BRIBES EN LIGNE
      cette       fourr& dans le train premier dont les secrets… à quoi marie-hélène les enseignants :  un livre écrit et ma foi, mise en ligne antoine simon 14 imagine que, dans la macao grise       aujour un homme dans la rue se prend       le       le a toi le don des cris qui     hélas, lu le choeur des femmes de ils sortent l’impossible derniers vers sun destre 0 false 21 18 "tu sais ce que c’est dernier vers aoi       o trois tentatives desesperees  les premières       juin  zones gardées de branches lianes ronces juste un mot pour annoncer tout en vérifiant       la quai des chargeurs de décembre 2001.       qui où l’on revient ils s’étaient il pleut. j’ai vu la on croit souvent que le but       sur le     extraire       fleure ecrire les couleurs du monde carissimo ulisse,torna a ….omme virginia par la ...et poème pour le 23 février 1988, il    courant Ç’avait été la       le (ma gorge est une faisant dialoguer je me souviens de le soleil n’est pas    de femme liseuse la pureté de la survie. nul livre grand format en trois bribes en ligne a       et quand c’est le vent qui rien n’est pour egidio fiorin des mots edmond, sa grande à la bonne je déambule et suis (en regardant un dessin de que d’heures     &nbs    il travail de tissage, dans i en voyant la masse aux       assis autre essai d’un lancinant ô lancinant       sur le c’est une sorte de et c’était dans écoute, josué, beaucoup de merveilles pour jean gautheronle cosmos pour le prochain basilic, (la       un (elle entretenait pour yves et pierre poher et     après la brume. nuages antoine simon 3 c’est seulement au des quatre archanges que pour jean-louis cantin 1.- rossignolet tu la dans les hautes herbes dans les rêves de la dorothée vint au monde attention beau a claude b.   comme seul dans la rue je ris la   pour le prochain deux nouveauté,  avec « a la bel équilibre et sa ecrire sur       bruyan souvent je ne sais rien de       jonath l’attente, le fruit   entrons au commencement était    seule au les avenues de ce pays dernier vers aoi entr’els nen at ne pui madame, c’est notre pour andré villers 1)   voici donc la pour pierre theunissen la ensevelie de silence, tandis que dans la grande mouans sartoux. traverse de on peut croire que martine tant pis pour eux. nous avons affaire à de les oiseaux s’ouvrent clers fut li jurz e li       grappe il aurait voulu être art jonction semble enfin       & antoine simon 28       fourmi       au pour max charvolen 1) encore une citation“tu vi.- les amicales aventures dernier vers aoi  la lancinante vous êtes       arauca "si elle est bruno mendonça mieux valait découper madame déchirée       dans       dans tu le saiset je le vois   ces sec erv vre ile cet univers sans onze sous les cercles ce qu’un paysage peut  “ce travail qui temps de pierres       avant et tout avait       en un quando me ne so itu pe     sur la li quens oger cuardise la rencontre d’une pas de pluie pour venir     sur la pente       é autres litanies du saint nom       dans tout est possible pour qui un verre de vin pour tacher je découvre avant toi douze (se fait terre se r.m.a toi le don des cris qui c’est parfois un pays franchement, pensait le chef, toi, mésange à je suis celle qui trompe la langue est intarissable       la sculpter l’air : c’est la chair pourtant aux barrières des octrois pour helmut "mais qui lit encore le dernier vers aoi je serai toujours attentif à ouverture d’une lentement, josué la bouche pleine de bulles il avait accepté a propos d’une sixième li emperere s’est station 4 : judas  de prime abord, il le passé n’est nice, le 18 novembre 2004 deuxième apparition       pass&e toutefois je m’estimais sous l’occupation il est le jongleur de lui carmelo arden quin est une petites proses sur terre j’ai longtemps et je vois dans vos À la loupe, il observa à bernadette ce raphaël       quand   ces notes       coude       au là, c’est le sable et       pass&e temps de cendre de deuil de       ce       &agrav etudiant à   pour olivier un besoin de couper comme de 1 au retour au moment max charvolen, martin miguel dernier vers aoi madame est toute antoine simon 10 apaches :     faisant la abstraction voir figuration       soleil la route de la soie, à pied, titrer "claude viallat, mult est vassal carles de f j’ai voulu me pencher ce 28 février 2002. dire que le livre est une dimanche 18 avril 2010 nous c’est extrêmement       " dans le monde de cette "la musique, c’est le       deux hans freibach :     chambre et que dire de la grâce       "       le 1.- les rêves de       le nous savons tous, ici, que       fourr& comme une suite de antoine simon 7 et que vous dire des       &n les amants se     les provisions       reine quelque chose  “s’ouvre  de la trajectoire de ce a la femme au  hors du corps pas de soie les draps, de soie le lent tricotage du paysage je meurs de soif tendresses ô mes envols       dans       apr&eg dernier vers aoi ( ce texte a       ma     vers le soir madame a des odeurs sauvages clquez sur premier essai c’est  “... parler une non, björg, antoine simon 5 comme c’est les textes mis en ligne   l’oeuvre vit son       reine thème principal : nice, le 30 juin 2000    7 artistes et 1 il faut laisser venir madame rêves de josué, chercher une sorte de introibo ad altare antoine simon 24 passet li jurz, si turnet a deuxième essai le tu le sais bien. luc ne       m̵ coupé en deux quand dernier vers aoi "et bien, voilà..." dit la fonction,   le texte suivant a  de même que les tout en travaillant sur les  dans le livre, le il ne s’agit pas de 13) polynésie tous feux éteints. des pour alain borer le 26 dernier vers aoi f le feu m’a reflets et echosla salle       grimpa envoi du bulletin de bribes grande lune pourpre dont les bien sûr, il y eut       sur vous deux, c’est joie et       l̵       le f dans le sourd chatoiement vue à la villa tamaris j’ai relu daniel biga, préparation des “dans le dessin en ceste tere ad estet ja       le sables mes parolesvous très malheureux... patrick joquel vient de dernier vers aoi je sais, un monde se  “comment carles respunt :  l’exposition  rêve, cauchemar, l’erbe del camp, ki  il est des objets sur ici. les oiseaux y ont fait une il faut dire les le numéro exceptionnel de antoine simon 15 nous lirons deux extraits de deux ce travail vous est macles et roulis photo 3 ce qui fascine chez dernier vers aoi à pour frédéric pour michèle le ciel est clair au travers       glouss mais non, mais non, tu       marche     le  improbable visage pendu       cerisi depuis ce jour, le site immense est le théâtre et       fleur madame porte à polenta me traquer les plus terribles et ces suite du blasphème de deux mille ans nous poème pour antoine simon 17 pour mon épouse nicole on dit qu’agathe  marcel migozzi vient de   je ne comprends plus du bibelot au babilencore une       dans au seuil de l’atelier       quinze les dernières cyclades, iii° antoine simon 13 paien sunt morz, alquant poussées par les vagues i.- avaler l’art par dernier vers aoi À peine jetés dans le       le       (   un dernier vers aoi carissimo ulisse,torna a       je       &n de mes deux mains la parol

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YVES UGHES

<- Prédication du 22 novembre 2015 |
Prédication du 28 janvier 2018
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

Thème principal : l’attente et la parole qui comble

lectures bibliques :
Ancien Testament : Abraham. Genèse. chapitre 17, versets 1à 8. Nouveau Testament : Évangile selon Saint Jean. Chapitre 1, versets 1 à 14.

1) la quête et l’appel
Le dimanche est le temps du repos ; il peut aussi être le temps du vide et du désarroi, tant il est vrai que, durant la semaine, les questions sont éludées, esquivées et enfouies sous l’automatisme du travail et des tâches quotidiennes. Les obligations sociales et économiques fournissent du sens à nos gestes, nous font évoluer dans un décor qui les justifie. Mais voici qu’avec le dimanche vient le temps de la vacance. On le sait, Charles Trenet le chantait en son temps, “les enfants n’aiment pas le dimanche”. Il advient que les adultes, tout en y aspirant le redoutent, car la peur de se retrouver face à soi-même, à sa vie, à la réflexion ouvre un grand vide, une sorte d’entre-deux semaines qui court le risque d’être vertigineux.
Dégagé de ses automatismes l’être se retrouve en effet devant le sens qu’il doit donner à sa vie. Vient alors le temps des questions qui taraudent, Albert Camus l’a superbement exprimé : Il arrive que les décors s’écroulent. Lever, tramway, quatre heures de bureau ou d’usine, repas, tramway, quatre heures de travail, repas, sommeil et lundi mardi jeudi vendredi et samedi sur le même rythme, cette route se suit aisément la plupart du temps. Un jour seulement le « pourquoi » s’élève et tout commence dans cette lassitude teinte d’écœurement. [Camus 1942/2013, p. 29]
On ne saurait mieux dire : avec la terrible liberté du dimanche se pose l’impérieuse nécessité de la signification qu’il faut donner à notre présence sur terre. Il nous faut assumer, loin du divertissement, “Le Métier de vivre”.
Loin des gestes machinaux, nous voici de nouveau nus devant notre humaine condition et son besoin de justification, devant la quête qu’elle nous impose. Nous savons bien en effet que l’accomplissement matériel de notre existence si elle est nécessaire ne saurait être suffisante. Ce que nous enfouissons durant la semaine sous couvert de contraintes resurgit ici : pourquoi suis-je sur terre ? Que faire de ce séjour ? S’ouvre alors le champ d’une attente esquivée : celle du dépassement, de la mise en marche vers un absolu, vers cette nécessaire transcendance qui place au-dessus de nous-mêmes une force susceptible de nous mettre en mouvement.
A chacun d’y répondre à sa manière, avec sa culture, sa texture, sa composition ADN. Mais, pour nous chrétiens, le dimanche est un lieu de ressourcement de notre foi, de renouvellement de cette force qui ne doit cesser de s’interroger sur elle-même si elle souhaite ne pas être érodée par les œuvres imposées dans la vie hebdomadaire et concrète.
Ce culte sera placé sous cette réflexion et il s’appuiera principalement sur la pensée d’une philosophe du XX ème siècle, née en 1909 et morte en 1943. Simone Weil a été traversée par toutes les horreurs du siècle, elle a nourri une profonde pensée religieuse, sans jamais adhérer à une église quelconque. Son travail peut se résumer dans l’un de ses plus beaux titres : La Pesanteur et la Grâce.
Les temps sont lourds en effet, et notre travail est de tenter d’aller vers plus de légèreté. Il nous faut poser le sac, cette besace dont le poids nous tire sur le flanc et nous courbe en avant. Nous nous chargeons de trop nombreuses obligations, nous pensant investis d’innombrables missions, en bons héritiers de ceux qui voulurent goûter le fruit de la connaissance et devenir dieux à la place de Dieu. Lâchons prise et laissons place à l’écoute, mettons en sommeil pour un temps l’action et ouvrons-nous à ce qui se joue en nous, à travers nous. Simone Weil affirme avec raison que Les biens les plus précieux ne doivent pas être recherchés, mais attendus. La recherche des biens, du bien, nous place au centre de la quête, de l’action volontariste, elle concentre en nous et sur nous tous les efforts, elle nous fait seuls acteurs de notre vie.
L’attente nous dit qu’il est une force qui nous accompagne, extérieure et qui cherche une voie pour trouver en nous sa place et nous porter. A vouloir tout rechercher par nous-mêmes, nous éludons la nécessaire attente. Il convient donc de s’interroger sur ce mot capital.

2) l’attention et le consentement
Simone Weil travaille de façon concrète dans l’approche de ce concept. Voici ce qu’elle
affirme :
Vingt minutes d’attention intense et sans fatigue valent infiniment mieux que trois heures de cette application aux sourcils froncés qui fait dire avec le sentiment du devoir accompli : “J’ai bien travaillé”.
"Mais, malgré l’apparence, c’est aussi beaucoup plus difficile. Il y a quelque chose dans notre âme qui répugne à une véritable attention beaucoup plus violemment que la chair ne répugne à la fatigue. Ce quelque chose est beaucoup plus proche du mal que la chair. C’est pourquoi toutes les fois qu’on fait vraiment attention, on détuit du mal en soi. Si on fait attention avec cette intention, un quart d’heure d’attention vaut beaucoup de bonnes œuvres. (Simone Weil, Attente de Dieu. Albin Michel, collection “Spiritualités vivantes”. (1950. 2016)PP 101-102)
L’attention se définit ainsi comme le contraire de la dispersion, de l’application aux sourcils froncés. Faire preuve d’attention, c’est se mettre en attente. Ce qui revient à reconnaître l’imperfection de notre être, ses limites, sa finitude. Il nous manque “quelque chose”. Et il n’est pas besoin d’être croyant pour percevoir cette réalité. Mais pour nous cette “attente” doit se cultiver. Elle dit qu’à notre aspect incomplet va répondre une présence. Nous sommes des pierriers imprécis en attente de terres fertiles.
Dans cette suspension s’impose un travail qui mêle la pensée et la disponibilité de l’être. Car la grâce demeure un mystère qui ne peut être appréhendé que par la seule intelligence. Nous savons bien que la musique, la poésie, les arts nous ouvrent à des dimensions sensibles qui travaillent dans l’intelligence, mais qui échappent aussi à sa captation totale.
Il en va de même dans l’attente qui ouvre la voie à la grâce.
l’attention consiste à suspendre sa pensée, à la laisser disponible, vide et pénétrable à l’objet, à maintenir en soi-même la proximité de la pensée, mais à un niveau inférieur et sans contact avec elle, les diverses connaissances acquises qu’on est forcé d’utiliser.
Et surtout la pensée doit être vide, en attente, ne rien chercher, mais être prête à recevoir dans sa vérité nue l’objet qui va y pénétrer. (Id.Ibid. page 102)
Avec des mots simples, S. Weil nous transmet une démarche complexe. Être en attente revient à admettre qu’une présence nous appelle et va répondre à notre appel. Être en attente signifie être disponible, avec confiance, pour accepter. Sommes-nous vraiment en attente ? La question mérite d’être posée.
Si oui, si l’on fait vraiment attention, alors on détruit du mal en soi, parce qu’on laisse entrer en nous une puissance qui va nous rassasier et, nous rassasiant, nous réaliser. Reculent alors la rancœur et la rancune, l’amertume et la peur, le ressentiment et l’angoisse toxique. Disponibles pour recevoir, nous nous retrouvons disponibles pour la vie, pour soi-même et pour les autres. Pour la joie. Tout, dès lors, reste à faire, au jour le jour, dans l’action quotidienne.

3) le jardinage
Ce qui a été reçu, dans l’attente et par l’attention, ne saurait être installé sans douleur ni pour toute éternité. Après le consentement, un travail nous est demandé. Un travail de développement durable. Là encore, Simone Weil nous offre des phrases percutantes et nourrissantes.
Nous devons seulement ne pas regretter le consentement que nous avons accordé (..). Ce n’est pas si facile qu’il semble, car la croissance de la graine en nous est douloureuse. De plus, du fait même que nous acceptons cette croissance, nous ne pouvons nous empêcher de détruire ce qui la gênerait, d’arracher les mauvaises herbes, de couper du chiendent ; et malheureusement ce chiendent fait partie de notre chair même, de la sorte que ces soins de jardinier sont une opération violente. (Id. Ibid. Page 125)
Seigneur, ne nous laisse pas tomber, on est si fragile. Être un chrétien libéré, tu sais c’est pas si facile. Le pastiche peut faire sourire mais il souligne une vérité profonde. Une fois reçue la grâce gratuite, il nous revient d’agir, pour la faire produire. S’impose alors un travail sur soi qui, à l’attention fait succéder la vigilance. Le chiendent est nous. Et il est multiforme. Voici qu’il peut prendre les habits d’un moralisme figé et de préjugés réducteurs, ils deviennent rapidement une entrave à la fraîcheur de la grâce. Voilà même que, d’une façon plus pernicieuse, le chiendent s’installe dans la routine de rites rassurants et de génuflexions, pénibles physiquement mais rassurantes théologiquement. Ainsi que le disent ces quelques phrases tirées de “paroles pour tous”
- nul lieu, nul rite, nulle créature ne peut enfermer le Dieu créateur. (Paroles pour tous, 2017, lundi 12 juin)
- mieux vaut saisir la joie de l’évangile, plutôt que de grenouiller dans une piété de circonstance (mardi 17 janvier)
Là encore, il faut arracher le chiendent du confort, des certitudes acquises, de la rente mortifère.
Si ta façon de comprendre Dieu enterre ta vie dans une fidélité aliénante, alors tu te trompes de dieu ! Le seul à mériter ce nom, c’est Celui qui nous sort de nos cimetières. (Id. Ibid. Samedi 4 février)
L’attente est ouverte, aucune fin ne vient marquer son achèvement. Elle se cultive tous les jours, dans la prière vivante, dans un travail sur soi et avec autrui, dans une vie perpétuellement renouvelée.
Alors et alors seulement, et seulement ainsi, on peut œuvrer pour que La joie demeure.

pour le Culte du 28 janvier 2018, à Vence, à10 heures 30.

Publication en ligne : 26 janvier

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