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troisième essai et grande lune pourpre dont les     du faucon       ( dimanche 18 avril 2010 nous le numéro exceptionnel de il avait accepté 0 false 21 18 prenez vos casseroles et       je me d’un côté       &agrav       glouss poème pour pour robert       les (elle entretenait quand les mots ensevelie de silence, f les marques de la mort sur quatre si la mer s’est     les fleurs du       é ce poème est tiré du la deuxième édition du à carcassonne, le 06   on n’est À peine jetés dans le morz est rollant, deus en ad accorde ton désir à ta dernier vers aoi issent de mer, venent as normal 0 21 false fal       banlie s’égarer on jamais je n’aurais granz est li calz, si se       object pour maxime godard 1 haute il n’était qu’un à bernadette sors de mon territoire. fais vos estes proz e vostre sur l’erbe verte si est ici. les oiseaux y ont fait pur ceste espee ai dulor e       midi       une nouvelles mises en pour yves et pierre poher et  improbable visage pendu 0 false 21 18 il n’est pire enfer que       je me quatrième essai de  les œuvres de       gentil antoine simon 30 je t’ai admiré,     m2 &nbs  “s’ouvre pour mireille et philippe « voici autre essai d’un les dieux s’effacent l’éclair me dure, la gaucherie à vivre,     les provisions dernier vers aoi toujours les lettres : me "le renard connaît deuxième apparition  les trois ensembles j’ai donné, au mois sous l’occupation (ma gorge est une    au balcon       &       ( reprise du site avec la il arriva que libre de lever la tête       au la fonction,       m̵ rossignolet tu la       arauca  la toile couvre les cliquetis obscène des madame a des odeurs sauvages pour pierre theunissen la quatrième essai rares je serai toujours attentif à générations ils avaient si longtemps, si  l’écriture mesdames, messieurs, veuillez si elle est belle ? je       avant normalement, la rubrique   ciel !!!!       la heureuse ruine, pensait       va écoute, josué, dernier vers aoi       bruyan bal kanique c’est dans le respect du cahier des accoucher baragouiner antoine simon 18 « e ! malvais halt sunt li pui e mult halt       dans nu(e), comme son nom pour qui veut se faire une mon cher pétrarque, je meurs de soif   ces sec erv vre ile clers est li jurz et li  un livre écrit quelques autres suite du blasphème de et te voici humanité m1       dans les carnets troisième essai "ces deux là se 1- c’est dans folie de josuétout est dont les secrets… à quoi bribes en ligne a       devant paien sunt morz, alquant dernier vers aoi préparation des       cerisi là, c’est le sable et le tissu d’acier i en voyant la masse aux   est-ce que       au   j’ai souvent ma voix n’est plus que il faut aller voir livre grand format en trois un jour nous avons       sur temps de bitume en fusion sur raphaËl c’est un peu comme si, huit c’est encore à on peut croire que martine de soie les draps, de soie deuxième bruno mendonça agnus dei qui tollis peccata       sur le       le madame aux rumeurs ….omme virginia par la douce est la terre aux yeux dernier vers aoi une fois entré dans la je suis bien dans antoine simon 22 temps de cendre de deuil de trois (mon souffle au matin  dans toutes les rues mille fardeaux, mille       " la chaude caresse de       l̵ le galop du poème me       enfant    de femme liseuse rien n’est    “la signification nous viendrons nous masser pour angelo l’art c’est la coupé en deux quand derniers       d&eacu       &ccedi jouer sur tous les tableaux ] heureux l’homme vous n’avez les installations souvent, cet article est paru dans le madame porte à 1257 cleimet sa culpe, si au rayon des surgelés paysage de ta tombe  et dernier vers aoi eurydice toujours nue à je dors d’un sommeil de il y a des objets qui ont la non... non... je vous assure, genre des motsmauvais genre langues de plomba la raphaël aux barrières des octrois avez-vous vu    tu sais       sabots antoine simon 19  monde rassemblé du fond des cours et des       vu la légende fleurie est j’ai perdu mon     dans la ruela iloec endreit remeint li os   iv    vers abstraction voir figuration temps de pierres dans la o tendresses ô mes (la numérotation des de pa(i)smeisuns en est venuz       tourne comme c’est je suis celle qui trompe les textes mis en ligne exacerbé d’air rita est trois fois humble.       sous un nouvel espace est ouvert dessiner les choses banales d’un bout à pour helmut f le feu est venu,ardeur des antoine simon 17 pour michèle gazier 1 quand nous rejoignons, en ainsi alfred… de l’autre merci au printemps des dernier vers aoi ma chair n’est station 4 : judas  les dessins de martine orsoni portrait. 1255 : ce qui fait tableau : ce cet univers sans les oiseaux s’ouvrent 1 la confusion des sauvage et fuyant comme sainte marie,       jonath  il est des objets sur li quens oger cuardise       voyage « h&eacu 1.- les rêves de dernier vers aoi la cité de la musique dans ma gorge a propos de quatre oeuvres de       l̵   anatomie du m et la mort d’un oiseau. zacinto dove giacque il mio  “comment merle noir  pour 1-nous sommes dehors. bernard dejonghe... depuis imagine que, dans la  de la trajectoire de ce       apr&eg torna a sorrento ulisse torna       sur la brume. nuages diaphane est le mot (ou f le feu s’est premier essai c’est       parfoi faisant dialoguer bribes en ligne a       aux pour lee       rampan tout est possible pour qui la réserve des bribes tout en travaillant sur les       pav&ea il en est des noms comme du pierre ciel   entrons dernier vers aoi       p&eacu gardien de phare à vie, au etait-ce le souvenir a la fin il ne resta que       crabe- À la loupe, il observa et c’était dans juste un mot pour annoncer       nuage macles et roulis photo 4  martin miguel vient dans le monde de cette       la nous lirons deux extraits de   en grec, morías titrer "claude viallat,       fourmi certains prétendent attention beau la danse de       sur et  riche de mes face aux bronzes de miodrag se reprendre. creuser son       dans le texte qui suit est, bien       fleure dernier vers 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amicales aventures pour gilbert     ton       entre deux mille ans nous (ô fleur de courge... mise en ligne  jésus       magnol antoine simon 25       l̵ ce texte se présente on croit souvent que le but       dans douze (se fait terre se able comme capable de donner       et tu il existe deux saints portant marie-hélène archipel shopping, la (josué avait lentement la parol

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Beaucoup de merveilles emplissent le ciel et la terre. Tu sauras que l’une des plus grandes, est celle qui, depuis la dispersion de Babel, nous permet de faire germer autour des choses du monde la douce confusion de nos voix multiples. C’est elle qui fait que les arbres fleurissent des mille et mille mots qui les appellent. C’est elle qui entoure la terre du protecteur cocon de nos langues et nous rapproche doucement du ciel. Tu sauras une merveille plus grande encore, car nos langues, de la grâce de leur multiplicité, ont acquis celle de se pouvoir mêler, contaminer, fusionner, et marier ; nos parlers les plus harmonieux naissent ainsi de ces mariages, et on n’entend jamais sans émotion ces langues, que l’on nomme créées ou créoles, que l’on ne comprend pas et qui laissent stupides, et qui pourtant produisent un troublant effet de familiarité. Et jusqu’à l’intérieur de chaque langue, à l’intérieur des mots, se croisent des peuples et des histoires ; ainsi le nom d’Agnès éveille en lui l’écho du parler de deux peuples : du latin où ce nom désigne l’agneau, et du grec, où il veut dire “pur” ou “innocent”, c’est ainsi qu’Agnès portait en elle l’innoncence et la pureté de l’agneau et c’est dans l’innocence et la pureté que, encore agnelle, à peine âgée de 13 ans, elle rendit à dieu l’âme radieuse qu’il lui avait donnée et devint l’épouse et la martyr de J.-C., après qu’Aspasius, au nom du préfet, eut donné l’ordre qu’on lui perçât le coeur d’une épée.
De la vie d’Agnès, tu retiendras que la première souffrance qu’on lui infligea fut qu’on la fit traîner, nue, dans un bordel. Les enfances volées l’invoquent même quand la douleur les a rendues sourdes à elles-mêmes, déchirées et pantelantes, les yeux cillés par l’obstruante présence de chairs mûries et sénescentes, chargées, en leurs replis, de vieilles odeurs, de relents des jouissances mortes, les oreilles étouffées et la bouche noyée par les mots douceureux et les salives aigres, les lèvres et les gorges débordantes des sécrétions étrangères, la moindre parcelle de peau irritée et peu à peu durcie par le stupre.
L’ordre avait été donné par le Préfet, sous les fallacieux prétextes dont les tyrans sont prodigues dès lors qu’il s’agit de persécuter les innocents dont la seule innocence attente à leur pauvre pouvoir. La raison en était que ce préfet avait un fils qui se mourait d’amour pour Agnès mais dont Agnès ne voulait pas parce qu’elle s’était donnée au seul amour de J.-C. Agnès était tirée par les rues, sa nudité d’enfant offerte à tous les regards ; on dit qu’il se fit alors autour d’elle comme une grande muraille d’ombre, soit que les yeux des badauds fussent aveuglés et que l’insoutenable lueur de l’innocence eût nécrosé le fond de leurs rétines, soit qu’un ange la couvrît de son aile de nuit, soit enfin que N.S. eût rendu sa chevelure épaisse et dense au point de la couvrir mieux que le meilleur des vêtements, comme le dit Jacques de Varazze. Il est vraisemblable qu’Agnès dut à sa pureté d’enfant que son corps fut protégé comme il l’était au temps des nudités originelles, que les badauds ne surent la voir parce qu’elle était innocente et que, de la sorte, elle avait suscité autour et au dessus d’elle la présence de l’ange de Dieu. Ainsi protégée elle fut amenée jusqu’à la mère maquerelle qui la considéra d’abord avec une gourmandise sombre d’autant plus grande que la beauté d’Agnès était voilée par ses cheveux. Les filles qui attendaient firent autour d’elle une couronne de lueurs pâles et clignotantes, leurs regards émus et tristes caressaient l’enfant et si elles se réjouissaient de voir la fraîcheur et la beauté d’Agnès illuminer leur clinquant lupanar, elles la plaignaient amèrement dans leur coeur d’avoir à faire si tôt le deuil de soi-même. Agnès, forte du nom de J.-C. et confiante dans son amour, s’était mise à prier en invoquant tous les saints et Marie Madeleine.

Sainte Marie, disait-elle, vous avez connu toutes les souffrances de l’amour et vous avez le plus pleuré quand vous avez rencontré le plus pur d’entre eux. Me voici dans un lieu d’amours perdues et dans l’air flottent à jamais les gémissements des tendres endeuillés et les cris de colère de ceux à qui fut arraché l’amour des autres et d’eux-mêmes, délivrez-moi de ce tourment de déchirure.
Sainte Marie, disait Agnès, délivrez-moi.
Saint Jean, tendre fils, vous avez posé votre front sur l’épaule de N.S. et vous avez senti la chaleur de sa peau et elle vous a envahi, et vos narines, votre palais et votre gorge se sont emplis de l’odeur de son corps, de celle de sa suave sueur, délivrez-moi de ce tourment ; vous avez eu sur votre épaule le front de la sainte mère de N.S., vous avez senti combien sa peau était chaude et douce, votre corps a fondu de protéger son corps au pied de la croix, vous avez gardé sur vos lèvres le parfum de son corps et le goût de ses larmes et la forme de son sourire, gardez-moi de connaître le tourment de l’écrasement.
Saint Jean, disait Agnès, délivrez-moi.
Et vous, Saint Luc, vous avez été le plus proche de la Vierge Marie et vous avez été le plus proche de la mansuétude du Christ, et vous avez été le seul attentif aux larmes de la prostituée, et vous avez été le seul témoin de la naissance de chair de N.S.J.-C., vous savez que qui touche au corps touche à l’âme, préservez-moi de ce tourment de mort..
Saint Luc, disait Agnès, délivrez-moi !
Et vous, Sainte Vierge, vous avez senti dans votre corps naître, croître, grandir, pousser, s’épanouir une vie nouvelle, et vous en avez sanctifié toutes les naissances, et vous en avez sanctifié tous les corps qui connaissent le tendre partage des plus profondes intimités, vous nous avez appris que c’est dans le partage que se manifeste l’esprit, préservez-moi des tourments de l’enfermement ; vous n’avez pas connu la mort, votre corps est monté au ciel, intact et éternel, vous nous avez appris ainsi que nous sommes aussi sacrés dans notre corps que dans notre âme ; préservez-moi de ce tourment d’enfer.
Sainte-Vierge, disait Agnès, délivrez-moi.
Et vous qui avez su souffrir sur ces croix que sont la conception, la naissance et la venue au monde, et sur cette croix qu’est la vie, et qui avez fait de la mort l’image de la croix et de la croix l’image de tous les croisements, vous que je n’ai pu aimer, comme vous a aimé Marie Madeleine, que parce que vous êtes homme et faible et naissant et vivant et souffrant et mourant et jusque dans la mort espérant, vous que j’aime parce que vous êtes homme pleinement et douloureusement et que de vous aimer me fait aimer les autres, protégez-moi des tourments de la haine.
Délivrez-moi, disait Agnès, délivrez-moi.”

Il se fit alors une grande merveille : au fur et à mesure qu’elle les invoquait, les saints se rendaient aux mots d’Agnès : ils apparaissaient en de grands halos si lumineux qu’ils effacèrent les meubles brillants, les sièges profonds et vastes, les tables chargées de vases dorés et de fleurs ouvertes et lourdes, les luminaires étincelants, les murs et le plafond aux draperies brocardées et aux miroirs indiscrets, la cheminée aux plaques ouvrées, les portes et les fenêtres lourdement chargée de tentures ; la lumière était devenue si intense qu’elle ternissait le soleil du ciel retrouvé ; dans cette lumière on aperçut l’ange de Dieu qui revêtait Agnès d’une aube de lin blanc. Or le fils du préfet, celui-là même à cause de qui Agnès avait été livrée à la prostitution, vint au bordel avec nombre de ses amis. Le coeur chargé de haine de ne pouvoir la posséder que par la contrainte, il voulut l’humilier plus grandement en la livrant d’abord à ses amis. Mais eux, que la haine n’aveuglait ni n’assourdissait, effrayés par le miracle de cette grande lumière et la musique des oraisons, quittèrent la maison en courant. Le jeune préfet, furieux de voir ses compagnons de débauche lui refuser celle qui se refusait à lui, se rua violemment sur Agnès. Quand il fut proche d’elle, dans la lumière vive qui entourait la vierge, il fut happé par le tourbillon lumineux et projeté à terre ; aussitôt un diable surgit et, se précipitant sur lui, lui saisit la verge qu’il étira et allongea démesurément, après quoi, dans des ricanement affreux, il la lui entoura autour du cou en serrant si fort que le jeune homme en eut les yeux exorbités et la lui ficha dans la bouche jusqu’au plus profond de la gorge. Etranglé et étouffé par l’instrument de son péché, le fils du préfet expira aussitôt.
On dit aussi, qu’ensuite, Agnès, à la demande du préfet implora N.S. et obtint de lui la résurrection du pécheur. Que c’est la raison pour laquelle, ayant retrouvé son fils, le Préfet cessa de persécuter Agnès, mais que, par crainte de la proscription, il la livra à Aspasius, son suppléant qui la fit périr comme je te l’ai dit.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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