BRIBES EN LIGNE
ecrire les couleurs du monde laure et pétrarque comme li emperere par sa grant       le immense est le théâtre et       " dans les rêves de la il faut laisser venir madame est-ce parce que, petit, on       &eacut       chaque pour helmut cette machine entre mes après la lecture de nous viendrons nous masser l’heure de la dans la caverne primordiale approche d’une "nice, nouvel éloge de la le 28 novembre, mise en ligne       dans dernier vers aoi  “... parler une dire que le livre est une l’homme est ce jour-là il lui soudain un blanc fauche le guetter cette chose reflets et echosla salle l’une des dernières 0 false 21 18 livre grand format en trois saluer d’abord les plus li emperere s’est dernier vers aoi non... non... je vous assure,   anatomie du m et pour philippe certains prétendent  l’écriture c’est pour moi le premier  tu vois im font chier (josué avait lentement dernier vers aoi "je me tais. pour taire.       dans il ne sait rien qui ne va pour yves et pierre poher et ma chair n’est même si madame des forêts de 1254 : naissance de première dans ce pays ma mère un tunnel sans fin et, à (dans mon ventre pousse une ses mains aussi étaient dorothée vint au monde 1. il se trouve que je suis       normal 0 21 false fal sur la toile de renoir, les     dans la ruela dessiner les choses banales des voiles de longs cheveux clers est li jurz et li un nouvel espace est ouvert       une   on n’est antoine simon 16 f le feu est venu,ardeur des le galop du poème me chaises, tables, verres, dernier vers aoi violette cachéeton mult ben i fierent franceis e dans l’innocence des jamais si entêtanteeurydice       voyage  si, du nouveau le texte qui suit est, bien     cet arbre que présentation du antoine simon 20       un voudrais je vous       &ccedi deuxième suite     le cygne sur là, c’est le sable et des conserves ! la vie est dans la vie. se     le       dans       l̵       sur       crabe- nous dirons donc  on peut passer une vie       dans quel ennui, mortel pour mon cher pétrarque, du fond des cours et des madame aux rumeurs dont les secrets… à quoi merle noir  pour je suis bien dans  le livre, avec nous lirons deux extraits de sainte marie, mais jamais on ne vous êtes     une abeille de pour robert avez-vous vu       baie o tendresses ô mes j’écoute vos cher bernard rm : nous sommes en aucun hasard si se je désire un je déambule et suis dernier vers aoi de la  au mois de mars, 1166 paysage de ta tombe  et    en pour andré     de rigoles en dernier vers que mort j’aime chez pierre (elle entretenait reprise du site avec la derniers       j̵ pour daniel farioli poussant dans les carnets  hier, 17       dans douze (se fait terre se la musique est le parfum de josué avait un rythme avant propos la peinture est carles li reis en ad prise sa c’est parfois un pays       s̵ 1.- les rêves de 1 au retour au moment       je me travail de tissage, dans       "       pour       dans       au     longtemps sur il tente de déchiffrer, a christiane       la ici. les oiseaux y ont fait m1        un livre écrit a propos d’une viallat © le château de il semble possible grant est la plaigne e large dans le train premier       ton écrirecomme on se pourquoi yves klein a-t-il       & la terre nous la poésie, à la       journ&       d&eacu le temps passe dans la      & dernier vers aoi     &nbs iloec endreit remeint li os dimanche 18 avril 2010 nous très malheureux... temps de pierres dans la de pareïs li seit la ce qui importe pour mise en ligne d’un sous l’occupation       jardin réponse de michel les doigts d’ombre de neige monde imaginal, au seuil de l’atelier la liberté de l’être dernier vers aoi avec marc, nous avons introibo ad altare 1- c’est dans on trouvera la video les dieux s’effacent       &agrav dernier vers aoi quand les mots nous avons affaire à de antoine simon 28       l̵       soleil a l’aube des apaches, pas facile d’ajuster le station 1 : judas c’est la peur qui fait ainsi fut pétrarque dans me ce texte se présente la rencontre 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et max charvolen, martin miguel un jour, vous m’avez   la baie des anges       soleil le franchissement des exacerbé d’air c’est le grand maintenant il connaît le       (   pour théa et ses la prédication faite       sur       dans       sur le    courant la vie est ce bruissement pas sur coussin d’air mais nécrologie les installations souvent, able comme capable de donner       je j’ai relu daniel biga,     au couchant la fraîcheur et la deux mille ans nous antoine simon 10 mieux valait découper il n’est pire enfer que  mise en ligne du texte       au granz est li calz, si se la langue est intarissable l’impossible dernier vers aoi il avait accepté tout en vérifiant       su l’existence n’est le recueil de textes toujours les lettres : halt sunt li pui e mult halt j’ai travaillé des quatre archanges que un trait gris sur la       apr&eg le grand combat : tout à fleur d’eaula danse a grant dulur tendrai puis bel équilibre et sa premier vers aoi dernier dernier vers aoi villa arson, nice, du 17 À la loupe, il observa ma mémoire ne peut me  marcel migozzi vient de dans les écroulements raphaël preambule – ut pictura il y a tant de saints sur       pass&e en ceste tere ad estet ja il existe au moins deux "la musique, c’est le c’était une         &n on croit souvent que le but   iv    vers       les       midi   se carmelo arden quin est une les plus vieilles bien sûr, il y eut       sur ce n’est pas aux choses       é antoine simon 14 en 1958 ben ouvre à madame chrysalide fileuse nice, le 18 novembre 2004 eurydice toujours nue à f j’ai voulu me pencher madame est la reine des dernier vers aoi à sylvie c’est la distance entre rita est trois fois humble. pour jean-marie simon et sa       " deux ajouts ces derniers 0 false 21 18 chaque automne les  le grand brassage des les oiseaux s’ouvrent fin première ecrire sur si elle est belle ? je macles et roulis photo 1 pour mireille et philippe deuxième approche de de tantes herbes el pre antoine simon 3 elle réalise des     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On dit qu’Agathe signifie sainte de dieu. Les trois dernières lettres de ce nom viendraient de θεοσ, qui veut dire “Dieu”, et Aga de Αγαοσ, qui signifie “saint” et que l’on retrouve dans un mot comme “hagiographie”. On prétend même parfois que dans Agathe, le A est le vieux préfixe privatif, α, qui veut dire “sans”, le “ga” vient de γη, dont le sens est “terre” et que l’on retrouve dans “Georges”, et qu’ainsi Agathe peut vouloir dire “qui est sans terre de Dieu” ou “Dieu sans terre” ou même “terre sans Dieu”. Tu trouveras tout cela et d’autres merveilles semblables dans La Légende Dorée. La Légende Minérale veut évidemment qu’Agathe soit pierre précieuse. Mais nous savons, toi et moi, qu’Agathe est une bonne et brave fleur aux reflets changeants sur des profondeurs vertes, très durement refermée sur elle-même et très secrète et qui ne dévoile son parfum que lorsqu’on la froisse doucement entre les doigts.
Tous les malheurs terrestres d’Agathe et sa gloire dans le ciel viennent de ce qu’on voulut qu’elle perdît sa virginité, ce qu’elle ne voulait pas ; or elle était très belle et il émanait d’elle un parfum qui mêlait lavande et romarin, et son souffle sentait la menthe douce avec un arrière goût de miel à peine poivré ; sa sueur soulevait des rumeurs d’algues mariées à une légère brise de sauge ; son corps avait cette parfaite légèreté que connaissent les fleurs quand elles se tiennent dans l’équilibre fragile entre une croissance qui s’achève et une maturité qui s’annonce, encore ferme et à peine acidulé, et si secrètement tenu que sa peau avait gardé les reflets du lait au moment précis de la traite quand il sort tiède, pénétrant et musical, du pis.
Agathe était belle et elle portait au visage cette sorte de clarté qui retient les regards des hommes qui mûrissent quand ils la confondent avec la hardiesse et la curiosité, et que, plus profondément, ils y reconnaissent la présence de cette vie dont ils commencent à sentir qu’elle les quitte. Cette beauté d’Agathe fut cause que le Consul de Sicile s’éprit d’elle et qu’avec toute la violence que donne l’impuissance quand elle peut s’asseoir sur le pouvoir, il poursuivit Agathe pour qu’elle se soumît à lui. Comment comprendre que, dans sa colère d’être éconduit, il lui fît tordre les mamelles et ordonna, après qu’on les lui eut longtemps tenaillées, qu’on les lui arrachât.
Face au grand mystère de l’archarnement d’un consul sur les mamelles d’une toute jeune fille, personne ne pourrait mieux qu’Agathe nous guider au sein de la vérité ; voici en effet ce qu’elle dit au consul alors qu’il la martyrisait : “Impie, cruel et affreux tyran, n’as-tu pas honte de mutiler dans une femme ce que toi-même tu as sucé dans ta mère !”
Car si le mystère de Marie Madeleine réside dans l’avilissement et la rédemption du sexe, celui d’Agathe est tout entier dans la torture et la révélation des mamelles, car lorsque le Consul Quintien la vit toute dépouillée, son regard ne fut attiré ni par la croupe qu’elle avait pourtant ferme et haute, ni par la hanche, ni par la source à peine ombrée d’un troublant duvet, mais par les mamelons dressés sur des aréoles fraîches qui ornaient comme deux petits bourgeons de roses posés sur une ombre à peine plus pâle, et par les blanches, douces, humbles et bien rondes mamelles.
A la vue de cette promesse d’éclosion, une grande émotion se fit dans le coeur de Quintien où, sans doute, le diable eut sa part : il voulut ardemment y porter et les mains et les lèvres, y poser sa joue chaude, y promener sa langue humide, en saisir par les narines la fraîche douceur et replonger ainsi au coeur de son enfance comme retrouvant éternellement une matrice éternellement jeune.
Les touchant et les suçant, il se fût gardé de les arracher, car les arrachant, il eût perdu le plaisir et la joie de les sucer ; il les eût sans doute mordillées, doublant le plaisir de la succion de celui de la morsure, les suçant en fait tout en rêvant de les arracher et de pouvoir sans trêve poursuivre son rêve sans en perdre la cause, et de diaboliquement s’en repaître en reconnaissant dans son palais le goût fondant de la chair de veau élevé sous la mère et cuit doucement dans le lait sur un lit de braises mourant.
C’est d’être si près de tant de douceur et de se la voir si brutalement et irrémédiablement interdite, que la rage le prit, et, puisqu’il ne pouvait en goûter la vie par les lèvres, il y fit porter la mort par le fer. Ainsi c’est justement de ne pouvoir sucer les mamelles d’Agathe comme il l’avait fait dans sa mère que Quintien donna l’ordre de les mutiler, les pincer et les tordre en les tenaillant et de les arracher.
Le diable, alors, sortant de lui, se précipita sur les mamelles de la vierge toutes en lambeaux et baignées de sang et en fit un grand festin, y mordant à pleines dents, les bâfrant, dans de grands bruits de mastication et de déglutition auxquels il mêlait de profonds soupirs de satisfaction, avec de profonds rots de réplétion qui empuentirent en un moment la pièce d’une insoutenable odeur de soufre, si bien que le Consul, pourtant très fasciné de voir cette apparition mener jusqu’au bout sa propre rage, dut, en grande hâte quitter les lieux.
Agathe seule semblait étrangère à la scène, priant N.S.J.-C. et le louant pour ce que la peine qu’elle connaissait dans les mamelles de son corps faisait la joie des mamelles de son âme.
Quand elle eut rejoint sa prison, Saint Pierre vint nuitamment la visiter et, au nom de J.-C., lui rendit sur sa poitrine des mamelles toutes neuves et saines et aussi belles et rondes que si mille tenailles ne les avaient torturées et arrachées. Ce dont elle put ensuite narguer le tyran. La vie terrestre d’Agathe prit fin, alors que l’Etna entrait en fureur, après que la vierge eut fait à N.S.J.-C la prière ardente de la rappeler à lui.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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