BRIBES EN LIGNE
viallat © le château de   ces sec erv vre ile “dans le dessin laure et pétrarque comme quel ennui, mortel pour vous avez    nous         &n cinquième citationne       dans pour jacqueline moretti,       journ&     cet arbre que   le texte suivant a prenez vos casseroles et   j’ai souvent pour michèle aueret       fleur est-ce parce que, petit, on c’est la distance entre     de rigoles en   le 10 décembre l’une des dernières       &eacut       un autre essai d’un jamais si entêtanteeurydice karles se dort cum hume la brume. nuages       les f les rêves de deux ajouts ces derniers antoine simon 19 à propos “la   tout est toujours en et que dire de la grâce dernier vers aoi certains prétendent       grappe ce jour là, je pouvais ce qui fascine chez on trouvera la video       je comme c’est station 1 : judas difficile alliage de premier vers aoi dernier l’illusion d’une       voyage la réserve des bribes la question du récit pour lee la gaucherie à vivre, pas facile d’ajuster le ma mémoire ne peut me si tu es étudiant en a propos d’une Être tout entier la flamme la terre a souvent tremblé       &n écrirecomme on se 1 la confusion des l’attente, le fruit quand c’est le vent qui mais jamais on ne       allong le corps encaisse comme il violette cachéeton dans ce périlleux reprise du site avec la     sur la langues de plomba la la bouche pure souffrance     rien 0 false 21 18       " les avenues de ce pays nice, le 8 octobre poème pour       je   ces notes dernier vers aoi   madame déchirée mon cher pétrarque,       &agrav c’est un peu comme si, suite de dans les carnets que reste-t-il de la il ne s’agit pas de f les marques de la mort sur en cet anniversaire, ce qui À max charvolen et martin dernier vers aoi si grant dol ai que ne       une toulon, samedi 9  l’exposition  un verre de vin pour tacher aucun hasard si se au lecteur voici le premier un titre : il infuse sa   l’oeuvre vit son       bien le lourd travail des meules nous avancions en bas de si, il y a longtemps, les  le livre, avec ce 28 février 2002. quant carles oït la ce qui importe pour pour maxime godard 1 haute les routes de ce pays sont merci à marc alpozzo pour jacky coville guetteurs toutes sortes de papiers, sur non, björg, pour angelo mon travail est une af : j’entends a toi le don des cris qui f les feux m’ont  pour jean le madame est toute    de femme liseuse       jardin dans les horizons de boue, de     quand outre la poursuite de la mise s’ouvre la tendresse du mondesi peu de    tu sais  pour le dernier jour r.m.a toi le don des cris qui bien sûr, il y eut le coeur du       entre       va a la libération, les toutes ces pages de nos il arriva que j’oublie souvent et le grand combat : les parents, l’ultime quatrième essai de le temps passe si vite, le 28 novembre, mise en ligne c’est pour moi le premier chaque automne les (de)lecta lucta   dernier vers aoi dernier vers aoi immense est le théâtre et   (dans le       une dire que le livre est une       au À l’occasion de halt sunt li pui e mult halt pour andré villers 1) et la peur, présente       &agrav cette machine entre mes macles et roulis photo 1       la pour i mes doigts se sont ouverts a christiane antoine simon 24 frères et envoi du bulletin de bribes couleur qui ne masque pas sous l’occupation       vu napolì napolì douce est la terre aux yeux  martin miguel vient un tunnel sans fin et, à antoine simon 28 madame, c’est notre l’impossible       mouett depuis ce jour, le site carmelo arden quin est une patrick joquel vient de il aurait voulu être       le clere est la noit e la   entrons tout est possible pour qui diaphane est le mot (ou       l̵       dans giovanni rubino dit l’impression la plus la fraîcheur et la madame aux rumeurs monde imaginal, béatrice machet vient de deux ce travail vous est  zones gardées de et tout avait elle disposait d’une guetter cette chose       deux au programme des actions jouer sur tous les tableaux       en à bernadette rien n’est   si vous souhaitez a grant dulur tendrai puis dernier vers aoi quand nous rejoignons, en       fourr&       l̵ six de l’espace urbain, pour raphaël in the country autre citation"voui deuxième essai ma chair n’est rm : nous sommes en apaches :       &n beaucoup de merveilles je n’hésiterai je ne sais pas si       dans des conserves !       ...mai       apparu rêve, cauchemar,   se quelque temps plus tard, de pour yves et pierre poher et antoine simon 12 dernier vers aoi       ton dans ce pays ma mère antoine simon 22 buttati ! guarda&nbs       coude       sur   marcel pluies et bruines, pur ceste espee ai dulor e accorde ton désir à ta le 26 août 1887, depuis f qu’il vienne, le feu je t’ai admiré,       la pie on peut croire que martine     dans la ruela allons fouiller ce triangle le glacis de la mort  dans toutes les rues     du faucon madame dans l’ombre des     son       object       sur grant est la plaigne e large    regardant 0 false 21 18 reflets et echosla salle sa langue se cabre devant le imagine que, dans la les enseignants : c’est la peur qui fait    il ainsi va le travail de qui       la ma voix n’est plus que sept (forces cachées qui       en (ma gorge est une "et bien, voilà..." dit antoine simon 32       neige       soleil  les œuvres de la fonction, cyclades, iii°       le       l̵ madame a des odeurs sauvages après la lecture de     chant de ses mains aussi étaient antoine simon 25       apr&eg pour martine, coline et laure autres litanies du saint nom cinq madame aux yeux et il fallait aller debout       le derniers grande lune pourpre dont les       juin qu’est-ce qui est en  le "musée       dans exacerbé d’air des quatre archanges que le scribe ne retient onze sous les cercles dans les écroulements ce texte se présente pour le prochain basilic, (la pour egidio fiorin des mots quel étonnant ecrire sur       que de profondes glaouis tout le problème   anatomie du m et dernier vers aoi       la il y a tant de saints sur       la toi, mésange à clers fut li jurz e li les oiseaux s’ouvrent les textes mis en ligne hans freibach :       embarq À peine jetés dans le li emperere s’est nécrologie onzième sixième       sur vous n’avez  les trois ensembles  hors du corps pas mi viene in mentemi de prime abord, il la terre nous pour julius baltazar 1 le je désire un  l’écriture     faisant la dernier vers aoi se placer sous le signe de un trait gris sur la paroles de chamantu sur la toile de renoir, les madame est la reine des descendre à pigalle, se dernier vers aoi genre des motsmauvais genre   iv    vers tromper le néant temps de pierres dans la       au       sur et que vous dire des iv.- du livre d’artiste "la musique, c’est le le travail de bernard       sur pour mon épouse nicole ce n’est pas aux choses a l’aube des apaches,  la toile couvre les       la constellations et très malheureux... dernier vers aoi il ne reste plus que le       droite f le feu m’a sors de mon territoire. fais dernier vers aoi       reine f tous les feux se sont références : xavier dans le respect du cahier des toute une faune timide veille pour marcel tout en travaillant sur les de proche en proche tous ouverture de l’espace "je me tais. pour taire. quatrième essai de même si pour michèle gazier 1) petites proses sur terre mougins. décembre attention beau la chaude caresse de la force du corps, la parol

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ANNE GÉRARD

<- 5 octobre | 27 octobre, abandon total ->
10 octobre, 5 heures du matin
© Anne Gérard
Ecrivain(s) : Gérard
Clefs : roman

Attendre. Mot terrible. Chargé d’une angoisse indicible. On attend, oui, mais on ne sait jamais précisément quoi. On prie, on supplie, on larmoie. Bonne ou mauvaise nouvelle. On attend. Un résultat. Satisfaisant ou inquiétant. Positif ou négatif. Qui peut en une seconde faire basculer toute une vie. Pour conjurer le sort, chacun invente ses petites stratégies. Lola, elle, compte. Elle enchaîne les nombres les uns derrière les autres. Pour chasser la peur panique. Il y a les peurs irraisonnées. Les capitales. Les déterminantes. C’est ainsi que, chez le radiologue, en attendant le résultat d’une mammographie, elle égrène les chiffres comme les perles d’un chapelet. Comme une prière. Oublier surtout et avant tout où l’on se trouve et pourquoi. Juste compter. Se concentrer sur ce qui vient après. Ne pas se tromper dans la récitation lente et minutieuse. La succession des nombres oblige à ne penser à rien d’autre. Et surtout pas à l’essentiel. L’attente est souvent intolérable, toute chargée qu’elle est d’incertitude. Moment vide et flou, infini, suspect.
Lola, elle, ça fait neuf jours qu’elle attend. Une sonnerie, un appel ou son contraire, c’est-à-dire rien, le creux, l’absence, l’oubli, le silence. Plein. Infini. Désespéré. Désespérant. Elle attend. Assise sur le canapé. Incapable de faire autre chose. Le temps est suspendu à cette petite mélodie qui refuse de se faire entendre. Et si elle retentit, et que par malheur ce n’est pas lui, la déception est si insupportable qu’elle a l’impression d’hurler en silence. Pas d’issue. Perdue comme au fond d’un labyrinthe sans fin, elle attend qu’on vienne à son secours. Chaque minute est pleine de ce néant. Un appel. Qui prouverait qu’il pense à elle une demi-seconde. Un appel au moins pour prendre de ses nouvelles. Un appel, pour lui dire que, quoi qu’il en soit, il sera toujours là quand elle souffrira. Un appel, juste pour entendre sa voix. Pour crever ce silence intolérable qui la réduit à un état presque animal. Mais rien…










Marcello est parti, sans crier gare, sans faire de bruit, sans donner de réelle explication. Comme si ça n’avait pas grande importance. Ou plutôt comme si les mots n’existaient pas et qu’il fallait les tailler sur mesure. Trop compliqué, pas nécessaire, vain, dérisoire. A moins qu’il ignore lui-même pourquoi, ce matin-là, en ouvrant son armoire, il n’a pas pris un mais cinq tee-shirts, autant de slips, un jean et un pull de rechange. Dix jours qu’il est parti avec sa petite valise et que Lola ne sait pas pourquoi. Il a dit aux enfants qu’il les aimait, il s’est tourné vers elle et a juste prononcé : « désolé ». A bien y réfléchir, il y en a eu des mots depuis un mois. Toujours les mêmes. Comme un leitmotiv : « je ne sais pas si je t’aime encore, je ne te supporte plus ». C’est tout rien de plus. Des mots qu’elle a réussi à lui arracher mais qui ne lui parlent pas. Des mots peu conciliants, qui refusent d’en dire plus. Et puis, il s’est avancé dans le couloir en s’efforçant de ne pas se retourner. Démarche un peu raide, peu naturel car elle est convaincue qu’il en avait envie, de se retourner. Jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle a entendu au loin, très loin, le claquement de la porte, elle a cru que quelque chose allait le retenir, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas. Que c’était juste pour rire, un jeu pour qu’elle se jette à ses pieds, le couvre de baisers. Mais elle n’a pas bougée. 26 ans de vie commune qui s’arrêtent comme ça net, qui vous coupe la respiration, vous tue de l’intérieur.
Pour lui, peut-être 26 ans d’étouffement, de sacrifices, de malentendus. Et pour elle ? Aujourd’hui, en tout cas, 2 étrangers l’un pour l’autre. Ne pas l’appeler, surtout, ne pas l’appeler. Elle en meurt d’envie mais elle sait qu’il ne faut pas. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Il veut l’oublier, n’avoir aucun signe d’elle. Il ne peut pas vraiment, il y a les enfants, alors il appelle de temps en temps, pour prendre de leurs nouvelles, leur dire qu’il les aime. Ce mot aimer qu’elle voudrait tant entendre la concernant.
Son téléphone n’a pas sonné depuis hier matin. C’est dimanche, elle est seule avec ses 2 gosses, se dit qu’il faut qu’elle sorte la tête de l’eau, mais pour le moment sa tête est juste noyée par les larmes. Elle s’est confiée à des copines, leur a parlé de sa peur panique des dimanches à remplir, mais personne ne l’a appelée. Ca gonfle tout le monde ces histoires de couple qui se séparent, ça angoisse aussi. Et oui, ils formaient aux yeux des autres un couple tellement uni. Et puis crac, plus rien. Comme cette fleur des champs, fleur de pissenlit, peut-être, pas très jolie, plus poilue qu’ornée de pétales, n’exaltant aucun parfum, sauf peut- être celui de la rosée du matin, enfin bref du robuste, du costaud, pas très romantique certes, mais qui a le mérite de ne pas tromper son monde. Et bien, figurez vous qu’il n’y a pas plus fragile que ces petites fleurs-là. Il suffit que la brise s’emmêle, ou qu’un enfant malicieux souffle dessus et pouf plus rien : la voila nue comme un ver, la fleur, en deux temps trois mouvements et pour l’éternité. Fleur de peau, fleur du mal, les amies préfèrent ne pas se frotter de trop prêt à la mauvaise herbe qu’elle est en ce moment, elle, Lola. Ne pas comparer, ne pas se pencher de trop prés sur leur histoire perso, qui ressemble probablement beaucoup plus au pissenlit qu’à l’agapanthe, l’orchidée ou au jasmin.
Il est 9h25. Léo est devant la télé depuis 3 heures, Lola n’a rien de mieux à lui proposer de toute façon. Dehors, Il fait un soleil radieux, radical et insupportable. Dedans, c’est moins 25, stalactites, stalagmites et congères à tous les étages.

Publication en ligne : 27 juillet 2009

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