BRIBES EN LIGNE
elle disposait d’une  l’exposition  les enseignants : carmelo arden quin est une       gentil dernier vers aoi À peine jetés dans le deuxième apparition de c’est extrêmement s’ouvre la antoine simon 29     surgi       quand 0 false 21 18 un soir à paris au   la production très saintes litanies halt sunt li pui e mult halt temps où le sang se souvent je ne sais rien de       crabe-     ton       un la mastication des avec marc, nous avons ce n’est pas aux choses attention beau et si tu dois apprendre à inoubliables, les       grimpa présentation du       "       les là, c’est le sable et je dors d’un sommeil de un temps hors du       avant ici, les choses les plus en 1958 ben ouvre à nous savons tous, ici, que certains soirs, quand je pour mireille et philippe quel ennui, mortel pour rm : d’accord sur mesdames, messieurs, veuillez passet li jurz, la noit est poème pour le 19 novembre 2013, à la et que dire de la grâce ici. les oiseaux y ont fait noble folie de josué, tendresse du mondesi peu de     au couchant douce est la terre aux yeux  c’était pour frédéric « amis rollant, de rêve, cauchemar, vos estes proz e vostre antoine simon 7 depuis le 20 juillet, bribes de prime abord, il       au       ( envoi du bulletin de bribes       bien l’appel tonitruant du paysage de ta tombe  et cet article est paru       et pierre ciel l’attente, le fruit       chaque ce qui aide à pénétrer le sept (forces cachées qui bal kanique c’est art jonction semble enfin sur l’erbe verte si est mise en ligne coupé en deux quand a supposer quece monde tienne passet li jurz, si turnet a écoute, josué, pas même villa arson, nice, du 17  le grand brassage des le recueil de textes dernier vers aoi tandis que dans la grande       sur de sorte que bientôt faisant dialoguer il ne s’agit pas de il existe au moins deux je sais, un monde se f les marques de la mort sur       aujour À max charvolen et dernier vers aoi antoine simon 25     les provisions dernier vers aoi dernier vers aoi madame a des odeurs sauvages carles respunt : il n’était qu’un af : j’entends arbre épanoui au ciel je découvre avant toi       longte nous viendrons nous masser dernier vers aoi     &nbs un jour nous avons       st la communication est  jésus pour m.b. quand je me heurte coupé le sonà je suis occupé ces " je suis un écorché vif.       bonhe nos voix tes chaussures au bas de traquer pour jean gautheronle cosmos  avec « a la a la libération, les bientôt, aucune amarre       l̵ il aurait voulu être mais non, mais non, tu    tu sais   entrons morz est rollant, deus en ad 7) porte-fenêtre f les rêves de l’impression la plus       le je crie la rue mue douleur trois tentatives desesperees cyclades, iii°       en un     sur la       ( toutes sortes de papiers, sur   le texte suivant a       " (josué avait on trouvera la video f dans le sourd chatoiement de pa(i)smeisuns en est venuz « 8° de       au raphaël le coquillage contre antoine simon 31       m̵ d’ eurydice ou bien de où l’on revient       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dans À perte de vue, la houle des       dans d’abord l’échange des  tu vois im font chier       le la musique est le parfum de le numéro exceptionnel de lorsqu’on connaît une   né le 7 la gaucherie à vivre, sors de mon territoire. fais         or ce     cet arbre que un trait gris sur la pour jean marie       é     tout autour  pour le dernier jour       le preambule – ut pictura     &nbs bernadette griot vient de (vois-tu, sancho, je suis et combien       fleure  “la signification dernier vers aoi c’est le grand       banlie "la musique, c’est le ainsi fut pétrarque dans poussées par les vagues 0 false 21 18       b&acir       &n  les trois ensembles dernier vers aoi       sur dernier vers aoi   la baie des anges  marcel migozzi vient de et ces       les la bouche pure souffrance il n’y a pas de plus le temps passe dans la       la dernier vers aoi       le martin miguel art et dernier vers aoi pour alain borer le 26 derniers si tu es étudiant en 1) notre-dame au mur violet     après pour angelo rare moment de bonheur, la réserve des bribes ainsi va le travail de qui       l̵ fragilité humaine. cinquième essai tout samuelchapitre 16, versets 1 il existe deux saints portant errer est notre lot, madame,   adagio   je       marche guetter cette chose dernier vers aoi pour egidio fiorin des mots       une quatrième essai rares  les premières cliquetis obscène des antoine simon 32       retour un nouvel espace est ouvert la fraîcheur et la  au mois de mars, 1166 imagine que, dans la merci au printemps des temps de pierres vertige. une distance pour marcel journée de       apparu  les éditions de langues de plomba la       allong une errance de la liberté de l’être dentelle : il avait       ruelle i en voyant la masse aux  “s’ouvre l’erbe del camp, ki "ces deux là se       un quelques autres       que pour andré josué avait un rythme diaphane est le       descen j’ai longtemps Ç’avait été la     sur la pente       un   nous sommes       le de mes deux mains intendo... intendo ! les installations souvent, un tunnel sans fin et, à       le       dans elle réalise des madame porte à       sur le soleil n’est pas religion de josué il antoine simon 33 a christiane     oued coulant nous lirons deux extraits de chairs à vif paumes       dans tendresses ô mes envols rêves de josué,       la le 28 novembre, mise en ligne passent .x. portes, le 26 août 1887, depuis a dix sept ans, je ne savais antoine simon 3  pour de la question du récit 1254 : naissance de   on n’est pas de pluie pour venir antoine simon 9   1) cette l’évidence   pour olivier       sur ses mains aussi étaient       soleil le 15 mai, à  dans le livre, le   je n’ai jamais       p&eacu   (dans le antoine simon 16 quelques textes les cuivres de la symphonie       force on dit qu’agathe deux ajouts ces derniers max charvolen, martin miguel dernier vers aoi pour pierre theunissen la deux nouveauté, le "patriote",       reine       rampan ainsi alfred… autre citation"voui  je signerai mon au seuil de l’atelier la parol

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L’archipel ébloui - 1
Artiste(s) : Rosa L.

Comment entrer dans une œuvre ? Comment s’introduire dans ce qui reste du travail et de la patience d’une vie ? Comment voir une partition pour entendre se lever les harmonies, les bruits, les souffles, les respirations, les salives qui l’ont fait naître et auxquels elle peut à tout moment rendre vie - donner une autre vie ? Quelle attitude adopter pour que de vieux morceaux de bois, des bouts de tissu, de papier, sur lesquels ont été déposées des traces (charbons et cendres, sable, terre, poussière des pierres et suc des plantes, matières organiques, sang, graisse, urine, lait, albumine) se changent en ces vaisseaux du chant : nos œuvres. (Et me hante ici encore l’image de ces fleurs de papier qui développent tout leur chatoiement dès qu’elles sont en contact avec l’eau). Quelle tension faut-il mettre dans son regard et dans son corps pour faire naître en soi la main, le geste, la posture de cet homme qui a frappé le bloc de silex, rompant le faux silence du soir qui vient ?
Et comment dire au lecteur, au visiteur : « Ami qui vas franchir ce seuil, voici comment cheminer et quelle route suivre, et comment te poser et quelles pensées rouler en toi-même… » Comment ?

L’œuvre de Leonardo Rosa se développe amplement depuis plus d’un demi-siècle ; elle est diverse et ouverte : née dans la poésie, elle se poursuit dans la peinture, et dans ces zones où la peinture interroge la naissance de la forme et du sens. En même temps, elle est régulièrement ponctuée de recherches poétiques et de périodes de doute. Il était illusoire de vouloir présenter au public la totalité de l’œuvre de l’artiste dans un seul et même lieu.
J’ai donc choisi de montrer la démarche artistique au centre d’art de Carros et de réserver la période de la « poésie visuelle », la « poesia visiva » de l’Italie des années 60-70, à la bibliothèque de Grasse, tandis que les aspects littéraires plus actuels et les relations entre écriture et art étaient traités à Antibes, entre la galerie des Cyclades et la bibliothèque municipale. Dans chaque lieu, des rappels des autres aspects du travail devaient donner une idée de la cohérence de l’ensemble…
Ainsi est proposée une sorte d’invite au déplacement et à la pérégrination. S’il est bien clair que l’exposition sur la « poesia visiva », à Grasse, est en soi une sorte d’événement en raison de l’intérêt des documents et œuvres présentées et de leur inscription dans l’histoire de l’art et de la littérature de l’Italie ; s’il est vrai que les relations entre l’écriture sous ses diverses formes (la poésie, la note, le portrait) et la production plastique, à Antibes, constituent un ensemble particulièrement intéressant pour s’interroger sur la façon dont naît et se transforme une œuvre, c’est bien au Centre d’art de Carros que j’ai voulu proposer ce qui me paraît être l’aspect le plus important et le plus profond de l’œuvre de Leonardo Rosa.
Ce qui a déterminé mes choix, c’est la volonté de montrer une œuvre foncièrement et volontairement à la marge, une œuvre installée dans une attitude de rupture et de refus, une œuvre, enfin, très cohérente. Je voulais aussi montrer la permanence des préoccupations esthétiques, poétiques et idéologique de l’artiste. Je souhaitais faire partager ce sentiment que cette œuvre, bien diversifiée, n’est aucunement éparpillée.
La permanence des préoccupations et la cohérence de l’œuvre me paraissent déterminées par quelques lignes de force que l’on reconnaîtra aisément en observant les travaux et que les auteurs des textes du catalogue, de Gillo Dorflès à Michel Butor, de Sandro Parmiggiani à Alain Freixe, ont largement explorées : réflexion sur forme et informel, préoccupation du lieu ou du moment de l’origine, prégnance du corps, des parties du corps, et du corps agissant, dans l’œuvre, relations –et pas seulement formelles- entre corps et monde, balancement entre trace et signe…

Sans chercher aucune exhaustivité, j’ai voulu donner à voir quelques-unes des grandes séries de cette œuvre, et, dans chacune des séries quelques pièces qui m’ont paru particulièrement significatives ou adaptées aux espaces d’exposition. Si je me suis efforcé de donner une idée de cinquante années de travail et si le cheminement que nous avons proposé, avec Frédéric Altmann, Gilbert Baud et Alain Freixe, est grandement chronologique, nous avons souhaité aussi que l’exposition soit l’occasion d’un parcours sensible et émotif et que le visiteur puisse se trouver face à telle ou telle œuvre dans cette posture du « musement » dont Alain Freixe parle par ailleurs.

L’exposition s’ouvre sur des œuvres de la toute dernière période : ces grandes et énigmatiques « fleurs des Cyclades » qui ont permis une exploration nouvelle de la forme, de la couleur et des matières chez Rosa. Juste à côté d’elles, des pièces des années 50-60 disent la permanence et l’écart, et cette inquiétude des limites et de l’origine entre effacement par le blanc et présence du monde (de l’origine ? de la disparition ?). Les documents des vitrines complètent cette première vision d’ensemble en inscrivant l’artiste dans les groupes et les recherches.

Le reste de l’exposition creuse cette proposition de l’ouverture et décline les variations de l’œuvre : corps sortis du liège, de la tempera, du fusain ou des cendres ; objets premiers : haches ou stèles, racines, terres ou matrices ; éléments du monde : eau, terre, air et feu ; signes fondateurs : spirale, abris… ou signature ; symboles ou talismans : tjuringas et aras…

Comment entrer dans cette œuvre ?

Au commencement, il y a cet homme et son travail :cet effort de chaque instant de sa vie non pour découvrir le sens ou un sens au monde et à la vie, mais pour construire du sens :pour produire les signes d’une intel-ligence, d’une mise en relation entre les choses du monde, entre les choses et les hommes, entre les hommes.
Appelons-le ici Leonardo Rosa. Il est né en terre de piémont et vite il s’est voulu et reconnu homme des rivages, pèlerin de cette Méditerranée, matrice et berceau, fils de cette région des limites et des frontières que les éléments redessinent et redisposent sans arrêt à chaque seconde, la terre, l’eau, le grand ciel du soleil, que nous appelons littoral et que l’italien nomme « terramare » « merterre ».
Voyons-le sur les bords ligures, ou à Vrboska, sur les côtes yougoslaves, voyons-le à Antibes, à la Garoupe, au Cap Corse, ou encore, plus récemment, dans les îles grecques des Cyclades, à Iraklia. Considérons-le homme d’un archipel mental, pèlerin de la poussière des îles sous le ciel, homme du bord d’eau, des immédiats hauts pays, et partout recueillant les traces de la présence première des hommes :figurines de liège, stèles mégalithiques, traces de chaux au sol : ce que nous appelons « œuvres » et que l’italien nomme « opera » « opere », résultat d’un travail, d’une manière d’œuvrer, d’un mode opératoire.
Au commencement, il y a toute la vie de cet homme qui considère le monde et cherche à construire du sens pour lui-même et les autres et à en garder trace dans des figurines, talismans ou symboles : il est ainsi le producteur de ces objets qu’il charge de sa lente méditation, de sa longue mastication, de sa rumination du monde, pour proposer une approche qui lui permette, et nous permette, d’y vivre. Voyons-le, comme l’on dit, refaire le monde. Le refaire depuis le chaos d’une origine.
Au commencement, il y a cet homme et le travail qu’il fait chaque jour, sa vie durant ; et c’est peu de chose. Comme un peu de salive et un peu de poussière que l’on modèle entre pouce et index. Un peu d’eau et un peu de cendre et cette alternance de notre respiration attentive et chaude : expiration : à tout moment mourir, se perdre ; à tout moment renaître et créer : inspiration. Trois fois rien. Une fragile pellicule d’eau et de cendre : ce qui reste des hommes et de leur travail.
Publication en ligne : 25 juillet 2008
Première publication : novembre 1999 / Catalogue musée textes collectifs

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