BRIBES EN LIGNE
cyclades, iii° antoine simon 7 viallat © le château de deux nouveauté,       grimpa quel étonnant       enfant       m̵ merci au printemps des       su madame des forêts de constellations et       sur li emperere s’est du bibelot au babilencore une le grand combat :  pour de       au nouvelles mises en       journ& merci à marc alpozzo et te voici humanité il pleut. j’ai vu la le 19 novembre 2013, à la  au mois de mars, 1166   le 10 décembre (la numérotation des janvier 2002 .traverse  le grand brassage des       dans a grant dulur tendrai puis le lourd travail des meules on a cru à 0 false 21 18     un mois sans f le feu est venu,ardeur des charogne sur le seuilce qui       ruelle autres litanies du saint nom       la "la musique, c’est le fragilité humaine.   maille 1 :que antoine simon 31 granz est li calz, si se toutes sortes de papiers, sur toujours les lettres :       juin comme c’est c’est une sorte de pierre ciel autre essai d’un le 2 juillet         adagio   je   pour le prochain elle ose à peine   encore une huit c’est encore à tout en vérifiant a supposer quece monde tienne la deuxième édition du dans le monde de cette « h&eacu       alla i en voyant la masse aux deuxième apparition vous deux, c’est joie et carissimo ulisse,torna a et tout avait  l’exposition  raphaël avez-vous vu Ç’avait été la       en pour martin pas de pluie pour venir "l’art est-il dans ce périlleux       sous essai de nécrologie, a christiane quai des chargeurs de       entre tendresses ô mes envols       devant titrer "claude viallat, mille fardeaux, mille pourquoi yves klein a-t-il tant pis pour eux. on préparait antoine simon 23 je ne peins pas avec quoi,   il souffle sur les collines la mort, l’ultime port, l’heure de la ainsi va le travail de qui envoi du bulletin de bribes d’abord l’échange des  tous ces chardonnerets       jonath "nice, nouvel éloge de la pas sur coussin d’air mais je t’enfourche ma tout à fleur d’eaula danse mi viene in mentemi f le feu m’a et la peur, présente régine robin, ils avaient si longtemps, si v.- les amicales aventures du       cette se placer sous le signe de 1254 : naissance de lentement, josué les durand : une et il parlait ainsi dans la ouverture de l’espace que reste-t-il de la heureuse ruine, pensait dernier vers que mort quando me ne so itu pe 0 false 21 18 chaises, tables, verres,  on peut passer une vie bien sûrla       fourmi tout le problème ouverture d’une       deux avant dernier vers aoi antoine simon 6   est-ce que antoine simon 33 l’illusion d’une et que vous dire des     les provisions seul dans la rue je ris la diaphane est le mot (ou     rien 5) triptyque marocain pluies et bruines, jamais je n’aurais je n’ai pas dit que le la rencontre d’une dernier vers aoi  “ce travail qui il ne s’agit pas de c’est extrêmement j’aime chez pierre antoine simon 27 "je me tais. pour taire.       je carles respunt : clquez sur       arauca coupé en deux quand nous lirons deux extraits de   tout est toujours en carissimo ulisse,torna a       quand douze (se fait terre se abstraction voir figuration le proche et le lointain nice, le 18 novembre 2004 journée de dernier vers aoi je dors d’un sommeil de       sur le       sur  les trois ensembles   pour adèle et m1       les avenues de ce pays    en pour jean-louis cantin 1.- allons fouiller ce triangle       descen la réserve des bribes il était question non   si vous souhaitez madame est toute dans le train premier       force  l’écriture       (       pav&ea pour maguy giraud et (dans mon ventre pousse une les textes mis en ligne une fois entré dans la (À l’église       les dimanche 18 avril 2010 nous a ma mère, femme parmi ce qui importe pour deuxième       ma voudrais je vous     cet arbre que la force du corps,       un i.- avaler l’art par pour gilbert f les feux m’ont madame déchirée dernier vers aoi si j’avais de son       p&eacu eurydice toujours nue à bien sûr, il y eut patrick joquel vient de  ce qui importe pour ] heureux l’homme       longte  les éditions de accoucher baragouiner se reprendre. creuser son   (dans le est-ce parce que, petit, on passet li jurz, la noit est in the country         &n dernier vers aoi     du faucon abu zayd me déplait. pas       six jamais si entêtanteeurydice quant carles oït la j’oublie souvent et       sur     oued coulant bruno mendonça li emperere par sa grant ce va et vient entre carcassonne, le 06 je m’étonne toujours de la       aux exacerbé d’air poussées par les vagues nous savons tous, ici, que c’est le grand       st noble folie de josué, pour mes enfants laure et   en grec, morías vous avez il arriva que le vieux qui pour m.b. quand je me heurte antoine simon 30 de pareïs li seit la pour jacky coville guetteurs toi, mésange à vedo la luna vedo le  c’était       l̵       &n pour michèle vertige. une distance       &agrav dernier vers aoi du fond des cours et des       le dans les carnets bernard dejonghe... depuis pour andrée dorothée vint au monde antoine simon 21 nous avancions en bas de des quatre archanges que   marcel       dans dernier vers aoi    il est des objets sur comme ce mur blanc je suis bien dans dernier vers aoi je n’hésiterai “dans le dessin antoine simon 28 non... non... je vous assure,    seule au l’ami michel ils s’étaient la langue est intarissable les plus terribles       voyage j’ai parlé pour jean-marie simon et sa juste un accorde ton désir à ta   six formes de la     &nbs rien n’est       à elle réalise des   saint paul trois  de même que les grande lune pourpre dont les au seuil de l’atelier       &agrav       pav&ea       en tromper le néant À l’occasion de       pass&e merci à la toile de outre la poursuite de la mise antoine simon 16  je signerai mon 1) la plupart de ces « amis rollant, de       ( antoine simon 19 immense est le théâtre et la danse de au lecteur voici le premier face aux bronzes de miodrag       l̵ hans freibach :   un vendredi ainsi alfred… c’était une et si tu dois apprendre à temps de cendre de deuil de    courant temps où les coeurs       é toute trace fait sens. que mais non, mais non, tu une errance de je t’ai admiré, derniers napolì napolì "ces deux là se   3   

les       grappe le geste de l’ancienne,       je me antoine simon 24 dernier vers aoi (ma gorge est une le lent tricotage du paysage  au travers de toi je un tunnel sans fin et, à temps où le sang se en introduction à     les fleurs du les grands de sorte que bientôt un temps hors du à bernadette  dernières mises (de)lecta lucta   alocco en patchworck © f le feu s’est les dessins de martine orsoni       je pour michèle aueret il y a tant de saints sur       mouett pour egidio fiorin des mots comme un préliminaire la rimbaud a donc  epître aux depuis le 20 juillet, bribes Être tout entier la flamme je suis occupé ces sauvage et fuyant comme il s’appelait   anatomie du m et deuxième approche de j’ai longtemps       la la bouche pleine de bulles pour marcel macles et roulis photo 7 aux george(s) (s est la       " quelque temps plus tard, de l’erbe del camp, ki de prime abord, il g. duchêne, écriture le dans les rêves de la madame chrysalide fileuse le bulletin de "bribes le coquillage contre    de femme liseuse       voyage la parol

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De prime abord, il n’est guère de fleur qui semble plus simple et directe que la Marguerite, aussi aurais-tu pu être en droit d’attendre que la sainte qui porte ce nom fût aussi simple et directe que cette tendre fleur dont les pétales blancs cernent un coeur d’or comme le plus pur amour. Pourtant tu sais bien que dès que tu touches à ses pétales et qu’un à un tu les démembres, ils savent te dire cinq des degrés de l’amour.
Tu sais aussi qu’avant d’être le nom d’une fleur prophétique, marguerite est celui de cette pure pierre blanche qui naît d’une affection, d’une irritation, des coquillages dont la chair est si humide et tendre, et le goût si chargé des fragrances de la mer que je ne saurais y porter les lèvres et la langue sans que ma bouche s’emplisse de rêves de fleurs de femmes...
Tu apprendras encore, pour compléter cette approche hésitante, qu’il existe deux saintes portant ce nom, et que l’une des deux au moins, eut au moins deux vies.
Tu sauras donc que Sainte Marguerite Pélage vécut, du jour de son mariage, qu’elle s’abstint de consommer, jusqu’à sa mort, dans un monastère, sous la bure et le nom de frère Pélage ; que, sous ce masque, elle fut durement punie, pour ce que l’on crut qu’elle avait commis le péché de chair, en déflorant une jeune vierge. Elle en subit sans parler toutes les rigueurs. Ce n’est qu’à sa mort que la chose se révéla et l’on sut alors que le moine condamné avait été une nonne qui avait gardé dans le secret de sa plus odorante intimité la perle de sa virginité. Savoir qu’elle était fille ne fut pas malaisée ; avoir qu’elle était demeuré vierge apparut aux femmes qui l’examinèrent, par la mystérieuse méthode qui permet de savoir, en considérant une portion de ciel, si un oiseau y est passé, et qui permet de même d’observer une eau courante pour savoir si un poisson y est passé. Du moins si l’on en croit la sagesse de Salomon.
Cette Marguerite là est la patronne de toutes celles et de tous ceux qui souffrent en raison d’un sexe qu’on leur attribue et qui n’est pas le leur.
Ton incertitude grandira quand tu sauras que l’autre Marguerite, très belle et sage bergère, eut à souffrir et à mourir d’avoir été aimé du préfet Olybrius dont elle ne voulait pas. Après avoir subi toutes sortes d’affronts, elle pria J.-C. de lui montrer l’ennemi qu’elle avait à combattre. C’est alors qu’un dragon épouvantablement long, debout sur ses grosses cuisses rondes et velues, se présenta à elle et lui montra une gueule qu’il avait énorme et comme fendue en son sommet en une sorte de cimier inversé, et qu’il ouvrit immensément dans un grand bruit semblable aux mille halètements d’une meute en chasse et très furieuse et en propageant autour de lui une odeur aussi forte que celle de mille marais d’automne pourrissant sous des avalanches de vieux musc, si bien que d’aucuns, jusqu’au loin, en perdirent les sens. Le dragon posa sa gueule sur la tête de Marguerite et, pesant sur elle, lui empêcha tout mouvement ; après quoi, il découvrit une langue gluante, épouvantablement pustuleuse, tailladée et fétide, qui s’allongea jusqu’aux pieds de la vierge dont il bloqua les talons. L’ayant ainsi réduite à sa merci, en un sursaut il replia la langue en refermant la gueule, de sorte qu’il goba la vierge avec la même aisance que nous le faisons d’une huître. Alors, Marguerite, mue par le souci de sa virginité et l’amour de N.S.J.-C., se munit du signe de la croix en disant :

"Loué sois-tu ô mon seigneur
Parce que tu m’as montré mon ennemi
Et qu’ainsi tu m’as donné la force de le combattre”

Tu sauras enfin, qu’ayant dit, elle se signa, et qu’aussitôt le dragon creva comme le font les bulles de savon qui amusent les enfants et plongent dans la perplexité les apprentis physiciens.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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