BRIBES EN LIGNE
      fourmi       " troisième essai       va ( ce texte a       ton rm : d’accord sur histoire de signes . le texte qui suit est, bien       pour d’un bout à les dieux s’effacent li emperere par sa grant faisant dialoguer       l̵ légendes de michel     m2 &nbs       bonheu des quatre archanges que régine robin, un verre de vin pour tacher       la     les provisions       au références : xavier       ce dans ce pays ma mère       en un ce qui fait tableau : ce dernier vers aoi le tissu d’acier et tout avait « h&eacu     à printemps breton, printemps je sais, un monde se …presque vingt ans plus certains soirs, quand je et il fallait aller debout écoute, josué,   ces sec erv vre ile de toutes les antoine simon 5   se       soleil clers est li jurz et li       juin dernier vers aoi la pureté de la survie. nul  un livre écrit le geste de l’ancienne, juste un       allong       en la vie est ce bruissement dernier vers aoi et que dire de la grâce diaphane est le mot (ou sur la toile de renoir, les       &agrav       la temps où les coeurs  hors du corps pas  le grand brassage des (la numérotation des       journ& polenta portrait. 1255 : bernard dejonghe... depuis pour mireille et philippe la bouche pleine de bulles toutes sortes de papiers, sur       dans un homme dans la rue se prend       bonhe et encore  dits dans l’innocence des ouverture de l’espace    7 artistes et 1 les petites fleurs des il n’est pire enfer que m1       que d’heures     tout autour tes chaussures au bas de art jonction semble enfin si j’étais un       cerisi g. duchêne, écriture le 1-nous sommes dehors. "et bien, voilà..." dit les cuivres de la symphonie edmond, sa grande depuis le 20 juillet, bribes j’ai relu daniel biga, chaque automne les antoine simon 11 nouvelles mises en le 19 novembre 2013, à la pour frédéric toi, mésange à       le ço dist li reis :       je me des voix percent, racontent la liberté de l’être       il vous êtes chairs à vif paumes ce jour-là il lui ajout de fichiers sons dans   le texte suivant a     une abeille de   iv    vers madame dans l’ombre des   l’oeuvre vit son il y a dans ce pays des voies de la accoucher baragouiner carissimo ulisse,torna a madame porte à "je me tais. pour taire.         &n  dans toutes les rues  “la signification antoine simon 20       fourr& je découvre avant toi "ces deux là se       les aux barrières des octrois a propos de quatre oeuvres de pour jean-louis cantin 1.-       chant de ce qui aide à pénétrer le   d’un coté, mieux valait découper  les trois ensembles station 3 encore il parle ce 28 février 2002. introibo ad altare charogne sur le seuilce qui       ( dernier vers aoi des quatre archanges que (josué avait la réserve des bribes       " le travail de bernard       dans pour michèle gazier 1)       longte l’une des dernières  le livre, avec la vie est dans la vie. se       tourne quant carles oït la la langue est intarissable nice, le 18 novembre 2004 abu zayd me déplait. pas « pouvez-vous antoine simon 12   pour olivier       dans la légende fleurie est tant pis pour eux. pour martine de tantes herbes el pre       sur dieu faisait silence, mais   un vendredi ne faut-il pas vivre comme fontelucco, 6 juillet 2000 on croit souvent que le but tout est possible pour qui         or agnus dei qui tollis peccata   (à À max charvolen et martin seul dans la rue je ris la folie de josuétout est   ciel !!!! antoine simon 28 pour andré villers 1) attendre. mot terrible.   que signifie       epuisement de la salle, mi viene in mentemi madame déchirée (elle entretenait présentation du pour lee       sur       voyage grande lune pourpre dont les le lourd travail des meules c’est parfois un pays l’impossible a la femme au       au       retour       &n quelques textes 1 la confusion des À peine jetés dans le vous dites : "un deuxième approche de tout le problème abstraction voir figuration mougins. décembre sculpter l’air : deux ajouts ces derniers       un ce texte m’a été un tunnel sans fin et, à dont les secrets… à quoi ce qui importe pour bruno mendonça       reine a claude b.   comme à la mémoire de la vie humble chez les onzième   la production poème pour       je il ne s’agit pas de peinture de rimes. le texte jusqu’à il y a       &eacut d’abord l’échange des able comme capable de donner     au couchant       pass&e antoine simon 22       pourqu 0 false 21 18 en ceste tere ad estet ja morz est rollant, deus en ad quand c’est le vent qui le 26 août 1887, depuis c’est le grand passet li jurz, si turnet a la mort, l’ultime port, "tu sais ce que c’est       p&eacu     surgi   né le 7 intendo... intendo !       à       deux antoine simon 6 dernier vers aoi "pour tes rêves de josué, toutefois je m’estimais     le la brume. nuages la danse de       ce dernier vers aoi je suis occupé ces  les premières un titre : il infuse sa encore une citation“tu moisissures mousses lichens il est le jongleur de lui madame aux rumeurs le passé n’est la liberté s’imprime à quand il voit s’ouvrir, dernier vers aoi lu le choeur des femmes de allons fouiller ce triangle carcassonne, le 06 les étourneaux ! dentelle : il avait hans freibach : la force du corps, certains prétendent avec marc, nous avons       au la musique est le parfum de pour m.b. quand je me heurte réponse de michel     du faucon       la imagine que, dans la       mouett au commencement était sa langue se cabre devant le À perte de vue, la houle des       banlie les dernières pour ma ouverture d’une mille fardeaux, mille  ce mois ci : sub       dans samuelchapitre 16, versets 1 dernier vers aoi madame a des odeurs sauvages     les fleurs du pour andrée       nuage autre citation la route de la soie, à pied, merci à marc alpozzo     l’é c’est pour moi le premier       voyage deux ce travail vous est patrick joquel vient de la tentation du survol, à       fleure       le elle réalise des des conserves !       droite  dernières mises   ces notes l’instant criblé    seule au et ma foi, se reprendre. creuser son lorsque martine orsoni les installations souvent,       sur mesdames, messieurs, veuillez vi.- les amicales aventures pourquoi yves klein a-t-il spectacle de josué dit avant dernier vers aoi jamais si entêtanteeurydice Être tout entier la flamme il y a tant de saints sur bribes en ligne a       les rêve, cauchemar, je n’ai pas dit que le vous avez le vieux qui quel étonnant   est-ce que les durand : une gardien de phare à vie, au autres litanies du saint nom antoine simon 23       reine ne pas négocier ne je me souviens de vous n’avez c’est la chair pourtant       sur       l̵ il s’appelait       m̵ le lent déferlement mais jamais on ne neuf j’implore en vain       &agrav pluies et bruines,       sur pour andré sixième antoine simon 29 d’ eurydice ou bien de mult ben i fierent franceis e ce texte se présente de mes deux mains je serai toujours attentif à si elle est belle ? je et ces antoine simon 24 première  de même que les 1 au retour au moment dernier vers aoi dans ce périlleux lentement, josué dernier vers aoi  “ne pas       d&eacu ce le scribe ne retient 1254 : naissance de       aujour       cette c’est seulement au tout en vérifiant  de la trajectoire de ce reflets et echosla salle la parol

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ANNE GÉRARD

<- 5 octobre | 27 octobre, abandon total ->
10 octobre, 5 heures du matin
© Anne Gérard
Ecrivain(s) : Gérard
Clefs : roman

Attendre. Mot terrible. Chargé d’une angoisse indicible. On attend, oui, mais on ne sait jamais précisément quoi. On prie, on supplie, on larmoie. Bonne ou mauvaise nouvelle. On attend. Un résultat. Satisfaisant ou inquiétant. Positif ou négatif. Qui peut en une seconde faire basculer toute une vie. Pour conjurer le sort, chacun invente ses petites stratégies. Lola, elle, compte. Elle enchaîne les nombres les uns derrière les autres. Pour chasser la peur panique. Il y a les peurs irraisonnées. Les capitales. Les déterminantes. C’est ainsi que, chez le radiologue, en attendant le résultat d’une mammographie, elle égrène les chiffres comme les perles d’un chapelet. Comme une prière. Oublier surtout et avant tout où l’on se trouve et pourquoi. Juste compter. Se concentrer sur ce qui vient après. Ne pas se tromper dans la récitation lente et minutieuse. La succession des nombres oblige à ne penser à rien d’autre. Et surtout pas à l’essentiel. L’attente est souvent intolérable, toute chargée qu’elle est d’incertitude. Moment vide et flou, infini, suspect.
Lola, elle, ça fait neuf jours qu’elle attend. Une sonnerie, un appel ou son contraire, c’est-à-dire rien, le creux, l’absence, l’oubli, le silence. Plein. Infini. Désespéré. Désespérant. Elle attend. Assise sur le canapé. Incapable de faire autre chose. Le temps est suspendu à cette petite mélodie qui refuse de se faire entendre. Et si elle retentit, et que par malheur ce n’est pas lui, la déception est si insupportable qu’elle a l’impression d’hurler en silence. Pas d’issue. Perdue comme au fond d’un labyrinthe sans fin, elle attend qu’on vienne à son secours. Chaque minute est pleine de ce néant. Un appel. Qui prouverait qu’il pense à elle une demi-seconde. Un appel au moins pour prendre de ses nouvelles. Un appel, pour lui dire que, quoi qu’il en soit, il sera toujours là quand elle souffrira. Un appel, juste pour entendre sa voix. Pour crever ce silence intolérable qui la réduit à un état presque animal. Mais rien…










Marcello est parti, sans crier gare, sans faire de bruit, sans donner de réelle explication. Comme si ça n’avait pas grande importance. Ou plutôt comme si les mots n’existaient pas et qu’il fallait les tailler sur mesure. Trop compliqué, pas nécessaire, vain, dérisoire. A moins qu’il ignore lui-même pourquoi, ce matin-là, en ouvrant son armoire, il n’a pas pris un mais cinq tee-shirts, autant de slips, un jean et un pull de rechange. Dix jours qu’il est parti avec sa petite valise et que Lola ne sait pas pourquoi. Il a dit aux enfants qu’il les aimait, il s’est tourné vers elle et a juste prononcé : « désolé ». A bien y réfléchir, il y en a eu des mots depuis un mois. Toujours les mêmes. Comme un leitmotiv : « je ne sais pas si je t’aime encore, je ne te supporte plus ». C’est tout rien de plus. Des mots qu’elle a réussi à lui arracher mais qui ne lui parlent pas. Des mots peu conciliants, qui refusent d’en dire plus. Et puis, il s’est avancé dans le couloir en s’efforçant de ne pas se retourner. Démarche un peu raide, peu naturel car elle est convaincue qu’il en avait envie, de se retourner. Jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle a entendu au loin, très loin, le claquement de la porte, elle a cru que quelque chose allait le retenir, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas. Que c’était juste pour rire, un jeu pour qu’elle se jette à ses pieds, le couvre de baisers. Mais elle n’a pas bougée. 26 ans de vie commune qui s’arrêtent comme ça net, qui vous coupe la respiration, vous tue de l’intérieur.
Pour lui, peut-être 26 ans d’étouffement, de sacrifices, de malentendus. Et pour elle ? Aujourd’hui, en tout cas, 2 étrangers l’un pour l’autre. Ne pas l’appeler, surtout, ne pas l’appeler. Elle en meurt d’envie mais elle sait qu’il ne faut pas. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Il veut l’oublier, n’avoir aucun signe d’elle. Il ne peut pas vraiment, il y a les enfants, alors il appelle de temps en temps, pour prendre de leurs nouvelles, leur dire qu’il les aime. Ce mot aimer qu’elle voudrait tant entendre la concernant.
Son téléphone n’a pas sonné depuis hier matin. C’est dimanche, elle est seule avec ses 2 gosses, se dit qu’il faut qu’elle sorte la tête de l’eau, mais pour le moment sa tête est juste noyée par les larmes. Elle s’est confiée à des copines, leur a parlé de sa peur panique des dimanches à remplir, mais personne ne l’a appelée. Ca gonfle tout le monde ces histoires de couple qui se séparent, ça angoisse aussi. Et oui, ils formaient aux yeux des autres un couple tellement uni. Et puis crac, plus rien. Comme cette fleur des champs, fleur de pissenlit, peut-être, pas très jolie, plus poilue qu’ornée de pétales, n’exaltant aucun parfum, sauf peut- être celui de la rosée du matin, enfin bref du robuste, du costaud, pas très romantique certes, mais qui a le mérite de ne pas tromper son monde. Et bien, figurez vous qu’il n’y a pas plus fragile que ces petites fleurs-là. Il suffit que la brise s’emmêle, ou qu’un enfant malicieux souffle dessus et pouf plus rien : la voila nue comme un ver, la fleur, en deux temps trois mouvements et pour l’éternité. Fleur de peau, fleur du mal, les amies préfèrent ne pas se frotter de trop prêt à la mauvaise herbe qu’elle est en ce moment, elle, Lola. Ne pas comparer, ne pas se pencher de trop prés sur leur histoire perso, qui ressemble probablement beaucoup plus au pissenlit qu’à l’agapanthe, l’orchidée ou au jasmin.
Il est 9h25. Léo est devant la télé depuis 3 heures, Lola n’a rien de mieux à lui proposer de toute façon. Dehors, Il fait un soleil radieux, radical et insupportable. Dedans, c’est moins 25, stalactites, stalagmites et congères à tous les étages.

Publication en ligne : 27 juillet 2009

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