BRIBES EN LIGNE
mise en ligne je t’enlace gargouille sous la pression des sauvage et fuyant comme  martin miguel vient cette machine entre mes première vedo la luna vedo le que d’heures f les marques de la mort sur il y a tant de saints sur j’aime chez pierre       sur le et il fallait aller debout la chaude caresse de je me souviens de merci au printemps des ne pas négocier ne il n’y a pas de plus diaphane est le le temps passe dans la de pa(i)smeisuns en est venuz clquez sur ouverture d’une s’ouvre la préparation des       &n c’était une arbre épanoui au ciel l’art n’existe       l̵ écrirecomme on se  les éditions de samuelchapitre 16, versets 1 reprise du site avec la       la « h&eacu quelques autres  “comment autres litanies du saint nom À la loupe, il observa dernier vers aoi       les preambule – ut pictura       fleure abu zayd me déplait. pas   (à réponse de michel raphaël       &eacut il y a des objets qui ont la la réserve des bribes       un peinture de rimes. le texte mougins. décembre Être tout entier la flamme mon travail est une bientôt, aucune amarre les étourneaux ! vous n’avez on préparait  il est des objets sur de prime abord, il deux mille ans nous madame, vous débusquez       le au matin du sculpter l’air : c’est seulement au le 28 novembre, mise en ligne  hors du corps pas nouvelles mises en antoine simon 26 autre essai d’un       le au labyrinthe des pleursils a toi le don des cris qui ma chair n’est ki mult est las, il se dort douze (se fait terre se   nous sommes deuxième apparition de       nuage mult ben i fierent franceis e pour ma je serai toujours attentif à nice, le 8 octobre je n’ai pas dit que le d’un côté       magnol chairs à vif paumes le plus insupportable chez la légende fleurie est je reviens sur des quand c’est le vent qui accorde ton désir à ta macles et roulis photo 3 « 8° de ecrire sur en cet anniversaire, ce qui démodocos... Ça a bien un encore une citation“tu   dits de printemps breton, printemps pure forme, belle muette, pour egidio fiorin des mots       pass&e ce 28 février 2002.  je signerai mon prenez vos casseroles et       sur  “la signification       pour     le allons fouiller ce triangle trois tentatives desesperees   je n’ai jamais antoine simon 21  au mois de mars, 1166 attendre. mot terrible. le proche et le lointain jamais si entêtanteeurydice  mise en ligne du texte       en un une autre approche de       sabots premier vers aoi dernier a ma mère, femme parmi l’instant criblé       arauca       sur       baie une il faut dire les   on n’est le samedi 26 mars, à 15 genre des motsmauvais genre monde imaginal, frères et je découvre avant toi je suis occupé ces  improbable visage pendu       six       juin il faut aller voir j’ai parlé marie-hélène       une station 5 : comment douce est la terre aux yeux qu’est-ce qui est en le travail de bernard Ç’avait été la ...et poème pour j’ai en réserve je suis celle qui trompe alocco en patchworck ©       assis li emperere s’est pour jean gautheronle cosmos pour je rêve aux gorges traquer À perte de vue, la houle des       fleur un jour nous avons     pourquoi onze sous les cercles à sylvie ses mains aussi étaient             alla giovanni rubino dit maintenant il connaît le deux nouveauté, tous ces charlatans qui il ne reste plus que le l’attente, le fruit  tu ne renonceras pas. jusqu’à il y a temps de pierres dans la jouer sur tous les tableaux on a cru à mult est vassal carles de macles et roulis photo 1 l’heure de la antoine simon 12 mille fardeaux, mille       d&eacu     chant de certains prétendent       dans macles et roulis photo       marche l’ami michel "tu sais ce que c’est à ils sortent     sur la la mort, l’ultime port,       &agrav     chambre       un carles li reis en ad prise sa       devant       neige elle ose à peine agnus dei qui tollis peccata       soleil même si avant propos la peinture est janvier 2002 .traverse la terre nous le texte qui suit est, bien outre la poursuite de la mise dans le respect du cahier des imagine que, dans la 5) triptyque marocain       jonath immense est le théâtre et madame a des odeurs sauvages   l’oeuvre vit son effleurer le ciel du bout des 0 false 21 18 a dix sept ans, je ne savais   maille 1 :que on dit qu’agathe       dans dernier vers que mort fontelucco, 6 juillet 2000       voyage lancinant ô lancinant       ...mai les doigts d’ombre de neige pour jean-louis cantin 1.- le numéro exceptionnel de  hier, 17 comme ce mur blanc       la pour jacqueline moretti, avez-vous vu raphaËl rossignolet tu la des quatre archanges que  au travers de toi je c’est la peur qui fait et te voici humanité morz est rollant, deus en ad ce qui fascine chez la littérature de deux ce travail vous est la brume. nuages il faut laisser venir madame pour daniel farioli poussant       crabe- le corps encaisse comme il j’ai changé le dernier vers aoi grant est la plaigne e large légendes de michel   marcel   voici donc la la vie est dans la vie. se f toutes mes seul dans la rue je ris la madame aux rumeurs tes chaussures au bas de antoine simon 28 i mes doigts se sont ouverts     &nbs bernadette griot vient de histoire de signes . pour mes enfants laure et le scribe ne retient 1254 : naissance de de toutes les edmond, sa grande la question du récit l’erbe del camp, ki que reste-t-il de la       &agrav quand les eaux et les terres  il y a le       la pas même deuxième essai une errance de paysage de ta tombe  et       deux coupé le sonà rêves de josué,       au       la   la baie des anges ils avaient si longtemps, si   pour olivier etait-ce le souvenir paien sunt morz, alquant 1) la plupart de ces       sur       " voile de nuità la     " antoine simon 20 je suis bien dans a l’aube des apaches, lentement, josué le 26 août 1887, depuis suite du blasphème de       sur ce jour-là il lui il s’appelait la musique est le parfum de à la mémoire de chercher une sorte de       longte il aurait voulu être quel étonnant macles et roulis photo 7 et la peur, présente cet article est paru cinquième essai tout vous dites : "un       allong   né le 7 constellations et le pendu faisant dialoguer     son cliquetis obscène des a propos d’une je suis       quinze m1       dernier vers aoi  “ce travail qui le ciel est clair au travers générations titrer "claude viallat,       apparu ce qui fait tableau : ce     le cygne sur (josué avait la route de la soie, à pied,         &n a la libération, les c’est une sorte de   pour théa et ses       &agrav ce n’est pas aux choses  dans le livre, le suite de       " art jonction semble enfin un temps hors du rm : d’accord sur   saint paul trois pour andré villers 1) sequence 6   le       le       s̵   se la mort d’un oiseau. antoine simon 23 (ô fleur de courge...     cet arbre que l’art c’est la voici des œuvres qui, le des conserves ! quai des chargeurs de dernier vers aoi à propos des grands       deux lorsque martine orsoni       &agrav     oued coulant pour alain borer le 26 mieux valait découper errer est notre lot, madame,   d’un coté,     l’é il était question non pour nicolas lavarenne ma li emperere par sa grant au commencement était       au la tentation du survol, à       au « e ! malvais pour mireille et philippe juste un  les trois ensembles mes pensées restent la parol

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On dit qu’Agathe signifie sainte de dieu. Les trois dernières lettres de ce nom viendraient de θεοσ, qui veut dire “Dieu”, et Aga de Αγαοσ, qui signifie “saint” et que l’on retrouve dans un mot comme “hagiographie”. On prétend même parfois que dans Agathe, le A est le vieux préfixe privatif, α, qui veut dire “sans”, le “ga” vient de γη, dont le sens est “terre” et que l’on retrouve dans “Georges”, et qu’ainsi Agathe peut vouloir dire “qui est sans terre de Dieu” ou “Dieu sans terre” ou même “terre sans Dieu”. Tu trouveras tout cela et d’autres merveilles semblables dans La Légende Dorée. La Légende Minérale veut évidemment qu’Agathe soit pierre précieuse. Mais nous savons, toi et moi, qu’Agathe est une bonne et brave fleur aux reflets changeants sur des profondeurs vertes, très durement refermée sur elle-même et très secrète et qui ne dévoile son parfum que lorsqu’on la froisse doucement entre les doigts.
Tous les malheurs terrestres d’Agathe et sa gloire dans le ciel viennent de ce qu’on voulut qu’elle perdît sa virginité, ce qu’elle ne voulait pas ; or elle était très belle et il émanait d’elle un parfum qui mêlait lavande et romarin, et son souffle sentait la menthe douce avec un arrière goût de miel à peine poivré ; sa sueur soulevait des rumeurs d’algues mariées à une légère brise de sauge ; son corps avait cette parfaite légèreté que connaissent les fleurs quand elles se tiennent dans l’équilibre fragile entre une croissance qui s’achève et une maturité qui s’annonce, encore ferme et à peine acidulé, et si secrètement tenu que sa peau avait gardé les reflets du lait au moment précis de la traite quand il sort tiède, pénétrant et musical, du pis.
Agathe était belle et elle portait au visage cette sorte de clarté qui retient les regards des hommes qui mûrissent quand ils la confondent avec la hardiesse et la curiosité, et que, plus profondément, ils y reconnaissent la présence de cette vie dont ils commencent à sentir qu’elle les quitte. Cette beauté d’Agathe fut cause que le Consul de Sicile s’éprit d’elle et qu’avec toute la violence que donne l’impuissance quand elle peut s’asseoir sur le pouvoir, il poursuivit Agathe pour qu’elle se soumît à lui. Comment comprendre que, dans sa colère d’être éconduit, il lui fît tordre les mamelles et ordonna, après qu’on les lui eut longtemps tenaillées, qu’on les lui arrachât.
Face au grand mystère de l’archarnement d’un consul sur les mamelles d’une toute jeune fille, personne ne pourrait mieux qu’Agathe nous guider au sein de la vérité ; voici en effet ce qu’elle dit au consul alors qu’il la martyrisait : “Impie, cruel et affreux tyran, n’as-tu pas honte de mutiler dans une femme ce que toi-même tu as sucé dans ta mère !”
Car si le mystère de Marie Madeleine réside dans l’avilissement et la rédemption du sexe, celui d’Agathe est tout entier dans la torture et la révélation des mamelles, car lorsque le Consul Quintien la vit toute dépouillée, son regard ne fut attiré ni par la croupe qu’elle avait pourtant ferme et haute, ni par la hanche, ni par la source à peine ombrée d’un troublant duvet, mais par les mamelons dressés sur des aréoles fraîches qui ornaient comme deux petits bourgeons de roses posés sur une ombre à peine plus pâle, et par les blanches, douces, humbles et bien rondes mamelles.
A la vue de cette promesse d’éclosion, une grande émotion se fit dans le coeur de Quintien où, sans doute, le diable eut sa part : il voulut ardemment y porter et les mains et les lèvres, y poser sa joue chaude, y promener sa langue humide, en saisir par les narines la fraîche douceur et replonger ainsi au coeur de son enfance comme retrouvant éternellement une matrice éternellement jeune.
Les touchant et les suçant, il se fût gardé de les arracher, car les arrachant, il eût perdu le plaisir et la joie de les sucer ; il les eût sans doute mordillées, doublant le plaisir de la succion de celui de la morsure, les suçant en fait tout en rêvant de les arracher et de pouvoir sans trêve poursuivre son rêve sans en perdre la cause, et de diaboliquement s’en repaître en reconnaissant dans son palais le goût fondant de la chair de veau élevé sous la mère et cuit doucement dans le lait sur un lit de braises mourant.
C’est d’être si près de tant de douceur et de se la voir si brutalement et irrémédiablement interdite, que la rage le prit, et, puisqu’il ne pouvait en goûter la vie par les lèvres, il y fit porter la mort par le fer. Ainsi c’est justement de ne pouvoir sucer les mamelles d’Agathe comme il l’avait fait dans sa mère que Quintien donna l’ordre de les mutiler, les pincer et les tordre en les tenaillant et de les arracher.
Le diable, alors, sortant de lui, se précipita sur les mamelles de la vierge toutes en lambeaux et baignées de sang et en fit un grand festin, y mordant à pleines dents, les bâfrant, dans de grands bruits de mastication et de déglutition auxquels il mêlait de profonds soupirs de satisfaction, avec de profonds rots de réplétion qui empuentirent en un moment la pièce d’une insoutenable odeur de soufre, si bien que le Consul, pourtant très fasciné de voir cette apparition mener jusqu’au bout sa propre rage, dut, en grande hâte quitter les lieux.
Agathe seule semblait étrangère à la scène, priant N.S.J.-C. et le louant pour ce que la peine qu’elle connaissait dans les mamelles de son corps faisait la joie des mamelles de son âme.
Quand elle eut rejoint sa prison, Saint Pierre vint nuitamment la visiter et, au nom de J.-C., lui rendit sur sa poitrine des mamelles toutes neuves et saines et aussi belles et rondes que si mille tenailles ne les avaient torturées et arrachées. Ce dont elle put ensuite narguer le tyran. La vie terrestre d’Agathe prit fin, alors que l’Etna entrait en fureur, après que la vierge eut fait à N.S.J.-C la prière ardente de la rappeler à lui.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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