BRIBES EN LIGNE
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je quant carles oït la       un charogne sur le seuilce qui 1) la plupart de ces outre la poursuite de la mise carcassonne, le 06 la musique est le parfum de       deux c’est le grand quel ennui, mortel pour dernier vers aoi       le  epître aux je suis celle qui trompe merle noir  pour un verre de vin pour tacher madame porte à       dans saluer d’abord les plus comme une suite de     extraire       au i en voyant la masse aux nous avons affaire à de attendre. mot terrible. sous la pression des     rien depuis ce jour, le site deux mille ans nous deuxième essai le tandis que dans la grande les amants se quai des chargeurs de       une aux barrières des octrois       ( se placer sous le signe de  de la trajectoire de ce  jésus l’instant criblé poème pour ma voix n’est plus que ce pays que je dis est       une  de même que les ils s’étaient "mais qui lit encore le pour jean-louis cantin 1.-       montag il ne reste plus que le dernier vers aoi  pour le dernier jour il avait accepté chaque jour est un appel, une que reste-t-il de la   tout est toujours en rimbaud a donc mougins. décembre dernier vers aoi pour egidio fiorin des mots       au du bibelot au babilencore une (en regardant un dessin de pour ma  c’était « voici cette machine entre mes le 2 juillet a christiane   iv    vers     faisant la et tout avait       &agrav de prime abord, il pour maxime godard 1 haute arbre épanoui au ciel antoine simon 7 dernier vers aoi les plus vieilles il en est des noms comme du       magnol au rayon des surgelés ainsi alfred… s’égarer on bernard dejonghe... depuis  le grand brassage des les grands religion de josué il       dans rm : nous sommes en la fraîcheur et la souvent je ne sais rien de ce texte se présente dans ce périlleux nice, le 30 juin 2000 régine robin, normal 0 21 false fal 1-nous sommes dehors.      & je reviens sur des       ce merci à la toile de derniers vers sun destre après la lecture de la chaude caresse de antoine simon 20 a toi le don des cris qui       un quelque chose le galop du poème me pour gilbert       au dernier vers aoi a supposer quece monde tienne paysage de ta tombe  et des quatre archanges que libre de lever la tête pour mon épouse nicole deuxième apparition  ce qui importe pour pour martine, coline et laure dernier vers aoi j’ai ajouté quand les eaux et les terres  avec « a la mon travail est une       en un josué avait un rythme pour le prochain basilic, (la la galerie chave qui tout le problème       vu dans le pain brisé son clere est la noit e la 10 vers la laisse ccxxxii sculpter l’air : un jour, vous m’avez dieu faisait silence, mais     &nbs etudiant à avec marc, nous avons       dans c’est un peu comme si, antoine simon 22  tu ne renonceras pas. quand vous serez tout       dans mieux valait découper patrick joquel vient de  un livre écrit dessiner les choses banales et combien hans freibach : cliquetis obscène des mille fardeaux, mille ma mémoire ne peut me       bonhe l’art c’est la on peut croire que martine af : j’entends granz est li calz, si se       au madame aux rumeurs nous viendrons nous masser  le livre, avec     vers le soir 7) porte-fenêtre en 1958 ben ouvre à madame, vous débusquez bien sûr, il y eut     nous maintenant il connaît le antoine simon 11 fontelucco, 6 juillet 2000 ce poème est tiré du a la femme au recleimet deu mult (de)lecta lucta   le 28 novembre, mise en ligne (ma gorge est une       &n  au mois de mars, 1166 il souffle sur les collines vous avez a dix sept ans, je ne savais les durand : une carissimo ulisse,torna a sors de mon territoire. fais rm : d’accord sur lancinant ô lancinant     le       ma       la ce texte m’a été       l̵ tromper le néant le numéro exceptionnel de l’ami michel       six l’appel tonitruant du       la antoine simon 5  tu vois im font chier l’homme est f les marques de la mort sur       pav&ea je t’enlace gargouille "le renard connaît histoire de signes .       assis       ton je n’ai pas dit que le       &agrav et il fallait aller debout       temps de cendre de deuil de       la ainsi fut pétrarque dans À la loupe, il observa sauvage et fuyant comme  née à coupé en deux quand vedo la luna vedo le dernier vers aoi qu’est-ce qui est en le glacis de la mort il n’était qu’un       pass&e       "       dans pour maguy giraud et tout en vérifiant c’est parfois un pays       longte       sur antoine simon 26 mesdames, messieurs, veuillez     longtemps sur démodocos... Ça a bien un       les merci à marc alpozzo la force du corps, tous ces charlatans qui nécrologie ici, les choses les plus inoubliables, les sainte marie, raphaël       au macles et roulis photo 4 ma chair n’est       pass&e       le   est-ce que thème principal : il arriva que premier vers aoi dernier la deuxième édition du pour marcel ses mains aussi étaient     quand ] heureux l’homme       &n f le feu s’est ecrire sur antoine simon 10     de rigoles en et  riche de mes leonardo rosa  les trois ensembles a grant dulur tendrai puis pour michèle gazier 1 vous deux, c’est joie et cet article est paru cyclades, iii° g. duchêne, écriture le rêves de josué, la lecture de sainte       la ce qui fait tableau : ce     sur la       il mes pensées restent pour jean-marie simon et sa il y a tant de saints sur    7 artistes et 1 station 7 : as-tu vu judas se   d’un coté, rêve, cauchemar, pour andré madame, on ne la voit jamais       nuage   un vendredi antoine simon 6 dans l’innocence des     chambre         or je suis bien dans       glouss issent de mer, venent as pour anne slacik ecrire est  marcel migozzi vient de   l’oeuvre vit son    en on trouvera la video a propos de quatre oeuvres de       5) triptyque marocain envoi du bulletin de bribes       la     [1]  torna a sorrento ulisse torna au labyrinthe des pleursils ço dist li reis : "je me tais. pour taire. je suis       &eacut pour qui veut se faire une       le       & f toutes mes le coquillage contre       mouett j’entends sonner les autre citation"voui i mes doigts se sont ouverts pas une année sans évoquer edmond, sa grande la parol

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YVES UGHES

| Prédication du 10 août 2004 ->
Prédication du 5 août 2004
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

Frères et sœurs,

Il n’est jamais simple d’accepter d’être un prédicateur laïc : le savoir requis pour oser commenter des passages bibliques est tel que l’on se sent toujours quelque peu en décalage, en déficit.
Ce constat général s’applique encore plus au converti de fraîche date que je suis. Au nom de quoi puis-je prétendre prendre la parole ?
Mais il en est ainsi, l’Eglise Réformée de France, et la paroisse de Grasse notamment, accordent leur confiance tour à tour à ceux et celles qui constituent la communauté des fidèles…et tant pis – ou tant mieux - si la parole alors professée digresse, s’éloigne des chemins habituels.

C’est en m’appuyant sur cette liberté donnée, que je crois féconde, que je me suis autorisé aujourd’hui cette prédication.

J’ai la faiblesse de croire que partant de problèmes qui me travaillent je rejoindrais vos propres interrogations.

Textes
Zacharie
Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent. L’Eternel me dit : jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé ! et je pris les trente sicles d’argent et je les jetai dans la maison de l’Eternel, pour le potier


La passion selon St Mathieu

Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme s’approcha de lui, tenant un vase d’albâtre, qui refermait un parfum de grand prix ; et, pendant qu’il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête. Les disciples voyant cela s’indignèrent et dirent à quoi bon cette perte ? On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres. Jésus, s’en étant aperçu, leur dit : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? elle a fait une bonne action à mon égard ; car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours. En répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture. Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

Le soir venu, Il se mit à table avec les douze. Pendant qu’ils mangeaient Il dit : Je vous le dis en vérité, l’un de vous me livrera. Ils furent profondément attristés, et chacun se mit à lui dire : Est-ce moi, Seigneur ? Il répondit : Celui qui a mis avec moi la main dans ce plat, c’est celui qui me livrera. Le Fils de l’homme s’en va, selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne soit pas né . Judas, qui le livrait, prit la parole et dit : Est-ce moi, Rabbi ? Jésus lui répondit, tu l’as dit.

Alors Judas, qui L’avait livré, voyant qu’Il était condamné, fut pris de remords, et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, en disant : J’ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent : Que nous importe ? Cela te regarde. Judas jeta les pièces d’argent dans le temple, se retira et alla se pendre.



1)  LE MYSTERE DE L’INSTANT, LA COMPLEXITE DU MOMENT ET CELLE DE JUDAS.
Nous avons à l’esprit tant et tant de tableaux, d’images, de clichés que ces instants nous semblent figés dans une marche dont nous connaissons systématiquement la fin. Essayons cependant de nous projeter dans l’instant tel qu’il est vécu par les apôtres ; retrouvons-en l’émergence, retrouvons ce moment au moment où il est en train de se faire. Le texte en devient alors, d’emblée, beaucoup plus complexe, troublant et mystérieux.
Quand Jésus annonce qu’il sera livré –et non pas trahi !- la panique s’empare des disciples et chacun se mit à lui dire : Est-ce moi, Seigneur ? Phrase sur laquelle on peut glisser, en la plaçant confortablement dans la suite du récit, mais phrase perturbante si on l’isole. Ainsi donc chacun a peur d’être celui qui va livrer le Seigneur ? Nous ne sommes pas là dans un moment bardé de certitudes : sous la pression et l’intensité du moment, chacun sent en soi vaciller ce qui doit résister, les barrières intérieures tombent et les peurs remontent. En ces temps troublés, en ce soir d’angoisse, tout peut se passer en chacun. Et donc en chacun de nous.
Judas s’avance avec plus de clarté, il est porteur d’une logique qui le prédestine à livrer Jésus. Apparemment, durant le cheminement et le parcours des routes, des tensions se sont créées qui conduisent à cet instant. Son action sera sans bavure, il livrera. Puis, dans cette sincérité théâtrale qu’est la sienne, il regrettera et se suicidera.
Il devient ainsi l’un des Douze les plus mystérieux, celui qui meurt parallèlement à Jésus, un personnage mythique qui va occuper l’histoire de notre civilisation. Un personnage mal défini en quête d’auteurs et d’interprétations. Il acquiert ce statut parce qu’il cristallise en lui toutes les tensions de cet instant, il est le révélateur et il symbolise ce qu’il ne faut pas faire. En ce sens, il est une part de nous-mêmes, et pour tenter de cerner ce qui se joue en lui, il convient de le situer dans la progression du récit.

2)  LA MORT EST ANNONCEE, SUSCITANT DES REACTIONS REVELATRICES.
Il me semble que rien ne peut être perçu si l’on saisit Jésus comme un être d’emblée divinisé, il est le Fils de l’homme, et son avancée vers la mort, vers le supplice ne peut être une marche dénuée de peurs et d’angoisse. Nous savons la Résurrection, mais que peut éprouver Jésus, si profondément humain, si proche de nous tous, quand il se trouve à l’instant fatal ? La descente dans la vallée de l’ombre est obligée, mais la douleur physique ? Et l’inquiétude : que sera la traversée de l’enfer ?
Nous le savons : Il l’a traversé pour nous, mais en portant toutes nos inquiétudes.
Face à l’épreuve, il prie, il demande que la coupe soit éloignée si possible, mais Il AVANCE . Et Il avance avec CONFIANCE.
Dans cette marche déchirante, qu’il accomplit pas à pas, il ne progresse pas en héros impavide, il ne tait pas la peur qui l’agite. Et il s’appuie même sur les derniers moments de plaisir qui lui sont offerts, moments de bonheur, de partage, moment où le plaisir des sens apaise et magnifie la générosité.
Dans cette marche le parfum est le bienvenu, à un tel point qu’il suscite une phrase étrange, mais profondément humaine : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? elle a fait une bonne action à mon égard ; car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours. En répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture. Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.
Le parfum donc comme avancée plus douce vers la sépulture, comme instant de communion retenu, comme plaisir permettant d’aller vers la mort avec plus de sûreté. Par ces mots Jésus dit à la fois son lien avec la vie et sa confiance dans le dessein divin.

Judas au contraire ne supporte pas l’intensité du moment. Visiblement, il ne comprend plus la logique de Jésus, il a hâte que cette histoire s’achève, il souhaite la fin, il la provoque. Dans ce moment à risques, il opte pour la trahison comme on choisirait violemment, d’une façon irréversible, un chemin conduisant à la mort, la mort de l’autre, de l’Être incompréhensible, celui qui pose le problème de l’amour, celui qui est hors de toute logique humaine. Trahir, livrer, c’est enclencher une logique qui conduira aussi à sa propre mort. Ainsi sera mis un terme au mystère de vivre, au mystère de l’amour apporté par Jésus. La logique humaine reprendra ses droits.


3)  Ce qui se noue alors dans l’attitude de Judas est suffisamment fort pour alimenter des siècles de littérature. Tout porte à croire que s’il est présent avec une telle intensité dans l’histoire des hommes, c’est qu’il fait partie de leur histoire, c’est qu’il est une part d’eux-mêmes.
Judas c’est nous, tous les jours. Non parce que nous trahissons, mais par ce que nous refusons.
Judas est Judas d’abord et avant tout par sa tentation suicidaire, elle est première, et c’est elle qui dicte la trahison.
Il ne se suicide pas parce qu’il a cédé à la trahison, il est celui qui livre Jésus par volonté suicidaire. Et pourquoi donc ?

Jésus accepte le parfum, Judas fait certainement partie de ces disciples qui se scandalisent, ils pensent aux pauvres, il pense en termes de culpabilité, de mortification. Face au drame qui se prépare, à ce don d’amour incompréhensible qui consiste à accepter la mort à l’issue indécise par amour des autres, chaque disciple ira de sa névrose : certains tomberont dans un sommeil répétitif douteux, sorte de décrochage semblable à ces retours en enfance cataleptique, d’autres iront vers l’affirmation volontariste : je ne te renierai pas. Judas, lui, va vers le pire, il hâte la mort. Il ne supporte pas l’instant, il aspire à la fin, à la sienne surtout.

Car il se trouve dans l’impossibilité d’accepter l’incompréhensible. Et nous sommes tous les jours, à un moment ou à autre, dans cette posture-là. Désireux d’être à la hauteur de ce qui nous est donné, désireux d’être méritant, nous nous morfondons quand nous nous sentons humains, terriblement humains, faillibles donc.
Nous enfermons tout dans notre logique, qu’elle prenne une forme morale, sociale ou politique, elle est avide de règles qui rassurent parce qu’elles se situent à notre niveau. Quand nous agissons ainsi, nous refusons le parfum et cultivons une approche mortifère de la vie.

Judas est celui qui ne sait rendre grâce. Il ne peut s’ouvrir à la grâce de vivre. Il veut maîtriser, il veut agencer, il théâtralise son existence. Comment expliquer sinon ce baiser visant à désigner Jésus que tout le monde connaît. Cette voie conduit tout à la fois à l’amertume, à la culpabilité, à l’ostentation. Quand on se morfond en jouant un rôle parmi ses semblables, on en vient à désirer le pire rôle. Pour peu que surgisse une logique d’amour qui nous dépasse, on aspire à la trahir, à la détruire. Trahir, pour ne pas accepter d’être aimé, livrer celui qui aime au-delà de l’entendement pour se détruire et se confirmer dans le rôle du mal-aimé.

Car Jésus et son enseignement nous dépasse de part en part, à tous moments. Là où l’on boit de l’eau, il crée du vin, là où les exclus sont Il va, là où le rituel s’impose Il perturbe et déstabilise. Il nous incite au risque de vivre, il nous plonge au cœur du risque de l’amour, de la grâce. Il nous demande d’aller dans le chaos du monde avec foi, avec confiance. Il précède nos pas, nous demande d’accepter le chemin, le cheminement avec Lui. Il ouvre. Judas ne peut supporter ce risque, cet amour ouvert et plein d’allant, d’imprévus. il préfère d’emblée fermer par la dénonciation, la mortification, il opte pour cette fuite en avant qui conduira au suicide.
Etre Judas, c’est ne pas reconnaître l’amour qui nous est donné, c’est le tuer, pour se dire, se croire indépendant, se proclamer acteur d’un drame qu’on croit maîtriser.
Rejoindre Jésus, c’est accepter l’amour qui nous est attribué, d’une façon incompréhensible, malgré nos faiblesses et notre humanité, c’est accepter d’aller dans un monde imprévisible. En nous appuyant sur ce qui nous dépasse et nous soude à la fois.
Suivre Jésus, c’est dire, envers et contre tout, contre toutes les malédictions, contre toutes les tendances de mort, les volontés d’en finir, contre les désirs mortifères et suicidaires, c’est dire envers et contre tout, que ma joie demeure.



Publication en ligne : 5 août 2009

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