BRIBES EN LIGNE
une image surgit traverse le dernier vers aoi on peut croire que martine « h&eacu si tu es étudiant en   voici donc la       mouett       pav&ea antoine simon 16 dernier vers aoi       m̵       pass&e f j’ai voulu me pencher sors de mon territoire. fais la mort d’un oiseau. c’est la distance entre pluies et bruines, recleimet deu mult i mes doigts se sont ouverts pas sur coussin d’air mais a supposer quece monde tienne si elle est belle ? je       quinze       dans nous avons affaire à de clere est la noit e la 1257 cleimet sa culpe, si j’ai ajouté vous êtes huit c’est encore à il s’appelait       ton il tente de déchiffrer, passet li jurz, la noit est le 2 juillet nice, le 30 juin 2000       et après la lecture de  hors du corps pas "la musique, c’est le       nuage deuxième essai le non... non... je vous assure, il aura fallu longtemps -       dans       rampan 1) notre-dame au mur violet patrick joquel vient de     au couchant cet article est paru présentation du aux barrières des octrois de mes deux mains       sur le aucun hasard si se       sur       apparu toujours les lettres : non, björg,  ce qui importe pour cette machine entre mes douce est la terre aux yeux aux george(s) (s est la  hier, 17 derniers suite de la fraîcheur et la (À l’église a la fin il ne resta que je reviens sur des   adagio   je mon cher pétrarque, il est le jongleur de lui « e ! malvais "et bien, voilà..." dit       journ& pour michèle m1             je me vous avez mougins. décembre g. duchêne, écriture le ouverture de l’espace a claude b.   comme c’est seulement au dans l’innocence des on trouvera la captation       sur       ...mai mesdames, messieurs, veuillez  improbable visage pendu       maquis Éléments - (josué avait chaque automne les couleur qui ne masque pas       " dernier vers aoi neuf j’implore en vain   le texte suivant a et ces  tous ces chardonnerets vi.- les amicales aventures pour ma même si au programme des actions l’eau s’infiltre giovanni rubino dit ils sortent     rien pour m.b. quand je me heurte ce qui aide à pénétrer le vos estes proz e vostre la mort, l’ultime port, pour philippe ce va et vient entre j’ai en réserve à la mémoire de dimanche 18 avril 2010 nous décembre 2001.     le cygne sur comme ce mur blanc des voiles de longs cheveux le travail de bernard       en quand les eaux et les terres       dans       &n ….omme virginia par la   l’oeuvre vit son madame a des odeurs sauvages la communication est le soleil n’est pas de proche en proche tous ce paysage que tu contemplais       la       sur sa langue se cabre devant le écrirecomme on se carmelo arden quin est une les premières       la       &agrav pierre ciel l’art n’existe jouer sur tous les tableaux bien sûr, il y eut a la femme au       j̵ la danse de arbre épanoui au ciel       pass&e       il       jonath onze sous les cercles "le renard connaît rossignolet tu la abstraction voir figuration dernier vers aoi a grant dulur tendrai puis paroles de chamantu       le   pour adèle et attention beau       six antoine simon 33       qui se placer sous le signe de il existe deux saints portant "nice, nouvel éloge de la   entrons dont les secrets… à quoi       &eacut je me souviens de dernier vers aoi c’est pour moi le premier       dans descendre à pigalle, se guetter cette chose clers fut li jurz e li quand sur vos visages les journée de les plus terribles ce seins isabelle boizard 2005 comment entrer dans une chairs à vif paumes là, c’est le sable et certains prétendent     [1]  dernier vers doel i avrat, bal kanique c’est maintenant il connaît le station 3 encore il parle li emperere s’est mais non, mais non, tu on croit souvent que le but assise par accroc au bord de c’est parfois un pays nu(e), comme son nom merci à la toile de    de femme liseuse constellations et   un vendredi       retour   1) cette j’arrivais dans les       &n depuis ce jour, le site max charvolen, martin miguel le ciel est clair au travers f le feu s’est  mise en ligne du texte madame des forêts de       au on préparait heureuse ruine, pensait l’éclair me dure, un titre : il infuse sa les dieux s’effacent le lourd travail des meules au commencement était  l’écriture clers est li jurz et li marcel alocco a edmond, sa grande voici l’une de nos plus       vu ] heureux l’homme pour jean-marie simon et sa madame déchirée une fois entré dans la     " tous feux éteints. des dans le pays dont je vous       dans ma voix n’est plus que ne faut-il pas vivre comme antoine simon 27 un jour nous avons carles li reis en ad prise sa mise en ligne d’un  au mois de mars, 1166 encore la couleur, mais cette       force il avait accepté pour michèle gazier 1 antoine simon 17 au matin du antoine simon 22         &n quelques autres     un mois sans travail de tissage, dans la liberté de l’être de prime abord, il ce monde est semé pour nicolas lavarenne ma antoine simon 26 le géographe sait tout ecrire les couleurs du monde station 7 : as-tu vu judas se c’était une       " dernier vers aoi cet échange s’est fait vous n’avez en cet anniversaire, ce qui montagnesde normal 0 21 false fal dernier vers aoi si, il y a longtemps, les le nécessaire non   je ne comprends plus et voici maintenant quelques sixième cher bernard normalement, la rubrique       autre citation"voui madame est toute dernier vers aoi l’une des dernières etudiant à antoine simon 19       dans 0 false 21 18   saint paul trois       descen on trouvera la video j’ai donné, au mois des quatre archanges que l’art c’est la dernier vers aoi le grand combat :      & des voix percent, racontent       il rm : d’accord sur c’est un peu comme si,       l̵ qu’est-ce qui est en introibo ad altare etait-ce le souvenir     l’é la prédication faite le 28 novembre, mise en ligne feuilleton d’un travail   que signifie au rayon des surgelés       neige pour mon épouse nicole j’ai perdu mon genre des motsmauvais genre madame porte à la question du récit si j’avais de son à la bonne (de)lecta lucta    le "musée janvier 2002 .traverse la cité de la musique ainsi va le travail de qui       p&eacu dire que le livre est une       embarq À peine jetés dans le les parents, l’ultime dernier vers que mort on a cru à ki mult est las, il se dort tout mon petit univers en    regardant       le depuis le 20 juillet, bribes     du faucon       apr&eg dorothée vint au monde les éditions de la passe du (ô fleur de courge... le proche et le lointain écoute, josué, "ah ! mon doux pays, la brume. nuages (dans mon ventre pousse une les plus vieilles 0 false 21 18 marie-hélène pour jacqueline moretti, c’est une sorte de antoine simon 31 iv.- du livre d’artiste quand il voit s’ouvrir, il n’est pire enfer que bribes en ligne a dernier vers aoi pour max charvolen 1) avant dernier vers aoi approche d’une avant propos la peinture est six de l’espace urbain, antoine simon 12 jamais je n’aurais       allong       le et que vous dire des       fleur histoire de signes . ce jour là, je pouvais la liberté s’imprime à démodocos... Ça a bien un a dix sept ans, je ne savais de soie les draps, de soie deuxième la mastication des se reprendre. creuser son       dans villa arson, nice, du 17 tout en travaillant sur les ajout de fichiers sons dans de tantes herbes el pre difficile alliage de quand les couleurs dix l’espace ouvert au dernier vers aoi     le d’ eurydice ou bien de dernier vers aoi les oiseaux s’ouvrent antoine simon 20 je découvre avant toi les routes de ce pays sont paien sunt morz, alquant si j’étais un la parol

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MICHEL BUTOR

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Lettres
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

De l’autre côté du fleuve la guerre se calme un peu. Ici on craint la guerre. A côté la guerre se déclare. Ailleurs la guerre s’étend. Dans les villages on pressent la guerre.

Des orateurs détaillent les avantages de la situation. Monsieur sourit. Une fleuriste iranienne dispose une tulipe rouge près d’un rameau gris. On double la superficie de l’arsenal. Une jeune Irlandaise se demande si elle aime l’Islandais.

Encore à propos des lettres : il aurait été possible de chercher dans l’oeuvre du peintre des lettres pour les initiales. Il y a des alphabets entiers, mais il aurait été plus intéressant de choisir des détails dans toutes sortes d’oeuvres. Cela aurait seulement provoqué des problèmes pour les traductions. Il aurait fallu en trouver, choisir, photographier d’autres. C’est pourquoi, j’ai préféré compléter l’illustration de ce premier volume, outre les chiffres, par un ensemble de douze drapreaux à étoiles et rayures, laissant toutes les autres oeuvres pour le second.

Christophe Colomb s’entend avec trois riches navigateurs de Palos, les frères Pinzon, qui font les avances nécessaires pour compléter les frais d’armement. Quelque part nait un futur acteur ; personne ne sait encore qu’il le sera. Flammes sur le désert. On échoue. De l’autre côté des montagnes on pressent la guerre. Escroqueries. Plus on s’éloigne du pôle Nord moins les jours diminuent.

 

Déjà derrière l’horizon couvaient
des inventions des mensonges des reconstitutions
des naufrages et des espoirs quand baptisant
l’une après l’autre Sainte Marie de la Conception
puis la Fernandine et Isabelle dont la verdure
te rappelait le mai andalou avec des arbres
fruits herbes et pierres aussi différents
de ceux que tu connaissais que le jour de la nuit
le chant des oiseaux te faisant désirer
de n’en plus jamais partir à la recherche...

 

Les journaux annoncent une invasion de moustiques. Madame soupire. Un artiste israëlien pose une étoile noire sur un fond brun. On manifeste pour les réformes. Le jeune Italien ne peut plus se passer de la Jamaïcaine. Quelque part un futur mathématicien commence à marcher. Vent sur les forêts. On se désole. De l’autre côté du fleuve on craint la guerre. On perd ses amis. A l’équateur les jours sont toujours égaux aux nuits. Le Soleil est dans le Cancer.

Encore les lettres : non seulement elles quittent leur horizontale habituelle pour jaillir dans toutes les directions, tourner dans le plan du tableau, mais elles tournent aussi perpendiculairement à celui-ci, elles prennent du volume, s’imposent dans l’espace, deviennent des objets plus concrets que ceux dont l’évocation ou le souvenir est peint à côté.

Les murs se couvrent de taches d’encre. Un chauffeur de taxi trébuche. Un couturier japonais pose une écharpe blanche sur une robe rose. L’arsenal affiche des bénéfices impressionnants pour ses ventes d’armes à l’étranger. Quelque part un futur homme d’Etat commence à parler. Ombres sur la savane. On renonce. De l’autre côté de la mer on déclare la guerre. On signe la paix. Quoi ? Vraiment ! Quand ? Si seulement c’était vrai ! Vous y croyez ? Nous n’y croyons plus. Plus on s’approche du pôle Sud plus les nuits sont longues. On entend à la radio des sermons de toutes les sectes.

 

De la surprenante île du Japon où les fenêtres mêmes
étaient en or ou de la cité du lac de l’Ouest
avec ses marchés où l’on trouvait toujours disait-on
cerfs daims chevreuils perdrix faisans cailles
et mille sortes d’oies et canards
avec des abattoirs de bétail pour les riches...

Une infirmière prend le thé. Un Jordanien dans une auto grise double un Kenyan dans un camion de couleur inconnue. Quelque part un futur chanteur entre à l’école. Cendres sur les montagnes. Et pourtant... Dans les villages la guerre s’étend. On se souvient de la paix. Au pôle Sud c’est la nuit de six mois ; on voit le Peintre. On voit à la télé des hordes de réfugiés.

Et encore les lettres : leur rotation dans l’espace devant le tableau les amène tout naturellement à se renverser en miroir, comme dans la gravure ou l’imprimerie ; après s’être gonflées, solidifiées dans leur voyage à travers une autre dimension, elles se réinstallent dans la superficie, mais l’oeil cherche à les en faire sortir. De même que le mot "jaune" écrit en rouge nous oblige à rêver d’un autre jaune, d’une couleur inconnue, le même mot écrit à l’envers nous amène à lui faire effectuer un demi-tour, écrit en miroir un autre. Déjà l’utilisation du pochoir et de la projection par touches amenait une mise en mouvement, c’est la signification même qui se met à tourner, à engendrer en quelque sorte des significations symétriques. Nous mettons alors à rêver d’un contre-jaune ou d’un anti-jaune.

Un soldat retire ses chaussures. Quelque part un futur médecin passe des examens. Terreur sur la ville. On attend. Dans les faubourgs la guerre se calme un peu. Offensives diplomatiques. Plus on s’éloigne du pôle Sud moins les jours allongent. On murmure que la situation ne saurait durer.

Alors au continent de la mise en question il y avait
dans l’enceinte sacrée de la ville des fleurs sanglantes
rangées soigneusement comme des livres
dans une bibliothèque d’un monastère de Gênes
les cent trente six mille crânes des sacrifiés humains


Quelque part un découvreur s’interroge sur sa voie. Nuages sur les armées. On hésite. Dans les écoles la guerre reprend. Défilés olympiques. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours.

Une tache de glace à la pistache sur le portrait de James Polk, sous la présidence de qui se joignirent aux 27 étoiles précédentes : IOWA, ils n’étaient nullement les ambassadeurs de l’Europe ; WISCONSIN, sommeil, ô masque ! ô tremblement ! TEXAS, non seulement les Noirs, mais les Mexicains, la mer ; et qui mourut le15 juin 1849 à Nashville, Tennessee, âgé de 54 ans.

Quelque part un peintre après la visite d’une exposition décide de sa vocation. Pluie sur les moissons. On se décide. Dans les camps la guerre s’éternise. Premières.

L’avantage avec des suites de ce genre, c’est que leur interruption va être expressive. M’étant embarqué dans tous ces rouages, j’étais obligé de sabrer, et il fallait que ces déchirures, ces lacunes aient leur nécessité. Lorsque des brèches se produisaient, des pauses dans cet horribles radotage de la guerre, alors l’espoir, la respiration pouvaient se faufiler. Ainsi depuis le début de ce texte, les séries s’interrompent les unes après les autres pour laisser découvrir ou pressentir un nouveau monde.

Publication en ligne : 25 juin 2009

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