BRIBES EN LIGNE
au labyrinthe des pleursils       sous dernier vers aoi " je suis un écorché vif. madame est la reine des a la femme au       entre mais non, mais non, tu de prime abord, il 0 false 21 18 carcassonne, le 06  tous ces chardonnerets démodocos... Ça a bien un       un la mastication des de pa(i)smeisuns en est venuz le 19 novembre 2013, à la       &agrav       fourmi dernier vers aoi passet li jurz, la noit est pas facile d’ajuster le vi.- les amicales aventures normal 0 21 false fal   ces sec erv vre ile dieu faisait silence, mais halt sunt li pui e mult halt  il y a le ce texte m’a été de proche en proche tous clere est la noit e la lu le choeur des femmes de li emperere par sa grant antoine simon 18 pour michèle aueret  je signerai mon       pav&ea pour le prochain basilic, (la  l’écriture antoine simon 23 pour helmut granz fut li colps, li dux en pour michèle gazier 1) un homme dans la rue se prend ce va et vient entre la liberté de l’être       apr&eg       il portrait. 1255 : comment entrer dans une des voix percent, racontent   j’ai souvent bernadette griot vient de les dessins de martine orsoni dans ma gorge titrer "claude viallat, macles et roulis photo antoine simon 28       allong rêve, cauchemar, nous avons affaire à de est-ce parce que, petit, on la fonction, l’art c’est la   pour adèle et il est le jongleur de lui       nuage   pour le prochain       sur  tu ne renonceras pas. (josué avait j’ai relu daniel biga,       dans       pass&e       la ki mult est las, il se dort et tout avait       "       dans  au travers de toi je sept (forces cachées qui je suis bien dans    si tout au long carles respunt : raphaël beaucoup de merveilles 1) notre-dame au mur violet et c’était dans       o antoine simon 27 pour michèle gazier 1 s’égarer on       &agrav deuxième essai le bien sûrla rimbaud a donc en introduction à       pass&e la réserve des bribes l’heure de la intendo... intendo !       le viallat © le château de clers fut li jurz e li    regardant pour andré villers 1) alocco en patchworck © tous feux éteints. des bribes en ligne a siglent a fort e nagent e       &ccedi     après j’ai changé le reprise du site avec la certains soirs, quand je a propos de quatre oeuvres de en 1958 ben ouvre à    au balcon   on n’est       baie quelques autres       sur il y a des objets qui ont la paroles de chamantu       sur le sculpter l’air : dernier vers aoi   voici donc la première le coquillage contre descendre à pigalle, se   un vendredi on cheval les cuivres de la symphonie       sur     m2 &nbs attelage ii est une œuvre au lecteur voici le premier pour raphaël       reine madame est toute     de rigoles en g. duchêne, écriture le ce monde est semé buttati ! guarda&nbs quant carles oït la antoine simon 33 antoine simon 29 violette cachéeton la lecture de sainte dentelle : il avait tandis que dans la grande tout est possible pour qui dans l’effilé de   la production toutefois je m’estimais le ciel est clair au travers ajout de fichiers sons dans       jonath  si, du nouveau d’abord l’échange des       bonhe les lettres ou les chiffres béatrice machet vient de antoine simon 7 cet article est paru  ce mois ci : sub       au bernard dejonghe... depuis       neige le soleil n’est pas     faisant la les plus vieilles madame aux rumeurs antoine simon 26 traquer histoire de signes . le glacis de la mort ici. les oiseaux y ont fait la vie est dans la vie. se       pav&ea bruno mendonça pas sur coussin d’air mais  pour de       dans ce qui fascine chez nous dirons donc antoine simon 3       parfoi le temps passe dans la la fraîcheur et la dernier vers doel i avrat, quand il voit s’ouvrir, autre essai d’un dans le monde de cette   1) cette jamais si entêtanteeurydice lorsqu’on connaît une samuelchapitre 16, versets 1 1254 : naissance de c’est pour moi le premier   au milieu de l’existence n’est il tente de déchiffrer,       l̵ antoine simon 17 dans les écroulements douze (se fait terre se lancinant ô lancinant dernier vers aoi   tromper le néant j’ai perdu mon dont les secrets… à quoi laure et pétrarque comme huit c’est encore à non, björg, j’ai donc dans la caverne primordiale  dernier salut au    en j’écoute vos raphaËl coupé en deux quand deux ce travail vous est pour martine, coline et laure cinquième citationne seins isabelle boizard 2005 des quatre archanges que se placer sous le signe de le lourd travail des meules a supposer quece monde tienne quel ennui, mortel pour mieux valait découper  “ne pas  avec « a la reflets et echosla salle la communication est mon travail est une dernier vers aoi       dans le 15 mai, à nous avancions en bas de sa langue se cabre devant le la brume. nuages       quand un trait gris sur la gardien de phare à vie, au antoine simon 9 carissimo ulisse,torna a     quand   immense est le théâtre et       fleure       alla dernier vers aoi l’art n’existe  au mois de mars, 1166       j̵  née à 1 la confusion des souvent je ne sais rien de       juin journée de       m̵ les installations souvent, je ne saurais dire avec assez dernier vers aoi c’était une     le cygne sur       le toute une faune timide veille sequence 6   le d’un bout à       sur autres litanies du saint nom vous dites : "un je découvre avant toi 0 false 21 18 j’ai parlé  l’exposition  ma voix n’est plus que f les marques de la mort sur       assis voile de nuità la quand c’est le vent qui accoucher baragouiner ce pays que je dis est à sylvie       au spectacle de josué dit station 4 : judas  introibo ad altare dans le patriote du 16 mars       reine réponse de michel maintenant il connaît le ma chair n’est in the country sous la pression des a grant dulur tendrai puis       force voici des œuvres qui, le (en regardant un dessin de       sabots je suis occupé ces (elle entretenait       vu du bibelot au babilencore une       que dire que le livre est une dans les horizons de boue, de le grand combat : ecrire les couleurs du monde travail de tissage, dans   l’oeuvre vit son     un mois sans a la fin il ne resta que (À l’église       en pour jean gautheronle cosmos tu le saiset je le vois le texte qui suit est, bien prenez vos casseroles et antoine simon 22 li emperere s’est dernier vers aoi       au pour pierre theunissen la v.- les amicales aventures du       embarq le tissu d’acier dernier vers aoi pour anne slacik ecrire est il était question non mi viene in mentemi       voyage       & des quatre archanges que tout est prêt en moi pour À la loupe, il observa et ces charogne sur le seuilce qui       voyage errer est notre lot, madame, rita est trois fois humble. « pouvez-vous       crabe-       au       " madame, vous débusquez "pour tes diaphane est le mot (ou agnus dei qui tollis peccata bientôt, aucune amarre des conserves ! le nécessaire non  martin miguel vient au rayon des surgelés ainsi va le travail de qui encore une citation“tu r.m.a toi le don des cris qui la terre nous langues de plomba la si j’étais un (de)lecta lucta   lorsque martine orsoni depuis le 20 juillet, bribes  zones gardées de ce qui aide à pénétrer le au programme des actions nécrologie pour yves et pierre poher et  dans le livre, le       m&eacu quatre si la mer s’est     depuis pas une année sans évoquer       la dernier vers aoi  hier, 17 on trouvera la video       " moi cocon moi momie fuseau     pluie du       &n percey priest lakesur les    nous derniers j’ai ajouté     oued coulant certains prétendent une il faut dire les la galerie chave qui à la mémoire de la parol

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Dans les rêves de la mandragore

Une dramaturgie courte...

Artiste(s) : Rosa C.

Dans les rêves de la Mandragore
Une dramaturgie courte sur les œuvres de Carlo Rosa

Personnages :
Carlo Rosa : sculpteur, personnage principal
Leonardo Rosa : peintre, fils aîné de Carlo
Gianni Rosa : fils cadet de Carlo
Mamma Rosa
Alemanni, Piero Garino, Pierre Gastaud : artistes peintres

AVERTISSEMENT
Dans cette dramaturgie courte, les personnages ne disent pas les répliques : ils sont traversés par elles.
Il faut imaginer la scène comme un territoire improbable peuplé d’oeuvres diverses : racines arrangées, feuilles de plomb soudé cachant des objets, bronze évoquant constructions, ruines ou navettes spatiales.

I
1
- J’avance et l’horizon se dédouble : j’aperçois au bout du chemin une ouverture inattendue sur des Alpes marines et des vallées resserrées jusque dans les embouchures.
- Nous avons tant rêvé que nous flottons parmi les choses simples du monde ! Nous avons tant espéré toutes les métamorphoses
- Dans les souvenirs de Gianni, il y a qu’au début, aux yeux de Carlo, un paysage était un paysage, une nature morte, une nature morte, comme dans les huiles de son ami, le peintre Alemanni
- Glisse tes doigts dans le ventre souple de la terre et tire d’en-dessous cette main inconnue qui t’es tendue

2.
- Nous voici bien au cœur de notre capacité à l’imagination :cette volonté que nous affirmons sans trêve de ne jamais laisser les simples apparences nous dicter leur loi.
- Gianni se souvient qu’un jour, Carlo découvrit l’œuvre d’un ami de Leonardo, Piero Garino dont les paysages étaient presque –mais pas tout-à-fait- des paysages, et les natures mortes presque des natures mortes –mais pas tout à fait.
- va-t’en chercher dans le corps sourd de la terre les preuves de la renaissance des formes que la fureur détruit.
- Au-delà de vallées refermées sur elles-mêmes, d’innombrables soleils définitivement fixés sur un cyan de ciels aux profondeurs d’Egypte éclairent les signes sacrés d’une langue inconnue

3.-
- Quelque chose a disparu des souvenirs de Gianni : trop enfoui, trop secret : il ne sait plus comment Carlo s’est-il finalement ouvert à un monde différent, comment il a commencé à se libérer l’esprit et à créer ce qu’il sentait lui-même et ce qu’il voulait voir, avec ses yeux à lui, et non ceux des autres… Gianni a oublié comment cela s’est passé.
- C’est une Dame disparue qui tend ses doigts de morte Dame la terre la serre elle coud le sang à l’aube Dame que la terre retient.
- Et j’ai longtemps marché sur les traces laissées par les fils du souvenir parmi des horizons bordés de monts festonnés d’arbres peuplés de chants lointains.
- Nous voici au cœur de notre pouvoir d’invention : ne pas nous en tenir à ce que les choses sont.

II
1.
- J’évoque ici un automne à venir dans des roulis de vagues tendres veille d’un printemps qui pose déjà sur les tiges des hortensias ses doigts d’enfant à naître.
- Dans les souvenirs de Gianni, il y a cette Fiat Giardinetta dans laquelle la famille partait dès les premiers beaux jours vers Ponte Rosso, au début des années cinquante.
- Ce que tend la terre, c’est cette portion inversée du ciel elle est miroir d’ombres épaisses à la recherche de nos doigts.
- Nous voici tirant une tête de bison ou un corps de gazelle d’une faille du roc, des légions ou des olympes de l’incertitude des nuages, des armées des pierres des chemins, des mosquées des vapeurs de cascades, et toutes les formes du monde d’une pauvre feuille colorée d’où nos ciseaux les libèrent.

2.
- Dans les souvenirs de Gianni, l’enfant qu’il était brûlait de parvenir à destination et rêvait d’une Giardinetta avalant la via Aurelia… Mais Carlo s’arrêtait à chaque plage et commençait sa « recherche » dans le sable riche de toutes sortes de détritus
- Nos corps sont rêves de Mandragore, murmure la Dame ; avant d’être de chair, ils furent de terre de pierre de fer et de bois
- Nous voici au cœur du pouvoir de l’art :nous tirons toutes les formes du monde, d’un pot de couleur où le pinceau va les pêcher.
- Le printemps glisse ses doigts dans les replis de l’air qui me sépare des dessins superposés des collines blafardes un oiseau incertain emporte dans son sillage des étagements d’espace et de temps.

3.
- La main de la Dame se fraie un chemin pour fleurir hors de terre
- Tirer toutes les formes du monde de notre insatisfaction du monde : l’art de Carlo Rosa prend sa force dans cette humanité-là.
- Dans le tracé d’une aile une lavande unie à une jeune pousse de laurier s’abrite sous les fleurs -drues déjà- d’un romarin.
- Gianni se souvient : Carlo est équipé d’un bâton fouisseur pour déplacer les « choses », d’un sac de toile qu’il remplit de tout ce qu’il pense pouvoir recréer avec son imagination et ses doigts : racines, bouts de bois, restes de ces poupées qui, à l’époque, étaient en caoutchouc rouge.

III
1.-
- Un oiseau tombe en piqué, disparaît derrière le muret, un passereau se pose, tête en bas, sur une branche du plaqueminier encore hiver.
- Elle s’ouvre comme germe œil ou chant et libère la vie musicale des formes
- Il faut considérer la trajectoire de Carlo Rosa sur les deux ou trois décennies qu’elle dure comme l’histoire d’un désir d’envol inscrit dans les rêves les plus lourds de la terre.
- Gianni se souvient qu’un jour –alors que Carlo avait déjà commencé à exposer- il lui dit : mais, papa, dis-moi, pourquoi tu ne fais pas toutes ces œuvres en bronze ?

2.-
- Elle est tout à la fois la racine la terre et la tige la rose trémière le vent qui la fait trembler l’ardeur et l’humide et les pétales qu’elle répand en pluie sur toute la surface de la terre.
- Il faut considérer la trajectoire de Carlo Rosa comme une progressive appropriation de l’espace quand au seuil de son rêve il y a la terre et ce que la terre retient.
- Et Gianni se souvient encore que Carlo avait répliqué qu’il lui était impossible de réaliser ces œuvres en bronze, pour la bonne raison qu’il n’en avait pas été le créateur : il les avait simplement prises à la nature : en bronze, ce serait des faux, avait ajouté Carlo.
- Un chat noir glisse entre mes jambes silencieux il suspend sa marche puis repart sur l’œuvre incertain d’un sol de gris.

3.-
- Il faut imaginer Carlo Rosa grattant la terre et en désembourbant les êtres aux gestes suspendus ou à la danse soudain infiniment ralentie.
- Gianni se souvient qu’il avait fait valoir à Carlo que, loin d’avoir utilisé des œuvres de la nature, il avait récupéré des racines piétinées : tu as vu et tu as recréé, avait ajouté Gianni ; elles sont donc le matériau de ton œuvre. Non, non, avait répondu Carlo, pour réaliser des bronzes, je dois tout reprendre au début : cire, structure rigide, fil de fer… Et dans les souvenirs de Gianni, c’est ainsi que fit Carlo.
- La tache lumineuse d’un soleil d’hiver creuse la brume laiteuse accumulée contre les crêtes crénelées des collines.
- Il convient toutefois d’aborder la Dame de terre avec toute la douceur et toute la retenue du monde : la moindre brusquerie mue la douceur de son chant en hurlement de mort.

IV
1.-
- On dit de ces herbes qu’elles sont folles peut-être parce qu’elles se présentent dans des dispositions inattendues peut-être parce qu’elles dansent soudain des chorégraphies désordonnées et comme en dépit de tout.
- Carlo apprend à sculpter comme l’on moissonne comme la faux libère l’épi la bêche le tubercule il sculpte comme toute main qui se saisit de la terre du monde lui donne la forme de la main.
- Gianni se souvient que Carlo lui demande de charger les matelas gonflables dans la Giardinetta et qu’ils partent pour Antibes, avec Maman, chez Pierre Gastaud, son ami peintre.
A Antibes, on avait eu beau frapper à la porte, personne n’avait répondu. Comme la porte était toujours ouverte pour les amis, ils sont entrés et se sont installés dans le living sur les deux matelas et un divan, le chien sous la table.
- Effleure la à peine sous la terre toute caresse si elle n’est timide et envolée aussitôt que posée effarouche la Dame et qui sait alors ce qui peut advenir ?

2.
- Il enfouit et protège dans une armure de plomb les formes qu’il a subtilisées à l’avare générosité de la terre.
- Dans les souvenirs de Gianni, à Antibes voilà qu’en pleine nuit Pierre Gastaud rentre chez lui. Il allume et :
« Mes chers amis ! »
Le lendemain matin, tôt, tout ce petit monde est parti au marché aux poissons
- Nos corps sont rêves de Mandragore murmure la dame, ils suivent l’expression des branches de terre dans les miroirs du ciel
- On sait repérer l’amplitude des racines : il suffit de suivre dans le miroir de la terre l’expansion des branches du ciel

3.-
- Au bout de sa trajectoire, Carlo Rosa va vers l’espace et plante ses racines de bronze dans le firmament.

Publication en ligne : 17 juillet 2008
Première publication : 27 juin 2006 / présentation d’exposition

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