BRIBES EN LIGNE
pierre ciel passet li jurz, la noit est  hors du corps pas là, c’est le sable et les durand : une      &       aujour dimanche 18 avril 2010 nous   si vous souhaitez       au ici. les oiseaux y ont fait quel étonnant vous avez     extraire 0 false 21 18 quand sur vos visages les pour jean marie     double que d’heures pour michèle aueret dans le pays dont je vous       magnol très malheureux...       la       au le galop du poème me issent de mer, venent as cet univers sans pas de pluie pour venir du fond des cours et des rossignolet tu la soudain un blanc fauche le       &     oued coulant les premières       en un       grappe       bien dernier vers aoi ma chair n’est les installations souvent, jouer sur tous les tableaux pour gilbert À la loupe, il observa c’est la distance entre deuxième apparition de et ma foi, chercher une sorte de de soie les draps, de soie       sur rien n’est plus ardu à cri et à       entre antoine simon 19       cerisi le passé n’est exacerbé d’air dernier vers aoi décembre 2001. diaphane est le mot (ou vue à la villa tamaris paroles de chamantu et si tu dois apprendre à la légende fleurie est de sorte que bientôt « e ! malvais nécrologie quand vous serez tout pour angelo tendresse du mondesi peu de       au carmelo arden quin est une les oiseaux s’ouvrent vedo la luna vedo le "tu sais ce que c’est on croit souvent que le but six de l’espace urbain,  les œuvres de le recueil de textes le plus insupportable chez histoire de signes . f le feu m’a       midi pour pierre theunissen la je t’enfourche ma la deuxième édition du il avait accepté si, il y a longtemps, les je ne peins pas avec quoi, il est le jongleur de lui     un mois sans         au milieu de       il préparation des ecrire sur       nuage je suis antoine simon 32 la liberté de l’être cyclades, iii° ma voix n’est plus que c’est pour moi le premier Éléments - dernier vers aoi et te voici humanité mieux valait découper       en pour jean-marie simon et sa l’instant criblé       une   est-ce que les textes mis en ligne dernier vers aoi guetter cette chose     le       la traquer béatrice machet vient de démodocos... Ça a bien un ce poème est tiré du j’ai longtemps la gaucherie à vivre, couleur qui ne masque pas       la cet article est paru       o de tantes herbes el pre approche d’une le coeur du autre essai d’un la fraîcheur et la madame est toute langues de plomba la mult est vassal carles de pur ceste espee ai dulor e siglent a fort e nagent e mi viene in mentemi antoine simon 23 bruno mendonça je désire un elle réalise des le geste de l’ancienne, "et bien, voilà..." dit laure et pétrarque comme le ciel est clair au travers du bibelot au babilencore une d’abord l’échange des 1 au retour au moment les plus terribles effleurer le ciel du bout des etait-ce le souvenir ensevelie de silence, arbre épanoui au ciel carles li reis en ad prise sa spectacle de josué dit il pleut. j’ai vu la à bernadette  “ce travail qui  improbable visage pendu       en samuelchapitre 16, versets 1 dernier vers aoi   je ne comprends plus pour qui veut se faire une halt sunt li pui e mult halt c’est un peu comme si, pour maxime godard 1 haute       force carissimo ulisse,torna a       dans art jonction semble enfin la lecture de sainte 0 false 21 18 si tu es étudiant en c’est extrêmement       le il n’était qu’un à nice, le 18 novembre 2004   3   

les  hier, 17 de pa(i)smeisuns en est venuz je découvre avant toi ce qui fait tableau : ce raphaël la bouche pleine de bulles     &nbs       deux “le pinceau glisse sur vous dites : "un chaque jour est un appel, une quatrième essai rares heureuse ruine, pensait dernier vers aoi       sur le lent déferlement dernier vers aoi       sur mouans sartoux. traverse de       &n dans l’effilé de dans le respect du cahier des       un a dix sept ans, je ne savais onze sous les cercles aucun hasard si se nous avancions en bas de portrait. 1255 : beaucoup de merveilles       rampan de profondes glaouis madame est une torche. elle depuis le 20 juillet, bribes "le renard connaît la cité de la musique janvier 2002 .traverse       ...mai pour ma j’arrivais dans les il en est des noms comme du antoine simon 5 attention beau comme c’est pour andré villers 1) toute trace fait sens. que À max charvolen et       vaches f tous les feux se sont (vois-tu, sancho, je suis equitable un besoin sonnerait pour mes enfants laure et viallat © le château de f les feux m’ont  tous ces chardonnerets la mastication des certains prétendent le lourd travail des meules       jonath il n’y a pas de plus     faisant la       baie dernier vers aoi       reine       le       " tout à fleur d’eaula danse       au tromper le néant thème principal : au commencement était  pour de ce va et vient entre    courant   la production il ne sait rien qui ne va ainsi va le travail de qui quatrième essai de voici des œuvres qui, le les petites fleurs des pour       neige alocco en patchworck © le 2 juillet premier essai c’est antoine simon 30   un vendredi dernier vers aoi    de femme liseuse le vieux qui carissimo ulisse,torna a apaches : n’ayant pas temps de pierres que reste-t-il de la je déambule et suis sequence 6   le       qui antoine simon 27   saint paul trois a ma mère, femme parmi ki mult est las, il se dort torna a sorrento ulisse torna f le feu s’est un nouvel espace est ouvert passet li jurz, si turnet a chairs à vif paumes al matin, quant primes pert madame est la reine des       apparu j’ai donc la mort d’un oiseau. l’éclair me dure, jamais je n’aurais j’ai donné, au mois deuxième apparition       la ce qu’un paysage peut pour michèle titrer "claude viallat, l’évidence rêves de josué, coupé en deux quand sur la toile de renoir, les       pav&ea giovanni rubino dit l’ami michel il en est des meurtrières.       dans 1-nous sommes dehors. dans les hautes herbes immense est le théâtre et je n’hésiterai       et tu "mais qui lit encore le dernier vers aoi       chaque ce 28 février 2002. la pureté de la survie. nul dernier vers aoi       longte dernier vers aoi le franchissement des f qu’il vienne, le feu     à un tunnel sans fin et, à il existe deux saints portant 13) polynésie merci au printemps des ainsi alfred… "si elle est       l̵ temps où les coeurs deux ce travail vous est paien sunt morz, alquant  epître aux station 4 : judas  vertige. une distance       pour   (à (en regardant un dessin de dans les écroulements dire que le livre est une comme une suite de       sous d’un côté bernadette griot vient de martin miguel art et ço dist li reis : dernier vers aoi   il souffle sur les collines a la fin il ne resta que les grands antoine simon 15 tout le problème difficile alliage de dorothée vint au monde depuis ce jour, le site attelage ii est une œuvre lentement, josué les dessins de martine orsoni       fourmi le 23 février 1988, il dans le train premier eurydice toujours nue à "moi, esclave" a si j’étais un lorsque martine orsoni la prédication faite macles et roulis photo 3 pour yves et pierre poher et       longte toujours les lettres :  les premières tant pis pour eux.  un livre écrit       montag je sais, un monde se       &n       fleure dans les rêves de la       crabe-    si tout au long       sur temps de cendre de deuil de vous n’avez suite du blasphème de iloec endreit remeint li os macles et roulis photo 1 envoi du bulletin de bribes       les       ( au rayon des surgelés la parol

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Maille 1 :

Que d’adresses chez Michel Butor. Tellement qu’on finit par se dire que c’est adossés au néant – ce fond de l’interlocution – que ses poèmes se donnent et qu’en leur dos, j’en suis l’interlocuteur muet. Bouche bée sous les coups. Car c’est par là que ça arrive. Et nous pousse.



Maille 2 :

Poète, qui n’aimerait ce ton, ce tranchant des mots de Michel Butor : « Pour moi, rien n’est plus utile que la poésie, sans elle, je n’existerais plus. »
Voilà, c’est dit ! Transmettre ce salut à d’autres est affaire de création !



Maille 3 :

Et d’abord, à l’entame, ce signe de Paul Celan : « la poésie est contre-parole, un acte, un pas. » Un non qui rompt le fil, qui « abruptement ignore badauds et rosses caracolantes de l’histoire. » Cela qui a su et sait toujours garder Michel Butor vivant !



Maille 4 :

Poésie est force.Empoigne venue des peintres qui lui ont donné la naïve et généreuse audace de quitter les rivages du roman, fut-il nouveau, le monde des Lettres, ses simagrées tranquilles, par la même occasion.



Maille 5 :

Dans cet acte de liberté qui vient inscrire sa frappe au milieu du réel, pour rien, sans avancer de revendication, j’entends la parole d’un seul. Je vois quelque chose comme l’incarnation de « la contre-parole » du poète Lenz – son silence – lorsque le 20 janvier 1778, il partit dans la montagne.



Maille 6 :

Poète, Michel Butor s’est toujours porté au plus noir du monde, là où la réalité échappe à notre reconnaissance. Et s’opacifie. Il s’est toujours efforcé de nommer le monde en son présent en se portant à tous ses points de bascule. Et là, il a risqué nom après nom, livre après livre. « Ainsi commence la poésie » disait Boris Pasternak.



Maille 7 :

Frayer des chemins dans le rêve à même sa matière, vers l’ouvert de son espace. Et pour cela tenir ce qui a été vu en construisant d’inédits procédés de montage, en inventant de nouvelles routes, en pointant de nouveaux belvédères où se hisser pour voir plus loin. Et à côté.



Maille 8 :
Tout rapport au monde est un rapport de langage. L’écriture de Michel Butor prend en charge l’opacité de la langue, la rompt, la rend poreuse, autorise tous les passages. Elle troue d’air l’asphyxie qui menace. Facteur de langue, Michel Butor est un grand ouvreur de portes. Son écriture sait les laisser battantes parce qu’elle est toujours « en avance sur elle-même », à l’écart de ce qu’elle énonce.



Maille 9 :

Le poiètès ne parle pas de. Il fait quelque chose. Il est l’artisan d’un objet de langage qui ne se ferme pas sur lui-même mais qui, vibrant de tous ses mots, rayonne entre ses lignes, brûle du fond de ses images, éclaire et réchauffe. Aussi quand tombent les froids d’hiver, il permet de tenir debout sur les heures.



Maille 10 :

Poésie ? Cela donc que font les poètes. J’aime que Michel Butor nous ait rappelé cette page du William Shakespeare de Victor Hugo dans laquelle ce « brigand » listait plus de 90 poètes mêlant aux noms de poètes mythiques tels qu’Orphée ceux des prophètes de la Bible tels que Jérémie, ceux des « grands » de la littérature grecque et latine : Platon, Pindare, Catulle, puis Cervantès, Milton et ceux de la littérature française classique : Molière, Racine, Corneille, La Fontaine, enfin les hommes des Lumières : Diderot, Rousseau et les romantiques : Musset, Lamartine, Sand, Shelley, Byron, Schiller, Goethe mais aussi Balzac…
On voit là s’entasser pêle-mêle des prosateurs, des philosophes, des dramaturges, des romanciers, histoire de nous faire comprendre que poètes sont ceux qui « sont capables de transformer leur prose », ceux qui apportent quelque chose de plus à leur prose, la dotent d’un rythme. Feu qui devient le cœur vivant de leurs œuvres.



Maille 11 :

Nous sommes prisonniers. Des forces hostiles ont cadenassé le monde. Des forces qui n’aiment pas le bonheur. En poète, Michel Butor ouvre le monde comme un brigand les coffres-forts. Avec minutie, rigueur et persévérance. De coffre en coffre – l’étrange voyage ! – il part à la recherche de « ce qui manque au monde pour être entier ». Chemin faisant, il accumule suffisamment de butin pour d’une question faire son miel.



Maille 12 :

L’horreur est là. Qui ne la voit ? Qui ne la dirait ? S’y essaierait ?
Résister est affaire de poésie. En son champ renouer avec la parole est possible. Nécessaire mais insuffisant. Pour dire ce que nous voyons, il nous faut « le dialogue des arts au sens le plus large ». À cela a travaillé Michel Butor. Sans relâche. Car « en dépit des intégrismes économiques et militaires, rien n’est plus nécessaire que ce à quoi nous réussissons parfois : chanter au bord du gouffre ».



+ 1 :

Formidable contradiction : plus la production de Michel Butor explose, plus il devient insaisissable. Plus il se donne à lire, plus il s’occulte comme si chacune de ses publications était pelletée de terre qui, envoyée en l’air, retombait sur lui. Jusqu’à l’ensevelir. Géante rouge d’un côté et trou noir de l’autre. Jour qui s’accroche à la nuit, nuit qui recouvre le jour. Comme si la révélation devenait dissimulation ou que la dissimulation fut la véritable révélation. Ecrire, publier non pour apparaître mais pour disparaître. S’effacer. Ne laisser la place qu’à demain !



Alain Freixe

P.-S.

( à paraître dans la revue Loxias. Remerciements à Cristina Parvu )

Publication en ligne : 12 juin 2009
/ article dans revue

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