BRIBES EN LIGNE
      m&eacu exode, 16, 1-5 toute       sous la légende fleurie est pour julius baltazar 1 le et si tu dois apprendre à je meurs de soif au labyrinthe des pleursils et encore  dits bernard dejonghe... depuis c’est la peur qui fait  c’était il faut aller voir     double ainsi fut pétrarque dans nous dirons donc       apparu quatrième essai de macles et roulis photo 4 c’est ici, me       " ço dist li reis : peinture de rimes. le texte sauvage et fuyant comme       m̵ dire que le livre est une pour daniel farioli poussant autre citation   je n’ai jamais ce poème est tiré du lorsqu’on connaît une     le cygne sur pour       &agrav une fois entré dans la   un vendredi carmelo arden quin est une       sur     sur la dernier vers aoi samuelchapitre 16, versets 1     chant de si grant dol ai que ne   j’ai souvent pour le prochain basilic, (la les dernières je n’ai pas dit que le tout le problème pierre ciel les enseignants : pas même napolì napolì       le souvent je ne sais rien de approche d’une       rampan       d&eacu cher bernard l’évidence       fleur les plus vieilles qu’est-ce qui est en madame est une quelque chose le pendu       neige clers fut li jurz e li tandis que dans la grande si elle est belle ? je j’arrivais dans les a la femme au 1. il se trouve que je suis       sabots vue à la villa tamaris   le 10 décembre  tu vois im font chier de toutes les la vie humble chez les sixième À l’occasion de iv.- du livre d’artiste  le livre, avec cette machine entre mes là, c’est le sable et je t’enlace gargouille « voici ce va et vient entre ils avaient si longtemps, si « e ! malvais raphaël       sur 1 au retour au moment josué avait un rythme       " le lourd travail des meules monde imaginal,       dans nous viendrons nous masser rimbaud a donc la route de la soie, à pied,  zones gardées de la vie est ce bruissement un homme dans la rue se prend ….omme virginia par la arbre épanoui au ciel       au d’un bout à al matin, quant primes pert c’est un peu comme si, tout est possible pour qui essai de nécrologie, quand les mots       le       juin pour michèle aueret sous l’occupation faisant dialoguer madame est toute dans les écroulements aux barrières des octrois buttati ! guarda&nbs alocco en patchworck ©       aujour de proche en proche tous "tu sais ce que c’est nous avons affaire à de  epître aux et la peur, présente grant est la plaigne e large (josué avait archipel shopping, la je suis bien dans lancinant ô lancinant Éléments - antoine simon 2 f j’ai voulu me pencher etudiant à       l̵ onzième       o       tourne je ne sais pas si merci à marc alpozzo religion de josué il       cette je t’ai admiré, deuxième apparition de au matin du (vois-tu, sancho, je suis noble folie de josué, deuxième approche de se placer sous le signe de     &nbs       deux     un mois sans       la       il "mais qui lit encore le douce est la terre aux yeux "ces deux là se quatre si la mer s’est       pass&e ki mult est las, il se dort "le renard connaît   saint paul trois la bouche pleine de bulles le coquillage contre voile de nuità la paroles de chamantu et nous n’avons rien ses mains aussi étaient toute trace fait sens. que rm : d’accord sur moisissures mousses lichens sixième     surgi mise en ligne d’un dans ce pays ma mère la réserve des bribes       force       maquis les cuivres de la symphonie       le onze sous les cercles   encore une       " toujours les lettres : très malheureux...   voici donc la dernier vers aoi f dans le sourd chatoiement il est le jongleur de lui cliquetis obscène des     de rigoles en       enfant a grant dulur tendrai puis ce qui fait tableau : ce un jour nous avons       grimpa dans un coin de nice, deux mille ans nous       dans       fourr& temps de pierres dans la antoine simon 17 1-nous sommes dehors. madame dans l’ombre des le 2 juillet dans ma gorge vous dites : "un quatrième essai rares fin première travail de tissage, dans madame, c’est notre des conserves ! percey priest lakesur les on a cru à g. duchêne, écriture le pour yves et pierre poher et je n’hésiterai glaciation entre dans le patriote du 16 mars il tente de déchiffrer, nous savons tous, ici, que    seule au     nous introibo ad altare deux ajouts ces derniers au seuil de l’atelier   six formes de la "et bien, voilà..." dit une errance de  il y a le des voiles de longs cheveux il existe au moins deux       sur le     longtemps sur raphaËl       droite i mes doigts se sont ouverts marie-hélène c’est la chair pourtant       en j’ai perdu mon la gaucherie à vivre,   maille 1 :que les routes de ce pays sont ecrire sur     sur la pente reflets et echosla salle À max charvolen et si j’étais un le samedi 26 mars, à 15 chaque jour est un appel, une madame aux rumeurs les textes mis en ligne la terre nous "ah ! mon doux pays, les amants se       &agrav       grappe deux ce travail vous est       dans on croit souvent que le but quel ennui, mortel pour présentation du le scribe ne retient ajout de fichiers sons dans prenez vos casseroles et vous avez villa arson, nice, du 17       au « h&eacu grande lune pourpre dont les je suis   pour le prochain la mort d’un oiseau. depuis ce jour, le site    il et  riche de mes au commencement était rêves de josué, apaches : …presque vingt ans plus macao grise "si elle est       un antoine simon 21 reprise du site avec la “le pinceau glisse sur       la dans l’innocence des il ne sait rien qui ne va       soleil       (       la       l̵ difficile alliage de pour jean-marie simon et sa in the country   au milieu de       la macles et roulis photo 1  “s’ouvre ici. les oiseaux y ont fait poème pour il n’est pire enfer que de tantes herbes el pre a la libération, les d’un côté l’existence n’est       une portrait. 1255 : equitable un besoin sonnerait j’ai changé le  de même que les les lettres ou les chiffres   si vous souhaitez ainsi alfred… madame, vous débusquez  les premières       le dans les rêves de la antoine simon 30 a christiane  on peut passer une vie antoine simon 7 bribes en ligne a et il fallait aller debout    au balcon nous serons toujours ces       s̵ mais jamais on ne     tout autour 0 false 21 18   tout est toujours en       pav&ea montagnesde abstraction voir figuration dernier vers aoi "moi, esclave" a poussées par les vagues 0 false 21 18 agnus dei qui tollis peccata       &ccedi a la fin il ne resta que non, björg,       arauca depuis le 20 juillet, bribes station 5 : comment pour jean gautheronle cosmos ce qui fascine chez station 3 encore il parle martin miguel art et       je temps de cendre de deuil de f le feu m’a       midi il pleut. j’ai vu la pluies et bruines, pour lee karles se dort cum hume dimanche 18 avril 2010 nous sequence 6   le pour m.b. quand je me heurte c’est parfois un pays il ne reste plus que le ouverture de l’espace j’ai longtemps   un       avant epuisement de la salle, pour egidio fiorin des mots traquer le proche et le lointain livre grand format en trois  la lancinante     cet arbre que le grand combat : dont les secrets… à quoi dentelle : il avait bernadette griot vient de dans le pain brisé son le bulletin de "bribes bien sûr, il y eut ce qui aide à pénétrer le 1) notre-dame au mur violet dernier vers aoi mi viene in mentemi un soir à paris au pour martin légendes de michel la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > Les textes publiés > Approches littéraires > Martine Orsoni

Dorothée vint au monde comme un don de dieu à Césarée de Cappadoce non loin du lieu de naissance de Saint Georges.
Au sortir de l’enfance, dès qu’elle sentit monter en elle les bouleversements de la féminité, Dorothée voua sa chasteté à N.S.J.-C. dont elle voulut devenir l’épouse, ce dont elle eut à souffrir jusqu’à donner sa vie pour lui ; avant de te faire le récit de sa fin, il faut que je te dise comment, maintes fois, le diable la tenta.
Il faut que tu saches que Dorothée chérissait prier parmi les fleurs dont elle aimait l’ordonnancement souple, les fiançailles des couleurs, les formes régulières et diverses, et les vapeurs entêtantes qui émanaient de leurs bouches innocentes et qui soutenaient la prière car elle se figurait que rien n’était plus proche de l’image du paradis auquel elle aspirait que les petits espaces qu’elles délimitaient dans la pénombre de ses cils mi-clos et le silence de ses oraisons. Mais, tandis qu’elle priait, le diable venait souvent tout près d’elle dont il aimait le teint, l’air de grande douceur et l’haleine, et il enrageait de la voir si sage, tout entière vouée aux dévotions, la tête penchée, les yeux presque fermés et tournés vers le dedans de son coeur et les lèvres murmurantes. Il se glissait alors contre elle d’abord sans parler et doucement respirait derrière son oreille un mélange de froideur et de tiédeur destiné à distraire la vierge de ses prières ; après ce premier assaut, il se laissait couler à l’intérieur des mots qu’elle disait pour en changer ou en brouiller le sens. ainsi à la place de père on entendait braire ou traire ou glaire et le “Je vous salue Marie pleine de grâce” était tordu par mille diableries éhontées, contrepèteries, glissements d’un son tantôt comme une consonne durcissait de l en p, de g en c ou venait de r à l tantôt une voyelle, changeant son ouverture, passait de i à u ou de a à é, tantôt , enfin, il mêlait à ces glissements des effets d’échos qui dénaturaient complètement la prière et, pendant qu’elle s’appliquait à bien dire ce qu’il fallait, Dorothée entendait le diable la bousculer par exemple ainsi :

je vous sassali o mama mamari vousali o manamarari de lala de lassi omama omamari o je vous sasama o je vous samari omaru massanu o sanimanaru osassamamaru o je vousali o pleine de cracra pleine de cracraisse

Mais le diable ne s’en donnait jamais tant que pour le saint nom de N.S.J.-C., et autour de “Jésus Christ” ça n’était que “je sue, j’écris”, “je suce et je crie”, et de longues litanies : “jésicru, jusicré, jécrisu, crujési, crujisé, créjusi, sicrujé, sucréji etc... “, ponctuée” par des “digne et pou hou hou !” et encore “digne et pou hou hou !
Autant d’horreurs et d’abominations auxquelles elle fermait son coeur et ses oreilles, et, plus fort encore, elle disait :

Les mauvaises pensées m’entourent comme guêpes,
Elles ont flambé comme feu de ronces,
Au nom de J.-C., je les sabre

ou encore

Mon âme est collé à la poussière des mots
Vivifie moi selon ta parole
Détourne moi de la voie du mensonge
fais moi la grâce de ta Loi

ou même

Les filets des impies m’environnent
Mais je n’oublie pas ta Loi

Cependant que le diable à nouveau s’y mettait, et ricanait sans cesse, heurtait les prières de gargouillis, craquements, bruits de gorge et de ventre, ou d’articulations, succions, éructations, pets et pets foireux longuement tenus et pestilentiels, halètements, gémissements, hurlements, cris, rires, bouts de mots, bouts de chants, retournant et remuant bruyamment l’air dans son corps et par tous les orifices de son corps l’expulsant en le coinçant de mille diaboliques façons diverses, il contrefaisait tous les bruits et toutes les rumeurs du monde, écartelant en même temps les mots que prononçait Dorothée, mais Dorothée faisait face au diable et vertement le poussait en disant :

“Arrière, toi, que justement on nomme le malin, mauvais, maudit, maléfique maudissant car tu es fauteur de toute malédiction !”

Toutefois le diable ne se laissait pas si aisément circonvenir, et il ajoutait au trouble des mots celui des images ; il se faufilait sous les paupières dévotes de Dorothée et s’ingéniait à transformer tout ce qu’elle voyait ; c’est ainsi que son bel environnement fleuri, qui devait faciliter la prière, se muait en vaste champ de fleurs impudiques, jacassantes et dévergondées, écartant largement les lèvres, minaudant des cils, vibrant de la languette, hissées au dessus de leurs tiges fortes et tendues doublement plantées dans une terre charnue et herbeuse et dans des calices fendus aux allures de pommes, de pêches ou d’abricots. Dorothée résistait et encore ripostait car, d’une part elle était armée du saint nom de J.-C. dont elle gardait dans le coeur toute la pureté, d’autre part aucune image impudique ne pouvait trouver dans sa mémoire matière à s’ancrer, se multiplier, l’agacer, car, à la différence de Saint Augustin qui puisait dans sa vie et sa chair mille raisons de multiplier les tourments d’illusions que lui infligeait le diable, Dorothée avait toujours été pure.
Elle répétait :

Arrière ! Arrière ! Toi le justement nommé diabolique ! Disjoncteur effroyable car tu es cause que tout se disjoint et que ce que nous voyons finit par ne plus ressembler à ce qui est, que l’homme s’écarte de la femme, et la femme de l’homme. Pire abomination : tu es cause que se déchire en l’homme la part de femme qui lui est propre, et que de la femme se déchire la part d’homme qui lui appartient ! Tu es cause que le corps se sépare de l’âme, que les mots oublient leur sens, et que le sens oublie N.S. où tout sens a sa source.

Le diable, quand il se vit incapable de troubler Dorothée, tant elle était pure et pleine de la prière de N.S., vint une nuit en songe au préfet de Rome, lui montra les traits de Dorothée et glissa en lui un grand et pervers désir pour la jeune vierge. Le préfet la fit chercher et retrouver. Mais elle repoussa toutes ses avances. Il en conçut contre elle une rage à la hauteur de son désir et commanda qu’on la torturât sans ménagements. Lui-même assistait aux tortures et sa part de rage tirait une jouissance extrême à la voir les subir, en même temps que sa part de désir, loin de s’amoindrir, souffrait à l’idée que souffrît ce corps qu’il ne pouvait posséder et que disparût ainsi la douceur qu’il aurait souhaité en tirer pour son propre corps. Cependant Dorothée, soutenue par le nom de J.-C., subissait tous les affronts faits à son corps avec une grande sérénité dans son âme. Le préfet ordonna qu’on la décapitât ; ce qui fut fait en place publique. Quand la sainte tête de Dorothée, séparée de son corps, tomba à terre, le ciel fut envahi de ténèbres, et toute la lumière du monde se réfugia autour du saint visage qu’elle nimba merveilleusement tandis que la voix de Dorothée, accompagnée du choeur des anges, s’élevait pure vers le ciel. Elle disait :

C’est par ta parole, Seigneur,
Que je garde pur mon chemin.
C’est la parole qui me fait vivre
Dans les siècles des siècles.

 

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / Catalogue musée

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette