BRIBES EN LIGNE
deux ajouts ces derniers    il       & ainsi fut pétrarque dans archipel shopping, la       l̵ martin miguel art et pour philippe jamais je n’aurais bal kanique c’est et je vois dans vos       dans (dans mon ventre pousse une le corps encaisse comme il       longte       sur outre la poursuite de la mise dans ce pays ma mère       grimpa et te voici humanité dernier vers aoi errer est notre lot, madame, réponse de michel  epître aux l’heure de la "nice, nouvel éloge de la mouans sartoux. traverse de       &agrav les dernières 0 false 21 18 le 26 août 1887, depuis vedo la luna vedo le la mort, l’ultime port, temps de pierres dans la       deux       pass&e deuxième essai le c’est pour moi le premier thème principal :  la toile couvre les pour michèle gazier 1 quel étonnant la fraîcheur et la pour andré villers 1)       aux       dans ma chair n’est f dans le sourd chatoiement d’ eurydice ou bien de pour martin     au couchant la brume. nuages la danse de   né le 7 les dieux s’effacent       la       sur le       retour le travail de bernard       " livre grand format en trois « 8° de de tantes herbes el pre les premières certains prétendent dans le pain brisé son buttati ! guarda&nbs et tout avait cet article est paru halt sunt li pui e mult halt le 2 juillet dernier vers aoi il aurait voulu être       st on a cru à juste un mot pour annoncer clers est li jurz et li bel équilibre et sa encore une citation“tu "l’art est-il       le et il parlait ainsi dans la (la numérotation des pour andré       sur  référencem clquez sur dernier vers aoi af : j’entends tout est prêt en moi pour macles et roulis photo 6 fin première mille fardeaux, mille antoine simon 19 le soleil n’est pas de soie les draps, de soie a toi le don des cris qui rêves de josué, de profondes glaouis la mort d’un oiseau. à cri et à pas une année sans évoquer pour marcel       ruelle accorde ton désir à ta comme ce mur blanc       le   la production jusqu’à il y a vous deux, c’est joie et  pour jean le   la baie des anges f j’ai voulu me pencher  “la signification   ciel !!!! descendre à pigalle, se les doigts d’ombre de neige   au milieu de       qui sables mes parolesvous       pass&e ecrire les couleurs du monde très saintes litanies       sur (en regardant un dessin de ajout de fichiers sons dans epuisement de la salle, "pour tes pour michèle gazier 1)   (dans le       apr&eg quatrième essai rares       le  il est des objets sur       "  “comment       dans madame est une torche. elle quatre si la mer s’est       le  née à normalement, la rubrique le 26 août 1887, depuis d’un côté     pourquoi antoine simon 16 ce qui importe pour       bonheu  marcel migozzi vient de antoine simon 23 de prime abord, il les durand : une dernier vers aoi il n’est pire enfer que s’égarer on   saint paul trois nu(e), comme son nom       en un approche d’une patrick joquel vient de je déambule et suis ensevelie de silence,     &nbs       l̵       allong antoine simon 5 il existe au moins deux au programme des actions   que signifie       " poussées par les vagues s’ouvre la à la bonne lancinant ô lancinant tout mon petit univers en et combien ne faut-il pas vivre comme (josué avait du fond des cours et des cet univers sans 1) notre-dame au mur violet grant est la plaigne e large     du faucon       &agrav  pour de madame déchirée       b&acir   un les oiseaux s’ouvrent     [1]  pour pierre theunissen la chaque automne les quelques autres   iv    vers et c’était dans juste un nécrologie la réserve des bribes le coquillage contre ce qui aide à pénétrer le r.m.a toi le don des cris qui quand nous rejoignons, en dernier vers aoi à bernadette je ne saurais dire avec assez madame, vous débusquez pas sur coussin d’air mais  un livre écrit mais non, mais non, tu en cet anniversaire, ce qui le recueil de textes       les siglent a fort e nagent e   maille 1 :que  “... parler une non... non... je vous assure,   entrons f toutes mes le samedi 26 mars, à 15             voyage ço dist li reis : premier essai c’est       neige petites proses sur terre un soir à paris au c’est le grand nice, le 8 octobre     nous ma mémoire ne peut me quai des chargeurs de légendes de michel   ces notes       quinze je suis coupé le sonà si tu es étudiant en derniers 1-nous sommes dehors. tout à fleur d’eaula danse f les marques de la mort sur       vu m1       au lecteur voici le premier quando me ne so itu pe madame est la reine des       l̵     faisant la       maquis mieux valait découper       la j’ai parlé dans les horizons de boue, de station 7 : as-tu vu judas se je n’ai pas dit que le       sur au seuil de l’atelier c’est une sorte de li quens oger cuardise madame, c’est notre et il fallait aller debout napolì napolì       mouett       voyage pour martine le texte qui suit est, bien si elle est belle ? je un tunnel sans fin et, à des voiles de longs cheveux    si tout au long attelage ii est une œuvre le bulletin de "bribes         &n temps où les coeurs quelque temps plus tard, de pour le prochain basilic, (la pur ceste espee ai dulor e vi.- les amicales aventures     oued coulant n’ayant pas deuxième rimbaud a donc etait-ce le souvenir tu le sais bien. luc ne sors de mon territoire. fais       la       dans       grappe depuis le 20 juillet, bribes deuxième suite  l’exposition  la tentation du survol, à  dans le livre, le carcassonne, le 06 la force du corps, Être tout entier la flamme mon cher pétrarque, cinq madame aux yeux macao grise antoine simon 25 si j’étais un marché ou souk ou 1. il se trouve que je suis  c’était douze (se fait terre se face aux bronzes de miodrag antoine simon 26 les textes mis en ligne morz est rollant, deus en ad dentelle : il avait     rien antoine simon 20 tu le saiset je le vois f qu’il vienne, le feu je dors d’un sommeil de à sylvie le proche et le lointain   l’oeuvre vit son deuxième approche de j’ai perdu mon les plus terribles "mais qui lit encore le carissimo ulisse,torna a ce jour-là il lui dernier vers aoi il est le jongleur de lui abu zayd me déplait. pas (vois-tu, sancho, je suis       aujour       &n normal 0 21 false fal les routes de ce pays sont ouverture de l’espace madame dans l’ombre des dernier vers aoi       après je me souviens de    seule au suite du blasphème de les avenues de ce pays  dans toutes les rues       object le coeur du ils s’étaient et la peur, présente  au travers de toi je pour egidio fiorin des mots ils avaient si longtemps, si i en voyant la masse aux       le     les provisions pour michèle glaciation entre  les éditions de reprise du site avec la madame a des odeurs sauvages elle ose à peine       sur  “ne pas saluer d’abord les plus ce qu’un paysage peut attendre. mot terrible. la poésie, à la voile de nuità la i mes doigts se sont ouverts j’oublie souvent et les étourneaux !   ces sec erv vre ile dernier vers que mort  tu vois im font chier un nouvel espace est ouvert rossignolet tu la ce jour là, je pouvais dernier vers aoi nice, le 30 juin 2000       le religion de josué il station 3 encore il parle je t’enfourche ma leonardo rosa f le feu m’a avant dernier vers aoi       ce je m’étonne toujours de la la musique est le parfum de sa langue se cabre devant le constellations et le géographe sait tout il y a tant de saints sur       un le ciel de ce pays est tout       au carles li reis en ad prise sa la parol

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MICHEL BUTOR

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La maison de nos rêves
© Michel Butor
Artiste(s) : Charvolen (site) , (site) Ecrivain(s) : Butor (site)

pour Max Charvolen

1) rabattements

  Lorsque le puissant égyptien de l’ancien empire désirait emmener avec lui de l’autre côté de la mort tous ses familiers, il les appliquait en bas-relief ou en peinture sur les parois de sa tombe, en s’efforçant de les rendre aussi présents que possible, donc aussi identifiables dans leur leur attitude ou leur profession. Le visage était plus parlant de profil, mais l’oeil de face. Les épaules étaient bien écartées, mais le ba  s du torse pivotait pour surmonter les jambes de profil de la marche ou dans toute autre activité. Le nombril reposait sur le côté du ventre indiquant la direction du sexe, même si celui-ci était généralement caché derrière une robe ou un pagne. Quant aux tétons, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, il n’en reste qu’un, bien détaché sur le profil du torse, du côté de la marche ou de l’activité.

  Chez les cubistes, on ne retient de l’objet, qu’il soit pichet, guitare ou visage, que les profils les plus satisfaisants pour l’amateur de géométrie, en les combinant dans des idéogrammes qui se promènent dans l’espace. Chez Juan Gris en particulier le cercle de l’embouchure joue avec la panse de la jarre, de la tasse ou de la bouteille.

  Les rabattements de Max Charvolen sont plus proches de ceux que l’on trouve dans les découpages pour enfants et adultes, qu’il faut détacher et plier, parfois coller pour obtenir des modèles réduits fragiles que l’on manipule pour les admirer.

  Il faut alors tenir compte de toutes les faces que l’on détache les unes des autres comme un maître d’hôtel désarticule les membres d’un faisan. Mais on garde pourtant toutes les jointures qui peuvent se déplier sur un plan, de façon à rendre l’objet futur plus solide. La forme obtenue constitue un développement souvent inattendu de l’instrument ou du meuble auquel nous sommes habitués. Certes nous pouvons reconnaître chaque face lorsque nous l’abstrayons des autres, mais c’est l’ensemble qui produit une sorte de floraison dont l’objet courant n’était que le germe.

  Dans les solides les plus réguliers, les faces annexes apparaissent alors comme des ombres. Le découpeur d’ailleurs peut jouer avec elles, leur faire adopter diverses obliques, si bien qu’il devient comme une source d’éclairage, un Soleil miniature. Si l’on pense à la Lune les ombres deviennent des fantômes qui accompagnent de leur sabbat l’objet englouti.

  L’écartement des faces normalement soudées les unes aux autres devient un écartèlement. C’est un peu comme un papillon dont on sépare les ailes pour le conserver après l’avoir chloroformé. Il faut longuement les maintenir par des bandes de carton pour qu’elles prennent leur nouvelle position de repos, ce qui permettra de voir à loisir leur splendeur, dans la nature seulement entraperçue à travers le volètement.

  L’enfant qui découpe avec ses ciseaux ou, s’il est plus grand, son cutter, reprend l’incision beaucoup plus violente accomplie par le dessinateur. L’enfant sépare entre le plein des parties imprimées et généralement colorées, et le blanc du vide laissé dans les blessures infligées par l’anatomiste. Si l’objet est entièrement constitué de faces planes, il est relativement facile de le déployer. Si certaines faces sont cylindriques, on peut encore les dérouler. Mais si nous avons des cônes ou des sphères, il faudra alors les déchirer. Ce sont les problèmes que rencontrent les cartographes pour étaler notre sphère terrestre dans leurs atlas. On imagine la difficulté de traiter ainsi le corps humain. Quel carnage !

  L’objet est ainsi sacrifié dans un discret rituel ; la forme qu’on lui fait adopter sur la feuille de bristol est un embaumement prévu pour une résurrection ludique, pour une transfiguration.


2) variations

  Les manuels de boucherie ou de dissection nous enseigne de quelle façon détacher les différents membres d’un corps pour y provoquer le moins de dégâts. Même dans ce domaine il y a diverses écoles. Mais si nous prenons un solide géométrique ou l’un des meubles qui facilitent notre vie quotidienne, il apparait immédiatement qu’il y a plusieurs solutions au problème du découpage et donc de la reconstitution.

  Prenons un simple cube ou dé, je peux en détacher les faces tout en les gardant solidaires de nombreuses façons différentes. Sans chercher à les énumérer toutes, viiennent immédiatement à l’esprit une croix latine et un tau. Dans la croix latine une face est mitoyenne de quatre autres sur le plan ; dans le tau, une face est mitoyenne de trois. Cette face peut être considétée comme un foyer autour duquel les autres se déploient en flammes, ou un coeur floral au milieu de ses pétales.

  Si nous nous en tenons au cube géométrique, les six faces sont équivalentes ; n’importe laquelle peut être choisie comme foyer. Mais si nous prenons le dé du 421 ou du jeu de l’oie, chacune de ses faces est gravée d’un chiffre différent. Dans mes rabattements je réalise donc des figures arithmétiques très variées lesquelles peuvent revêtir des significations évocatoires et émotives singulières. Je peux assigner à chaque face un emblème et nous voici en pleine poésie.

  Selon la face qui sera choisie comme foyer l’objet sera plus ou moins reconnaissable ; il sera résumé ou caché. La découpure constitue donc une analyse à la fois formelle et mythologique de l’objet considéré. Chaque choix est une perspective.


3) réflexions

  De nombreuses découpes différentes nous permettent de reconstituer le même objet. Mais une fois que le découpage a été fait, nous pouvons obtenir des objets nouveaux.

  Prenons un dé que nous avons écartelé en croix latine autour de la face marqué d’un seul point. Autour nous aurons le 2, le 3, le 4 et le 5. Le 6 peut s’accrocher sur l’une des quatre précédentes. Il est possible de replier les pétales vers moi, de mon côté du numéro 1, ou loin de moi, de l’autre côté. Nous obtenons alors deux volumes symétriques. La face focale reste dans le plan de la planche qui joue le rôle d’un miroir. Alice nous a confié la clef de son monde à l’envers.

  Dans la chambre inversée, ce qui est à gauche de la cheminée passe à droite. Mais si je prends le développement d’un meuble, d’une chaise par exemple, si je reconstitue un barreau en repliant les faces dépliées, je peux passer à volonté de l’intérieur à l’extérieur, du plein au vide. Les murs eux-mêmes deviennent habitables.

  Par ces manipulations, le blanc de la planche, ce qui restait entre les faces écartelées, devient un espace envahissant qui traverse toutes les parois. Je puis retourner mon escalier pour monter ou descendre sur l’envers de ses marches.

  Dans l’ancienne théologie on parle de corps glorieux, celui que nous aurons après le jugement dernier, dans la cité-jardin de la Jérusalem céleste, un corps transparent à la lumière, capable de traverser toutes les murailles. Voici en attendant des objets glorieux, des maisons glorieuses où apprivoiser notre éternité.


  

Publication en ligne : 17 février 2009

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