BRIBES EN LIGNE
      &n josué avait un rythme  il est des objets sur       &eacut       six de soie les draps, de soie dans le respect du cahier des       la journée de     longtemps sur     &nbs       l̵ "la musique, c’est le à la bonne temps de pierres dans la première j’ai relu daniel biga, le texte qui suit est, bien       au (la numérotation des ki mult est las, il se dort on trouvera la video approche d’une Éléments -       l̵  avec « a la     sur la pente chairs à vif paumes de mes deux mains station 5 : comment la fonction, les petites fleurs des " je suis un écorché vif. nos voix     de rigoles en   1) cette       m̵ le 23 février 1988, il    en au seuil de l’atelier pour andré villers 1) « pouvez-vous "nice, nouvel éloge de la station 4 : judas  rêve, cauchemar,  au travers de toi je f j’ai voulu me pencher glaciation entre     son j’ai parlé a toi le don des cris qui l’erbe del camp, ki   anatomie du m et comment entrer dans une       pourqu et tout avait 0 false 21 18 temps où les coeurs un trait gris sur la  mise en ligne du texte passent .x. portes, la fraîcheur et la comme c’est     oued coulant si j’étais un nice, le 18 novembre 2004   j’ai souvent « 8° de de pa(i)smeisuns en est venuz       la af : j’entends deuxième essai le si, il y a longtemps, les vous êtes madame est une torche. elle sur la toile de renoir, les quatre si la mer s’est quando me ne so itu pe pour jean gautheronle cosmos       reine       force cet article est paru dans le ce poème est tiré du v.- les amicales aventures du de sorte que bientôt  improbable visage pendu  hier, 17 macles et roulis photo 3 sculpter l’air : le corps encaisse comme il   que signifie fin première     à et si au premier jour il pour qui veut se faire une madame aux rumeurs pour jean-marie simon et sa le temps passe si vite,   la production ce texte m’a été et si tu dois apprendre à station 7 : as-tu vu judas se polenta nice, le 30 juin 2000 antoine simon 29 ce va et vient entre     vers le soir spectacle de josué dit quand les mots normal 0 21 false fal   un merci au printemps des pas une année sans évoquer vous dites : "un pluies et bruines, antoine simon 2 À max charvolen et pour michèle gazier 1) guetter cette chose      & onze sous les cercles sors de mon territoire. fais onzième       au madame des forêts de antoine simon 31 c’est pour moi le premier la langue est intarissable histoire de signes . les enseignants : dernier vers aoi en 1958 ben ouvre à frères et depuis le 20 juillet, bribes légendes de michel     faisant la       un cliquetis obscène des  les œuvres de je meurs de soif générations monde imaginal, saluer d’abord les plus autre essai d’un antoine simon 6 coupé le sonà il ne reste plus que le dernier vers aoi i mes doigts se sont ouverts       la       l̵       et tu je déambule et suis antoine simon 22 avant propos la peinture est au lecteur voici le premier juste un mot pour annoncer et je vois dans vos pour helmut   dits de le 26 août 1887, depuis lentement, josué cher bernard a la libération, les aux george(s) (s est la sa langue se cabre devant le tous ces charlatans qui   au milieu de pour michèle ils avaient si longtemps, si  les premières  le grand brassage des encore la couleur, mais cette quant carles oït la autre citation"voui allons fouiller ce triangle   jn 2,1-12 :    courant       bruyan accoucher baragouiner     pourquoi   un vendredi poème pour       le martin miguel art et       j̵ nous dirons donc quelque temps plus tard, de pour nicolas lavarenne ma jamais je n’aurais on peut croire que martine ils s’étaient pour raphaël "ah ! mon doux pays, l’existence n’est f le feu s’est madame est une le scribe ne retient noble folie de josué,       dans dernier vers aoi pour andré leonardo rosa torna a sorrento ulisse torna  il y a le je crie la rue mue douleur pour robert références : xavier le geste de l’ancienne, antoine simon 13       avant       les       une les plus terribles     &nbs pour daniel farioli poussant soudain un blanc fauche le antoine simon 20       apr&eg toutes ces pages de nos     cet arbre que 1-nous sommes dehors. antoine simon 23 m1       dernier vers aoi lancinant ô lancinant moisissures mousses lichens merci à marc alpozzo       &ccedi j’ai en réserve  de la trajectoire de ce envoi du bulletin de bribes ne pas négocier ne dans les carnets   tout est toujours en réponse de michel sous l’occupation       le       sous jusqu’à il y a Ç’avait été la nous lirons deux extraits de la tentation du survol, à huit c’est encore à     tout autour chercher une sorte de une errance de la légende fleurie est a l’aube des apaches, antoine simon 3  je signerai mon le 2 juillet f le feu est venu,ardeur des       dans toute une faune timide veille il était question non face aux bronzes de miodrag       le       &agrav     ton très saintes litanies décembre 2001. dernier vers aoi       sur tu le saiset je le vois bribes en ligne a       il attelage ii est une œuvre quatrième essai rares dans le pain brisé son tout en travaillant sur les aucun hasard si se dire que le livre est une toujours les lettres : nouvelles mises en i en voyant la masse aux tout en vérifiant je dors d’un sommeil de       embarq béatrice machet vient de mesdames, messieurs, veuillez je serai toujours attentif à quand c’est le vent qui dernier vers aoi attention beau  les éditions de granz fut li colps, li dux en dont les secrets… à quoi les parents, l’ultime religion de josué il       object  hors du corps pas régine robin, il n’y a pas de plus j’écoute vos       apr&eg  tu ne renonceras pas. là, c’est le sable et vue à la villa tamaris dans ce pays ma mère écoute, josué, d’un bout à carles li reis en ad prise sa libre de lever la tête introibo ad altare dans ce périlleux pour julius baltazar 1 le   je n’ai jamais se placer sous le signe de je découvre avant toi aux barrières des octrois   voici donc la  ce mois ci : sub et voici maintenant quelques passet li jurz, si turnet a       p&eacu       journ&   le 10 décembre dernier vers aoi f les marques de la mort sur avec marc, nous avons le 15 mai, à ce n’est pas aux choses dans le patriote du 16 mars       la       " traquer       l̵ la question du récit macles et roulis photo 7 et il fallait aller debout ensevelie de silence, nice, le 8 octobre rimbaud a donc intendo... intendo ! le lent tricotage du paysage       cette tout mon petit univers en raphaël     les fleurs du       ton c’est un peu comme si, (josué avait lentement je suis occupé ces couleur qui ne masque pas troisième essai antoine simon 33 je ne peins pas avec quoi, etudiant à       coude faisant dialoguer vertige. une distance dernier vers aoi c’est extrêmement       ...mai premier essai c’est "je me tais. pour taire. errer est notre lot, madame, pour jean-louis cantin 1.- ce jour-là il lui ainsi va le travail de qui temps où le sang se si tu es étudiant en seins isabelle boizard 2005 thème principal :       sur seul dans la rue je ris la cet univers sans pour angelo mise en ligne     après apaches : dimanche 18 avril 2010 nous dans le train premier dernier vers aoi       le mon cher pétrarque, écrirecomme on se clers est li jurz et li clere est la noit e la si grant dol ai que ne       la    de femme liseuse toutes sortes de papiers, sur   pour théa et ses nu(e), comme son nom la terre nous       dans       pass&e       sur       au ma voix n’est plus que viallat © le château de    nous   pour olivier la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > Les textes publiés > Approches littéraires > Martine Orsoni

Imagine que, dans la Palestine du 1er siècle, vivait un peuple dans une précarité bien proche de celle que connaît la Palestine d’aujourd’hui ; il vivait sous le même soleil, dans la même poussière, avec le même goût de sel persistant au fond de la gorge, cerné par le même sable, avec la même ferveur pour l’eau douce et pour l’ombre, cherchant, comme tous les peuples, de quoi s’abriter, subsister et se perpétuer et, comme tous les peuples, y parvenant non dans la tranquillité, le calme et la joie, comme il conviendrait, mais dans la souffrance, la douleur, l’incertitude, comme nous le savons, déterminés par des puissances lointaines, aveugles et comme inattaquables. Comme tous les peuples, celui-là puisait dans la longue histoire de ses peines la cause de ses plaintes et de ses rêves, la force de son espérance.
Nous savons que c’est dans ce peuple juif du 1er siècle que J.-C. est venu au monde ; on dit que c’est à Bethléem. Tu sais que J.-C. naquit alors que Rome avait décidé de dénombrer les habitants de ses territoires et, dans cette intention, elle avait ordonné que tous les hommes devraient aller se présenter au lieu de leur origine. Joseph, le père putatif de J.-C., vivait, avec Marie, à Nazareth ; mais il était originaire de Bethléem, car il était de la descendance de David et des anciens rois d’Israël.
C’est en arrivant à Bethléem que la B.V.M. sentit les premiers signes de la naissance imminente de son enfant. La journée finissait, le temps fraîchissait et toutes les hôtelleries étaient bondées de sorte que Joseph ne put trouver aucun endroit protégé pour y loger. Ayant frappé à toutes les portes et, malgré l’état de Marie, n’ayant rencontré que des refus, Joseph se résolut, dans la hâte où le mettait l’imminence de l’accouchement, à aménager tant bien que mal un lieu ouvert et passant. Les traditions divergent quant au lieu : on parle de grotte ou d’étable, on dit aussi qu’il s’agissait d’un espace couvert entre deux maisons.
Il y avait là un petit endroit aménagé en mangeoire devant lequel était attaché un taureau ; Joseph y lia l’âne sur lequel Marie avait voyagé, alluma une petite lampe à huile qu’il fixa, à hauteur de regards, à une pierre qui faisait relief, nettoya rapidement le sol de ses impuretés et de ses cailloux, y étala son manteau de voyage et y installa Marie ; Après quoi, il rapproprit le foin dans l’espace qui séparait l’âne du taureau et y posa une sorte de vareuse qu’il avait. Quand il eut terminé ses préparatifs, il s’approcha de Marie et lui prit la main en souriant.
Le taureau avait considéré ces intrus avec placidité et une curiosité attentive que l’on ne lui soupçonne habituellement pas ; il avait tendu son museau vers l’âne, reconnaissant, dans les odeurs du voyage, des nuances d’herbes et de terres ; il avait secoué la tête, poussé le front contre l’épaule de Joseph, effleuré sa main de sa grosse langue râpeuse, puis s’était immobilisé, tournant vers Marie ses yeux pleins de douceur. De son côté, l’âne, d’abord indifférent à tout, avait commencé par se rassasier ; après quoi, lui aussi, avait tourné la tête vers le couple, tandis que le silence de la nuit enveloppait Bethléem.
Quand l’heure du travail arriva, Joseph aida Marie à se placer ; il s’efforça de la soulager en facilitant le passage de l’enfant, coupa le cordon, essuya le nouveau-né et le donna à Marie. Au premier vagissement, celui qui déploie en bouquets bourgeonnants les délicates circonvolutions de nos bronches et les remplit pour la première fois d’un air ardent qui les stimule, le souvenir des cris d’origine remplit non seulement Marie et Joseph, mais aussi l’âne et le taureau qui reconnaissaient là comme un cri de détresse, un appel à protection. Lorsque Joseph posa l’enfant sur la vareuse entre les bêtes, celles-ci reniflèrent la petite vie nouvelle, y sentirent des odeurs de sexe et de sang, et cette évanescente fraîcheur que l’on voudrait toujours conserver entre narines et lèvre ; et ils tendaient doucement la tête en considérant le petit corps palpitant, et lançaient vers lui de délicats coups de langue.
Si le terme de naissance désigne la venue au monde du point de vue de l’action et du résultat de la parturition, le terme de nativité oublie l’acte au profit du fait et de la date, le travail au profit de la qualité et l’action au profit de l’état. Tu sauras donc que célébrant la naissance de N.S., on ne saurait mieux faire que de la nommer de sorte qu’on entende la date, la qualité et l’état. La date parce qu’elle inaugure une ère nouvelle et que notre humanité se détermine en avant et après cette date ; la qualité parce que cet événement met en lumière la sainteté de toute venue au monde ; l’état parce que désormais on ne considérera plus notre existence que comme une éternelle naissance.
Il existe trois nativités : celle de la B.V.M.., celle de Jean-Baptiste, celle de N.S.J.-C. La première est la plus merveilleuse car elle a donné au monde, par les oeuvres de la chair, un être pur et sans taches ; la deuxième est la plus émouvante, car elle est celle de celui qui vient au nom de celui qui doit venir ; la troisième est celle de J.-C. par laquelle se réalise la sainteté des deux premières et, par elles, notre sanctification.
La nativité de J.-C. proclame que notre sainteté réside toute dans la parole : conçu selon l’Esprit seul, J.-C. accomplit le miracle de l’incarnation du Verbe, signifiant ainsi que nous ne devons nos plus hautes qualités d’Homme qu’au fait d’être nés des mots, et que les mots tirent leur valeur du fait qu’ils s’inscrivent dans des êtres de chair.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette