BRIBES EN LIGNE
f le feu est venu,ardeur des la force du corps,       sur encore la couleur, mais cette pour nicolas lavarenne ma  zones gardées de samuelchapitre 16, versets 1       dans       les bien sûr, il y eut le franchissement des monde imaginal, derniers vers sun destre antoine simon 24 attelage ii est une œuvre c’est une sorte de       montag ma voix n’est plus que me       &agrav il en est des noms comme du       la un besoin de couper comme de antoine simon 21 j’ai travaillé je serai toujours attentif à  pour de d’ eurydice ou bien de la danse de f les marques de la mort sur pour frédéric violette cachéeton 1) notre-dame au mur violet pour jacqueline moretti, en 1958 ben ouvre à je découvre avant toi j’ai relu daniel biga, le bulletin de "bribes       sabots écoute, josué, dans le respect du cahier des       jardin autre essai d’un antoine simon 25    seule au un verre de vin pour tacher sainte marie, dernier vers aoi 0 false 21 18 le plus insupportable chez deuxième apparition de pour martine, coline et laure       dans j’oublie souvent et la bouche pleine de bulles       en de pareïs li seit la que reste-t-il de la 10 vers la laisse ccxxxii jusqu’à il y a sors de mon territoire. fais le corps encaisse comme il religion de josué il et c’était dans quelque chose pour qui veut se faire une pour raphaël     surgi (À l’église (de)lecta lucta   la route de la soie, à pied, si j’avais de son grande lune pourpre dont les a supposer quece monde tienne       bonheu tous feux éteints. des il faut aller voir f tous les feux se sont   au milieu de rêves de josué,       dans avant propos la peinture est pour helmut     un mois sans bruno mendonça   pour olivier dernier vers aoi juste un (ma gorge est une ce jour là, je pouvais deuxième essai   ciel !!!! la vie est dans la vie. se abu zayd me déplait. pas  jésus (dans mon ventre pousse une exacerbé d’air madame, on ne la voit jamais       dans je n’hésiterai l’illusion d’une nous avancions en bas de à bernadette     du faucon les plus vieilles   jn 2,1-12 : je suis    il le recueil de textes la vie humble chez les et combien faisant dialoguer les avenues de ce pays …presque vingt ans plus immense est le théâtre et pas sur coussin d’air mais quand c’est le vent qui toute une faune timide veille Éléments -  il y a le au rayon des surgelés le ciel de ce pays est tout "si elle est iloec endreit remeint li os “dans le dessin       enfant tout à fleur d’eaula danse   saint paul trois polenta À peine jetés dans le pas de pluie pour venir au labyrinthe des pleursils sous la pression des       nuage carissimo ulisse,torna a dessiner les choses banales dans les hautes herbes entr’els nen at ne pui       ma deuxième apparition       & ainsi alfred… au programme des actions       la j’écoute vos pour daniel farioli poussant antoine simon 22 pas même         &n travail de tissage, dans le nécessaire non bernard dejonghe... depuis mougins. décembre dans le pays dont je vous       "   un vendredi nous avons affaire à de Être tout entier la flamme   ces notes       grappe face aux bronzes de miodrag       "  les éditions de pour pierre theunissen la ma chair n’est antoine simon 5       m&eacu imagine que, dans la le proche et le lointain je reviens sur des     rien cet article est paru douce est la terre aux yeux ço dist li reis : agnus dei qui tollis peccata raphaël d’un côté       six je meurs de soif l’attente, le fruit     "       le c’est ici, me sixième halt sunt li pui e mult halt archipel shopping, la       la antoine simon 32       ( tu le saiset je le vois clers fut li jurz e li les parents, l’ultime edmond, sa grande dans la caverne primordiale préparation des ce va et vient entre       aujour abstraction voir figuration   encore une présentation du       sur tout en travaillant sur les passet li jurz, la noit est toi, mésange à trois (mon souffle au matin o tendresses ô mes introibo ad altare cher bernard À max charvolen et mise en ligne d’un       fleur antoine simon 3 moi cocon moi momie fuseau madame a des odeurs sauvages       fourmi deux mille ans nous mi viene in mentemi   le 10 décembre  dernier salut au       dans d’abord l’échange des dans les carnets temps de pierres dernier vers aoi       la madame des forêts de       le c’est un peu comme si, passet li jurz, si turnet a j’ai longtemps       glouss sequence 6   le d’un bout à sixième un jour nous avons     &nbs petites proses sur terre À max charvolen et martin       dans un coin de nice, du fond des cours et des et il parlait ainsi dans la antoine simon 11 il n’y a pas de plus ecrire sur à la mémoire de et que vous dire des outre la poursuite de la mise dernier vers aoi       ( dernier vers aoi       &eacut  les premières   si vous souhaitez  tous ces chardonnerets l’heure de la     quand       apparu noble folie de josué,       dans a propos d’une bel équilibre et sa     sur la pente on dit qu’agathe pourquoi yves klein a-t-il       ce granz est li calz, si se       au 5) triptyque marocain merci à la toile de pour andré quatrième essai rares le 28 novembre, mise en ligne pour mes enfants laure et je suis bien dans       gentil fragilité humaine. antoine simon 12 ...et poème pour je désire un   je ne comprends plus ouverture de l’espace pour marcel dernier vers aoi poussées par les vagues   raphaël autre citation"voui normalement, la rubrique Ç’avait été la dernier vers aoi rossignolet tu la maintenant il connaît le f le feu s’est diaphane est le mot (ou  pour le dernier jour       le     les provisions       voyage s’ouvre la il existe deux saints portant cet article est paru dans le       le quand les eaux et les terres pierre ciel  l’écriture autre citation deuxième suite       &agrav "ces deux là se       le martin miguel art et pour jean-louis cantin 1.- toujours les lettres : 0 false 21 18 je t’ai admiré, la deuxième édition du       pour la mort, l’ultime port, pour julius baltazar 1 le coupé le sonà able comme capable de donner  tu ne renonceras pas. cliquetis obscène des dernier vers aoi et la peur, présente merci à marc alpozzo la mort d’un oiseau.       la cette machine entre mes       dans il n’était qu’un allons fouiller ce triangle dans ma gorge il ne sait rien qui ne va       ruelle     pourquoi la lecture de sainte       une   tout est toujours en   anatomie du m et       &agrav en introduction à les oiseaux s’ouvrent       sur « 8° de antoine simon 23       pass&e carissimo ulisse,torna a     dans la ruela nous dirons donc au lecteur voici le premier       juin montagnesde     &nbs générations pour michèle aueret nice, le 18 novembre 2004 branches lianes ronces clquez sur dernier vers aoi le 26 août 1887, depuis quando me ne so itu pe tu le sais bien. luc ne     les fleurs du pour alain borer le 26       " 1 au retour au moment premier essai c’est       bonhe       devant la langue est intarissable le coeur du rêve, cauchemar, frères et (en regardant un dessin de dernier vers aoi equitable un besoin sonnerait bribes en ligne a attention beau « h&eacu eurydice toujours nue à antoine simon 6 un soir à paris au reflets et echosla salle si, il y a longtemps, les villa arson, nice, du 17 depuis le 20 juillet, bribes 1257 cleimet sa culpe, si       dans dernier vers aoi  hors du corps pas       en couleur qui ne masque pas la parol

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La langue est intarissable d’elle-même
GD

Il : Cette position à cheval peinture-écriture n’est-elle pas inconfortable. Te considère-t-on comme peintre ? Te considère-t-on comme écrivain ?
Je : Bon. C’est un peu la question n°1 sous l’aspect du confort et du regard des autres.
Si je voulais d’abord à être confortablement installé, je chercherais à ne pas être peintre en lettres 39 heures par semaine et Gérard Duchêne peintre désécrivant tout le reste du temps. De ce point de vue ta question, si je ne te connaissais pas tant, serait presque vexante.
Encore une banalité : il n’existe pas de situation créatrice confortable. Encore faut-il préciser d’où vient l’inconfort. A l’instar de l’Anicet d’Aragon, je crois qu’il ne s’agit aucunement de la situation sociale ou financière, même si elle peut être induite, en positif comme en négatif, par la position artistique.
De quel inconfort s’agit-il donc ? Je définirais une situation artistique ou intellectuelle confortable comme une situation dont la tranquillité se fonde sur des certitudes de type institutionnel... des normes, pour rappeler une question antérieure. Je définis en somme tous les académismes, que ce soit celui du pompier figuratif, que ce soit celui d’une certaine modernité de salon.
Pour reprendre mon exemple développé plus haut à propos de l’identité. L’étudiant qui croirait avoir appris quoi faire pour être peintre et produire de la peinture, quel que soit son niveau de vie ou sa réussite, se placera dans une situation artistique confortable et donc non créatrice.
Mais à partir du moment où il s’agit de découvrir le type de pratique artistique qu’il convient de développer pour produire les oeuvres capables de jouer un rôle symbolique dans notre présent et donc susceptibles de "traverser le temps" et figurer notre époque, et de notre époque ses grossesses d’avenir, alors la position est forcément inconfortable. Jusqu’au bout. C’est à dire que l’incertitude affecte évidemment aussi la validité du résultat. La seule chose que l’on puisse dire c’est que l’artiste se met alors en situation créatrice sans évidemment être assuré que ce qu’il produira sera création. Voilà pour l’inconfort. D’un mot, c’est toute la différence entre faire, confortablement, de la peinture ou de l’art, ou, inconfortablement, faire la peinture ou l’art.
Pour revenir plus directement à la question posée. Je ne peux vraiment pas dire que l’inconfort, dans mon cas, soit provoqué par l’hésitation entre écriture et peinture. De ce point de vue, je n’hésite pas. J’utilise de l’écrire et du désécrire comme modèle (nouveau type de personnage ou de paysage) pour peindre. Ce n’est pas de là que naît l’inconfort.
Deuxièmement, au point où j’en suis, j’assume pleinement le type de travail que je suis en train de faire. Simplement. Bon ou mauvais. De ce point de vue c’est devenu bien plus confortable qu’il y a dix ou quinze ans par exemple.
Alors, mes inconforts ?
Le moins inconfortable c’est donc de me dire que je suis peut-être en train de me tromper du tout au tout, que la totalité de mon travail ne correspond à rien, que mon rapport à l’écrire, que mon questionnement du sens et de l’identité, que mes procédures de peintre n’ont aucun intérêt pour les autres. C’est en ce sens que je dis que j’assume mon travail. Parce que je sais bien qu’il n’y a rien d’autre à faire. Et je fais taire, le cas échéant, mes incertitudes parce que, en l’occurence, elles ne produisent plus rien.
L’inconfort c’est au jour le jour, c’est au quotidien, c’est l’esprit qui veille tandis que la main agit, c’est l’opposition entre ce que l’on est en train de faire et le spectacle que l’on se donne en le faisant, c’est la pression de la norme tandis que l’on travaille.
Ecrire au trichlorobenzène sur une plaque de mousse de polyurétane, voir, au fur et à mesure que la main écrit, le texte se défaire, c’est fascinant, bien sûr, et même si ça marche un peu comme un masque, c’est frustrant. Cette frustration est du même ordre que celle que peut ressentir celui qui cherche, dans mes pièces, à retrouver le sens du texte. Ecrire son journal en le désécrivant, c’est inconfortable... En même temps cet inconfort là me paraît créateur.
Quand, après avoir (dés)écrit le texte et obtenu la matrice, après l’avoir préparée en couleurs, je pose la toile par dessus et je refuse d’empreindre, c’est aussi inconfortable : la matrice appelle un report qui est de l’ordre de la gravure ou de l’imprimerie. C’est ce que je refuse, ou du moins, c’est ce que je détourne. C’est, dans ce cas encore, refus d’une sécurité de procédure.
Lorsque la toile est sur la matrice, son recto sera défini par la face qui est en contact avec la plaque. Or c’est par le verso -celui que je ne compte pas montrer et qu’en général je ne montre pas- que je vais travailler ; c’est par le verso que je fais, en force, passer la couleur à travers la texture de la toile. Ce mode de pigmentation -par derrière- est d’autant plus inconfortable que -jusqu’au bout- je ne peux rien savoir du résultat que j’obtiendrai. Tu concevras, je pense, que cette distance que je m’impose par rapport au résultat du travail de coloration, ce véritable travail en aveugle, n’est pas facteur de sécurité et de confort... Non pas injustifiable mais difficile à justifier, tellement hors norme qu’on peut se poser le problème de son bien fondé, prenant à revers, selon toute apparence, les pratiques habituelles, les idées, les évidences, le bon sens de l’art. Regarder ce que l’on peint, essayer de maîtriser du regard ce que l’on compte donner à voir ça paraît tellement tomber sous le sens que faire autrement, ça ne va pas sans difficultés, c’est certain.
En même temps je ne m’accroche, je ne m’arrête qu’à ces pratiques de l’art qui détournent des techniques, prennent à contre-pied les modèles habituels, hésitent, et font hésiter sur le statut des objets et des outils, travaillent en aveugle. C’est-à-dire travaillent en acceptant de se masquer une partie des procédures, comme s’il s’agissait de la figure d’autres aveuglements quand on oeuvre comme quand on regarde.
Je ne vais pas développer des généralités concernant cet aspect des choses, mais après tout, les rapports entre mon point de vue et des pratiques littéraires comme celle de l’Oulipo sont nombreux ; en peinture aussi, ce travail en aveugle est développé par exemple par des peintres qui ont cherché ou qui cherchent à intégrer l’aléatoire, je pense à certains aspects de l’abstraction lyrique, au gestuel, à l’action painting, à des peintres dont je me sens proche même si leurs travaux semblent éloignés du mien : la façon dont Charvolen se soumet à des pratiques aveugles cherchant la suprise du résultat, la façon dont Jean François Dubreuil, codifiant par des couleurs aléatoirement choisies les feuilles d’information travaille, comme je le fais, dans la désécriture des masses de texte, va en aveugle dans la construction, ce qui est bien paradoxal dans le secteur de l’art construit où il oeuvre.
Ces quelques rappels pour dire que l’inconfort est partagé. Alors... Comment on me considère ? Peintre ou écrivain ? Je l’ai dit. Je suis peintre et j’espère être en train de transformer la peinture comme domaine... d’en redéfinir les limites, ou le champ. S’il en est ainsi, alors on doit bien se demander si je suis peintre : par définition celui qui n’appplique pas les règles connues et reconnues de la peinture, celui qui en refuse les normes, comment le considérer vraiment comme peintre ?
Je me considère comme peintre et non comme écrivain ; pourtant la confusion se fait parfois ne serait-ce que parce que j’ai été à l’origine de Textruction avec Badin, Mazeaufroid, Jassaud et Vachey et que Textruction, si ça se posait dans une relation très nette à la peinture, c’était tout de même littérairement situé. Est-il utile que je te rappelle que Raphaël Monticelli, qui me considère entièrement comme peintre, prétend que je suis en même temps complètement écrivain. Ça tient peut-être à ses fantasmes en matière d’écriture ; il a pris une espèce d’habitude, quand nous discutons ensemble, de me parler de ma sensibilité nervalienne... ce que je ne goûte en fait qu’à moitié. Son point de vue c’est que cette désécriture faite oeuvre d’art n’est pas sans rapport avec l’attitude de l’auteur des Chimères, avec un certain hermétisme qui propose en chaque sonnet comme un monument, un tombeau. Si je ne suis pas d’accord avec cette idée, c’est que ma désécriture ne tend pas à l’hermétisme : je ne cèle en mon propos aucune vérité qu’une démarche intellectuelle permettrait d’atteindre. Je donne mon rapport à l’écrire comme véritable morceau de vie à prendre comme telle et non comme message plus ou moins obscur à déchiffrer.
A vrai dire Monticelli prétend être d’accord avec ma position. Il conçoit, dit-il, l’apparent hermétisme de Nerval, ou l’hermétisme assumé d’autres écrivains comme une forme historique de la production de textes comme pièces à vivre. Il estime que cette écriture durcie, sur elle-même revenue, faite objet, posant le problème de la fermeture du sens - celui de l’écoute, de la parole, de la lecture enfantine (au sens où l’enfant est étymologiquement celui qui ne sait pas parler ni comprendre), donnée comme à vivre est l’une des voix de la poésie. Après tout pourquoi pas. Si faire de la poésie c’est faire du lecteur ou de l’auditeur, l’enfant de la langue, si c’est retrouver un rapport matriciel à la langue, oui, après tout, peut-être qu’il a raison et que je suis poète. Mais vraiment, ce n’est pas trop mon problème.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1989 / Monographies

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