardu je suis bien dans       deux ce qui importe pour tout le problème saluer d’abord les plus patrick joquel vient de       pav&ea pour pierre theunissen la dernier vers aoi       sur       la attendre. mot terrible. il en est des noms comme du au rayon des surgelés dernier vers aoi chaque automne les       &agrav       vaches très malheureux... voudrais je vous equitable un besoin sonnerait       vu chairs à vif paumes antoine simon 10 on dit qu’agathe il y a dans ce pays des voies 1.- les rêves de antoine simon 11 un homme dans la rue se prend     longtemps sur il ne s’agit pas de       midi me antoine simon 15       un pour egidio fiorin des mots martin miguel art et samuelchapitre 16, versets 1 ma voix n’est plus que toute trace fait sens. que les petites fleurs des antoine simon 20 "si elle est       voyage à la mémoire de cinquième citationne       (  les premières d’un bout à marché ou souk ou temps où les coeurs       la ce poème est tiré du pour jean gautheronle cosmos sous la pression des la parol

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YVES UGHES

<- Prédication du 22 novembre 2015 |
Prédication du 28 janvier 2018
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

Thème principal : l’attente et la parole qui comble

lectures bibliques :
Ancien Testament : Abraham. Genèse. chapitre 17, versets 1à 8. Nouveau Testament : Évangile selon Saint Jean. Chapitre 1, versets 1 à 14.

1) la quête et l’appel
Le dimanche est le temps du repos ; il peut aussi être le temps du vide et du désarroi, tant il est vrai que, durant la semaine, les questions sont éludées, esquivées et enfouies sous l’automatisme du travail et des tâches quotidiennes. Les obligations sociales et économiques fournissent du sens à nos gestes, nous font évoluer dans un décor qui les justifie. Mais voici qu’avec le dimanche vient le temps de la vacance. On le sait, Charles Trenet le chantait en son temps, “les enfants n’aiment pas le dimanche”. Il advient que les adultes, tout en y aspirant le redoutent, car la peur de se retrouver face à soi-même, à sa vie, à la réflexion ouvre un grand vide, une sorte d’entre-deux semaines qui court le risque d’être vertigineux.
Dégagé de ses automatismes l’être se retrouve en effet devant le sens qu’il doit donner à sa vie. Vient alors le temps des questions qui taraudent, Albert Camus l’a superbement exprimé : Il arrive que les décors s’écroulent. Lever, tramway, quatre heures de bureau ou d’usine, repas, tramway, quatre heures de travail, repas, sommeil et lundi mardi jeudi vendredi et samedi sur le même rythme, cette route se suit aisément la plupart du temps. Un jour seulement le « pourquoi » s’élève et tout commence dans cette lassitude teinte d’écœurement. [Camus 1942/2013, p. 29]
On ne saurait mieux dire : avec la terrible liberté du dimanche se pose l’impérieuse nécessité de la signification qu’il faut donner à notre présence sur terre. Il nous faut assumer, loin du divertissement, “Le Métier de vivre”.
Loin des gestes machinaux, nous voici de nouveau nus devant notre humaine condition et son besoin de justification, devant la quête qu’elle nous impose. Nous savons bien en effet que l’accomplissement matériel de notre existence si elle est nécessaire ne saurait être suffisante. Ce que nous enfouissons durant la semaine sous couvert de contraintes resurgit ici : pourquoi suis-je sur terre ? Que faire de ce séjour ? S’ouvre alors le champ d’une attente esquivée : celle du dépassement, de la mise en marche vers un absolu, vers cette nécessaire transcendance qui place au-dessus de nous-mêmes une force susceptible de nous mettre en mouvement.
A chacun d’y répondre à sa manière, avec sa culture, sa texture, sa composition ADN. Mais, pour nous chrétiens, le dimanche est un lieu de ressourcement de notre foi, de renouvellement de cette force qui ne doit cesser de s’interroger sur elle-même si elle souhaite ne pas être érodée par les œuvres imposées dans la vie hebdomadaire et concrète.
Ce culte sera placé sous cette réflexion et il s’appuiera principalement sur la pensée d’une philosophe du XX ème siècle, née en 1909 et morte en 1943. Simone Weil a été traversée par toutes les horreurs du siècle, elle a nourri une profonde pensée religieuse, sans jamais adhérer à une église quelconque. Son travail peut se résumer dans l’un de ses plus beaux titres : La Pesanteur et la Grâce.
Les temps sont lourds en effet, et notre travail est de tenter d’aller vers plus de légèreté. Il nous faut poser le sac, cette besace dont le poids nous tire sur le flanc et nous courbe en avant. Nous nous chargeons de trop nombreuses obligations, nous pensant investis d’innombrables missions, en bons héritiers de ceux qui voulurent goûter le fruit de la connaissance et devenir dieux à la place de Dieu. Lâchons prise et laissons place à l’écoute, mettons en sommeil pour un temps l’action et ouvrons-nous à ce qui se joue en nous, à travers nous. Simone Weil affirme avec raison que Les biens les plus précieux ne doivent pas être recherchés, mais attendus. La recherche des biens, du bien, nous place au centre de la quête, de l’action volontariste, elle concentre en nous et sur nous tous les efforts, elle nous fait seuls acteurs de notre vie.
L’attente nous dit qu’il est une force qui nous accompagne, extérieure et qui cherche une voie pour trouver en nous sa place et nous porter. A vouloir tout rechercher par nous-mêmes, nous éludons la nécessaire attente. Il convient donc de s’interroger sur ce mot capital.

2) l’attention et le consentement
Simone Weil travaille de façon concrète dans l’approche de ce concept. Voici ce qu’elle
affirme :
Vingt minutes d’attention intense et sans fatigue valent infiniment mieux que trois heures de cette application aux sourcils froncés qui fait dire avec le sentiment du devoir accompli : “J’ai bien travaillé”.
"Mais, malgré l’apparence, c’est aussi beaucoup plus difficile. Il y a quelque chose dans notre âme qui répugne à une véritable attention beaucoup plus violemment que la chair ne répugne à la fatigue. Ce quelque chose est beaucoup plus proche du mal que la chair. C’est pourquoi toutes les fois qu’on fait vraiment attention, on détuit du mal en soi. Si on fait attention avec cette intention, un quart d’heure d’attention vaut beaucoup de bonnes œuvres. (Simone Weil, Attente de Dieu. Albin Michel, collection “Spiritualités vivantes”. (1950. 2016)PP 101-102)
L’attention se définit ainsi comme le contraire de la dispersion, de l’application aux sourcils froncés. Faire preuve d’attention, c’est se mettre en attente. Ce qui revient à reconnaître l’imperfection de notre être, ses limites, sa finitude. Il nous manque “quelque chose”. Et il n’est pas besoin d’être croyant pour percevoir cette réalité. Mais pour nous cette “attente” doit se cultiver. Elle dit qu’à notre aspect incomplet va répondre une présence. Nous sommes des pierriers imprécis en attente de terres fertiles.
Dans cette suspension s’impose un travail qui mêle la pensée et la disponibilité de l’être. Car la grâce demeure un mystère qui ne peut être appréhendé que par la seule intelligence. Nous savons bien que la musique, la poésie, les arts nous ouvrent à des dimensions sensibles qui travaillent dans l’intelligence, mais qui échappent aussi à sa captation totale.
Il en va de même dans l’attente qui ouvre la voie à la grâce.
l’attention consiste à suspendre sa pensée, à la laisser disponible, vide et pénétrable à l’objet, à maintenir en soi-même la proximité de la pensée, mais à un niveau inférieur et sans contact avec elle, les diverses connaissances acquises qu’on est forcé d’utiliser.
Et surtout la pensée doit être vide, en attente, ne rien chercher, mais être prête à recevoir dans sa vérité nue l’objet qui va y pénétrer. (Id.Ibid. page 102)
Avec des mots simples, S. Weil nous transmet une démarche complexe. Être en attente revient à admettre qu’une présence nous appelle et va répondre à notre appel. Être en attente signifie être disponible, avec confiance, pour accepter. Sommes-nous vraiment en attente ? La question mérite d’être posée.
Si oui, si l’on fait vraiment attention, alors on détruit du mal en soi, parce qu’on laisse entrer en nous une puissance qui va nous rassasier et, nous rassasiant, nous réaliser. Reculent alors la rancœur et la rancune, l’amertume et la peur, le ressentiment et l’angoisse toxique. Disponibles pour recevoir, nous nous retrouvons disponibles pour la vie, pour soi-même et pour les autres. Pour la joie. Tout, dès lors, reste à faire, au jour le jour, dans l’action quotidienne.

3) le jardinage
Ce qui a été reçu, dans l’attente et par l’attention, ne saurait être installé sans douleur ni pour toute éternité. Après le consentement, un travail nous est demandé. Un travail de développement durable. Là encore, Simone Weil nous offre des phrases percutantes et nourrissantes.
Nous devons seulement ne pas regretter le consentement que nous avons accordé (..). Ce n’est pas si facile qu’il semble, car la croissance de la graine en nous est douloureuse. De plus, du fait même que nous acceptons cette croissance, nous ne pouvons nous empêcher de détruire ce qui la gênerait, d’arracher les mauvaises herbes, de couper du chiendent ; et malheureusement ce chiendent fait partie de notre chair même, de la sorte que ces soins de jardinier sont une opération violente. (Id. Ibid. Page 125)
Seigneur, ne nous laisse pas tomber, on est si fragile. Être un chrétien libéré, tu sais c’est pas si facile. Le pastiche peut faire sourire mais il souligne une vérité profonde. Une fois reçue la grâce gratuite, il nous revient d’agir, pour la faire produire. S’impose alors un travail sur soi qui, à l’attention fait succéder la vigilance. Le chiendent est nous. Et il est multiforme. Voici qu’il peut prendre les habits d’un moralisme figé et de préjugés réducteurs, ils deviennent rapidement une entrave à la fraîcheur de la grâce. Voilà même que, d’une façon plus pernicieuse, le chiendent s’installe dans la routine de rites rassurants et de génuflexions, pénibles physiquement mais rassurantes théologiquement. Ainsi que le disent ces quelques phrases tirées de “paroles pour tous”
- nul lieu, nul rite, nulle créature ne peut enfermer le Dieu créateur. (Paroles pour tous, 2017, lundi 12 juin)
- mieux vaut saisir la joie de l’évangile, plutôt que de grenouiller dans une piété de circonstance (mardi 17 janvier)
Là encore, il faut arracher le chiendent du confort, des certitudes acquises, de la rente mortifère.
Si ta façon de comprendre Dieu enterre ta vie dans une fidélité aliénante, alors tu te trompes de dieu ! Le seul à mériter ce nom, c’est Celui qui nous sort de nos cimetières. (Id. Ibid. Samedi 4 février)
L’attente est ouverte, aucune fin ne vient marquer son achèvement. Elle se cultive tous les jours, dans la prière vivante, dans un travail sur soi et avec autrui, dans une vie perpétuellement renouvelée.
Alors et alors seulement, et seulement ainsi, on peut œuvrer pour que La joie demeure.

pour le Culte du 28 janvier 2018, à Vence, à10 heures 30.

Publication en ligne : 26 janvier

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