BRIBES EN LIGNE
      je me dans le pain brisé son  hors du corps pas pour pierre theunissen la quand sur vos visages les lancinant ô lancinant    de femme liseuse imagine que, dans la quand il voit s’ouvrir,       sur pas sur coussin d’air mais il y a dans ce pays des voies en cet anniversaire, ce qui       pass&e nous savons tous, ici, que il s’appelait le lent déferlement       on dit qu’agathe c’est ici, me inoubliables, les avant propos la peinture est       les "ah ! mon doux pays, tes chaussures au bas de  tu ne renonceras pas. dernier vers aoi       &eacut       la mais non, mais non, tu j’ai relu daniel biga,       tourne « e ! malvais le 26 août 1887, depuis le temps passe si vite, on cheval immense est le théâtre et et tout avait   six formes de la elle ose à peine gardien de phare à vie, au o tendresses ô mes  l’écriture   au milieu de preambule – ut pictura f qu’il vienne, le feu antoine simon 30       pour andré le grand combat : s’égarer on un besoin de couper comme de “dans le dessin       dans ...et poème pour outre la poursuite de la mise       b&acir deuxième apparition de     &nbs       dans dans le pays dont je vous       " il tente de déchiffrer, pour michèle       st il en est des meurtrières. 10 vers la laisse ccxxxii rien n’est branches lianes ronces       il macao grise       dans écrirecomme on se     &nbs il en est des noms comme du iloec endreit remeint li os la gaucherie à vivre, approche d’une on croit souvent que le but décembre 2001.     dans la ruela hans freibach : vous avez les lettres ou les chiffres si j’étais un rm : nous sommes en tant pis pour eux. les premières deuxième pour michèle gazier 1) f les marques de la mort sur douze (se fait terre se       &agrav antoine simon 24 paien sunt morz, alquant elle disposait d’une dans les hautes herbes le passé n’est dernier vers aoi dernier vers aoi guetter cette chose abu zayd me déplait. pas       "       neige   la production dernier vers aoi macles et roulis photo 6 madame dans l’ombre des de toutes les le nécessaire non la vie humble chez les   un vendredi pour andré villers 1) dans ce périlleux le travail de bernard  hier, 17 pour martine (josué avait lentement       dans bernadette griot vient de violette cachéeton raphaël  epître aux pour yves et pierre poher et quelque temps plus tard, de       sous antoine simon 19 À l’occasion de À la loupe, il observa c’était une       la antoine simon 27 thème principal :       gentil  “comment ce 28 février 2002. la tentation du survol, à le lourd travail des meules de pa(i)smeisuns en est venuz a supposer quece monde tienne une il faut dire les       dans clers est li jurz et li  l’exposition  tendresses ô mes envols seul dans la rue je ris la dans le monde de cette       pour j’ai ajouté j’ai en réserve nice, le 30 juin 2000 mult ben i fierent franceis e madame des forêts de comme c’est premier vers aoi dernier (ma gorge est une     extraire il faut aller voir ne pas négocier ne       deux couleur qui ne masque pas       au         &n       avant pour lee béatrice machet vient de able comme capable de donner moi cocon moi momie fuseau il existe au moins deux à la mémoire de madame, on ne la voit jamais       object le "patriote",       vaches    il normal 0 21 false fal     oued coulant    en  “s’ouvre fin première  les éditions de       au pour mes enfants laure et       "       dans antoine simon 32 dernier vers aoi       devant       assis halt sunt li pui e mult halt station 7 : as-tu vu judas se       ce paroles de chamantu et encore  dits lentement, josué madame déchirée une errance de  jésus ki mult est las, il se dort       sur dessiner les choses banales       l̵ c’est le grand ma voix n’est plus que   marcel comment entrer dans une faisant dialoguer (À l’église troisième essai il est le jongleur de lui       cette onzième attendre. mot terrible. de prime abord, il viallat © le château de f toutes mes       le charogne sur le seuilce qui    si tout au long vos estes proz e vostre tendresse du mondesi peu de pour michèle gazier 1 pour m.b. quand je me heurte issent de mer, venent as le numéro exceptionnel de       fourmi la lecture de sainte station 4 : judas  (en regardant un dessin de voici des œuvres qui, le     m2 &nbs carles respunt : cinquième citationne la question du récit antoine simon 5 et voici maintenant quelques granz fut li colps, li dux en dernier vers aoi raphaël les durand : une les dessins de martine orsoni li emperere s’est quando me ne so itu pe   si vous souhaitez le pendu rêve, cauchemar, c’est la distance entre       et poussées par les vagues jamais si entêtanteeurydice 1.- les rêves de 1-nous sommes dehors. constellations et dernier vers aoi errer est notre lot, madame,  le grand brassage des le coquillage contre       en seins isabelle boizard 2005 la mort, l’ultime port,       dans les doigts d’ombre de neige la mastication des       la       voyage (elle entretenait       sur   tout est toujours en madame porte à la fraîcheur et la dorothée vint au monde et…  dits de au programme des actions ici. les oiseaux y ont fait     pluie du       force neuf j’implore en vain face aux bronzes de miodrag   entrons       arauca max charvolen, martin miguel je ne sais pas si nous avancions en bas de la prédication faite d’abord l’échange des       six antoine simon 3 antoine simon 20 le bulletin de "bribes les dernières il ne s’agit pas de  au mois de mars, 1166       l̵       d&eacu la musique est le parfum de       &agrav le recueil de textes       le je crie la rue mue douleur là, c’est le sable et autre citation dernier vers aoi quand vous serez tout dernier vers que mort c’est la peur qui fait       fourr& madame est toute       apr&eg le scribe ne retient et nous n’avons rien dans l’innocence des       &       droite    au balcon références : xavier autre citation"voui (de)lecta lucta         un générations ecrire les couleurs du monde passet li jurz, la noit est   on n’est l’illusion d’une dernier vers aoi mouans sartoux. traverse de vue à la villa tamaris je suis celle qui trompe       jardin       la il arriva que morz est rollant, deus en ad jamais je n’aurais       le      &       m&eacu       va vi.- les amicales aventures il semble possible deux ajouts ces derniers       et tu certains soirs, quand je "tu sais ce que c’est pour poème pour "moi, esclave" a tous feux éteints. des je n’ai pas dit que le encore la couleur, mais cette pas de pluie pour venir dentelle : il avait d’ eurydice ou bien de c’est la chair pourtant aux george(s) (s est la ce texte m’a été pour jean marie 0 false 21 18 martin miguel art et c’est extrêmement glaciation entre     un mois sans       au     le cygne sur    nous in the country mes pensées restent reprise du site avec la     les provisions       dans pierre ciel très malheureux... la vie est dans la vie. se a claude b.   comme rêves de josué,       soleil   en grec, morías       la pour maxime godard 1 haute quai des chargeurs de Éléments - dernier vers aoi pour robert     ton       le quelque chose       j̵ ma mémoire ne peut me   1) cette il faut laisser venir madame le samedi 26 mars, à 15 merci à marc alpozzo  improbable visage pendu merle noir  pour       magnol la parol

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Dans les rêves de la mandragore

Une dramaturgie courte...

Artiste(s) : Rosa C.

Dans les rêves de la Mandragore
Une dramaturgie courte sur les œuvres de Carlo Rosa

Personnages :
Carlo Rosa : sculpteur, personnage principal
Leonardo Rosa : peintre, fils aîné de Carlo
Gianni Rosa : fils cadet de Carlo
Mamma Rosa
Alemanni, Piero Garino, Pierre Gastaud : artistes peintres

AVERTISSEMENT
Dans cette dramaturgie courte, les personnages ne disent pas les répliques : ils sont traversés par elles.
Il faut imaginer la scène comme un territoire improbable peuplé d’oeuvres diverses : racines arrangées, feuilles de plomb soudé cachant des objets, bronze évoquant constructions, ruines ou navettes spatiales.

I
1
- J’avance et l’horizon se dédouble : j’aperçois au bout du chemin une ouverture inattendue sur des Alpes marines et des vallées resserrées jusque dans les embouchures.
- Nous avons tant rêvé que nous flottons parmi les choses simples du monde ! Nous avons tant espéré toutes les métamorphoses
- Dans les souvenirs de Gianni, il y a qu’au début, aux yeux de Carlo, un paysage était un paysage, une nature morte, une nature morte, comme dans les huiles de son ami, le peintre Alemanni
- Glisse tes doigts dans le ventre souple de la terre et tire d’en-dessous cette main inconnue qui t’es tendue

2.
- Nous voici bien au cœur de notre capacité à l’imagination :cette volonté que nous affirmons sans trêve de ne jamais laisser les simples apparences nous dicter leur loi.
- Gianni se souvient qu’un jour, Carlo découvrit l’œuvre d’un ami de Leonardo, Piero Garino dont les paysages étaient presque –mais pas tout-à-fait- des paysages, et les natures mortes presque des natures mortes –mais pas tout à fait.
- va-t’en chercher dans le corps sourd de la terre les preuves de la renaissance des formes que la fureur détruit.
- Au-delà de vallées refermées sur elles-mêmes, d’innombrables soleils définitivement fixés sur un cyan de ciels aux profondeurs d’Egypte éclairent les signes sacrés d’une langue inconnue

3.-
- Quelque chose a disparu des souvenirs de Gianni : trop enfoui, trop secret : il ne sait plus comment Carlo s’est-il finalement ouvert à un monde différent, comment il a commencé à se libérer l’esprit et à créer ce qu’il sentait lui-même et ce qu’il voulait voir, avec ses yeux à lui, et non ceux des autres… Gianni a oublié comment cela s’est passé.
- C’est une Dame disparue qui tend ses doigts de morte Dame la terre la serre elle coud le sang à l’aube Dame que la terre retient.
- Et j’ai longtemps marché sur les traces laissées par les fils du souvenir parmi des horizons bordés de monts festonnés d’arbres peuplés de chants lointains.
- Nous voici au cœur de notre pouvoir d’invention : ne pas nous en tenir à ce que les choses sont.

II
1.
- J’évoque ici un automne à venir dans des roulis de vagues tendres veille d’un printemps qui pose déjà sur les tiges des hortensias ses doigts d’enfant à naître.
- Dans les souvenirs de Gianni, il y a cette Fiat Giardinetta dans laquelle la famille partait dès les premiers beaux jours vers Ponte Rosso, au début des années cinquante.
- Ce que tend la terre, c’est cette portion inversée du ciel elle est miroir d’ombres épaisses à la recherche de nos doigts.
- Nous voici tirant une tête de bison ou un corps de gazelle d’une faille du roc, des légions ou des olympes de l’incertitude des nuages, des armées des pierres des chemins, des mosquées des vapeurs de cascades, et toutes les formes du monde d’une pauvre feuille colorée d’où nos ciseaux les libèrent.

2.
- Dans les souvenirs de Gianni, l’enfant qu’il était brûlait de parvenir à destination et rêvait d’une Giardinetta avalant la via Aurelia… Mais Carlo s’arrêtait à chaque plage et commençait sa « recherche » dans le sable riche de toutes sortes de détritus
- Nos corps sont rêves de Mandragore, murmure la Dame ; avant d’être de chair, ils furent de terre de pierre de fer et de bois
- Nous voici au cœur du pouvoir de l’art :nous tirons toutes les formes du monde, d’un pot de couleur où le pinceau va les pêcher.
- Le printemps glisse ses doigts dans les replis de l’air qui me sépare des dessins superposés des collines blafardes un oiseau incertain emporte dans son sillage des étagements d’espace et de temps.

3.
- La main de la Dame se fraie un chemin pour fleurir hors de terre
- Tirer toutes les formes du monde de notre insatisfaction du monde : l’art de Carlo Rosa prend sa force dans cette humanité-là.
- Dans le tracé d’une aile une lavande unie à une jeune pousse de laurier s’abrite sous les fleurs -drues déjà- d’un romarin.
- Gianni se souvient : Carlo est équipé d’un bâton fouisseur pour déplacer les « choses », d’un sac de toile qu’il remplit de tout ce qu’il pense pouvoir recréer avec son imagination et ses doigts : racines, bouts de bois, restes de ces poupées qui, à l’époque, étaient en caoutchouc rouge.

III
1.-
- Un oiseau tombe en piqué, disparaît derrière le muret, un passereau se pose, tête en bas, sur une branche du plaqueminier encore hiver.
- Elle s’ouvre comme germe œil ou chant et libère la vie musicale des formes
- Il faut considérer la trajectoire de Carlo Rosa sur les deux ou trois décennies qu’elle dure comme l’histoire d’un désir d’envol inscrit dans les rêves les plus lourds de la terre.
- Gianni se souvient qu’un jour –alors que Carlo avait déjà commencé à exposer- il lui dit : mais, papa, dis-moi, pourquoi tu ne fais pas toutes ces œuvres en bronze ?

2.-
- Elle est tout à la fois la racine la terre et la tige la rose trémière le vent qui la fait trembler l’ardeur et l’humide et les pétales qu’elle répand en pluie sur toute la surface de la terre.
- Il faut considérer la trajectoire de Carlo Rosa comme une progressive appropriation de l’espace quand au seuil de son rêve il y a la terre et ce que la terre retient.
- Et Gianni se souvient encore que Carlo avait répliqué qu’il lui était impossible de réaliser ces œuvres en bronze, pour la bonne raison qu’il n’en avait pas été le créateur : il les avait simplement prises à la nature : en bronze, ce serait des faux, avait ajouté Carlo.
- Un chat noir glisse entre mes jambes silencieux il suspend sa marche puis repart sur l’œuvre incertain d’un sol de gris.

3.-
- Il faut imaginer Carlo Rosa grattant la terre et en désembourbant les êtres aux gestes suspendus ou à la danse soudain infiniment ralentie.
- Gianni se souvient qu’il avait fait valoir à Carlo que, loin d’avoir utilisé des œuvres de la nature, il avait récupéré des racines piétinées : tu as vu et tu as recréé, avait ajouté Gianni ; elles sont donc le matériau de ton œuvre. Non, non, avait répondu Carlo, pour réaliser des bronzes, je dois tout reprendre au début : cire, structure rigide, fil de fer… Et dans les souvenirs de Gianni, c’est ainsi que fit Carlo.
- La tache lumineuse d’un soleil d’hiver creuse la brume laiteuse accumulée contre les crêtes crénelées des collines.
- Il convient toutefois d’aborder la Dame de terre avec toute la douceur et toute la retenue du monde : la moindre brusquerie mue la douceur de son chant en hurlement de mort.

IV
1.-
- On dit de ces herbes qu’elles sont folles peut-être parce qu’elles se présentent dans des dispositions inattendues peut-être parce qu’elles dansent soudain des chorégraphies désordonnées et comme en dépit de tout.
- Carlo apprend à sculpter comme l’on moissonne comme la faux libère l’épi la bêche le tubercule il sculpte comme toute main qui se saisit de la terre du monde lui donne la forme de la main.
- Gianni se souvient que Carlo lui demande de charger les matelas gonflables dans la Giardinetta et qu’ils partent pour Antibes, avec Maman, chez Pierre Gastaud, son ami peintre.
A Antibes, on avait eu beau frapper à la porte, personne n’avait répondu. Comme la porte était toujours ouverte pour les amis, ils sont entrés et se sont installés dans le living sur les deux matelas et un divan, le chien sous la table.
- Effleure la à peine sous la terre toute caresse si elle n’est timide et envolée aussitôt que posée effarouche la Dame et qui sait alors ce qui peut advenir ?

2.
- Il enfouit et protège dans une armure de plomb les formes qu’il a subtilisées à l’avare générosité de la terre.
- Dans les souvenirs de Gianni, à Antibes voilà qu’en pleine nuit Pierre Gastaud rentre chez lui. Il allume et :
« Mes chers amis ! »
Le lendemain matin, tôt, tout ce petit monde est parti au marché aux poissons
- Nos corps sont rêves de Mandragore murmure la dame, ils suivent l’expression des branches de terre dans les miroirs du ciel
- On sait repérer l’amplitude des racines : il suffit de suivre dans le miroir de la terre l’expansion des branches du ciel

3.-
- Au bout de sa trajectoire, Carlo Rosa va vers l’espace et plante ses racines de bronze dans le firmament.

Publication en ligne : 17 juillet 2008
Première publication : 27 juin 2006 / présentation d’exposition

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