BRIBES EN LIGNE
     & histoire de signes .       dans j’ai ajouté l’art n’existe troisième essai et le grand combat : antoine simon 3 dans la caverne primordiale       montag       une antoine simon 17 ce qui fascine chez f qu’il vienne, le feu       embarq autre petite voix le lent tricotage du paysage bientôt, aucune amarre mougins. décembre intendo... intendo !       en un les textes mis en ligne le vieux qui "tu sais ce que c’est pour gilbert assise par accroc au bord de où l’on revient recleimet deu mult et combien pour robert dans le pays dont je vous pure forme, belle muette, antoine simon 2 chairs à vif paumes c’est un peu comme si,       " f le feu m’a       bonhe       le ensevelie de silence,       la abu zayd me déplait. pas neuf j’implore en vain vos estes proz e vostre       p&eacu à bernadette    nous dernier vers aoi       ce       nuage       parfoi de proche en proche tous pour andré villers 1) c’est une sorte de   se reflets et echosla salle giovanni rubino dit  “s’ouvre gardien de phare à vie, au f les rêves de       devant c’est la chair pourtant pour michèle gazier 1)       deux       le les dernières toute une faune timide veille       ton je n’ai pas dit que le       object dans les carnets toi, mésange à nous dirons donc       entre   d’un coté,       la il faut laisser venir madame       le ciel est clair au travers marie-hélène       allong quando me ne so itu pe pour maxime godard 1 haute spectacle de josué dit les grands       su et je vois dans vos quelque chose       bonheu j’ai perdu mon le temps passe dans la jamais si entêtanteeurydice que reste-t-il de la je sais, un monde se aucun hasard si se les lettres ou les chiffres       le dont les secrets… à quoi nice, le 30 juin 2000       assis rien n’est de sorte que bientôt sixième en ceste tere ad estet ja josué avait un rythme il pleut. j’ai vu la douze (se fait terre se introibo ad altare chaises, tables, verres, vous n’avez macles et roulis photo 1 “le pinceau glisse sur madame est toute (la numérotation des les plus terribles pourquoi yves klein a-t-il les premières madame chrysalide fileuse seul dans la rue je ris la le soleil n’est pas écrirecomme on se nécrologie       &eacut la terre nous un verre de vin pour tacher c’est vrai sous la pression des       le lentement, josué buttati ! guarda&nbs     pourquoi       six coupé en deux quand bien sûrla       au un besoin de couper comme de madame, vous débusquez  “la signification       " (vois-tu, sancho, je suis exacerbé d’air de tantes herbes el pre je serai toujours attentif à     quand la tentation du survol, à dernier vers aoi pour michèle gazier 1 si elle est belle ? je   pour le prochain "ah ! mon doux pays, folie de josuétout est je meurs de soif       object dans les horizons de boue, de rien n’est plus ardu pour jean-marie simon et sa ses mains aussi étaient peinture de rimes. le texte prenez vos casseroles et max charvolen, martin miguel pour daniel farioli poussant générations       dans de pareïs li seit la       &n arbre épanoui au ciel   pour olivier       les il est le jongleur de lui mon cher pétrarque, elle disposait d’une pour martine, coline et laure allons fouiller ce triangle       voyage       & le 2 juillet trois tentatives desesperees glaciation entre   j’ai souvent temps de pierres dans la " je suis un écorché vif.   est-ce que     un mois sans   l’oeuvre vit son       é les enseignants :       dans       la la chaude caresse de pour lee mille fardeaux, mille  “ce travail qui la mastication des r.m.a toi le don des cris qui dernier vers aoi       la 13) polynésie station 5 : comment avec marc, nous avons monde imaginal, il semble possible bal kanique c’est la bouche pure souffrance antoine simon 30     dans la ruela depuis le 20 juillet, bribes cet article est paru quelques textes dernier vers aoi il faut aller voir ce on cheval c’est pour moi le premier    en les oiseaux s’ouvrent dans ce périlleux a l’aube des apaches, pour martine des voiles de longs cheveux normalement, la rubrique v.- les amicales aventures du soudain un blanc fauche le un trait gris sur la       ( À max charvolen et martin accorde ton désir à ta       &agrav "je me tais. pour taire. station 7 : as-tu vu judas se dernier vers aoi antoine simon 26 des quatre archanges que ce jour-là il lui il arriva que les doigts d’ombre de neige madame est une       au la musique est le parfum de abstraction voir figuration dans les rêves de la villa arson, nice, du 17 madame est une torche. elle quatre si la mer s’est       alla pour nicolas lavarenne ma       entre       sur j’aime chez pierre o tendresses ô mes       qui dans le monde de cette antoine simon 6 raphaël       la       les au seuil de l’atelier constellations et dernier vers aoi  hier, 17 dernier vers aoi merci à marc alpozzo les amants se livre grand format en trois j’ai relu daniel biga, l’attente, le fruit 5) triptyque marocain  tu ne renonceras pas.       sur comment entrer dans une c’est seulement au tu le saiset je le vois fontelucco, 6 juillet 2000       le juste un mot pour annoncer antoine simon 31 "pour tes dernier vers aoi l’impression la plus vi.- les amicales aventures         or       soleil       ...mai dernier vers aoi je découvre avant toi ecrire les couleurs du monde       je me la force du corps, les routes de ce pays sont juste un nice, le 18 novembre 2004 ils avaient si longtemps, si archipel shopping, la       sur il ne s’agit pas de le plus insupportable chez pour angelo ouverture d’une si, il y a longtemps, les mes pensées restent     faisant la     le cygne sur tous ces charlatans qui ce jour là, je pouvais dernier vers doel i avrat,   pour adèle et la brume. nuages       le       midi fin première ce qui aide à pénétrer le   un temps de cendre de deuil de li emperere s’est bribes en ligne a dans ma gorge       voyage le glacis de la mort  le "musée aux george(s) (s est la 1-nous sommes dehors. granz fut li colps, li dux en dernier vers aoi  née à j’entends sonner les   la baie des anges    regardant je m’étonne toujours de la pierre ciel     rien l’éclair me dure, et si au premier jour il       un   la production  dernières mises décembre 2001.     du faucon       le       pass&e   ces notes lorsque martine orsoni   que signifie dimanche 18 avril 2010 nous       m̵ tout est possible pour qui a la fin il ne resta que  si, du nouveau dernier vers aoi antoine simon 15       pourqu ce pays que je dis est       en       sur       &agrav alocco en patchworck ©       deux les dessins de martine orsoni "mais qui lit encore le       d&eacu d’abord l’échange des je déambule et suis  mise en ligne du texte l’art c’est la dessiner les choses banales À peine jetés dans le bernadette griot vient de  les premières huit c’est encore à ne pas négocier ne je n’hésiterai art jonction semble enfin guetter cette chose quelque temps plus tard, de dans le respect du cahier des il en est des noms comme du l’ami michel quatrième essai de merci au printemps des       la à propos “la       enfant  un livre écrit ( ce texte a et tout avait normal 0 21 false fal dix l’espace ouvert au « voici       neige torna a sorrento ulisse torna la parol

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Imagine que, dans la Palestine du 1er siècle, vivait un peuple dans une précarité bien proche de celle que connaît la Palestine d’aujourd’hui ; il vivait sous le même soleil, dans la même poussière, avec le même goût de sel persistant au fond de la gorge, cerné par le même sable, avec la même ferveur pour l’eau douce et pour l’ombre, cherchant, comme tous les peuples, de quoi s’abriter, subsister et se perpétuer et, comme tous les peuples, y parvenant non dans la tranquillité, le calme et la joie, comme il conviendrait, mais dans la souffrance, la douleur, l’incertitude, comme nous le savons, déterminés par des puissances lointaines, aveugles et comme inattaquables. Comme tous les peuples, celui-là puisait dans la longue histoire de ses peines la cause de ses plaintes et de ses rêves, la force de son espérance.
Nous savons que c’est dans ce peuple juif du 1er siècle que J.-C. est venu au monde ; on dit que c’est à Bethléem. Tu sais que J.-C. naquit alors que Rome avait décidé de dénombrer les habitants de ses territoires et, dans cette intention, elle avait ordonné que tous les hommes devraient aller se présenter au lieu de leur origine. Joseph, le père putatif de J.-C., vivait, avec Marie, à Nazareth ; mais il était originaire de Bethléem, car il était de la descendance de David et des anciens rois d’Israël.
C’est en arrivant à Bethléem que la B.V.M. sentit les premiers signes de la naissance imminente de son enfant. La journée finissait, le temps fraîchissait et toutes les hôtelleries étaient bondées de sorte que Joseph ne put trouver aucun endroit protégé pour y loger. Ayant frappé à toutes les portes et, malgré l’état de Marie, n’ayant rencontré que des refus, Joseph se résolut, dans la hâte où le mettait l’imminence de l’accouchement, à aménager tant bien que mal un lieu ouvert et passant. Les traditions divergent quant au lieu : on parle de grotte ou d’étable, on dit aussi qu’il s’agissait d’un espace couvert entre deux maisons.
Il y avait là un petit endroit aménagé en mangeoire devant lequel était attaché un taureau ; Joseph y lia l’âne sur lequel Marie avait voyagé, alluma une petite lampe à huile qu’il fixa, à hauteur de regards, à une pierre qui faisait relief, nettoya rapidement le sol de ses impuretés et de ses cailloux, y étala son manteau de voyage et y installa Marie ; Après quoi, il rapproprit le foin dans l’espace qui séparait l’âne du taureau et y posa une sorte de vareuse qu’il avait. Quand il eut terminé ses préparatifs, il s’approcha de Marie et lui prit la main en souriant.
Le taureau avait considéré ces intrus avec placidité et une curiosité attentive que l’on ne lui soupçonne habituellement pas ; il avait tendu son museau vers l’âne, reconnaissant, dans les odeurs du voyage, des nuances d’herbes et de terres ; il avait secoué la tête, poussé le front contre l’épaule de Joseph, effleuré sa main de sa grosse langue râpeuse, puis s’était immobilisé, tournant vers Marie ses yeux pleins de douceur. De son côté, l’âne, d’abord indifférent à tout, avait commencé par se rassasier ; après quoi, lui aussi, avait tourné la tête vers le couple, tandis que le silence de la nuit enveloppait Bethléem.
Quand l’heure du travail arriva, Joseph aida Marie à se placer ; il s’efforça de la soulager en facilitant le passage de l’enfant, coupa le cordon, essuya le nouveau-né et le donna à Marie. Au premier vagissement, celui qui déploie en bouquets bourgeonnants les délicates circonvolutions de nos bronches et les remplit pour la première fois d’un air ardent qui les stimule, le souvenir des cris d’origine remplit non seulement Marie et Joseph, mais aussi l’âne et le taureau qui reconnaissaient là comme un cri de détresse, un appel à protection. Lorsque Joseph posa l’enfant sur la vareuse entre les bêtes, celles-ci reniflèrent la petite vie nouvelle, y sentirent des odeurs de sexe et de sang, et cette évanescente fraîcheur que l’on voudrait toujours conserver entre narines et lèvre ; et ils tendaient doucement la tête en considérant le petit corps palpitant, et lançaient vers lui de délicats coups de langue.
Si le terme de naissance désigne la venue au monde du point de vue de l’action et du résultat de la parturition, le terme de nativité oublie l’acte au profit du fait et de la date, le travail au profit de la qualité et l’action au profit de l’état. Tu sauras donc que célébrant la naissance de N.S., on ne saurait mieux faire que de la nommer de sorte qu’on entende la date, la qualité et l’état. La date parce qu’elle inaugure une ère nouvelle et que notre humanité se détermine en avant et après cette date ; la qualité parce que cet événement met en lumière la sainteté de toute venue au monde ; l’état parce que désormais on ne considérera plus notre existence que comme une éternelle naissance.
Il existe trois nativités : celle de la B.V.M.., celle de Jean-Baptiste, celle de N.S.J.-C. La première est la plus merveilleuse car elle a donné au monde, par les oeuvres de la chair, un être pur et sans taches ; la deuxième est la plus émouvante, car elle est celle de celui qui vient au nom de celui qui doit venir ; la troisième est celle de J.-C. par laquelle se réalise la sainteté des deux premières et, par elles, notre sanctification.
La nativité de J.-C. proclame que notre sainteté réside toute dans la parole : conçu selon l’Esprit seul, J.-C. accomplit le miracle de l’incarnation du Verbe, signifiant ainsi que nous ne devons nos plus hautes qualités d’Homme qu’au fait d’être nés des mots, et que les mots tirent leur valeur du fait qu’ils s’inscrivent dans des êtres de chair.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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