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Gérard Duchêne, Presqu’un dialogue avec Gérard Duchêne

Artiste(s) : Duchêne

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G. Duchêne, écriture

Le travail de Gérard Duchêne m’intéresse depuis les années 70. Pendant des années j’ai rêvé de le présenter. Ce fut chose faite trois fois : deux expositions personnelles que j’organisai à Nice, la première en 1984, dans l’ancien local de la galerie associative Lieu 5, la deuxième en 1989, dans le nouveau, l’Hermerie le Cairn. La troisième fois, c’était en 1984 encore, à l’occasion des écritures dans la peinture, l’exposition inaugurale du Centre National d’Art Contemporain de Nice, où Duchêne consituait l’un des peintres de ma -petite- sélection aux cotés de Jean-François Dubreuil, Marcel Alocco et Pierrette Bloch. Je souhaite, depuis, avoir le temps et l’occasion de défendre ce travail, d’en parler, mais, curieusement, si ma passion ne s’est jamais démentie, les mots pour la dire -et le temps pour le faire, et l’occasion pour y obliger- ont longtemps fait défaut... C’est ainsi. Au seuil de dire pourquoi, peu à peu, cette oeuvre a pris pour moi une importance telle que je la situe parmi les plus grandes, ma réticence n’est due qu’au doute que je fais peser sur ma capacité à la présenter à la hauteur de sa valeur.

En janvier 1989 l’occasion s’est enfin présentée. Restaient à définir les orientations et le cadre... Travail sur les oeuvres, lente imprégnation raisonnée de l’historique du travail, contacts divers avec Gérard Duchêne, rapport avec sa terrible écriture critique : Gérard Duchêne est un redoutable analyste de son propre travail... En fin de compte une position est prise en commun qui m’agrée complètement, parce qu’elle me paraît aussi bien "coller" à la démarche de Duchêne qu’au type de relation que j’ai pu tisser avec elle et... avec Il : Gérard Duchêne me parle d’un texte qu’il vient d’écrire et qui se présente comme réponses à une série de questions de lui-même, à lui-même. Je lui propose aussitôt de me poser les mêmes questions auxquelles je répondrais moi-même, en signant de mon nom, mais en écrivant à la troisième personne, comme si j’étais lui, mais étant entendu qu’il ne s’agirait aucunement pour moi d’adopter son point de vue. Il nous serait loisible par la suite, si nous y voyions intérêt, de comparer les deux séries de réponses.

Ainsi a été fait... Le texte qui suit est écrit à la première personne, mais souviens-toi, lecteur, que c’est le critique qui écrit.... Ça me paraît tout à fait conforme à la démarche du "Journal d’Il". Une dernière chose dans l’organisation de cette singulière interview : toutes les questions ont été écrites par Duchêne à la suite l’une de l’autre sans attendre mes réponses. Mais j’ai donné les réponses sans prendre une connaissance préalable de la totalité des questions... C’est un autre élément de la règle du jeu.

 

 

 
Publication en ligne : 21 juillet 2008
Première publication : novembre 1989 / Monographies

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