BRIBES EN LIGNE
antoine simon 25 errer est notre lot, madame, sept (forces cachées qui ils avaient si longtemps, si c’est ici, me o tendresses ô mes   adagio   je       &agrav       au dernier vers aoi la fraîcheur et la pour helmut les doigts d’ombre de neige       magnol au lecteur voici le premier  martin miguel vient si grant dol ai que ne deuxième essai   (à   voici donc la       au et si tu dois apprendre à       é  hors du corps pas       au station 4 : judas  quand il voit s’ouvrir, préparation des rêve, cauchemar,  avec « a la nouvelles mises en c’est la peur qui fait madame, vous débusquez et je vois dans vos dans le respect du cahier des arbre épanoui au ciel c’est extrêmement chairs à vif paumes       vu bruno mendonça  dans le livre, le       je aux barrières des octrois j’arrivais dans les dans les rêves de la etait-ce le souvenir vertige. une distance  pour jean le buttati ! guarda&nbs     double dix l’espace ouvert au       enfant       " quand vous serez tout siglent a fort e nagent e     chant de f j’ai voulu me pencher     " et il parlait ainsi dans la poème pour      & et ces       au iv.- du livre d’artiste que d’heures voici des œuvres qui, le  c’était     &nbs je suis occupé ces je rêve aux gorges   pour adèle et pour martine, coline et laure pour nicolas lavarenne ma     &nbs rien n’est    tu sais printemps breton, printemps dernier vers aoi "ah ! mon doux pays, bien sûrla       le 1 la confusion des outre la poursuite de la mise   jn 2,1-12 : ce monde est semé la vie humble chez les       dans   entrons la poésie, à la le geste de l’ancienne, madame aux rumeurs un titre : il infuse sa À perte de vue, la houle des   3   

les voile de nuità la sur l’erbe verte si est un homme dans la rue se prend de mes deux mains pas sur coussin d’air mais dernier vers aoi         en   je ne comprends plus ce pays que je dis est f le feu est venu,ardeur des après la lecture de       " si j’avais de son dans l’innocence des il n’y a pas de plus       soleil sors de mon territoire. fais et tout avait antoine simon 23 dans la caverne primordiale  zones gardées de       le antoine simon 29 l’éclair me dure, dernier vers aoi comme ce mur blanc un jour nous avons le coeur du mouans sartoux. traverse de ecrire sur voudrais je vous v.- les amicales aventures du constellations et       et ici, les choses les plus depuis le 20 juillet, bribes       que très saintes litanies rêves de josué,       je me bien sûr, il y eut la bouche pleine de bulles montagnesde   le texte suivant a tandis que dans la grande un tunnel sans fin et, à exacerbé d’air dernier vers aoi vous êtes       qui       la quatrième essai de la lecture de sainte pour anne slacik ecrire est issent de mer, venent as rare moment de bonheur, elle disposait d’une allons fouiller ce triangle     sur la et si au premier jour il "le renard connaît station 3 encore il parle douce est la terre aux yeux l’évidence mille fardeaux, mille dernier vers aoi pour jacky coville guetteurs c’est un peu comme si,  dernières mises dernier vers aoi il y a dans ce pays des voies douze (se fait terre se i.- avaler l’art par sainte marie,       sur epuisement de la salle,       la introibo ad altare dernier vers aoi       bonheu l’impossible       assis       les f toutes mes     hélas, marie-hélène     ton nice, le 30 juin 2000       deux dernier vers aoi "si elle est « e ! malvais quelque chose trois (mon souffle au matin suite de martin miguel art et       ruelle il faut laisser venir madame il existe au moins deux pour raphaël il faut aller voir j’entends sonner les le temps passe si vite,       rampan mais non, mais non, tu     tout autour       entre r.m.a toi le don des cris qui ensevelie de silence, pour gilbert       en un       dans    de femme liseuse       le quelques autres mi viene in mentemi diaphane est le le 26 août 1887, depuis       un     après     nous il y a des objets qui ont la       maquis   1) cette passet li jurz, si turnet a pour marcel pour maguy giraud et       dans       ce l’existence n’est le ciel est clair au travers quatre si la mer s’est       montag des quatre archanges que       crabe-       nuage j’aime chez pierre tout est possible pour qui troisième essai et abstraction voir figuration de prime abord, il     au couchant       m&eacu de profondes glaouis deuxième apparition jouer sur tous les tableaux deux ce travail vous est à propos “la avez-vous vu les amants se       allong madame, c’est notre       avant la deuxième édition du       aujour     l’é percey priest lakesur les pour alain borer le 26 pas de pluie pour venir dans ce pays ma mère antoine simon 10 je n’ai pas dit que le elle réalise des de l’autre antoine simon 15 pour julius baltazar 1 le antoine simon 27 la musique est le parfum de     dans la ruela " je suis un écorché vif. autre petite voix pour jean-marie simon et sa approche d’une tant pis pour eux.       antoine simon 19 « pouvez-vous sixième quatrième essai de je t’enfourche ma able comme capable de donner dernier vers aoi       l̵ dernier vers aoi ma chair n’est ajout de fichiers sons dans       quinze branches lianes ronces dernier vers aoi ce qui importe pour Être tout entier la flamme 7) porte-fenêtre il aurait voulu être lorsque martine orsoni carmelo arden quin est une   le 10 décembre encore une citation“tu  epître aux antoine simon 20 ...et poème pour deuxième madame est toute antoine simon 16 accoucher baragouiner mise en ligne d’un       l̵ (josué avait générations “le pinceau glisse sur du bibelot au babilencore une       le lorsqu’on connaît une dentelle : il avait les dessins de martine orsoni     rien Éléments - on cheval langues de plomba la attention beau dernier vers aoi dieu faisait silence, mais effleurer le ciel du bout des       nuage et combien antoine simon 21 la danse de   en grec, morías 1.- les rêves de mon cher pétrarque, des quatre archanges que essai de nécrologie, vos estes proz e vostre le ciel de ce pays est tout       dans     pluie du f dans le sourd chatoiement il pleut. j’ai vu la       deux       sur passent .x. portes, chaque automne les religion de josué il nu(e), comme son nom a propos de quatre oeuvres de je suis celle qui trompe soudain un blanc fauche le recleimet deu mult viallat © le château de de pareïs li seit la certains soirs, quand je       " tromper le néant une errance de ce qu’un paysage peut souvent je ne sais rien de       il     longtemps sur pur ceste espee ai dulor e       le onze sous les cercles  ce qui importe pour     du faucon   est-ce que il était question non     depuis nous dirons donc les dieux s’effacent cinquième citationne pour andré ainsi va le travail de qui "la musique, c’est le macles et roulis photo 1       tourne quand les mots pour jacqueline moretti, tout est prêt en moi pour preambule – ut pictura madame a des odeurs sauvages       " la liberté de l’être       s̵ et encore  dits je m’étonne toujours de la est-ce parce que, petit, on qu’est-ce qui est en pour jean gautheronle cosmos       dans carles respunt : je meurs de soif dernier vers aoi  au mois de mars, 1166 violette cachéeton a dix sept ans, je ne savais ouverture d’une attendre. mot terrible.   iv    vers  monde rassemblé       au une autre approche de les plus terribles pour egidio fiorin des mots       le de toutes les la parol

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Beaucoup de merveilles emplissent le ciel et la terre. Tu sauras que l’une des plus grandes, est celle qui, depuis la dispersion de Babel, nous permet de faire germer autour des choses du monde la douce confusion de nos voix multiples. C’est elle qui fait que les arbres fleurissent des mille et mille mots qui les appellent. C’est elle qui entoure la terre du protecteur cocon de nos langues et nous rapproche doucement du ciel. Tu sauras une merveille plus grande encore, car nos langues, de la grâce de leur multiplicité, ont acquis celle de se pouvoir mêler, contaminer, fusionner, et marier ; nos parlers les plus harmonieux naissent ainsi de ces mariages, et on n’entend jamais sans émotion ces langues, que l’on nomme créées ou créoles, que l’on ne comprend pas et qui laissent stupides, et qui pourtant produisent un troublant effet de familiarité. Et jusqu’à l’intérieur de chaque langue, à l’intérieur des mots, se croisent des peuples et des histoires ; ainsi le nom d’Agnès éveille en lui l’écho du parler de deux peuples : du latin où ce nom désigne l’agneau, et du grec, où il veut dire “pur” ou “innocent”, c’est ainsi qu’Agnès portait en elle l’innoncence et la pureté de l’agneau et c’est dans l’innocence et la pureté que, encore agnelle, à peine âgée de 13 ans, elle rendit à dieu l’âme radieuse qu’il lui avait donnée et devint l’épouse et la martyr de J.-C., après qu’Aspasius, au nom du préfet, eut donné l’ordre qu’on lui perçât le coeur d’une épée.
De la vie d’Agnès, tu retiendras que la première souffrance qu’on lui infligea fut qu’on la fit traîner, nue, dans un bordel. Les enfances volées l’invoquent même quand la douleur les a rendues sourdes à elles-mêmes, déchirées et pantelantes, les yeux cillés par l’obstruante présence de chairs mûries et sénescentes, chargées, en leurs replis, de vieilles odeurs, de relents des jouissances mortes, les oreilles étouffées et la bouche noyée par les mots douceureux et les salives aigres, les lèvres et les gorges débordantes des sécrétions étrangères, la moindre parcelle de peau irritée et peu à peu durcie par le stupre.
L’ordre avait été donné par le Préfet, sous les fallacieux prétextes dont les tyrans sont prodigues dès lors qu’il s’agit de persécuter les innocents dont la seule innocence attente à leur pauvre pouvoir. La raison en était que ce préfet avait un fils qui se mourait d’amour pour Agnès mais dont Agnès ne voulait pas parce qu’elle s’était donnée au seul amour de J.-C. Agnès était tirée par les rues, sa nudité d’enfant offerte à tous les regards ; on dit qu’il se fit alors autour d’elle comme une grande muraille d’ombre, soit que les yeux des badauds fussent aveuglés et que l’insoutenable lueur de l’innocence eût nécrosé le fond de leurs rétines, soit qu’un ange la couvrît de son aile de nuit, soit enfin que N.S. eût rendu sa chevelure épaisse et dense au point de la couvrir mieux que le meilleur des vêtements, comme le dit Jacques de Varazze. Il est vraisemblable qu’Agnès dut à sa pureté d’enfant que son corps fut protégé comme il l’était au temps des nudités originelles, que les badauds ne surent la voir parce qu’elle était innocente et que, de la sorte, elle avait suscité autour et au dessus d’elle la présence de l’ange de Dieu. Ainsi protégée elle fut amenée jusqu’à la mère maquerelle qui la considéra d’abord avec une gourmandise sombre d’autant plus grande que la beauté d’Agnès était voilée par ses cheveux. Les filles qui attendaient firent autour d’elle une couronne de lueurs pâles et clignotantes, leurs regards émus et tristes caressaient l’enfant et si elles se réjouissaient de voir la fraîcheur et la beauté d’Agnès illuminer leur clinquant lupanar, elles la plaignaient amèrement dans leur coeur d’avoir à faire si tôt le deuil de soi-même. Agnès, forte du nom de J.-C. et confiante dans son amour, s’était mise à prier en invoquant tous les saints et Marie Madeleine.

Sainte Marie, disait-elle, vous avez connu toutes les souffrances de l’amour et vous avez le plus pleuré quand vous avez rencontré le plus pur d’entre eux. Me voici dans un lieu d’amours perdues et dans l’air flottent à jamais les gémissements des tendres endeuillés et les cris de colère de ceux à qui fut arraché l’amour des autres et d’eux-mêmes, délivrez-moi de ce tourment de déchirure.
Sainte Marie, disait Agnès, délivrez-moi.
Saint Jean, tendre fils, vous avez posé votre front sur l’épaule de N.S. et vous avez senti la chaleur de sa peau et elle vous a envahi, et vos narines, votre palais et votre gorge se sont emplis de l’odeur de son corps, de celle de sa suave sueur, délivrez-moi de ce tourment ; vous avez eu sur votre épaule le front de la sainte mère de N.S., vous avez senti combien sa peau était chaude et douce, votre corps a fondu de protéger son corps au pied de la croix, vous avez gardé sur vos lèvres le parfum de son corps et le goût de ses larmes et la forme de son sourire, gardez-moi de connaître le tourment de l’écrasement.
Saint Jean, disait Agnès, délivrez-moi.
Et vous, Saint Luc, vous avez été le plus proche de la Vierge Marie et vous avez été le plus proche de la mansuétude du Christ, et vous avez été le seul attentif aux larmes de la prostituée, et vous avez été le seul témoin de la naissance de chair de N.S.J.-C., vous savez que qui touche au corps touche à l’âme, préservez-moi de ce tourment de mort..
Saint Luc, disait Agnès, délivrez-moi !
Et vous, Sainte Vierge, vous avez senti dans votre corps naître, croître, grandir, pousser, s’épanouir une vie nouvelle, et vous en avez sanctifié toutes les naissances, et vous en avez sanctifié tous les corps qui connaissent le tendre partage des plus profondes intimités, vous nous avez appris que c’est dans le partage que se manifeste l’esprit, préservez-moi des tourments de l’enfermement ; vous n’avez pas connu la mort, votre corps est monté au ciel, intact et éternel, vous nous avez appris ainsi que nous sommes aussi sacrés dans notre corps que dans notre âme ; préservez-moi de ce tourment d’enfer.
Sainte-Vierge, disait Agnès, délivrez-moi.
Et vous qui avez su souffrir sur ces croix que sont la conception, la naissance et la venue au monde, et sur cette croix qu’est la vie, et qui avez fait de la mort l’image de la croix et de la croix l’image de tous les croisements, vous que je n’ai pu aimer, comme vous a aimé Marie Madeleine, que parce que vous êtes homme et faible et naissant et vivant et souffrant et mourant et jusque dans la mort espérant, vous que j’aime parce que vous êtes homme pleinement et douloureusement et que de vous aimer me fait aimer les autres, protégez-moi des tourments de la haine.
Délivrez-moi, disait Agnès, délivrez-moi.”

Il se fit alors une grande merveille : au fur et à mesure qu’elle les invoquait, les saints se rendaient aux mots d’Agnès : ils apparaissaient en de grands halos si lumineux qu’ils effacèrent les meubles brillants, les sièges profonds et vastes, les tables chargées de vases dorés et de fleurs ouvertes et lourdes, les luminaires étincelants, les murs et le plafond aux draperies brocardées et aux miroirs indiscrets, la cheminée aux plaques ouvrées, les portes et les fenêtres lourdement chargée de tentures ; la lumière était devenue si intense qu’elle ternissait le soleil du ciel retrouvé ; dans cette lumière on aperçut l’ange de Dieu qui revêtait Agnès d’une aube de lin blanc. Or le fils du préfet, celui-là même à cause de qui Agnès avait été livrée à la prostitution, vint au bordel avec nombre de ses amis. Le coeur chargé de haine de ne pouvoir la posséder que par la contrainte, il voulut l’humilier plus grandement en la livrant d’abord à ses amis. Mais eux, que la haine n’aveuglait ni n’assourdissait, effrayés par le miracle de cette grande lumière et la musique des oraisons, quittèrent la maison en courant. Le jeune préfet, furieux de voir ses compagnons de débauche lui refuser celle qui se refusait à lui, se rua violemment sur Agnès. Quand il fut proche d’elle, dans la lumière vive qui entourait la vierge, il fut happé par le tourbillon lumineux et projeté à terre ; aussitôt un diable surgit et, se précipitant sur lui, lui saisit la verge qu’il étira et allongea démesurément, après quoi, dans des ricanement affreux, il la lui entoura autour du cou en serrant si fort que le jeune homme en eut les yeux exorbités et la lui ficha dans la bouche jusqu’au plus profond de la gorge. Etranglé et étouffé par l’instrument de son péché, le fils du préfet expira aussitôt.
On dit aussi, qu’ensuite, Agnès, à la demande du préfet implora N.S. et obtint de lui la résurrection du pécheur. Que c’est la raison pour laquelle, ayant retrouvé son fils, le Préfet cessa de persécuter Agnès, mais que, par crainte de la proscription, il la livra à Aspasius, son suppléant qui la fit périr comme je te l’ai dit.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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