BRIBES EN LIGNE
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Ça a bien un madame porte à       au les installations souvent, et c’était dans quatre si la mer s’est références : xavier j’ai perdu mon attelage ii est une œuvre folie de josuétout est       &agrav       avant       pass&e       voyage derniers halt sunt li pui e mult halt     une abeille de maintenant il connaît le       et franchement, pensait le chef, antoine simon 14     ton pour martin  les œuvres de troisième essai et dans ce périlleux le coeur du je découvre avant toi   l’oeuvre vit son   la baie des anges printemps breton, printemps j’écoute vos dans le pays dont je vous       su "et bien, voilà..." dit       un la bouche pleine de bulles torna a sorrento ulisse torna dernier vers aoi       une seul dans la rue je ris la rêves de josué,       apparu jamais si entêtanteeurydice antoine simon 31 bien sûr, il y eut dentelle : il avait       le je dors d’un sommeil de station 5 : comment  au mois de mars, 1166 il semble possible       enfant …presque vingt ans plus       ( dernier vers aoi "pour tes autres litanies du saint nom       &agrav le temps passe si vite, dernier vers aoi il pleut. j’ai vu la     chambre antoine simon 15 langues de plomba la  dans toutes les rues  tu ne renonceras pas.   je n’ai jamais       cerisi dix l’espace ouvert au deuxième apparition de ce qui fait tableau : ce pour michèle le samedi 26 mars, à 15 il s’appelait si grant dol ai que ne  c’était station 1 : judas       la autre citation"voui dernier vers aoi         or face aux bronzes de miodrag       en la chaude caresse de guetter cette chose le lourd travail des meules et que dire de la grâce il souffle sur les collines une autre approche de 1) la plupart de ces un trait gris sur la non... non... je vous assure,       cette       il chairs à vif paumes dans l’effilé de certains prétendent 0 false 21 18 la mastication des f toutes mes au labyrinthe des pleursils de proche en proche tous     extraire un nouvel espace est ouvert mult ben i fierent franceis e       apr&eg traquer mise en ligne d’un dernier vers aoi pluies et bruines, suite de pour pierre theunissen la normal 0 21 false fal etudiant à je rêve aux gorges depuis le 20 juillet, bribes trois (mon souffle au matin g. duchêne, écriture le le geste de l’ancienne, pour jacqueline moretti, à cri et à       &agrav       le la vie humble chez les    regardant       le eurydice toujours nue à etait-ce le souvenir petites proses sur terre     chant de encore une citation“tu deuxième apparition     rien       rampan       qui carissimo ulisse,torna a je désire un f le feu s’est       pav&ea "la musique, c’est le "nice, nouvel éloge de la       bien quand sur vos visages les chaises, tables, verres, dernier vers aoi pour jean-marie simon et sa  pour jean le temps où les coeurs avant dernier vers aoi reprise du site avec la tu le sais bien. luc ne vous deux, c’est joie et fontelucco, 6 juillet 2000 1- c’est dans       retour ce 28 février 2002. ce n’est pas aux choses pour frédéric du fond des cours et des et ces giovanni rubino dit à la mémoire de       journ& immense est le théâtre et lu le choeur des femmes de art jonction semble enfin je n’ai pas dit que le  née à de sorte que bientôt sa langue se cabre devant le il n’y a pas de plus antoine simon 2       au il en est des meurtrières. ce texte m’a été couleur qui ne masque pas 1 au retour au moment cet univers sans livre grand format en trois et te voici humanité chercher une sorte de       bonhe faisant dialoguer f les marques de la mort sur       entre       pour   ces notes quand il voit s’ouvrir, pour lee quand c’est le vent qui bal kanique c’est mieux valait découper  la lancinante dernier vers aoi    au balcon dernier vers aoi  “la signification « e ! malvais  martin miguel vient bribes en ligne a la liberté s’imprime à au programme des actions       " a supposer quece monde tienne       vu 10 vers la laisse ccxxxii       je quand les eaux et les terres       dans dernier vers aoi mougins. décembre régine robin, dernier vers aoi       les   ciel !!!!       montag deux ce travail vous est tandis que dans la grande sauvage et fuyant comme quelque chose non, björg, tous ces charlatans qui elle ose à peine dernier vers aoi  tous ces chardonnerets à la bonne ki mult est las, il se dort si, il y a longtemps, les    courant samuelchapitre 16, versets 1       je me o tendresses ô mes       à       le af : j’entends des conserves !  ce qui importe pour À perte de vue, la houle des dans un coin de nice,       mouett mille fardeaux, mille décembre 2001.     après a l’aube des apaches,   saint paul trois heureuse ruine, pensait     dans la ruela d’abord l’échange des       dans a la femme au       dans les lettres ou les chiffres il tente de déchiffrer, c’est parfois un pays toi, mésange à je sais, un monde se “le pinceau glisse sur je suis occupé ces c’est un peu comme si,       la premier essai c’est  “ce travail qui pour maguy giraud et pour qui veut se faire une huit c’est encore à paysage de ta tombe  et rêve, cauchemar, l’impression la plus f j’ai voulu me pencher sur l’erbe verte si est lancinant ô lancinant dernier vers aoi       &   anatomie du m et       le antoine simon 33 l’homme est je ne saurais dire avec assez ils sortent peinture de rimes. le texte pour angelo raphaël       entre pour michèle aueret       l̵       ma quand les mots "mais qui lit encore le six de l’espace urbain, je suis bien dans il ne sait rien qui ne va "si elle est l’attente, le fruit il en est des noms comme du jouer sur tous les tableaux  on peut passer une vie l’évidence paien sunt morz, alquant dernier vers aoi antoine simon 7 c’est seulement au       l̵ les dessins de martine orsoni       &n       (     un mois sans       juin   je ne comprends plus l’existence n’est la réserve des bribes       sur le     longtemps sur   la production       sur sors de mon territoire. fais où l’on revient macles et roulis photo 1       pass&e carmelo arden quin est une   en grec, morías au commencement était       &n tout en travaillant sur les sixième pur ceste espee ai dulor e       ...mai spectacle de josué dit cinquième essai tout station 4 : judas        banlie de toutes les       nuage je n’hésiterai la parol

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L’archipel ébloui - 1
Artiste(s) : Rosa L.

Comment entrer dans une œuvre ? Comment s’introduire dans ce qui reste du travail et de la patience d’une vie ? Comment voir une partition pour entendre se lever les harmonies, les bruits, les souffles, les respirations, les salives qui l’ont fait naître et auxquels elle peut à tout moment rendre vie - donner une autre vie ? Quelle attitude adopter pour que de vieux morceaux de bois, des bouts de tissu, de papier, sur lesquels ont été déposées des traces (charbons et cendres, sable, terre, poussière des pierres et suc des plantes, matières organiques, sang, graisse, urine, lait, albumine) se changent en ces vaisseaux du chant : nos œuvres. (Et me hante ici encore l’image de ces fleurs de papier qui développent tout leur chatoiement dès qu’elles sont en contact avec l’eau). Quelle tension faut-il mettre dans son regard et dans son corps pour faire naître en soi la main, le geste, la posture de cet homme qui a frappé le bloc de silex, rompant le faux silence du soir qui vient ?
Et comment dire au lecteur, au visiteur : « Ami qui vas franchir ce seuil, voici comment cheminer et quelle route suivre, et comment te poser et quelles pensées rouler en toi-même… » Comment ?

L’œuvre de Leonardo Rosa se développe amplement depuis plus d’un demi-siècle ; elle est diverse et ouverte : née dans la poésie, elle se poursuit dans la peinture, et dans ces zones où la peinture interroge la naissance de la forme et du sens. En même temps, elle est régulièrement ponctuée de recherches poétiques et de périodes de doute. Il était illusoire de vouloir présenter au public la totalité de l’œuvre de l’artiste dans un seul et même lieu.
J’ai donc choisi de montrer la démarche artistique au centre d’art de Carros et de réserver la période de la « poésie visuelle », la « poesia visiva » de l’Italie des années 60-70, à la bibliothèque de Grasse, tandis que les aspects littéraires plus actuels et les relations entre écriture et art étaient traités à Antibes, entre la galerie des Cyclades et la bibliothèque municipale. Dans chaque lieu, des rappels des autres aspects du travail devaient donner une idée de la cohérence de l’ensemble…
Ainsi est proposée une sorte d’invite au déplacement et à la pérégrination. S’il est bien clair que l’exposition sur la « poesia visiva », à Grasse, est en soi une sorte d’événement en raison de l’intérêt des documents et œuvres présentées et de leur inscription dans l’histoire de l’art et de la littérature de l’Italie ; s’il est vrai que les relations entre l’écriture sous ses diverses formes (la poésie, la note, le portrait) et la production plastique, à Antibes, constituent un ensemble particulièrement intéressant pour s’interroger sur la façon dont naît et se transforme une œuvre, c’est bien au Centre d’art de Carros que j’ai voulu proposer ce qui me paraît être l’aspect le plus important et le plus profond de l’œuvre de Leonardo Rosa.
Ce qui a déterminé mes choix, c’est la volonté de montrer une œuvre foncièrement et volontairement à la marge, une œuvre installée dans une attitude de rupture et de refus, une œuvre, enfin, très cohérente. Je voulais aussi montrer la permanence des préoccupations esthétiques, poétiques et idéologique de l’artiste. Je souhaitais faire partager ce sentiment que cette œuvre, bien diversifiée, n’est aucunement éparpillée.
La permanence des préoccupations et la cohérence de l’œuvre me paraissent déterminées par quelques lignes de force que l’on reconnaîtra aisément en observant les travaux et que les auteurs des textes du catalogue, de Gillo Dorflès à Michel Butor, de Sandro Parmiggiani à Alain Freixe, ont largement explorées : réflexion sur forme et informel, préoccupation du lieu ou du moment de l’origine, prégnance du corps, des parties du corps, et du corps agissant, dans l’œuvre, relations –et pas seulement formelles- entre corps et monde, balancement entre trace et signe…

Sans chercher aucune exhaustivité, j’ai voulu donner à voir quelques-unes des grandes séries de cette œuvre, et, dans chacune des séries quelques pièces qui m’ont paru particulièrement significatives ou adaptées aux espaces d’exposition. Si je me suis efforcé de donner une idée de cinquante années de travail et si le cheminement que nous avons proposé, avec Frédéric Altmann, Gilbert Baud et Alain Freixe, est grandement chronologique, nous avons souhaité aussi que l’exposition soit l’occasion d’un parcours sensible et émotif et que le visiteur puisse se trouver face à telle ou telle œuvre dans cette posture du « musement » dont Alain Freixe parle par ailleurs.

L’exposition s’ouvre sur des œuvres de la toute dernière période : ces grandes et énigmatiques « fleurs des Cyclades » qui ont permis une exploration nouvelle de la forme, de la couleur et des matières chez Rosa. Juste à côté d’elles, des pièces des années 50-60 disent la permanence et l’écart, et cette inquiétude des limites et de l’origine entre effacement par le blanc et présence du monde (de l’origine ? de la disparition ?). Les documents des vitrines complètent cette première vision d’ensemble en inscrivant l’artiste dans les groupes et les recherches.

Le reste de l’exposition creuse cette proposition de l’ouverture et décline les variations de l’œuvre : corps sortis du liège, de la tempera, du fusain ou des cendres ; objets premiers : haches ou stèles, racines, terres ou matrices ; éléments du monde : eau, terre, air et feu ; signes fondateurs : spirale, abris… ou signature ; symboles ou talismans : tjuringas et aras…

Comment entrer dans cette œuvre ?

Au commencement, il y a cet homme et son travail :cet effort de chaque instant de sa vie non pour découvrir le sens ou un sens au monde et à la vie, mais pour construire du sens :pour produire les signes d’une intel-ligence, d’une mise en relation entre les choses du monde, entre les choses et les hommes, entre les hommes.
Appelons-le ici Leonardo Rosa. Il est né en terre de piémont et vite il s’est voulu et reconnu homme des rivages, pèlerin de cette Méditerranée, matrice et berceau, fils de cette région des limites et des frontières que les éléments redessinent et redisposent sans arrêt à chaque seconde, la terre, l’eau, le grand ciel du soleil, que nous appelons littoral et que l’italien nomme « terramare » « merterre ».
Voyons-le sur les bords ligures, ou à Vrboska, sur les côtes yougoslaves, voyons-le à Antibes, à la Garoupe, au Cap Corse, ou encore, plus récemment, dans les îles grecques des Cyclades, à Iraklia. Considérons-le homme d’un archipel mental, pèlerin de la poussière des îles sous le ciel, homme du bord d’eau, des immédiats hauts pays, et partout recueillant les traces de la présence première des hommes :figurines de liège, stèles mégalithiques, traces de chaux au sol : ce que nous appelons « œuvres » et que l’italien nomme « opera » « opere », résultat d’un travail, d’une manière d’œuvrer, d’un mode opératoire.
Au commencement, il y a toute la vie de cet homme qui considère le monde et cherche à construire du sens pour lui-même et les autres et à en garder trace dans des figurines, talismans ou symboles : il est ainsi le producteur de ces objets qu’il charge de sa lente méditation, de sa longue mastication, de sa rumination du monde, pour proposer une approche qui lui permette, et nous permette, d’y vivre. Voyons-le, comme l’on dit, refaire le monde. Le refaire depuis le chaos d’une origine.
Au commencement, il y a cet homme et le travail qu’il fait chaque jour, sa vie durant ; et c’est peu de chose. Comme un peu de salive et un peu de poussière que l’on modèle entre pouce et index. Un peu d’eau et un peu de cendre et cette alternance de notre respiration attentive et chaude : expiration : à tout moment mourir, se perdre ; à tout moment renaître et créer : inspiration. Trois fois rien. Une fragile pellicule d’eau et de cendre : ce qui reste des hommes et de leur travail.
Publication en ligne : 25 juillet 2008
Première publication : novembre 1999 / Catalogue musée textes collectifs

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