BRIBES EN LIGNE
troisième essai et       allong   je n’ai jamais station 7 : as-tu vu judas se pour michèle gazier 1) c’est extrêmement dernier vers aoi autres litanies du saint nom avant propos la peinture est a toi le don des cris qui   jn 2,1-12 : ils sortent dorothée vint au monde       voyage quelque temps plus tard, de il arriva que deuxième apparition       enfant la prédication faite  le livre, avec de pa(i)smeisuns en est venuz la légende fleurie est   d’un coté, au commencement était       descen       " pour julius baltazar 1 le nécrologie       dans vi.- les amicales aventures       assis marie-hélène  dernières mises station 4 : judas  j’ai ajouté madame, on ne la voit jamais toutes ces pages de nos       et ce titrer "claude viallat, la pureté de la survie. nul ….omme virginia par la " je suis un écorché vif. dans les écroulements   un vendredi  hors du corps pas     chant de chaises, tables, verres, quant carles oït la pour martin   (à       vu dernier vers doel i avrat, carles li reis en ad prise sa mult ben i fierent franceis e       ce écoute, josué, dans le monde de cette le texte qui suit est, bien clers fut li jurz e li       object antoine simon 29 pour maguy giraud et l’illusion d’une       baie     dans la ruela       libre de lever la tête introibo ad altare dernier vers aoi je t’ai admiré, ce pays que je dis est (josué avait la bouche pleine de bulles l’art c’est la le geste de l’ancienne, dans ma gorge       embarq       la dernier vers aoi attelage ii est une œuvre f toutes mes monde imaginal,     son     surgi pas facile d’ajuster le je ne saurais dire avec assez passent .x. portes, deux nouveauté,       pourqu la force du corps,       " je suis bien dans il ne s’agit pas de de profondes glaouis carissimo ulisse,torna a décembre 2001. grande lune pourpre dont les       je me "ah ! mon doux pays,       l̵ fin première f dans le sourd chatoiement     les provisions  monde rassemblé madame est la reine des antoine simon 6      & vos estes proz e vostre       su les dessins de martine orsoni je crie la rue mue douleur ce qui fait tableau : ce quai des chargeurs de de pareïs li seit la     faisant la     &nbs dernier vers que mort archipel shopping, la les routes de ce pays sont       au cet article est paru dans le dix l’espace ouvert au  jésus il s’appelait       &ccedi seins isabelle boizard 2005 trois (mon souffle au matin poème pour       aujour la brume. nuages dernier vers aoi béatrice machet vient de deux ce travail vous est tendresses ô mes envols       le       la ] heureux l’homme c’est un peu comme si,     rien marché ou souk ou un soir à paris au       vu       la comme une suite de soudain un blanc fauche le suite de douze (se fait terre se 7) porte-fenêtre dernier vers aoi tout en travaillant sur les on préparait       le  l’écriture  martin miguel vient       dans pour ma que d’heures a la fin il ne resta que antoine simon 30       dans et te voici humanité des voix percent, racontent dans le patriote du 16 mars pour philippe pour helmut pour robert présentation du pour jean-marie simon et sa tant pis pour eux.       vaches sixième       le pas même       nuage les premières j’ai travaillé ce va et vient entre accorde ton désir à ta       crabe-     longtemps sur dans l’innocence des quelques autres pour le prochain basilic, (la pour nicolas lavarenne ma macao grise       sur le le "patriote", hans freibach : il y a des objets qui ont la À l’occasion de les petites fleurs des quand il voit s’ouvrir, pour frédéric       &n montagnesde tout en vérifiant paysage de ta tombe  et les lettres ou les chiffres   saint paul trois douce est la terre aux yeux       chaque f le feu s’est un verre de vin pour tacher le franchissement des       sur et ma foi, un tunnel sans fin et, à les durand : une       jardin c’était une percey priest lakesur les ensevelie de silence, À peine jetés dans le dernier vers aoi f le feu m’a  si, du nouveau le 15 mai, à pour marcel       pav&ea     depuis a christiane mon travail est une se placer sous le signe de portrait. 1255 :  au travers de toi je     oued coulant les dernières l’art n’existe le 23 février 1988, il       fourmi le samedi 26 mars, à 15 tromper le néant       dans temps où les coeurs recleimet deu mult antoine simon 25 il souffle sur les collines  “comment la réserve des bribes sables mes parolesvous comme un préliminaire la depuis le 20 juillet, bribes pour pierre theunissen la clers est li jurz et li du fond des cours et des 1 au retour au moment   que signifie tes chaussures au bas de f les rêves de       glouss martin miguel art et quatre si la mer s’est       avant religion de josué il j’écoute vos ce monde est semé   encore une petit matin frais. je te         or pour andré pour yves et pierre poher et tout mon petit univers en f j’ai voulu me pencher me traquer edmond, sa grande rien n’est plus ardu certains soirs, quand je "je me tais. pour taire. dentelle : il avait 5) triptyque marocain     extraire       apr&eg     vers le soir viallat © le château de des conserves ! le coquillage contre la deuxième édition du le coeur du dans le pain brisé son dans l’innocence des able comme capable de donner le vieux qui la langue est intarissable 1254 : naissance de pour jean gautheronle cosmos (ma gorge est une Éléments - deuxième essai le au labyrinthe des pleursils     quand (en regardant un dessin de       le f le feu s’est deuxième apparition de sixième i en voyant la masse aux       la bientôt, aucune amarre agnus dei qui tollis peccata       la       j̵ je découvre avant toi       voyage       fourr&       en un il faut laisser venir madame à propos “la    nous l’attente, le fruit quel ennui, mortel pour il tente de déchiffrer,  “la signification avec marc, nous avons la fraîcheur et la preambule – ut pictura attention beau après la lecture de vous êtes  marcel migozzi vient de il n’était qu’un l’appel tonitruant du « amis rollant, de bribes en ligne a je n’ai pas dit que le le temps passe dans la   marcel nous lirons deux extraits de il aurait voulu être deux ajouts ces derniers le proche et le lointain clere est la noit e la des quatre archanges que il existe au moins deux       ...mai dernier vers aoi ainsi va le travail de qui dernier vers aoi pour michèle gazier 1 rossignolet tu la « 8° de       grappe "le renard connaît eurydice toujours nue à suite du blasphème de       magnol le plus insupportable chez il ne reste plus que le a l’aube des apaches, dans les horizons de boue, de sept (forces cachées qui de proche en proche tous le 26 août 1887, depuis « pouvez-vous "et bien, voilà..." dit  hier, 17       " neuf j’implore en vain et il fallait aller debout Être tout entier la flamme on dit qu’agathe le numéro exceptionnel de ma chair n’est marcel alocco a station 1 : judas une fois entré dans la je déambule et suis mes pensées restent les cuivres de la symphonie toute une faune timide veille karles se dort cum hume   je ne comprends plus avant dernier vers aoi pour mes enfants laure et  epître aux    seule au nos voix la vie est ce bruissement granz est li calz, si se mon cher pétrarque, je sais, un monde se   ciel !!!! là, c’est le sable et mise en ligne d’un deux mille ans nous je désire un pour jean marie frères et derniers       les       je me antoine simon 12 antoine simon 31 mouans sartoux. traverse de À max charvolen et martin la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > Les textes publiés > Oeuvres croisées > Avec Martin Miguel
<- Trouées | Attelage II ->
Lettres à Katy Rémy
Artiste(s) : Miguel

Allons fouiller ce triangle têtu à la recherche d’un dieu gisant (endormi ?)
  (assurément quelque chose ici palpite se précipitent des odeurs d’eau et des moiteurs de sang)
  tu t’étourdis dans les ors mordus de flueurs verdâtres
  après que tu auras dans tes marmites du sens fait fondre les mots tu verras se dresser de la fournaise refroidie des agrégats la forme femme de l’Oméga.

*

Bulle fragile qui enserre le prisme s’y pressent les échos de toutes les mers
  (et dans le fond ces concrétions
     denses de la hauteur de l’eau)
  te vautres dans les ors mordus de verts et ces fumées bleuâtres qui se forment tremblantes aux lèvres frontières pressions à peine équilibrées entre deux gaz

*

Creuse de tes dents les crânes tendres
  tu ignores si c’est pour y mettre tout le savoir du monde ou pour l’en retirer au bruit des vieux tambours de ta voix
  l’enfer a cette fraîcheur fauve des chairs d’enfants et la douceur de leurs cheveux dont les fils agacent tes lèvres frontières pressions à peine équilibrées et ravisssent à ta bouche le goût amer du revenez-y.

*

Dessine ce qui se pousse dans l’intimité des arbres ce pur esprit qui s’y accroît se déploie s’étend s’étale en branches rameaux feuilles portant le suc de la terre au plus près du ciel et -à l’inverse- distillant l’essence de l’air jusqu’au cœur de la terre à travers l’entrelacs toujours ouvert de ses canaux -voix- cheveux.

 

*

En d’autres voix ta voix se roule se love -s’abrite- s’amuse s’englue - dans - autour de - ta - ma - langue s’enroulent d’autres langues elles s’y nichent bruissent froufroutantes pépiantes elles poussent dans des odeurs de feuilles froissées
  (rameaux branches suc de la terre au plus près du ciel)
  plumes tièdes (cheveux mouillés) ma langue et ma voix
          quand elle(s) chantai(en)t ainsi et comment comment come how como come how ?

 

*

Fleurs ouvertes en lèvres yeux mi-clos des odeurs s’y plissent relents vagues encore d’amoniac quelque chose de putride à peine d’eaux tièdes de miel de lait
  le bruit qui court
    ou roule l’imites au bord de ta voix (quand elle chantait) en soufflant entre tes doigts sur tes lèvres posés en forme de V

*

Géantes le ciel vous couve (un souffle entre des doigts posés en V sur des lèvres) il vous nourrit vous poussez en lui toute votre force élastique
   et vous têtez à même sa masse tout l’espace (vu ?) bu

 

*

Heureuses de s’élargir et de s’étendre entre les branches
  ... (arbres)...
installées fichées plantées dans l’impudique rupture née au creux de leur croisement

 

*

Immenses
   (ou immergées)
    étendues d’elles
      guettent l’aller du temps

*

Jutes
  en buvant le soleil elles perdent la pâleur de leur perle
  elles s’alourdissent d’ocres de plus en plus proches des oxydations des torréfactions et des brûlures les plus persistantes
  tu le sais ce que tu y as inscrit pour guetter l’aller du temps peu à peu s’y enfouit et -sans disparaître jamais tout-à-fait - s’y -comment ?- caramélise
  et s’y
  (effet ultime de l’étouffement sur le visage sa forme la couleur de la peau)
  comme une voix surchargée d’air

 

*

Kraft de l’automne brûlant de piqûres
  la rouille le saisit le ronge tu t’y jettes rêvant aux feux à des lueurs mourantes à la poussière des sanguins sous la mousse et tu ris qu’à une consonne près le kraft est klaft ciel or et bleu du crâne de Pharaon
  tu reviens à ta belle boue d’automne alourdie d’ocres et de voix surchargées d’air et cherches à reconnaître dans le lointain et ta mémoire les chants désespérés du coq.

 

*

Libres et sinueux parcourent l’espace qu’ils poussent dessinent délimitent
  et de l’espace recueillant cette juste et suffisante représentation la feuille de papier que
       libres ils couvrent construisent de leurs ailes
  piquées saisies rongées de rouilles belles de la boue d’automne
   que l’eau jamais ne charge trop

*

Méandres que la terre aspire (apaise ? épuise ?)
  en naissent Venise Milan Florence Rome
  tu dis je suis l’ordre de la langue et de l’eau entre le Tevere l’Arno et le Pô

*

Nuages rapiécés méandres le ciel s’y cache en vain

*

Ouverts les mondes crient leur incertitude
  Au point extrême du monde là où se forge  
  dans les chaos déserts le bourdonnement de ce qui un jour sera voix
  jusqu’au seuil de leurs ruches où elles emportent des butins imperceptibles tu les regardes et
        forces ta mémoire pour qu’en émerge des pages endormies le sens qu’inscrit la danse aérienne des fleurs parmi les arbres
  le monde ordre premier de l’essaim
  s’ouvre au nom

 

*

Portiques le vent s’y engouffre et y
       dévoile
       révèle
        développe des profondeurs de brumes ossifiées
       les chants d’autres passants longuement s’y abîment la terre sourd comme en ces points ultimes du monde où se forge le bourdonnement douloureux de ce qui un jour sera peut-être voix
       dans le fond des caves s’entassent lentement les pierres démises disjointes disestate de ce qui fut une ville envahi (désormais) d’une végétation rapace et drue seul baume propre à lénifier ce deuil 

*

Quasiment annulée la pointe des ormes peint un ciel il ne subsiste plus au seuil de nos pages qu’un vent de nuit qui desespère il souffle sur l’eau l’écume se déploie partout s’insinue s’engouffre dans les pauvres outres dérisoires flotteurs et y gronde modulant le chant primaire la plainte soutenue de mon kelek

 

*

Ruines des espoirs !
  sur leurs décombres nous ferons fleurir les géantes larges pétales nuageux coeurs pistils  
  nous y cultiverons l’arbre de vie des Kwakiutls
       c’est lui -ou un autre- qui accueille dans ses racines qu’il tend vers le soleil tous les vents chanteurs plaintifs et pousse ses branches feuilles et fleurs dans les profondeurs humides de la terre mère où j’

*

Silence
    dans les profondeurs de l’ouï

 

*

Tu
   

    le silence     au zénith

 

*

Un grondement
  battement de l’air sur lui-même revenu
  roulement de l’air le souffle se pousse à travers les avenues embrasse les troncs file le long des branches les feuilles palpitent l’eau en dessous (qui coule) tu ouvres la bouche silence cherches à y mêler air et eau salive écumant tout le long

*

Vide (l’espace)
  vide creux muet tu récoltes les riens rassembles les miettes d’un monde que tu n’as pas connu et dont tu imagines que sans doute il dut être t’agenouilles et coudes collés au corps tends les mains paumes tournées vers le haut pour recueillir les bribes que le hasard y poussera
  tu ouvriras la bouche feras glisser sur ta langue tout ce qui se sera déposé dans tes mains et dans une longue mastication l’agglomèreras en le mêlant d’air et d’eau l’incorporeras
  voix le vide vacille en seras-tu sauf ?

 

*

Wharf dérisoire jetée perpendiculaire à l’horizon
  (figure d’enfant qui part
       parti)
  se (il) (elle) (y) dessine l’image de l’infinie bipartition du monde tu le vois s’élargir fleurissant sur des riens
  [...] les bribes tu demeures agenouillé coudes collés au corps
     et baisses la tête vers la terre

*

 
Xoanon visage trouble troublé vaporeux durci souvenir s’élargissant sur des riens à des riens revenu presque corps inscrit dans des fibres tendues posé comme trouvé soumis à la vénération du regard

*

Y connaîtras-tu le temps des danses
  c’est le lieu qui se construit des hésitations de ta marche et de tes essais d’embrassade les visages y sont troubles troublés souvenirs élargis sur des riens
  tes pas s’y déchirent miettes de fleurs semées sur le roc

 

*

Zone
  -ouverte ?-
  des vapeurs de soufre la ceignent vent balaie des gueules d’enfer sols safran craquent fumeroles branches de pierres feuillages tremblants vaporeux s’évanouissant par endroits le sol prend des teintes de plomb

*

Ω des grottes au creux des criques à l’origine des eaux source envahie de palpitations vertes denses parfois jusqu’à avaler toute lumière virer au noir éclaboussées de blancs froissés piqués de la condensation lumineuse des vapeurs soleils inattendus et pâles tremblant dérisoires souffreteux
  dire  
  la grâce inquiète du nymphéa
  
 

Publication en ligne : 2 janvier 2009
Première publication : décembre 1996

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette