BRIBES EN LIGNE
de pa(i)smeisuns en est venuz pour alain borer le 26       deux pour philippe  le "musée antoine simon 11 merci au printemps des     depuis cliquetis obscène des rossignolet tu la j’ai ajouté dans ma gorge si, il y a longtemps, les   1) cette  hors du corps pas  née à quand il voit s’ouvrir,     &nbs c’est extrêmement   ces notes       neige station 1 : judas un nouvel espace est ouvert fin première antoine simon 15 reflets et echosla salle     double tromper le néant rimbaud a donc je découvre avant toi       st descendre à pigalle, se ecrire les couleurs du monde il n’est pire enfer que antoine simon 28 ce paysage que tu contemplais       apparu À perte de vue, la houle des macles et roulis photo reprise du site avec la vi.- les amicales aventures  ce qui importe pour vertige. une distance intendo... intendo ! et si au premier jour il de toutes les       droite quelques textes torna a sorrento ulisse torna aux george(s) (s est la li emperere s’est il avait accepté les doigts d’ombre de neige     chant de i.- avaler l’art par rare moment de bonheur, un tunnel sans fin et, à       la pie mise en ligne   un vendredi abu zayd me déplait. pas la chaude caresse de able comme capable de donner vous n’avez seins isabelle boizard 2005 genre des motsmauvais genre       b&acir       object ce qui fascine chez livre grand format en trois il ne s’agit pas de       assis       au si j’étais un l’impression la plus franchement, pensait le chef, antoine simon 29 toi, mésange à exacerbé d’air "l’art est-il       &n         je n’ai jamais neuf j’implore en vain cher bernard       avant ainsi fut pétrarque dans clers est li jurz et li macles et roulis photo 6 les dernières pierre ciel f les feux m’ont journée de à propos “la antoine simon 13       soleil buttati ! guarda&nbs ma mémoire ne peut me     sur la pente un soir à paris au       les rêve, cauchemar, ce qui importe pour gardien de phare à vie, au station 5 : comment peinture de rimes. le texte toujours les lettres : a propos d’une tant pis pour eux. les installations souvent, mieux valait découper frères et   d’un coté, le coquillage contre       reine attelage ii est une œuvre sur l’erbe verte si est montagnesde au rayon des surgelés le temps passe si vite, ses mains aussi étaient n’ayant pas  il est des objets sur   assise par accroc au bord de "si elle est la poésie, à la       j̵ nice, le 8 octobre je suis bien dans imagine que, dans la il y a tant de saints sur  si, du nouveau antoine simon 17       tourne agnus dei qui tollis peccata ouverture de l’espace       bonhe vedo la luna vedo le  “s’ouvre …presque vingt ans plus     ton   anatomie du m et       dernier vers aoi pluies et bruines,       vu il ne reste plus que le dans le patriote du 16 mars effleurer le ciel du bout des madame des forêts de derniers vers sun destre       nuage ce qu’un paysage peut le samedi 26 mars, à 15 la bouche pure souffrance   l’oeuvre vit son 1 au retour au moment il faut laisser venir madame macao grise folie de josuétout est si tu es étudiant en  tu vois im font chier l’existence n’est   marcel de tantes herbes el pre       sabots arbre épanoui au ciel tu le sais bien. luc ne souvent je ne sais rien de "et bien, voilà..." dit c’est pour moi le premier la vie est dans la vie. se       les six de l’espace urbain,       la sous la pression des       &eacut je désire un je ne peins pas avec quoi,   on n’est       mouett vous avez nu(e), comme son nom pas même       é       le dans un coin de nice, la légende fleurie est maintenant il connaît le martin miguel art et de profondes glaouis villa arson, nice, du 17       hans freibach : le ciel de ce pays est tout       fleure même si un titre : il infuse sa       allong f le feu est venu,ardeur des dans le respect du cahier des   le texte suivant a la liberté de l’être quand les mots attendre. mot terrible. mise en ligne d’un dans le pain brisé son suite de       dans et que dire de la grâce       p&eacu  pour jean le station 7 : as-tu vu judas se    en       sur ce qui aide à pénétrer le       ce accoucher baragouiner f le feu m’a nouvelles mises en que reste-t-il de la       s̵ si j’avais de son il pleut. j’ai vu la       un des quatre archanges que m1       trois (mon souffle au matin références : xavier       &n Être tout entier la flamme  martin miguel vient       dans     le j’ai travaillé au lecteur voici le premier fontelucco, 6 juillet 2000       marche     &nbs il semble possible un verre de vin pour tacher bientôt, aucune amarre pas sur coussin d’air mais constellations et ce monde est semé madame aux rumeurs  monde rassemblé       sur clquez sur branches lianes ronces dernier vers aoi « voici exode, 16, 1-5 toute deuxième essai dernier vers aoi pure forme, belle muette,   pour le prochain autre citation f tous les feux se sont il en est des noms comme du si grant dol ai que ne la prédication faite est-ce parce que, petit, on dernier vers aoi mesdames, messieurs, veuillez il n’était qu’un  avec « a la       bonheu   pour adèle et       "       dans de l’autre je t’ai admiré,  improbable visage pendu on a cru à pour michèle aueret je rêve aux gorges pour maxime godard 1 haute       entre réponse de michel       une de proche en proche tous j’ai relu daniel biga, je t’enfourche ma le grand combat :       " le galop du poème me l’impossible rm : d’accord sur ce poème est tiré du dix l’espace ouvert au madame est une  ce mois ci : sub certains soirs, quand je comme c’est  les premières antoine simon 32 antoine simon 18   la production       je       au dernier vers aoi ] heureux l’homme   3   

les et c’était dans moisissures mousses lichens pour frédéric j’ai en réserve dernier vers aoi   le vieux qui il existe deux saints portant pas une année sans évoquer       aujour pour qui veut se faire une tout le problème dans les rêves de la       m̵ mi viene in mentemi     un mois sans a toi le don des cris qui     le cygne sur à sylvie quand les eaux et les terres       &agrav nous avons affaire à de mais jamais on ne quelques autres il arriva que   j’ai souvent     de rigoles en non, björg, les étourneaux ! nous serons toujours ces lu le choeur des femmes de il est le jongleur de lui       un       l̵ la vie est ce bruissement       midi à bernadette       crabe- antoine simon 30       pass&e le tissu d’acier dernier vers aoi a la femme au quelque temps plus tard, de     extraire quatrième essai rares   voici donc la       sur le la rencontre d’une 0 false 21 18  l’écriture pour gilbert dernier vers aoi issent de mer, venent as ce qui fait tableau : ce antoine simon 5 de pareïs li seit la   né le 7 le travail de bernard   que signifie tu le saiset je le vois       le d’un bout à       à comme une suite de pour max charvolen 1) ici, les choses les plus sainte marie, 0 false 21 18 en ceste tere ad estet ja j’écoute vos viallat © le château de l’appel tonitruant du ce n’est pas aux choses   maille 1 :que cinq madame aux yeux marcel alocco a quand sur vos visages les li emperere par sa grant madame, on ne la voit jamais      & ce va et vient entre       grimpa en introduction à f les rêves de la galerie chave qui la tentation du survol, à (la numérotation des    tu sais vue à la villa tamaris la musique est le parfum de pour martin la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Bonhomme, Béatrice

BEATRICE BONHOMME

|
Paysage de ta tombe
© Béatrice Bonhomme
Ecrivain(s) : Bonhomme
Clefs : poésie

Paysage de ta tombe
 

Et désormais tu dors en moi avec tes mains de gisant, avec tes yeux couleur de menthe

Tu dors avec tes mains feutrées, la croix posée sur tes matins et maintenant tu restes couvert des larmes du silence

Et désormais demeure en moi avec ton corps de pierre, ta respiration de dormeur dans l’eau originelle des matins de lumière

La mousse a recueilli la pierre de tes mains, les rires de ta voix

Tu dors en moi avec ta présence de vie sur le granit de la tombe, tes yeux fermés sur la lumière, ton coeur battant au creux du mien

Et désormais, tu dors au centre du coeur avec tes mains de silence et de nuit, ton visage de pierre au centre de la pierre du corps et je porte la pierre de ta vie, la pierre de lumière

Au centre de mon coeur avec l’oiseau de tes ailes qui se heurte contre la paroi de mes côtes et l’angoisse veloutée de ton absence à être

Tu dors en moi dans la tranquillité insoumise de ta bataille, dans l’étroitesse meurtrie de tes poumons de pierre

Tu respires avec la respiration calmée d’un nageur de hauts fonds dans l’eau originelle d’une transformation de méthode

Et chaque élément de ton corps est une porosité de toi qui court le monde

Tu dors en moi comme un placenta de pierre et de vie où coulent les liquides d’une métamorphose de souffle, où l’on soutient ta tête pour une nouvelle bataille de limon et de nuit

Et désormais tu transformes ton corps en couleur et l’oeuvre reste dans le regard si vert d’un matin de printemps

Tu habites le monde et la pierre. Tu es là dans la pierre du monde et le squelette de ta vie est une merveille de construction fine, une pureté menue de chevilles quand se détachent les tendons et ne reste que la beauté magique de ton architecture de lumière, dans l’Iris de Suse des matins

Tu habites par la dentelle d’un corps délivré du temps

la tombe couverte de neige ou irisée d’un cristal de rythme

l’architecture de ta construction, la blancheur nacrée d’une main devenue phalange

Dans les transformations de ton corps opèrent les saisons comme des nidifications de feuilles

Tu es posé sur l’étrangeté des mondes, dans le coeur dormant de la nuit, et les larmes coulent sur ton cercueil de neige, dans la dentelle de tes mains d’os et de pierre
Tu restes cet élancement aussi beau dans la mort que dans la vie, cette architecture noble que jamais ne touche l’effroi d’une pourriture

Tu t’en sors, tu passes par là, mais tu t’en sors avec ton visage devenu d’os et de nuit où creusent les orbites de tes yeux. Mais ton regard est toujours là, ton regard de peintre posé sur le mannequin drapé

Tu habites le monde des couleurs et le paysage se retrace derrière tes orbites dans la pureté inoubliable de ton élan vers le monde.

 

 

 

Nidification de la lumière

 

Tu es devenu ce dormeur de l’eau originelle. Tu dors dans ce placenta de pierre et de vie où coulent les liquides d’une transmutation de souffle, où l’on soutient ta tête pour une nouvelle bataille de limon et de nuit

Désormais, tu demeures dans cette pulsation amniotique, et le placenta garde la forme d’une étoile de mer, d’une anémone lentement tremblée par le rythme de ton coeur

Tu dors en moi dans l’éponge nourricière striée de vaisseaux où coule l’échange de nos vies et ton coeur bat dans mon coeur la pulsation-seconde d’une année lumière

Les yeux fermés sur le vert, tu reposes dans l’élément liquide d’une transformation de larmes, et ton souvenir est un souvenir aquatique dans la matrice du monde

Désormais, tu habites en moi dans le coeur matriciel de la lumière et ta mutation est invisible au plus secret d’un éclair de larmes

Tu demeures dans l’étendue émotionnelle de cette eau qu’il te faut traverser dans le flux et le reflux des marées depuis le mouvement perpétuel de ton silence

La neige sur la tombe a coulé, entraînant la fonte des blocs et des limons, ne laissant que les membranes, les fibrillations de ton nuage

Tu dors avec la respiration calmée d’un dormeur dans l’eau latente d’une transformation de méthode et chaque élément de toi devient la porosité d’un pleur dans l’afflux d’un cristal de rythme

Les yeux ouverts sur la lumière, je t’ai porté comme un passeur où coule la neige de notre échange dans la mutation non visible de nos transformations de coeurs

Les larmes coulent sans fin comme une dentelle de lait sur ton cercueil de neige où s’accomplit la lutte d’une respiration à trouver

Raz de marée dans le déchirement de la mer, je te porte au travers des longues dunes de sable où tu émerges ruisselant dans l’éternité du silence

Le vent coule sur la mer et s’effiloche les traînées de ciel dans la brillance d’une crête de vague où baigne le lin de ton drap

Et ton coeur enfin frappe au creux de mon coeur, dans le liquide amniotique de mon sang où l’échange de la vie et de la lumière a été transformé en amour

Vifs et morts tous deux ensemble, nous traversons la neige originelle.
Publication en ligne : 12 septembre 2008

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette