BRIBES EN LIGNE
se reprendre. creuser son c’est la peur qui fait du bibelot au babilencore une on a cru à à propos des grands carles li reis en ad prise sa madame dans l’ombre des       sur le peinture de rimes. le texte antoine simon 7  pour jean le       et tu pour yves et pierre poher et je n’ai pas dit que le dernier vers aoi f qu’il vienne, le feu À l’occasion de tant pis pour eux. nous lirons deux extraits de       &agrav il aurait voulu être de toutes les quelque chose       la   au milieu de  il y a le       vu       magnol prenez vos casseroles et       le clere est la noit e la halt sunt li pui e mult halt toute trace fait sens. que pour jean-marie simon et sa station 7 : as-tu vu judas se 1.- les rêves de et  riche de mes passet li jurz, si turnet a li quens oger cuardise   la production pour ma   ces sec erv vre ile c’est un peu comme si, toutes ces pages de nos autre citation"voui poème pour epuisement de la salle, macles et roulis photo 3       au       aujour le vieux qui écrirecomme on se ce monde est semé l’existence n’est       cette en cet anniversaire, ce qui sur l’erbe verte si est inoubliables, les vous avez     &nbs       la  zones gardées de immense est le théâtre et       le issent de mer, venent as bribes en ligne a       ce       le (vois-tu, sancho, je suis le 19 novembre 2013, à la i mes doigts se sont ouverts d’un côté  il est des objets sur langues de plomba la 1 au retour au moment au lecteur voici le premier   on n’est pas une année sans évoquer       la mon cher pétrarque,  un livre écrit il semble possible en introduction à depuis le 20 juillet, bribes dernier vers aoi napolì napolì la rencontre d’une       su  de la trajectoire de ce ( ce texte a dernier vers aoi titrer "claude viallat, dernier vers aoi viallat © le château de sa langue se cabre devant le attendre. mot terrible. passent .x. portes, de pareïs li seit la a propos de quatre oeuvres de       il  dernier salut au non, björg, rare moment de bonheur, d’ eurydice ou bien de antoine simon 2 ne faut-il pas vivre comme     vers le soir la vie est dans la vie. se carles respunt : je suis occupé ces dans le pays dont je vous moisissures mousses lichens dernier vers aoi   pour adèle et antoine simon 20 dernier vers aoi quelques autres À peine jetés dans le je suis ce paysage que tu contemplais nous viendrons nous masser voudrais je vous       fourmi le recueil de textes       antoine simon 19 il souffle sur les collines antoine simon 28 granz fut li colps, li dux en       dans heureuse ruine, pensait deux nouveauté,       la pie pour m.b. quand je me heurte vedo la luna vedo le poussées par les vagues premier vers aoi dernier comme ce mur blanc libre de lever la tête       l̵ antoine simon 11  la lancinante À max charvolen et martin dernier vers aoi le "patriote", janvier 2002 .traverse suite du blasphème de fontelucco, 6 juillet 2000 tout est prêt en moi pour grant est la plaigne e large errer est notre lot, madame, nu(e), comme son nom pas sur coussin d’air mais à propos “la jamais si entêtanteeurydice la terre a souvent tremblé 1-nous sommes dehors. deuxième un nouvel espace est ouvert nous dirons donc karles se dort cum hume nos voix    au balcon Être tout entier la flamme f les feux m’ont macao grise si j’avais de son chercher une sorte de alocco en patchworck © dans les hautes herbes       "  dans toutes les rues       apparu vertige. une distance antoine simon 17 rêve, cauchemar,       quand dernier vers aoi station 4 : judas  polenta 13) polynésie c’était une écoute, josué, dernier vers aoi   nous sommes la deuxième édition du       dans clquez sur je ne sais pas si traquer   un       & je ne saurais dire avec assez       sur j’ai perdu mon portrait. 1255 : f dans le sourd chatoiement tout en vérifiant       journ& me cinq madame aux yeux  c’était madame chrysalide fileuse sculpter l’air :       longte     pourquoi morz est rollant, deus en ad rien n’est plus ardu       force dernier vers s’il nouvelles mises en pas de pluie pour venir "et bien, voilà..." dit   jn 2,1-12 :       bonheu bal kanique c’est quatre si la mer s’est dernier vers aoi       descen pure forme, belle muette, la gaucherie à vivre, tendresse du mondesi peu de et si tu dois apprendre à 1. il se trouve que je suis       reine percey priest lakesur les       ce  hier, 17 derniers vers sun destre ce texte se présente ouverture de l’espace mise en ligne d’un   le texte suivant a ce qui fascine chez de l’autre       et et encore  dits le galop du poème me dans les rêves de la agnus dei qui tollis peccata j’oublie souvent et pour jean marie       la l’une des dernières la fraîcheur et la       l̵     ton normal 0 21 false fal ce pays que je dis est les amants se buttati ! guarda&nbs cher bernard (dans mon ventre pousse une la mort, l’ultime port,     le cygne sur temps où les coeurs « e ! malvais c’est la distance entre       sur   j’ai souvent pierre ciel       ruelle  monde rassemblé l’art c’est la des voix percent, racontent elle réalise des 7) porte-fenêtre pour maxime godard 1 haute les dessins de martine orsoni le lent déferlement      & et il fallait aller debout il en est des meurtrières. torna a sorrento ulisse torna légendes de michel     au couchant qu’est-ce qui est en et si au premier jour il ce texte m’a été quant carles oït la  “comment je désire un thème principal : rimbaud a donc cet univers sans jouer sur tous les tableaux onzième mon travail est une pour dernier vers aoi   (à il y a dans ce pays des voies       assis       je toulon, samedi 9       baie j’arrivais dans les ajout de fichiers sons dans d’un bout à soudain un blanc fauche le nice, le 30 juin 2000 dernier vers aoi il n’est pire enfer que  les premières  la toile couvre les nous avancions en bas de dont les secrets… à quoi macles et roulis photo 4         or i en voyant la masse aux dernier vers aoi j’ai en réserve eurydice toujours nue à dans l’effilé de le coquillage contre       au       pass&e       je me mesdames, messieurs, veuillez et que dire de la grâce dans les carnets essai de nécrologie,       pass&e toujours les lettres : certains soirs, quand je sequence 6   le quand il voit s’ouvrir, pour pierre theunissen la f les rêves de six de l’espace urbain, a la femme au   pour le prochain pour jacky coville guetteurs faisant dialoguer madame est une pour mon épouse nicole ainsi va le travail de qui vous avez reprise du site avec la merci au printemps des le samedi 26 mars, à 15 certains prétendent temps de pierres dans la   voici donc la     de rigoles en etait-ce le souvenir printemps breton, printemps (ô fleur de courge...       dans       allong si, il y a longtemps, les couleur qui ne masque pas ainsi alfred…  pour le dernier jour martin miguel art et    de femme liseuse  les trois ensembles       la tout à fleur d’eaula danse a l’aube des apaches, chaises, tables, verres,     une abeille de       &agrav journée de elle disposait d’une douce est la terre aux yeux       arauca ...et poème pour       la je reviens sur des au matin du       un merci à marc alpozzo elle ose à peine passet li jurz, la noit est   je n’ai jamais pour michèle aueret sixième j’ai relu daniel biga, voile de nuità la marcel alocco a les installations souvent, pour jacqueline moretti, toutes sortes de papiers, sur       (       le pour nicolas lavarenne ma normalement, la rubrique pour mes enfants laure et madame est toute temps de cendre de deuil de le soleil n’est pas le proche et le lointain antoine simon 29 paysage de ta tombe  et    seule au et c’était dans la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > Les textes publiés > Approches littéraires > C’est pour dire...
| Pour un anniversaire ->
Lettre aux collégiens de Valbonne
Artiste(s) : Alocco (site)

Nice, le 18 novembre 2004
Lettre aux collégiens de Valbonne
Pour les accompagner de loin
dans la découverte
de l’œuvre de Marcel Alocco

Chers amis,

Lorsque Jérôme Sadler, professeur d’arts plastiques de votre collège, m’a demandé, par courriel, d’écrire quelque chose pour présenter le travail de Marcel Alocco qui doit exposer des œuvres dans votre établissement, j’ai été bien embêté…
Que vous dire ? Et comment ?
Monsieur Sadler me parlait textes que j’avais écrits sur le travail de Marcel Alocco… Bien sûr…Il avait raison : il y a longtemps que je m’efforce de dire l’intérêt et l’importance de ce que fait Marcel Alocco. Depuis 1969, je crois… Oui… 1969… C’était pour une exposition que Marcel Alocco devait faire à Rome… Et vous n’étiez pas nés, je crois.

Et depuis…
Je ne les ai pas comptés, les textes, mais il doit bien y avoir deux livres entiers et plusieurs dizaines de « préfaces » (vous savez, on appelle « préface » de courts textes explicatifs, justement)…

Tous ces textes, je les ai écrits pour des adultes qui fréquentent des musées ou des galeries d’art… Pour des sortes de spécialistes, ou d’amateurs d’art, si vous voulez…
Mais jamais pour des élèves de collège…

D’abord, j’ai failli inventer un dialogue entre vous et moi (j’avais fait quelque chose comme ça au collège de La Colle, pour présenter le travail d’Yves Klein)

Et puis il m’est venu l’idée suivante… J’allais commencer mon explication comme une sorte de conte… Pas un conte pour enfants, non… mais un conte pour élèves, pour apprentis des choses de la vie…

Et voici…

LE CONTE DE ‘MA, LE DETISSEUR DE CHARMES

Il était une fois

Il était une fois un pays qui était envahi d’images… Envahi ! Vraiment. Il y en avait de toutes sortes, de toutes formes ; il en sortait de tous les coins ; elles se développaient sans cesse, pullulaient littéralement, s’installaient dans les endroits les plus inattendus et sur les supports les plus improbables…
Au début, on n’y avait pas trop fait attention : elles étaient apparues dans des endroits assez discrets, ou, en tout cas, protégés : parois et murs, rochers et murailles. Elles étaient rares, pas très visibles, du reste. Elles pouvaient même disparaître sans qu’on s’en aperçoive…
Puis, on les avait vu surgir sur certains objets particuliers : des poteries, des armes de luxe, des bijoux, des ornements… Bientôt, on les vit s’étaler sur d’anciens arbres, découpés en lames qu’on assemblait ; après avoir timidement pointé leur nez d’images sur des vêtements, elles s’étaient répandues sur des tissus, toiles de lin, toiles de coton, et dans des dimensions de plus en plus importantes ; dès que naquirent les livres, elles vinrent s’y nicher, s’y plurent, y pondirent sans doute, et y proliférèrent… Il n’y eut bientôt plus un papier qui n’eût son image ; après avoir colonisé le verre, profitant de sa transparence pour taquiner la lumière et jouer dans l’espace, elles s’installèrent dans toutes les formes que ce matériau sut adopter avec le temps… Elles furent sur les écrans, sur les murs et les panneaux des villes, elles s’infiltrèrent sur tous les vêtements, dans tous les cartables, sur le moindre objet de la moindre trousse, sur le moindre emballage du moindre produit ; elles prirent possession des rues, des routes des chemins, et se mirent même à circuler par millions et millions sur les routes virtuelles…. Le tatouage du monde semblait ne pas avoir de limites…

Vous avez évidemment compris que ce petit conte à ma façon est fait pour dire la longue aventure des images et de leur diffusion depuis ces peintures de la préhistoire que vous connaissez tous, jusqu’à nos écrans de cinéma, de télé, de video et d’ordinateur que vous manipulez chaque jour.

Mais Alocco, dans tout ça ? vous dites-vous…
Patience, j’y viens… Enfin, j’y suis…

Vous savez tous que les peintres font partie de ces gens à qui nous devons la prolifération des images. Ils ne sont pas les seuls, bien sûr : les photographes, les cinéastes, les vidéastes en produisent bien plus encore que n’en ont produit les peintres. Et les graphistes, les publicitaires, les infographistes, les designers, les architectes et encore tant et tant d’autres, ne sont pas en reste non plus….
Contrairement à ce que dit mon conte, les images ne naissent pas et ne se reproduisent pas toutes seules, naturellement. Il y faut le travail des hommes. Vous le savez…

Alors, vous dites-vous, Alocco, il est peintre et il produit des images…

Eh bien… Pas exactement… Alocco est peintre, mais il ne travaille pas vraiment pour produire des images. Il travaille d’abord sur la prolifération des images…

Retour au conte

Les images étaient devenues si nombreuses que plus personne ne savait comment les prendre, comment les aborder, comment les classer, leur résister… On avait bien fabriqué des musées pour éviter que certaines d’entre elles ne traînent trop dans les rues ou ne viennent prendre place chez les gens sans crier gare. On cherchait à les contenir (on parlait de grilles et de programmes !), on les soumettait à toutes sortes d’observations. Mais vraiment, elles étaient devenus trop présentes : omniprésentes ! C’était des déferlantes, des océans d’images, une rumeur visuelle qui ne cessait jamais : on en avait les yeux encroûtés et l’esprit lourd ! Et ça résistait désormais à tous les services d’hygiène. Certains en étaient arrivés à ressembler aux images, à prendre des allures d’images, de sorte qu’on ne savaient plus très bien parfois, si on était en présence de quelqu’un de réel ou, en réalité, de son image…

LE POUVOIR DES IMAGES
J’avais prévu ici tout un développement sur les pouvoirs réels ou supposés des images : j’y parlais des pratiques magiques, de l’influence des films sur notre comportement… Ça devenait vraiment trop long et compliqué… Je me duis dit alors que vous aviez le temps de réfléchir à tout ça avec vos professeurs, au collège et en dehors, et même plus tard, dans votre vie… Et j’ai coupé tout le passage…

Il reste qu’il n’est pas très facile d’expliquer qu’Alocco ne travaille pas sur la production des images mais sur leur prolifération… Je reviens au conte…

OÙ IL EST QUESTION DE ‘MA DE LA GUILDE DES PÊCHEURS D’IMAGES
En même temps que les images proliféraient, s’étaient développés dans le pays toutes sortes de sociétés et de groupes plus ou moins secrets. Ces groupes s’étaient donné pour but de résister à l’invasion… au moins à la prolifération anarchique des images… Certains rêvaient de les apprivoiser, de les domestiquer…
La guilde des pêcheurs d’images était l’un des groupes les plus efficaces du pays : les pêcheurs de la guilde ne traitaient jamais une image à la fois ; et ce n’était pas l’image toute seule qui les intéressait. Leur méthode consistait à jeter leurs grands filets dans les profondeurs des océans ou à travers les déferlantes les plus puissantes, à recueillir ainsi des populations frétillantes, variées et inattendues, et de travailler ensuite sur leur masse et leur variété.
L’un des membres les plus singuliers de la guilde était connu sous plusieurs noms. On disait « le tailleur fou », on disait encore « le pêcheur d’ombres », ou encore « le détisseur de charmes »… Ses intimes l’appelaient « ’MA », mais l’on ignore l’origine et le sens de cette appellation maternelle, qui n’a rien à voir avec notre histoire. Peut-être.

A vrai dire, j’en aurais presque fini avec mon conte… Ceux qui voudraient en savoir plus pourraient, interroger les surnoms du pêcheur d’images singulier… c’est peut-être amusant…

Mais le conte est un piège, et je ne résiste pas au plaisir d’en inventer la fin avec vous…

LA GRANDE QUÊTE DE ‘MA

Le grand art de ‘Ma, et son plaisir, était de retirer dans ses filets les images de qualités et d’origines les plus diverses. Il aimait que les espèces les plus anciennes et les plus rares côtoient les plus courantes et les plus galvaudées, le menu fretin des images. Lorsqu’il présentait sa pêche, il mettait un petit bout de celui ci, un petit bout de celle là, quelques morceaux de cette autre, dans des arrangements qu’il faisait comme au hasard et qu’il cousait les uns aux autres dans un travail sans fin. Les images venaient parfois de loin, et l’on accourait de toutes part pour voir cet aquarium singulier, ou cette bouillabaisse d’un genre nouveau : on regardait tranquillement les images que le tailleur avait réunies dans un tourbillon enfin assagi.

Mais, au plus profond de lui-même, ’Ma n’était pas encore satisfait. Les images avaient tout envahi, c’était un fait. On pouvait en calmer le tourbillon, d’accord… Mais d’où venaient-elles ? Comme tout envahisseur, elles devaient bien avoir un pays d’origine… Cette question ne cessait de rouler dans l’esprit de ‘Ma, le pêcheur d’ombres, le tailleur fou… En fin limier, il s’était mis en quête en suivant le long fil des pistes… Et de fil en aiguille, il avait fini par faire une grande découverte : l’origine des images était là, tout près… Si près qu’on n’y avait pas fait attention. Elle était à portée de main de chacun, dans cet espace que nous portons tous avec nous juste au-dessus de notre tête, dans cette frontière incertaine entre le monde et nous… Et vous le savez bien : il suffit de passer la main là, juste au sommet du crâne, pour sentir ce frémissement, ce léger chatouillement, qui dit bien que quelque chose se tient là, toujours en train de naître, là, entre le crâne et le ciel…
Alors, ‘Ma le tailleur, ‘Ma le détisseur de charmes, se mit à construire de menus filets avec ces fils saisis au sommet de nos crânes. Il les lança, minuscules, plus inattendus encore que les toiles de la plus secrète des araignées, et quand, avec mille précautions, il les ramena jusqu’à lui, il découvrit, apaisées, toujours palpitantes, murmurantes, fredonnant des comptines très anciennes, toutes bariolées de confitures éclatantes, les images premières, celles qui restent si bien collées sur le dedans de nos paupières que nous ne savons même plus que nous les voyons ; les images de l’enfance…

Raphaël Monticelli

P.-S.

Tiré des Rossignols du Crocheteur

Publication en ligne : 10 novembre 2007

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette